RAIE À LUNETTES ET MACAREUX TRÉPIGNEURS ?

Une envie subite : visiter des animaux. Où ? En ville ? Oui. Mais si, rue De Coubertin, métro Pie IX, tu voyages en une centaine de minutes (ou plus)  de la forêt humide de l’Amazonie jusqu’aux glaciers de l’Antarctique ! Oui, oui. C’est une promenade fascinante si, comme ma Raymonde et moi, vous aimez les films docus de bêtes à la télé. À l’arrivée, accablante chaleur moite et vues imprenables sur de grouillants  paresseux, singes à poils fauves orangés, voici des cascades d’eau, voilà des troncs d’arbres morts, toute une végétation touffue installée dans un ex-vélodrome. Au départ, climat tropical et, moins de deux heure plus tard, tu fais tes adieux à d’enjoués manchots glisseurs-sur-neige, tu vins de surprendre deux amoureux macareux aux trépignements durables en une fringale génitale  !

Ce musée, collé près du stade olympique, est une fort agréable promenade naturaliste. Faut voir la joie des écoliers admirant certains oiseaux exotiques sortis de leur territoire, à portée de la main et de l’appareil-photo. Joie ! Faut parfois avoir le regard perspicace et attentif : ici, un lynx se cachait dans la fourche d’un arbre, là, un caïman se dissimulait dans les rochers de béton peinturlurés. Notre étonnement d’apercevoir un porc-épic (hérisson ?) dormant paisiblement juché au faite d’un arbre bien maigre !

Certains recoins sont de vastes aquariums et dans l’un on y a vu la sale gueule d’un laid piranha. Brrr… Des sortes de senties invitent à guetter …la vie. Le bonheur ! Le vif plaisir bien visible sur tous les visages des gens, ce midi-là, un beau jeudi ensoleillé. Soudain, on détecte un vison bien noir qui dort dans une vitrine discrète. Soudain,  un jeune requin surgit d’entre ses voisins nageurs. Cris d’un enfant ! Sortant d’on ne sait jamais trop ou, une raie bondissante, avec son bec boudeur et son bizarre regard comme muni de lunettes à monture blanche ! Avançons lentement, aux aguets, des yeux tout le tour de la tête quoi ! Ce Biodôme nous mène d’étonnement grave en surprise inattendue. Oui, le bonheur.

Soudain, un bassin, des étoiles de mer, des petites bêtes variées dans de vastes lits de galets polis,  l’étalage d’une abondance maritime étonnante. Levons les yeux, marchons, traversons un petit pont, un vaste ciel peint, illusion totale et,  au dessus de nos têtes, voir voler des mouettes, des goélands. Leurs cris vivants sous ces serres géantes, oh ! Entre des rochers mal noyés, des canards, bruns, blancs, noirs,  paressent, indifférents. Allez- faire un tour. C’est un fameux régal visuel. Un bon remède. Une excursion si facile, pas de bagages à faire, aucun avion à prendre, en pleine ville, voici des hérons, des truites, des serpents (un boa ?), voici la région tempéré avec nos arbres des Laurentides…

…et, revenu au village, voici mon Jambe-de-bois-écureuil qui me nargue sur le toit du voisin. Puis, ma grasse Donald fuyant dans la cédraie voisine ! Entre deux paquets de bouleaux, n’est-ce pas moufette-Laberge ? Puis, la nuit venue, bruits à ma fenêtre, je vois au clair de lune le Arsène Lupin, son loup noir sur les yeux. Le chapardeur de déchets  grimpe sur le bac à vidanges. Le biodôme se poursuivait ?

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