CONNERIES AMBIANTES ?

          Non mais… est-ce qu’on va constater encore longtemps de ces commentaires (en médias divers) hypocrites ? Ça relève ou du mensonge calculé, ou bien de l’ignorance bornée. Au choix. Des exemples ? Le Marissal (La Presse) qui nous sort encore cette scie niaise, cette connerie crasse : « les deux solitudes ». Foutaise. Va-t-on une bonne fois pour toutes abandonner ce « fion » de feu-Machin-Chouette ! UNE BÊTISE. Il n’y a pas deux solitudes par ici. Pas du tout. Il y a deux nations. Est-ce qu’on cause « solitudes » quand on parle des différences  disons de l’Italie et de l’Espagne ? Non, il s’agit de deux nations. Souvent, très souvent imperméables culturellement l’une à l’autre. Et c’est bien normal.       Le chroniqueur Marissal perd son temps (et le nôtre) en voulant démontrer (encore ?) l’ignorance des Canadians face aux Québécois. Il est mécontent, enrage même. Il y voit du mépris et il cite des faits. Et après ? Ce mépris, et tout le reste, vient justement du fait qu’à Ottawa on  refuse de constater ce fait têtu : il y a deux nations. Pitoyable de lire ces fédéralistes qui souhaitent une bonne entente parfaite. C’est une lubie. Ces attardés enragent chaque fois que les Canadians fessent sur nous (le « Globe » par exemple). Il y a une francophobie farouche, perpétuelle. Qui ne s’apaisera que le jour où il y aura deux pays, un pour chaque nation. Le jour où les quatre aveuglés (sur dix) cesseront de croire à un Canada juste, uni, égalitaire.

      Sinon, ce sera l’incessant « braillage » des Marissal et compagnie qui vont en se lamentant : « Maudit que nos chers voisins, les Canadians, ne nous comprennent donc pas ! » C’est risible ! Je viens de lire le livre récent de Gordon Fraser. Sans qu’il le veuille, Fraser-le-commissaire-aux-langues, en énumérant les cochonneries historiques sinistres de la fédération de jadis, collabore merveilleusement à convaincre davantage que les « Anglois » furent de fieffés salauds envers nous. Lisez ça, c’est fort édifiant ! Défilent dans l’ordre les efforts racistes tenaces pour nous diluer, nous assimiler, selon les vœux de Lord Durham. Ça part de 1840, 1867 et ça va jusqu’au proprio du Parc Bel;mont, Pet, et son « multiccul » pour faire de nous une ethnie à installer un jour (welcome migrants !)  entre Portugais et Ukrainiens ! Nous restons 82 % de la population ! C’est raté le sinistre projet rouleau-compresseur fédéralisant, comme on sait. Oui, merci bonhomme Fraser, involontaire énumérateur du racisme anglo.

      Les Marissal sont incapables de vérité, de franchise lucide. Certes, ils sont « aux ordres », ce sont des mercenaires bien payés pour « tourner autour du pot ». Qui est : la paix viendra avec la nation -mauvaise coucheuse, réticente, chialante- qui a besoin d’un  pays indépendant ». Point final. Ils ne sont pas des esprits libres, il doivent se taire et concocter de ces « papiers » tortueux et ramener cette fadaise des  « deux solitudes ».

      Tenez, si cet ex-échevin bravache de Westmount pouvait réussir à fonder son parti anglais ! Quelle délivrance ce serait. Ce serait la mort certaine des Libéraux à Québec puisque,  on le sait bien, c’est avec les votes de  ces « blokes » du West Island, et autres îlots anglois, que des Jean-John Charest (fils de Red Charest) se font élire à Québec. Cet innocent avec son projet d’un parti-séparatiste anglo (sauce Alliance-Kouaybec) rendrait le ciel québécois clair et net. Ce serait bien terminé l’actuel geignard anglo : « Maudit Charest qui a pas nommé assez de ministes anglos ! » La cruelle (!) déception de cette minorité  sur-protégée. Privé de leurs votes, plus jamais de Charest au pouvoir ! Terminé l’aide automatique des anglos. Et de leurs assimilés !  Délivrance ! On devrait, indépendantistes, envoyer des oboles, et généreusement, pour que naisse ce parti bien à part, Non ?

      Tout se tient. Tenez, il n’y avait qu’à lire l’étonnant article de Marc Cassivi questionnant (La Presse) une cinéaste de Toronto. Madame Sarah Polley, franche, démontrant  noir sur blanc, extrêmement clairement, le grave problème culturel du Canada. Une jalousie du Québec culturel  s’y déployait totalement. Une fois de plus, l’interviou faisait comprendre, et très lucidement, que Québec forme une nation, un pays différent. Déçue, abattue, Polley étale une réalité très gênante : Les Canadians se fichent bien du Canada ? Quoi ? Eh oui, elle déclare carrément qu’ils n’ont cure de leur cinéma Canadian, qu’il n’y a pas de support organisé, que leurs films préférés et leurs vedettes bien aimés sont « USA only ». Bref, qu’ils sont tous des Étatsuniens », à part entière. Ainsi et sans le vouloir bien entendu, Cassivi et Polley font cette démonstration accablante : le Canada n’est rien d’autre qu’une chétive colonie des USA. Un recoin de leur marché impérial. À part ces intellos des universités canadians, résistants valeureux, qui s’arrachent la peau pour s’inventer une culture canadian. La masse est rivée, enchantée, friande, illuminée, soumise aux magazines, spectacles -« rock music » inclus- télévisions, radios, cinéma compris, MADE IN USA.

       Tout cela pour dire, et redire, qu’il n’y a pas « deux solitudes », foin de cette baliverne, il y a deux nations, deux pays. Et, par conséquent, une seule issue normale : que vienne, que vive le Québec libre ! (30)   

                                  

           

               

        

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