NON À UNE « CAPITALE DE CROÛTES » ?

Sans être un très grand spécialiste en art, j’en sais assez pour avertir les responsables de notre municipalité : stop, nous sommes à la frontière du ridicule ! Commandeurs de murale,  vous foncez dans la caricature. L’art vénérable de la murale —voir, mondialement connues, celles du Mexique. Avec celle, avoisinant notre bureau de la poste —la grosse « pitoune » de draveur, ou, à mi-côte Morin, cette forge tronquée— vous nous enfoncez dans le grotesque; chères autorités municipales, assez ! Stop !

Il ne s’agit pas de montrer un art pointu, branché, abstrait ou d’avant-gardiste. Non, non. Il y a un « nouveau réalisme » en art pictural qui n’a rien à voir avec le paysage cul-cul. Il s’agit de ne pas faire honte plus longtemps aux Adélois le moindrement cultivés. La grande murale, avec un Curé-Labelle en gare (au carrefour du Boulevard) a le mérite de la modestie, de l’image « d’Épinal », (son dessin carencé, sa mauvaise perspective), relève de « l’art naïf ». Et en est sympathique.

Cet étrange projet (?) —urbain davantage que campagnard— s’enfonce dans un naturalisme hyper-répandue, le kioute « paysages ». Cul-cul, comme on dit. Pas de l’art plutôt une sorte de « petite industrie ». Préférons le graphisme un peu moderne, au Parc des Familles, du débonnaire bonhomme assis dans l’herbe montrant « Grignon-aux-champs »; graphiquement, c’est mieux. Mais d’autres relèvent d’un artisanat misérable et bien loin du vrai « métier d’art ». Cessons d’édifier ces « croûtes », de grâce ! Cessons de répandre cette imagerie commerciale d’une sotte prétention où il ne faut surtout pas amener les écoliers !

Tant qu’à sombrer dans les clichés stéréotypés, il vaudrait mieux des agrandissements d’émouvants documents historiques. (Comme ceux visibles à notre Rôtisserie St-Hubert »). Ou bien tapisser l’air adèlois avec de géantes photos actuelles originales, des ouvrages signés, hors du commun. De bonne foi sans doute, il y a un déni d’art actuel, partant un refus d’encourager nos jeunes créateurs instruits. Déni humiliant pour la relève, toute cette jeunesse étudiante en art.

Et puis illustrer platement ce qui est bien visible autour de nous c’est comme si on installait en plein Manhattan, une murale montrant  … des gratte-ciels ! Ridicule. L’ex-critique d’art (La Presse) que je fus, tente ici d’alerter des innocents sans doute de bonne volonté. L’ex-professeur d’histoire de l’art (moderne) à l’Institut des Arts Appliqués, souhaite la fin de ces installations saugrenues déplacées. Sainte Adèle, que j’aime tant désormais, ne mérite pas ce type de murales, assez d’un  amateurisme qui confine aux barbouillages des années 1930 !

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