BERNARD LANDRY CONSPUÉ ?

(lettre ouverte)

Bernard Landry insiste à une réunion patriotique pour redire que le Québec n’est ni multiculturel , ni bilingue. Voilà une réalité qui embarrasse certains dévots du « bonententisme » mou. Pourtant, seul territoire français dans la vaste mer continentale anglophone, un Québec français ne doit jamais cesser d’affirmer et de ré-affirmer sa différence fondamentale. Nous serons toujours en danger, fragiles, dans cet océan anglo qui nous environne. Il n’y a rien à craindre pour l’anglais, n’est-ce pas ? Les frileux qui s’énervent de la déclaration publique de Landry sont des hypocrites. Ils font voir le grand danger qui court pour la pauvre langue du grand Shakespeare ! Non mais…

Il n’y a qu’un seul danger : la popularité foudroyante mondialement de la langue des Étatsuniens -en fait du plus puissant pays de la planète actuellement… et tous ses satellites. On devrait trembler : s’il fallait que notre minorité anglaise se sente en péril de perdre l’anglais ! J’en dors mal ! Au temps où on doit batailler sans cesse pour notre résistance (nous ne sommes que 2% sur le continent !), il faudrait que l’on songe au sort pitoyable (!) de notre minorité. Lisant des protestations à ce « Québec ni bilingue ni multiculturel », l’on saisit le soudain et imaginaire cauchemar « ultra-démocratique » des preachers en bilinguisme.

Or il n’y a pas de pays bilingue, il n’y a que des personnes bilingues. Aux USA, l’on affiche « English only » en Californie ! Constatez le progrès anglo actuel au centre ville, le refus obstiné de la pourtant « normale intégration » à la majorité, voyez lucidement l’évident progrès « anglois » en notre métropole. Cela fait peur. Sans compter la fuite-refuge des ados des migrants vers les cégeps anglos. Oui, Landry fait bien de rallumer la flamme pro-française, c’est essentiel au moment où une cour dérape en faveur de cette « première année d’école au privé » pour éviter la maudite langue de la majorité, l’intégration normale. Oui, il y a des coups de pied au cul qui se perdent, je vous le dis.

NOTRE ARGENT PUBLIC POUR UNE GUERRE DES ONDES ? | À QUÉBEC : FÊTERONS-NOUS 1607 ou 1807, 1907 ?

2 lettres ouvertes aujourd’hui

(lettre ouverte)

NOTRE ARGENT PUBLIC POUR UNE GUERRE DES ONDES ?

Nous crachons notre fric via les agences de l’État afin de subventionner de la télé. Publique et privée. Résultat ? Deux canaux important (SRC VERSUS TVA) se livrent une bataille féroce pour gagner quoi ? Des « commerciaux ». C’est vraiment écoeurant non ? Il y a que la télé publique (aux ordres du mou CRTC et des parlementaires) est devenue simplement un rival en commerce commercial. C’est, et depuis longtemps, la furieuse course aux « crottes d’écoute ». Alors, plus rien ne distingue vraiment la télé d’État et celle des marchands. Une réalité navrante ? Nos élus disaient (en comité) à Radio-Canada : « S’il n’y a plus de grands auditoires, fin des subventions. Ça ne fonctionne pas pour la CBC, peu regardé pourtant par les anglos. C’est un milliard de notre argent public, 66 % aux anglos, 33% aux francos portant autrement plus friands des programmes de la télé québécoise.

Voici donc le tableau : chasse agressive aux publics en vue d’une chasse aux annonceurs. Clair et net. TVA fonce avec des produits populistes imbattables… et gare à Guy-A. Lepage qui invite assez souvent des gens de culture, de débats de société importants, etc. Et d’y avoir été invité ne fait pas de moi nécessairement un « juge et partie », je l’espère.

Une télé dite de reality show va gagner, c’est prévisible. Cette télé accrocheuse triomphera de l’autre. Au diable « Découvertes » ou l’imaginatif et graphiste show, « Laflaque ».

Non, cher Lepage, il n’y a pas vraiment « mépris », il y a la bonne vieille course aux revenus publicitaires. Radio-Canada participe volontiers et souvent à ce jeu imposé. C’est infiniment triste. C’est un fait très têtu : « Le (vrai) Banquier » porte deux brassards : TVA et SRC. On peut s’attendre à une plus grande descente de la télé publique, elle est obligée de jouer le jeu. Ce jeu se nomme : au service des pubs !

Claude Jasmin

écrivain, Sainte-Adèle


(lettre ouverte) À QUÉBEC : FÊTERONS-NOUS 1607 ou 1807, 1907 ?

Le nouveau Commissaire aux langues, Graham (phraseur) Fraser, veut que « la grande fête » de l’installation de la Nouvelle France en Amérique devienne aussi la fête de la Défaite, la fête du conquérant de 1760, la fête des bienfaits d’une « occupation », la fête de Londres victorieuse sur Paris !

