OUI, OUI : NOUS SOMMES LA LIBERTÉ !

Ça suffit de tergiverser. Pas besoin d’être pour ou contre M. Harper à Ottawa quand il s’agit de secourir un monde arriéré. Ne craignons pas les mots. Ni les faits têtus. L’Afghanistan est une contrée arriérée où règne une barbarie, une misogynie catastrophique, où des Seigneurs (de mes deux fesses) font la loi, la loi des mâles chauvins. Je suis en faveur d’expédier en ce « moyen-âge-de-2007 » nos soldats.

À Kaboul, libéré (!), ce fut le retour des guerriers anti-URSS, restés des chauvins et anti-féministes crasses,mais… Mais cette neuve démocratie (!) a chassé violemment une femme courageuse, élue, qui interpellait fameusement cette assemblée nationale : « Des brutes épaisses » pour un bon nombre, « Une étable » aux animaux funestes, a-t-elle déclaré. Et plus au sud, se cachent les Talibans maudits, davantage arriérés, enrôlant des gamins fanatisés pour des suicides « patriotiques », enfants-kamikazes, effrayants pour nos soldats exilés.

Je ne suis pas de ces pacifistes tordus. Se souvenir toujours des « pacifistes » candides et bien cons quand le fascisme et le nazisme s’installaient en Europe. Je ne suis pas non plus de ces « citoyens du monde » jouant le déracinement volontaire. Par mépris mondain et honte inavouable de leurs propres patries. Je suis « pour la guerre » en Afghanistan. Pour nos soldats qui partent combattre la Grande noirceur. Je suis pour le combat des exploiteurs. Pour la guerre là-bas où ces seigneurs-de-mon-cul s’emparent des pouvoirs pour maintenir l’ignorance et profiter des subventions venues de l’Occident. Pour encore mieux établir leur main-mise sur des exploités.

J’en vois de ces bons apôtres réclamant le « chacun chez soi ». Le « Mêlons-nous pas de ces situations géo-politiques». Là se situe les égoïsmes bien connus depuis le début des temps. Cette position de « gras durs » indifférents au reste du monde est une honte. D’où vient cette crainte niaise d’assumer la réalité, ce tabou imbécile ? Allons, nous sommes en net progrès -et pas seulement en démocratie- par rapport à tous ces pays du Moyen-orient, cela est une réalité claire.

Sur notre petite planète bleue, par solidarité humaine, nous avons le devoir de combattre ces diaboliques et délivrer les multitudes, otages des « fous de Dieu ». D’éliminer ces pirates « seigneuriaux » et surtout ces Talibans enrégimentés pour maintenir dans la merde des populations bafouées, ignares. Pourquoi ne pas admettre que nous représentons le progrès ? D’autres avant moi ont souvent conspué cette « humilité », ce masochisme imbécile et ils ont fustigés avec raison notre bizarre besoin de nous peindre en noir absolu.

Ce n’est pas un mensonge, ce n’est pas de la fatuité, ce n’est pas du tout de l’arrogance que d’affirmer notre supériorité, c’est une réalité. L’essentiel « principe de réalité » est une totale inconnue chez ces « pacifistes » à la noix. Nous pouvons secourir, les armes à la main, une misérable humanité, il s’agit de générosité, d’une compassion nécessaire.

Je suis « pour » cette guerre, misérables Rima Elkouri ( voir La Presse 18/7/07) ! Pour le soutien de nos soldats exilés. Pour la délivrance un jour de nos frères et soeurs lointains vivant sous la botte des fieffés souteneurs de la « Noirceur » en Afghanistan. Un fervent indépendantiste québécois ne doit pas se servir de dessein politique -l’anti-Ottawa, l’anti-Harper mécanique- pour attaquer notre secours armé là-bas. Ni pour miner la confiance des combattants, Ni pour humilier leur « geste » héroïque, honorable. Patriotes Québécois l’heure n’est pas à nous servir de nos oppositions, tactiques honteuses, pour condamner les militaires expédiés, en ces contrées dangereuses pour changer des destins pitoyables. Corriger l’injustice effroyable, gigantesque chape de plomb sur des hommes et des femmes primitifs -oui, oui, primitifs- et innocents.

Je suis pour ces combats en Afghanistan. Esprits libres, il ne faut pas craindre, jamais, de lutter contre un sentiment unanime qui, sondage après sondage, fait voir que les Québécois sont « contre ». Ayons le courage de fustiger cette unanimité fadasse, de la dénoncer. Ce pauvre instinct d’un grégarisme douteux joue « la vertu » au moment même où la civilisation « supérieure » -mais oui, supérieure- doit être offerte en partage aux « humiliés et offensés -cher Dostoïevski. La vraie horreur serait de nous confiner avec superbe et lâcheté dans nos splendides conforts, de déclarer : « Qu’ils se débrouillent entre eux ces pauvres cons de mahométans en robes et en sandales» ! Ce sera l’honneur de nos régions prospères, occidentales, de pouvoir dire un jour : « Nous avons contribués à délivrer nos frères orientaux de leur intolérable noirceur ». Au neveu Claude (Boucher) en devoir là-bas, nous te disons : Bon courage !

Une réponse sur “OUI, OUI : NOUS SOMMES LA LIBERTÉ !”

  1. Aux Québécois de votre entourage qui affirment « Qu’ils se débrouillent entre eux ces pauvres cons de mahométans en robes et en sandales », il faut leur faire comprendre que les actions de nos militaires là-bas nous préservent d’attentats terroristes ici puisqu’ils empêchent les Talibans de se réorganiser et d’utiliser l’Afghanistan comme terrain d’entraînement.

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