« ÊTRE OU NE PAS ÊTRE…QUÉBÉCOIS »

Qui est Québécois, qui ne l’est pas ? Question délicate ? Les frileux frissonnent avec la peur d’être mal jugés. La vraie question: être ou ne pas être Québécois ! On en voit qui cherche de midi à quatorze heure, c’est simple, si facile. Celle ou celui qui vit ici en français, qui parle français dans sa vie de tous les jours, est Québécois. Pas les autres. Point final.

Pourquoi pensez-vous ces tourniquetttes autour du pot ? La grand’peur sotte d’être jugé raciste. Nos sommes, Québécois,  de vieille souche ou de souche toute récente, car c’est beaucoup plus de 80% qui vivent en français au Québec. Les racistes -inconscients ou non- sont ceux qui ne parlent pas la langue de la très grande majorité du Québec. Aux colonisés américanisés, s’ajoutent nos assimilés, nommés aussi « anglicisés ». Au centre-ville de Montréal ou à Oka ou à Pointe-Claire, paquets de ces ghettos. Parfois pauvres, parfois riches. Tas d’îlots d’anglaisés. Ils ne sont pas des Québécois. Un Italien parle italien dehors et chez lui, un Espagnol parle l’espagnol. Un Canadian comme tout Étatsunien parle l’anglais.

Clair et simple mais nous sommes entourés de timorés, qui refusent ces termes, craignent de bousculer les descendants des occupants anglos, merde !, nous sommes en 2008, loin de 1760 et du Rapport-Duram avec ses fréquentes tentatives de nous diluer, noyer, assimiler, loin de La Défaite sur les Plaines, ne plus jamais dire La Conquête, s.v.p.

Voici, là-dessus, des jeunes gens qui viennent de se réunir en congrès-jeunesse pour veiller sur l’avenir d’un parti politique, souvent, soi dit en passant, le parti-de-papa. Ces grands enfants un peu politisés ne sont pas embarrassés du tout de bien montrer -par leurs résolutions votées- qu’ils sont des Libéraux très conservateurs. À droite de la droite. Question français, que recommandent ces fils-à-papa ? Vite, enseigner aux écoles primaires  la lingua franca venue des voisins puissants. Vieille querelle ? Oui. Car le « principe de réalité », à ne jamais bafoué, enseigne en effet que la langue des Amerloques -un anglais primaire, utile- est parlée partout. De Moscou à Pékin, de Tokyo à Prague.

Apprendre une langue étrangère est chose avantageuse, personne ne le nie. Cependant il faut des occasions de le pratiquer. Sinon …J’ai eu des camarades de travail qui ont appris l’italien, l’allemand aussi, qui m’avouèrent avoir oublié cette langue  « autre ».  Qu’ils aimaient tant. Faute d’occasions de le pratiquer. J’ai connu des gens en mes entourages qui, obligés par des jobs précis, ont appris une langue nouvelle en peu de temps en des instituts spécialisés comme « Berlitz. »

Ici, à moins de deux heures en avion de New York, la langue de Melville et de Miller est répandue. Encore pire qu’ailleurs en Occident, au Québec car les magazines, le cinéma, la télé et la chanson pop, le rock des USA sont de perpétuelles offres (populaires) culturelles. En lisant les articles de la presse franco actuelle, on peut mesurer le degré d’aliénation face à cet empire médiatique aux moyens prodigieux. Pourtant, il y a plein de Québécois qui n’auront aucun besoin de la langue anglaise-américaine et cela toute la vie (mon cas). Pourtant ces francophones, « culturellement » seront constamment baignés par les produits de la culture populaires des riches voisins.

C’est pire encore évidemment pour les Canadians. Ainsi, Toronto c’est Chigago, c’est New York en mineur ! Les gens de Toronto, hors les profs des universités, sont des Étatsuniens, ils le savent, c’est bien connu des observateurs neutres. Cela fait enrager les « Canada Builders » fanatiques. Il n’en reste pas moins que tous ceux qui, ici, vivent en français sont des Québécois et les autres de simples courroies de transmission des amerloques. Ce fait très têtu est nié stupidement et fait sacrer les rêveurs du fédéralisme canadian. Voyagez au Canada en dehors du Québec, vous comprendrez tout, c’est « un autre » pays. À Vancouver comme à Toronto, des gens lucides, les pieds bien à terre, rêvent alors d’agrandir les States, de s’y engloutir confortablement. Barak Obama va installer le welfare à la canadian, non ? Ainsi ils se conformeront à une géographie  mentale, psychologique, sociologique. Parlant la même langue, partageant la même culture ils sont tous d’origines anglo-saxonnes. Ou bien proviennent de mêmes contrées d’émigration. Sur ce vaste continent, aux us et coutumes d’une même conformité, il n’y a que le Québec pour faire « culture à part ». Plein de nos apatrides et déracinés volontaires n’en  profitent même pas, n’en tirent aucune fierté, collaborent volontiers à l’érosion de la langue française. Des chiffes molles, des collabos.

