SUR JUSTIN TRUDEAU | SUR LE KOSOVO LIBRE !

Le fils-Trudeau dans un hebdo d’Extension-Park, méprise publiquement -ça y donne des boutons- le mot « nation ». Selon le reporter Bellavance (La Presse) Trudeau-junior déclare : « Nation, c’est une réalité dépassée depuis les années 1990 ». Quel con, justement, depuis 1990, la chute du soviétisme, surgissait une très longue liste de nations se débarrassant de la fédération nommée URSS.Victoire toute récente ? Les Kosovars dans les Balkans. Sans oublier toutes les nations qui se débarrassaient des colonialistes en Afrique depuis la fin de la guerre 1939-1945. Intelligent, Harper, chef des conservateurs n’a pas craint ni le mot ni le fait. Quel zéro, quel cancre en géopolitquece le p’tit Justin !

En un certain congrès, l’aspirant-chef, Ignatieff, acceptait le mot « nation ». Mais pas Steph Dion. L‘establisment libéral-contre toute attente- ouvrit les bras à l’inapte Dion. Ce bonhomme très probablement battu par Harper aux élections qui s’en viennent, il faudra que les Libéraux se dénichent un nouveau chef. Éliminé dans Papineau, l’innocent Justin s’en ira où ? En Ontario ? En British Columbia où il n’aura plus à s’énerver du mot nation car, en anglais, le mot devient subitement merveilleux. Cela se nomme Canada Nation Building.     

« Qui sont Québécois, seulement les de souche ? », se questionnait le fils de Pet. Bon. Des Maka Kotto, tant d’autres, vont lui répondre. Il s’interrogeait encore: « Cette notion de « nation » exacerbe trop les différences. » Qui souhaite la conformité ? Chaque citoyen est différent des autres, c’est formidable. Souhaite-t-il la meute des « semblables », des « pareils », des « mêmes » ?

 Au delà des caractères, des personnalités -et à part nos demi assimilés volontaires, amateurs de ghettos et profiteurs des divisions ethniques – il y a un grand nombre de « nouveaux venus » qui se voient membres à part entière de la nation québécoise francophone. Ils font bien de s’intégrer intelligemment à nous tous, 84 % de francophones.

À ce rouge congrès, l’aile orthodoxe s’est fourvoyée, les mots du reporter Bellavance. En beau maudit contre les mots « nation québécoise » et donc contre Ignatieff, l’aile a commis une trafique erreur. Leur chef nul, stagnant dans les sondages -de là, ces jours-ci, ses calculs et hésitations honteuses- craint l’abattoir aux urnes, avec raison. Harper réélu, au prochain concile des Rouges ce sera enfin l’admission du mot maudit. Et l’élection du Ignatieff, chef autrement plus charismatique. Élections donc à la mi-2008, oui mais le kioute Justin pourra-t-il calmer sa niaise frousse du mot en question ? L’Ignatieff discret, prudent, se trémousse déjà de hâte et on  verra donc -une « première » depuis Pet et Chrétien- un chef Libéral qui ne craindra ni le mot ni la chose.

Porte-parole du chef Harper, Dimitri Soudas, fustige ce Justin-anti-nation : « Avec lui, déclare Soudas, se poursuit l’attitude méprisante, trudeauiste, envers les Québécois. » Tel père, tel fils ?  Harper a dit, depuis son acceptation du « vilain » mot et cela jusqu’en Australie : « Je contribue à « l’Unité nationale ». Quoi ? Nationale ? Laquelle des deux nations car il a reconnu la nôtre ? Qu’il utilise alors l’expression « Unité fédérale ». Si Harper admet qu’il y a « deux nations » en cette fédération, il faut changer les étiquettes, c’est le mot fédéral -et non plus national- qui doit chapeauter les institutions fédérales car le Québec a ses propres institutions.   

Les mots ont un sens, oui ou non ?

Bon. En attendant de voir ce changement sur les plaques de bronze, regardons bien aller ce Justin : ou bien il va devoir accepter de faire face à une réalité incontournable, la nation québécoise… ou bien il va s’enfuir loin de cette nation, mot qu’il maudit.

J’y reviens, où ira-t-il faire carrière, en quelle contrée niveleuse ? À Moscou, à l’ombre poutineuse de l’actuel Kremlin, aplatisseur des Tchétchènes et autres nations ? À Belgrade,  auprès des Serbes négateurs du Kosovo libre ? À Edinburgh (Écosse), avec de ces louches loyalistes combattant les patriotes ? À Bruxelles, collaborateur des Wallons, nerveux  francophones effarouchés par le normal nationalisme flamand ? À Madrid -méfiante des Barcelone libres- à Madrid où l’on vient de dire « non » au fier Kosovo libre ?