Non mais… ? Il déraille ? Eh b’en, voyez-vous ça, une fête aux USA d’une certaine défaite de Londres, « 1775 » que l’on tournerait en une sorte convivial arrangement ? Ce bizarre « wishing thinking » de Fraser est pathétique. Quand Toronto voudra fêter sa naissance, il n’y aurait pas à souligner l’apport, les contributions, de nos expatriés en Ontario. Cela ferait mal avec leurs lois « anti-français ».

C’est bien évident que les installations ces « nouveaux venus », à Québec comme à Montréal, ont pu réaliser des progrès, personne ne va le nier. Ils avaient tous les contrôles économiques et autres. Fêter la naissance d’une nation française sur le continent ne peut être métamorphosé en louanges à nos « chers » conquérants, allons donc !

Il y a des idées qui ne valent pas tripette, Fraser vient d’en émettre une, et une grosse !.

Claude Jasmin

écrivain, Sainte-Adèle

ENQUÊTEURS BOUCHARD-TAYLOR : UNE FOUTAISE ?

Il y a plus grave encore que le mépris tacite du cher Gérard Bouchard qui, lui, n’écoute jamais TVA ou TQS, il y a erreur de parcours. Car voulez-vous me dire quel grave danger en « accommodements » raciales court les provinces québécoises et leurs petites villes et villages ? Le pèlerinage annoncé de nos deux professeurs d’université en devient une farce. Quel pêrte de temps et d’argent public, non ? En dehors de la métropole et de deux grandes villes (Québec, Trois-Rivières), les migrants sont à peu près invisibles. La bêtise hérouxvillageoise va se continuer ? Allons, les nouveaux venus cherchent des emplois, non ? C’est à Montréal surtout qu’ils s’accumulent, forment des ghettos et en viennent (pas tous, certains) à vouloir des privilèges déconcertants parfois. C’est un fait têtu. L’organisation baladeuse Taylor-Bouchard est une façade, un procédé politique, un mirage pour contrer les populaires adéquistes. Le tout pour éviter aussi au régime Charest de mettre ses culottes.

Cette comédie ambulante, à la roulotte cocasse et chérante, va-t-elle se jouer à guichets fermés ? Doutons-en.

Deux intellos prestigieux acceptent donc de se prêter à ce show burlesque ? Bof, de bons cachets, de la pub, et puis, trois petits tours, rapport remis et ça fera une liasse de vains potinages de paroisse à installer sur une tablette aux côtés des autres enquêtes-bidon. Pauvres cochons de payeurs d’impôts, on vient encore de leur organiser un tour de passe-passe, « Tocus, pocus, abracadabra » !

E finita la coemedia un jour ! Nos deux fiers et très instruits bonshommes, vains commis-voyageurs, pourront réintégrer leurs domiciles, éviter TVA et TQS, et les émigrants, comme les juifs hassidiques -installés ici depuis cent ans pourtant-, vont continuer à faire dépolir des fenêtres ou à polir des couteaux-kirpan.

Claude Jasmin

écrivain, Sainte-Adèle

-à bien faible taux de migrants, duettistes folichons, ne venez pas ici.

Francophobes, si vous n’aimez pas le Québec…

Je viens de refuser ma participation à un panel-radio au 98,5 pour débattre sur « notre racisme »; il y aurait eu en studio ce Jack Jebwad, un paranoïaque qui attaque tous azimuths : un Foglia, un Chapleau, un Martineau. Ce refus ? C’est qu’à demi-sourd, j’ai du mal à bien discuter entouré de trop d’interlocuteurs. Il y a peu, j’ai gueulé à cette radio : « Débarrassez la place ! » Je m’adressais -en vain because they don’t speak french– aux orthodoxes hassidiques d’Outremont. Leur racisme consiste à refuser la moindre intégration québécoise, cloison étanche avec 85% de notre population ! Pauvre « majorité », nous, trop souvent traité en minorité invisible. J’ai martelé à cette radio popuplaire : « Qu’ils imitent les Hammish en Pennsylvanie (voir le film Withness) qui se sont organisés fort logiquement pour pouvoir vivre en marge. Leur droit, ais-je avancé au tribun populiste Gilles Proulx.

