UN GILBERT-DÉRACNÉ ?

edfaCe que je vais écrire est si grave qu’il faut employer les majuscules : ON PEUT BIEN ADMIRER L’INSTALLATEUR À MONTRÉAL D’UN COMMERCE RÉCRÉATIF FLORISSANT ( LE FESTIVAL JUSTE-POUR-RIRE) ET ÊTRE INDIGNÉ AUSSI PAR SES PROPOS. L’INTIATEUR DE CETTE INDUSTRIE RENTABLE,  « LE RIRE », SORT DE SON RÔLE D’INDUSTRIEL-EN-ENTERTAINMENT » ET PLONGE DANS SA BIZARRE IDÉOLOGIE GROTESQUE. ON A DONC PU ENCORE L’ENTENDRE PROCLAMER À LA TÉLÉ : « NOTRE 60% D’ÉMIGRANTS UNIQUEMENT FRANCOPHONES, C’EST TROP ET C’EST NOCIF. » NON MAIS, QUELLE CONNERIE ! SELON LE BUSINESSMAN DU GROS BON SENS, SI ON VEUT UN BEL AVENIR, DÉPËCHONS-NOUS  D’ACCEUILLIR DES ÉMIGRANTS DU MONDE ENTIER. FRANCOPHONES OU NON. QUEL IGNARE CE GILBERT ROZON ! QUEL POLTRON, QUEL AVEUGLE. OU BIEN : QUEL DÉRACINÉ !

Le p’tit père Rozon, farcesque ou inconscient?,  avançait un deuxième point : « Nos gens aiment se sentir des touristes chez eux »! Tel quel ! On sait bien que nos méprisants se sentent plus à l’aise avec des étrangers visiteurs, bien davantage qu’avec nos gens. Des mondains hautains. Parfois le succès rend dingue, bien con, le fric abondant fait cela souvent. « Le mépris des nôtres, la honte de soi, c’est un racisme bien plus grave que l’autre, le mépris des étrangers,

Gilbert Rozon est le Guy Laliberté de Lachute, on ne peut pas tous sortir de Charlevoix. Le premier se conduit et parle comme un parvenu, un nouveau-riche, un qui se voit maire, ministre ou grand conseiller indispensableaux politiciens. Élus eux. Son admirable et indiscutable succès, lui est monté au cerveau, ma foi ! L’autre, plus brillant, plus riche (et plus prudent?),  plus modeste au fond, ne se mêle pas de « notre avenir », ni du quota —indispensable à notre survie— d’émigrants francophonisables. Au milieu de sa puissante industrie, —le monde a-national, sans langage précis, celui des mimes, des acrobates— le cirque, il a adopté un style « cause mondiale ». Anti-pollutionniste (ONE DROP) autoproclamé, Laliberté pourtant participe au gaspillage de milliers de tonnes de mazout incendié. Via un voyage de « millionnaire en cosmos ». Son droit. Son pognon.

Au petit bonhomme Rozon, on a envie de parler le langage d’un habile pratiquant du monde du rire, Patrick Huard : « Farme ta yeule ». Oui, ferme-la mon Gilbert, tiens toi z’en à la gestion (toujours fragile) de ton domaine familier, les bouffons, les clowns.

6 réponses sur “UN GILBERT-DÉRACNÉ ?”

  1. Que Guy Laliberté aille dans l’espace ou non, on gaspillera des milliers de tonnes de mazout. Faut pas le blâmer, lui; faut blâmer les gouvernements qui s’acharnent à «découvrir» l’effet de l’apesanteur sur les queues de cerise et autres futilitées du même genre….

  2. Bonjour M.Jasmin,
    Qui a dit à Gilbert Rozon que « nos gens aiment se sentir des touristes chez eux » ?
    Je déteste ça. J’ai même délaissé certains magasins parce que je m’y sentais étrangère dans mon pays.
    Je ne méprise pas les néo-Québécois, il y en a deux dans ma famille proche que j’apprécie bien mais me sentir minoritaire chez moi, non!
    H.P.

  3. Rozon, ce nom m’évoque un apprenti violeur qui utilise son soi-disant prestige afin d’assouvir ses pulsion sexuelles. Pas de dossier criminel afin que Monsieur se promène aux USA librement. Quelle justice! C’est bon les contacts…

    Il a bâti sa compagnie avec l’argent de nos taxes. Qu’il rembourse maintenant! Laliberté, lui, il s’est exécuté!

    Un beau « toton » ce Rozon.

  4. Salut Claude!
    Ca fait un boutte! J’ai ben aime surtout « Oui, ferme-la mon Gilbert, tiens toi z’en à la gestion (toujours fragile) de ton domaine familier, les bouffons, les clowns. » Ah, ca c’est le Jasmin que j’aime beaucoup. Ici aux States c’est plus un pays, c’est un business. Moi, j’arrive plus a me trouver un boulot. Et pourtant partout je vois des etrangers (a fort accent) qui travaillent… dans les banques (dans ma banque!), dans les supermarches, etc. Icitte c’est la loi du cheap labor qui regnent et non pas la democratie. On n’a pas de loi comme vous aut’ qui stipule qu’il faut determiner qu’il n’y ait pas d’Amerlos pour remplir un poste avant d’embaucher un etranger. C’est tellement melange de races et de nations icitte maintenant que je me sens vraiment etranger dans mon pays. C’est triste, mais c’est la realite!
    Au plaisir,
    G. Tod

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