7 réponses sur “« ÊTRE OU NE PAS ÊTRE…QUÉBÉCOIS »”

  1. Il suffit d’être tout simplement Québécois et d’en être fier.
    Partout où je pianote sur l’internet, plus particulièrement sur
    les forums de poésie, je dis tout haut que je suis Québécois
    de souche et je défens mon écriture, ma poésie en toute
    simplicité.
    J’évoque avec franchise ma liberté totale de mon appartenance
    au Québec et espérant vivement qu’un jour, nous serons
    vaillance dans une province devenue un pays avec justice et liberté

    André, épervier

  2. Oui, à croire que c’est honteux de se dire Québécois. Les « anti », dès qu’ils ont une chance, que ce soit subtilement ou non, ils déprécient, insultent et méprisent les Québécois au point que ces derniers répètent même ces bêtises! Le rapport Durham? Personne ne le connaît mais chacun se fait insulter quotidiennement, c’est plus efficace.

    Et c’est quoi cette obsession de vouloir que nos enfants soient parfaitement bilingues à l’âge de 3 ans? J’ai gagné ma vie en traitant avec nos amis-requins et ailleurs dans le monde sans que mon anglais soit très bon. On apprend l’anglais comme on apprend les mathématiques, c’est un outil mais on en parle comme si c’était le boutt du boutt. Et puis, il suffit d’aller à Toronto ou dans les «États» pour réaliser que 50% des gens parlent un anglais déficient, souvent incompréhensible. Et pourtant, ils y vivent et gagnent leur croûte. Je me dis alors que l’opération « apprenez un bon l’anglais dès la naissance » vise plutôt à discréditer notre propre langue: le français.

    Accent Grave

  3. Pour ma vie entière, j’ai dû accepter des personnes comme vous. J’étais née au Québec, et je fais délivrer un acte de naissance par la province du Québec. Je suis toujours un Quebecoise, si je viens d’une famille française ou anglaise, si je parle anglais ou français. La loi soutient ceci. Je suis égal dans les droites à vous, en dépit de vos meilleurs efforts. Vous n’êtes pas entouré par les personnes lâches qui ne peuvent pas parler la vérité (nous sommes entourés de timorés), vos idées sont clairement racistes, qui est pourquoi la souveraineté a échoué deux fois.

  4. D’où provient cette lubie d’affirmer que tout Québécois qui est assez lucide pour ne pas « s’embarquer » dans le projet mi-figue, mi-raisin prôné actuellement par les velléitaires du Parti et du Bloc québécois est nécessairement « un apatride déraciné, volontaire et collaborateur à l’érosion de la langue française »? Qui sont véritablement les « chiffes molles »? Comment peut-on qualifier ces partis qui camouflent leur option « dénaturée » au gré des sondages et circonstances?
    Pourquoi n’ont-ils jamais osé poser la seule unique et véritable question: « Etes-vous pour ou contre l’indépendance du Québec? » A mon avis, c’est mépriser l’intelligence des Québécois que de présumer, de nos jours, qu’ils sont toujours inocemment asservis aux pouvoirs coloniaux de tout acabit qui les empêchent
    par tous les moyens inimaginables de concrétiser leur destinée! L’Histoire de l’humanité a toujours démontré que tout peuple foncièrement opprimé s’est toujours battu sang et eau lorsqu’il en allait de sa survie! Pourquoi en serait-il autrement de « nous » Québécois qui réussissons, par ailleurs, à nous affirmer dans tous les secteurs de l’activité humaine? Comment ce peuple « allumé » a-t-il pu refuser à René Lévesque, en 1980, le simple mandat de négocier une « souveraineté-association »? Comment a-t-il pu, également en 1995, « avaler » pacifiquement cette défaite par la « peau des dents », suivi du scandale des commandites? Je me refuse à croire que tous ceux qui refusent en 2008 de s’embarquer dans « un bateau qui prend l’eau » avec des « carriéristes » à la Marois et Duceppe ou des « illuminés » nostalgiques de la belle époque à jamais révolue des Marcel Chaput, André d’Allemagne et Pierre Bourgault soient ipso facto des « traîtres à la patrie » en ne signant pas de « chèque en blanc » à ces faux jetons!
    De « fiers Québécois » refuseront toujours de gober la « pensée magique » d’une « indépendance fourre-tout » qui sert de paravent à des élus d’abord et avant tout au service de leurs propres ambitions improbables et indécises comme actuellement!
    Et pour ce, nul besoin d’être « fédérat-colonisé-déraciné » et tutti quanti. Il s’agit simplement de ne pas être aveuglé par un nationalisme béat et de s’ouvrir les yeux!

  5. Mon pauvre Michel, perds plus ton temps, fait toi venir un pasport Canadien jures allegence a la rienne et convertis toi donc une fois pour toute , apres on pourra enfin ecouter les doleances des Demarais Power * et des Beaudoingdoing et des Anglos , genre c’etaient des bons gars c’est francais la , genereux pas orgueilleux pour cinq cennes, pas trop productifs (pour cause plusieurs avaient des jambes de bois mal vissees), dociles y crayaient quasiment toutes a part la verite parce que la verite ca c’est plate, ben ben plate! Ils aimaient bien les histoires de peur … ouuuuu ouuuuuuu ouuuuu et la porte se ferma soudainement…

    *1 desmarais power = 650 poulets vapeur

    Ino100

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