Pas facile de nos jours de se dégotter un nid fédéraliste. Voilà ce qui arrive à ces déracinés volontaires, à ces apatrides consentants. Sans cesse -gens des 195 nations de l’ONU- faisons enrager ces petits cons mondains se disant sans racines et « citoyens-du-monde », petits-bourgeois étripés et fiers d’être sans patrie ! Écrions-nous « vive les nations ! »  

        

           

        

5 réponses sur “SUR JUSTIN TRUDEAU | SUR LE KOSOVO LIBRE !”

  1. Justin est un fils gâté par le fédéralisme et aucune incohérence dans la société québécoise. Il flotte dans les méandres où la richesse prime, il ne voit pas le monde normal qui cherche par tous les moyens de rester un peuple noble et fier. Sa fierté, il ne connaît pas. Il vit dans les nuages…
    Trudeau fut synonyme de déchéance pour le Québec. Sa marchandise fut médiocre, l’endettement qui continue grâce au papa Trudeau.
    Le fédéralisme est dépassé, on le voit assurément en Afghanistan, un
    irréalisme frappant. Une guerre inutile et sans avenue, des argents dépensés sans un côté tangible d’une réussite.
    Fédéral synonyme de médiocrité et quand on pense que l’on vit en 2008,
    désolation et c’est le Québécois qui subit ces soubresauts infantiles de ces politiciens royaux…
    André Labrosse

  2. Peu importe si l’on aime P.E. Trudeau ou pas, il a été une figure dominante de la scène politique canadienne au 20e. Si Trudeau sort de sa tombe aujourd’hui, il serait gêné de ce fils qui veut chausser ses souliers. Comme l’on dit, yé pas fort!
    Quant au statut du Québec, peu importe s’il demeure dans la fédération canadien, ou s’il s’affirme comme état-nation, nul peut diminuer l’accomplissement de la collectivité québécoise depuis l’arrivée des premiers français sur cette terre que nous l’appelons aujourd’hui le Québec.
    Le Québec sera une vraie nation lorsque ceux qui vivent ici arrêteront de se considérer comme un p’tit peuple. Ça, c’est quand chacun des 50% +1 s’affirmera fièrement comme être autonome et mature prêt à contribuer à préserver et à améliorer ce modèle social propre à nous. Ce jour-là, nous n’aurons plus d’ajouter le mot « national » à tout comme l’on fait présentement: musée national, capital national, assemblée nationale, etc.

  3. Le p’tit de l’autre n’est pas en mesure d’élaborer sur un thèeme de ce genre. Je crois que tout ce qu’il aspire à faire se résume à cracher au visage du québécois dont le principal défaut est de se reconnaître comme tel. Voilà pourquoi je n’écoute pas ce que l’enfant gâté peut dire. Son avenir est en Ontario oèu il est perçu comme « porteur » de l’idéologie de papa.

    Accent Grave

  4. url=http://www.ukalbanians.org/index.php?module=announce&ANN_user_op=view&ANN_id=485
    I would compare Kosova with stateless regions that increasingly seek independence, but which have not experienced significant terrorism, such as Catalonia in Spain, Scotland, and Quebec. Kosova resembles these territories far more than Chechnya or Tibet, because Kosovar Albanians are extremely entrepreneurial and have shown that they can achieve great economic success when liberated from the yoke of Serbian and international colonialism. Today, for example, Ulqin is the most attractive town in Montenegro, Tetova is the gem of Macedonia, and Kosova itself has leapt ahead of Serbia in business development.

    The Catalan and Quebecois examples are especially important for the Kosovars because both countries, regardless of loud complaints by their historical oppressors (Castilians and Anglo-Canadians) induced immigrants to learn the languages of the majority — Catalan and French. Today Catalan, once considered an endangered language, is the vibrant tongue of the majority in the region, because newcomers realize that they must learn Catalan to get good jobs.

    Catalonia might have demanded independence long ago but for an important issue for the Catalan people. Catalans are profoundly antimilitarist and do not like the idea of an independent status under which they would have to create a military budget or integrate into NATO. The Quebecois are also historically antimilitarist.

  5. Bonjour M. Jasmin !

    Bravo pour toute votre oeuvre. J’ai beaucoup apprécié votre texte sur le père de l’autre : Le mystère Trudeau (2000). Vous cherchiez un psycho-historien pour élucider le « mystère Trudeau » ? Je crois qu’il est trouvé.

    Je peux vous envoyer un texte ?
    jeankdube@hotmail.fr

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