LE DÉLIRE DES ROZON ?

 Je tiens Gilbert Rozon, notre initiateur du « commerce de l’humour » pour un homme doué. Et chanceux, sa société est florissante. Quand il sort de sa « traque-aux- comiques », il devient bizarre. Une organisation (« relations internationales ») l’invitait  à proposer sa recette pour un « Montréal à branding »  et l’expert en « rigolades » a glissé dans des suggestions relevant du délire.
Audacieux et favorisé du sort, Rozon n’est pas bien équipé intellectuellement. Définir du sociétal, orienter et fonder des tendances pertinentes avec paramètres durables, n’est pas de ses compétences. Bien au contraire. Sa culture est limitée. Rien à voir avec, par exemple, « fonder le Festival d’Avignon ». Ou de Stratford ! Ainsi notre débrouillard Rozon définit de puissantes mégapoles -New York, Paris, Londres…et Las Vegas- comme des « villes culturelles », elle sont bien davantage que cela. Farcesque de les réduire à ce seul rôle. Y joindre Las Vegas, là ! Plaisanterie ? La culture et Las Vegas,  antipodes, même si «Vegas » veut se réhabiliter avec des chiards visuels de « variétés ».   
Et Rozon affirmera qu’Hollywood c’est « cinéma mondial », grave retard, car les meilleurs films se font partout. Ils sortent de cette ex-movie-star-city où on fabrique « en série » des séries-tévés. Plus déroutant ? La formule du « spectacle non verbal ». Évident que cette industrie « non-verbal » sert le commerce touristique : pas de culture, de langue autre pour ralentir le fric, la vente des tickets ! Danse et  jazz ? Mimes et acrobates ? Un branding banal au fond, répandu avec pas de culture « verbale  », pas de pensée.  Adieu théâtre solde et que Cannes garde le cinéma « verbal ». Jadis et aujourd’hui, il y a un vaste public pour les clowns muets. Charlot, prisonnier technologique de l’époque « non-verbale » fut génial.
Money maker à box-office, tournez-vous vers la planète  « non verbal », exemple, le jazz rock anglo américain ! « Businessman en show-business » recommandez à Montréal (aux huit mois de froidure !) de s’acheter -avec l’argent public- du design original ! Des éclairages urbains  sophistiqués. Une architecture AVANT-GARDISTE.  Avec l’argent public bien entendu. Le musée à Bilbao ? Riche touriste, tu y vas une fois, tu vois la patente inouï et tu n’y reviendras plus.
L’hyperactif commis-voyageur Rozon est un désâmée (mot du philosophe américain Alan Bloom). Sauce répandue  l’internationaliste cosmopolitique, partout. Toutes les villes -de tous les continents- se cherchent une gamique-à-touristes. Auteurs ? Tous à jeter. Le «verbal » ?,  une vieille baderne n’est-ce pas ? Rozon, tel un narcisse s’auto projetant, définissait, à sa conférence, l’artiste en « touriste chez lui »(ses mots !). Il ne jure que par un Montréal hédoniste, voyeur et exhibitionniste festif, non mais… Réduction de nos artistes. Ces Rozon confondent-ils nos débrouillard « patenteux » (son mot) avec les richards arrivistes et les parvenus du jet set ? Autre conseil farfelu : « Servons-nous du surdoué Lepage comme d’un utile propagandiste, dit-il ! En fin de causerie, l’apôtre du « spectacle non-verbal » souhaite soudainement, tenez-vous : « Une loi nouvelle pour nos émigrants imposant l’apprentissage de… trois (3) langues ». Il en fume du bon ! Ce branding « ville-du-créateur » est bien singulier. J’entendais ricaner mais jetons plutôt un manteau-de-Noé sur le doué organisateur d’humoristes… la plupart…« verbaux ».

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