Autre chaude actualité bien répugnante : ce jugement écoeurant, tout récent, d’une cour idiote et aveugle pour permettre à des émigrants « en moyens » de payer à leurs enfants une année en anglais (« au privé ») et, ensuite, filer aux écoles anglophones. Un racisme cela, un grave, une haine viscérale du français, du Québec majoritaire sans cesse bafoué. Un commentateur borné affirmera à la télé : « Ah, que voulez-vous, la « Chartre d’Ottwawa » l’emporte sur celle de Québec ». Merci ! Vont-ils se réveiller bientôt ces -quatre sur dix- rêveurs de « bonne-ententisme » néfastes et qui se votent « non » à eux-mêmes ? Non mais…

L’astuce « d’une année en anglais » de petite école pour éviter à leurs enfants chéris la très normale intégration est un héritage pernicieux. Dangereux, car comment ces parents d’émigrants québécois FRANCOPHOBES peuvent-ils ignorer qu’ils vont faire de leurs chers rejetons des « apatrides permanents » au Québec ? Ces enfants-otages innocents de leur méprisante francophobie pourraient un jour, grandis, leurs faire d’amères reproches à ces géniteurs anti-Québec-français. C’est prévisible, non ?

Heureusement, il semble bien que le régime Charest a compris et il proteste publiquement. Cet infamant jugement de cour est une vacherie, une insulte au Québec tout entier qui veut garder sa personnalité. Son âme même, au sein de la mer anglophone de ce continent. Même le tout-puissant pays voisin craint l’envahissement de l’espagnol sur ses terres de l’ouest et vote des lois « english only ». Le gouvernement actuel, pas souvent perçu comme un défenseur de la nécessaire Loi-101, a pourtant ouvert une utile barricade face à ces « petits juges » inconscients. « Nous irons, clame-t-il, jusqu’en Cour suprême », à Ottawa ! Hum… ! Les Pères-Noël rouges à toges d’hermine, inventeurs de la très vicieuse « Loi-Clarté » inspiré par Stéphane Dion, sont-ils de bon jugement ? Est-ce permis d’en douter ?

Face à ces migrants « en moyens » mal inspirés on a très envie d’imiter le Président actuel de la France qui s’écriait : « Ceux qui n’aiment pas la France , quittez-la ! » Oui, oui, ceux qui n’aiment pas le Québec, quittez-le ». Abandonnez votre petit truc d’une « année in english ». Il y a vaste choix, tant d’autres provinces dans la confédération. Monsieur Charest, la loi existe, il n’y qu’à s’y conformer. Annoncez que le Québec n’est pas du tout obligé d’obéir à ce nocif « jugement d’appel ». Soyez clair, net et courageux. Un légalisme exagéré confine en cette matière vitale pour notre survie nationale, confine, dis-je, à une prudence malodorante. Instructif de voir le silence prudent des Mario Dumont et ses suiveurs. Ceux qui se tairont seront sévèrement jugés car voici un combat essentiel.

Tout le monde veut la paix sociale, ça va de soi. Cette paix est-elle monnayable, cette paix-à-tout-prix signifie-t-elle, abandon et trahison de notre avenir ? Qui sera toujours fragile. Plein de pleutres, de couards, se terrent par calcul sordide. Borduas reviens ! La peur est un serpent venimeux qui se redresse ces temps-ci. De « vénérables » petits juges mesquins se métamorphosent en carpettes dociles et l’hideuse hydre reprendrait du poil de la bête ? Ces « votre honneur » viennent de se salir aux yeux des Québécois le moindrement patriotes, ils se noient volontairement dans des eaux putrescentes, se griment au dessus de la providentielle loi de Camille Laurin dont on a pourtant tenté si souvent (chez les Santa Claus d’Ottawa) de charcuter, parfois, hélas, avec succès. Si nous ne voulons pas transformer tragiquement en un affreux gaspillage les milliards et les milliards d’argent public investis depuis des décennies pour garder le français vivant, rentable, au pays de Québec, il faut nous dresser. Citoyens aux armes, la patrie est encore une fois menacée.

« CLOUÉS À NOS AMOURS » | Récit pour 2008 | Ce sur quoi travaille Jasmin cet été

Claude Jasmin est plongé dans la rédaction « effervescente » de son prochain bouquin. Les souvenirs de la décennie récente : 1985-1995. Retraité de Radio-Canada, il va s’offrir en « gardien » de ses cinq petits-fils. À son grand étonnement, il va re-découvrir, au travers ses excursions ludiques, les joies, plaisirs, émotions, déceptions de l’enfance. Voici un chapitre pris un peu au hasard qui illustre bien son grand bonheur de « jouer » avec des galopins assoiffés de découvertes candides.

Chapitre :11 de « CLOUÉS À NOS AMOURS »

Petit enfant, j’étais jaloux des oiseaux. Ah, pouvoir m’envoler ? Rêver d’être Superman ! Icare toujours ! Voici mon David qui, à douze ans, rêve à son tour : pouvoir voler ! Il veut un avion. « Son » avion. Rien de moins. Je le soutiens, je l’encourage : « Oui, mais oui, un jour, un jour, tu pourras… » Je le comprend parfaitement, tous les jeunes garçons du monde font-ils ce même rêve, éprouvent-ils ce même besoin ?

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