MORT D’UN AMI DE JEUNESSE

Vient de mourir, m’annonce La Presse, l’avocat Julien Plouffe, qui fut mon grand ami de jeunesse. Plouffe fut  le premier metteur en scène de Marcel Dubé pour « De l’autre côté du mur »,  sa première pièce. C’était à l’époque où il étudiait au collège Sainte-Marie, l’époque du papa zélé grand distributeur de La Presse dans Saint-Vincent Ferrier, notre « petite patrie ».        Julien qu’on appelait « Juju », pour gagner des sous, était vendeur de cornets de glace (aux 15 saveurs) chez le célèbre « Robil » de la rue Lajeunesse. Associé au fameux -et dévoué aux loisirs culturels- Père Lalonde de sa paroisse, Juju montait des pièces de théâtre, sa passion de jeunesse. Il m’avait fait  « Almaviva » dans un Beaumarchais et puis « un timide » dans Labiche. Nous étions une petite bande réunie sous la férule de feu le poète-professeur Lucien Boyer. Là, rue Saint-Denis, où Julien enseignait par les soirs.

Il deviendra avocat au contentieux de Bell téléphone et, plus tard, maire de Saint-Barnabé, au pays yamachichois de sa femme tant aimée, « la grande » Catherine. Village où, récemment, notre Juju organisa les retrouvailles du groupe dispersé. Je garde de Julien Plouffe un souvenir ému, j’offre toutes mes condoléance aux siens. Adieu vaillant et enthousiaste camarade de nos jeunes années, repose en paix.

Claude Jasmin

Écrivain, Sainte-Adèle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *