BANDE DE COLONISÉS !

Péloquin fait marquer dans le béton d’une murale du Grand Théâtre de Québec son célèbre « Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ! »

Un scandale à Québec ! Et le vieux réacto, Roger Lemelin, mon camarade devenu pépère assez jeune, fit battre campagne pour exciter les foules froussardes conservatrices pour l’effaçage , le ponçage, du cri du coeur. Vainement.

Plein de monde habitué aux propos si complaisants des journalistes « ordinaires » n’en revenaient pas. Il y a plein de monde, oh oui !, qui refuse de comprendre que l’écrivain responsable -pas le scripteur à gages-  n’a pas à faire sa cour, ne dépend pas des votes de la multitude. Il est libre. Ça choque la liberté. Moi aussi, je ne quête pas les votes, de personne, et je fais publier ici :« bande colonisés des étatsuniens  » que vous êtes, Québécois à la noix.

Constamment  à genoux, fascinés comme des cons et à quatre pattes devant les amerloques.

Misérables et pathétiques colonisés de toutes sortes, à terre, les yeux perdus, la langue sortie, la pensée en berne,  devant l’élu à Washington USA, Barak Obama -un élu qui va devoir récompenser les fabuleux et nombreux riches fournisseurs de sa caisse électorale, vous allez voir ça, les compromissions, bande de caves, les reculs et les calculs, bande candides, les silences et les reniements obligés, bande de naïfs.

À terre de nouveau, il y a pas longtemps, face aux diffuseurs des Golden Globe. À « La (grosse) Presse » comme à la « SRC-CBC », chez Christiane Charrette ( même Homier-Roy en fut étonné) salut l’autre convergence ! Un peu partout en médias colonisés, ça se pâmait d’aise pour ces trophées  distribuées et ces si belles robes, ces beaux bijoux, ces chics artistes d’outre-45 ième. Qu’on en jase un peu, certes mais qu’on y consacre des pages et des pages avec photos full colors, des temps fous à nos radios, avec des redondances pénibles, c’est exactement cela être des cocos colonisés.

J’écris donc : bande colonisés. Suicide idiot ce ramage rampant  devant les « Améri-quétaineries » ? Oui. Suicide en médias francophones car, écoutez bien cette facile prophétie,  les enfants colonisés de nos colonisés iront bientôt, tôt ou tard,  aux sources, ils liront en langue américaine tout cette salade hollywoodienne, ils écouteront la radio en langue américaine pour la pamoison rituelle des machins-à-trophées made in USA. Pas vrai ? C’est fatal. Suicide donc. Donc, inconscience. Donc, attitudes niaises. Donc, abrutissement carabiné.

Ce comportement d’agenouillement qui fait baver de joie les Charettes et ses équipières (il fallait les entendre glousser de plaisir) de tout le territoire est mortifère. Il en va ainsi quand on découvre sas cesse tous ces publi-reportages d’envoyés spéciaux, faux journalisme -plutôt un mercenariat de stipendiés même pas honteux-  pour des voyages payés par les amerloques en vue de mousser copieusement avec full colors encore la culture populaire toute puissante de Los Angeles ou de New York.

Ce consentement lâche, à répétitions, des francophones, les chefs-rédacteurs soumis, ou graissés, chefs de pupitre ou de sections (oh ! enveloppes brunes !), oui, cette lâcheté torpille en toute conscience les créateurs divers d’ici et aussi ceux des « autres » cultures, des pays moins riches.

L’aplatissement collectif dans nos grands médias face à l’éléphant, le géant-USA, est une turpitude et pas seulement un suicide. Les proprios devraient se réveiller et empêcher cette mort annoncée. C’est la mort culturelle qui viendra quand la variété va crever, quand il n’y aura plus en Occident et plus loin, que le gros puissant rouleau compresseur d’une ultra populaire culture : films USA , livres USA , télés USA, chansons et musiques USA. Les rares étonnants produits culturels pondus par de rares créateurs des USA, eux-même, sont engloutis dans cette masse robotisée. Qui nivelle par le bas. Qui ales moyens d’acheter nos reporters, le duo Brunet-Cormier en tête de cette procession d‘achetables, la parade des chroniqueurs

Vendus. Ou bien gratuit telle par la complaisance servie à-la-Christiana-Charretta !

Une bande de colonisés !

Une pensée sur “BANDE DE COLONISÉS !”

  1. Si l’on veut continuer à apprécier notre culture québécoise, il faudrait, à mon avis,
    commencer au niveau scolaire où le jeune patauge dans sa culture. Son français est médiocre, difficulté à l’écrire correctement. Paresse intellectuelle, il a peine à fouiner dans un dictionnaire, trop laborieux alors que faisons-nous?

    L’enseignement scolaire titube, aucune fierté de sa race!
    Comment voulez-vous maintenir nos acquis si fragiles!

    C’est ainsi… et vive notre pauvre Québec!

    André Labrosse, épervier
    Mt-Laurier, Qc.

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