UN JOVIALISTE DÉCONNECTÉ, JOYAL

Cré Serge Joyal, va ! C’est un ex-politicien très ancré fédéraliste, un rare député-ministre car très cultivé, courtois et tout, lisse comme un marsouin quoi. Il lui arrive, retraité d’Ottawa, de pousser un fion, de lancer des idées saugrenues. Ainsi, il faudrait dire de gros  »Mercis » à nos protecteurs-du-français, les anglos! Ainsi, selon le jovialiste Joyal, c’est Ottawa-la-brave qui nous a sauvé, Québécois, et notre culture et notre langue.

Mon Joyal y va de sa croyance bizarre en plein média et on imprime ça à La Presse et avec empressement. Qu’est-ce qu’on n’imprimerait pas chez les intéressés financiers «des marais», gardiens autoproclamés du «bon sens» sauce canadian? Or, il s’agit d’une foutaise. Un correspondant du Devoir lui a collé un gros zéro et raconte le réel. Le vrai score en francophonie nord-américaine, c’est 2%, 4% chez les tolérants canadians et, aux USA, 7%. Oui, côté résistance, là où, jadis, nous étions (métis francophones compris) 40% (au Manitoba), c’est réduit à 4% désormais. Pire, c’est actuellement 2% de survivants francophones plus à l’ouest, à l’orée des belles Rocheuses. Or, en Louisiane, c’est mieux, c’est 7%…

Ces chiffres de pourcentage illustrent un fait: si on avait écouté le bouillant chef des patriotes, Papineau (qui est le gros méchant de Joyal), écoeuré des Lord Durham racistes, recommandait de nous annexer aux jeunes États-Unis. Plutôt qu’à ce louche «Projet-Canada», eh bien, vu notre nombre imposant — face à une Louisiane très peu peuplée à cette époque — les jeunes Étatsuniens auraient donc mieux toléré (protégé ?) notre langue. Et, en 2009, il en serait sorti de cette annexion un Québec tout aussi français.

Le délicat Joyal, mieux ferré en antiquités qu’en realpolitik, a voulu jouer avec la question «survivance française» et vanter comme un cabochon une «Ottawa-la-généreuse». Il s’est mis un doigt dans l’œil, on vient de lui dire ça. Et si je sors les «racistes» lois anti-françaises de la francophobe Ontario (ou d’autres provinces), certains abusés vont encore crier au commentateur rancunier. Or, il faut être animé d’une complaisance inouïe, d’un aveuglement total, pour se boucher les yeux. On vient d’avoir une nouvelle idée de ce racisme anglo durable lors d’un tout récent festival, ici, à Montréal. Un énervé proprio d’un théâtre (le Ste-Catherine) nous a chié dessus (je regrette, pas d’autre expression). Et on a alors de jeunes valets (à plume molle) de ces financiers «des marais» (La Presse) tenter de camoufler l’enragé raciste, d’excuser l’hurluberlu démonté. Non mais… coups de pied au cul perdus, non?

Rien à faire, au monde des ententistes-à-tout-prix dont le joyeux toton Joyal, rien à craindre et crachons sans vergogne sur le patriotisme. Je garde bien en vue sur mon babillard cette saloperie graphique du célèbre caricaturiste (The Gazette) Asslin (ass, oui, sic). On y voit un des nôtres, en affreux serpent qui se ronge l’anus! La légende de ce fin dessin? «The Quebec Nationalist». Eh oui! Asslin (re-sic) a la folle franchise, le culot total d’afficher carrément sa francophobie en pauv’tit montréalais. Qui souffre, n’est-ce pas? Fausse minorité dans un océan de blokes! C’est nous, le 2% sur ce continent, non?

Tous ces Asslin qui craignent tant les effets de notre précieuse et indispensable Loi 101 de Camille Laurin, imaginent que leur langue anglaise va s’effondrer ici! Hen, hen, quoi? Farcesque! Nos anglos hypocrites font mine d’ignorer qu’ils sont trois cent millions (300 000 000!) tout autour de nous. Et ils se fichent bien que ce fait têtu puisse polluer chaque jour tant des nôtres. Pas juste la p’tite Picard, chuinteuse et chanteuse amerloquisante. Un effroyable colonialisme via cinéma, télé et musique rock (et jazz?) qui n’inquiète nullement tant de nos chroniqueurs, ces dociles déracinés, ces inconscients agents de contamination de l’Empire Hollywood-McDonald’s, ces courroies-de-transmission dociles, les Brunet-Cormier et compagnie !

2 réponses sur “UN JOVIALISTE DÉCONNECTÉ, JOYAL”

  1. Je dois avouer bien sincèrement mon allergie au niveau
    des fédéralistes, une race étrange qui n’apporte que des
    ennuis et des irrégularités . Leurs cerveaux démentiels ne sont
    que des égarements intellectuels.
    J’aimerais appuyer leurs opinions mais l’insolence de leurs propos
    me donnent l’envie d’une surdité exemplaire.

    André Labrosse, épervier

  2. Les Anglophones du Québec sont la plus belle «gang» de «braillards la bouche pleine» au monde ! Si le Québec se sépare u jour, ils vont perdre plusieurs de ces petits passe-droits et c’est la raison pour laquelle ils voteront toujours NON !

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