À la belle Yolande…

Chère ministre, j’ai lu votre « défense » face à l’accusation : « Vous devriez pas, aux frais des contribuables, enseigner l’anglais aux émigrants. » Vous avez rétorqué que « c’est à cause du contexte québécois ». Réponse maladroite, chère ministre, réductrice. La vérité -munissez-vous en- c’est que la langue des « tout-puissants » étatsuniens -pas vraiment celle de l’Angleterre – est devenue une langue marchande universelle. Rien à voir, Yolande James, avec ce que vous nommez « le contexte québécois ». La langue de « l’actuel » plus puisant des pays du monde c’est l’anglais pour des raisons historiques évidentes ; « USA » veut dire : ex-colonies anglaises émancipées.

Je dis « actuel » car on annonce que -vers 2040- ça va changer. En 2040, enseignera-t-on le chinois gratis, à nos émigrants ? Foin de votre « contexte québécois », il y a partout un immense « désir des USA », une « admiration des USA », une « soumission » intéressé au fric-US ». Partant, à sa culture ; forcément capable de réussites évidentes grâce aux moyens forts, voir son cinéma, sa télévision, sa musique pop et rock. Ça n’est pas par indifférence au suédois ou au portugais qu’une Céline Dion et tant d’autres surdoués avides se sont convertis aux USA. De Vancouver à Moscou, en passant par Berlin ou Bruxelles, c’est consentie. Lâchez-nous « le contexte québécois ». Même à Paris, France, c’est l’américanophilie. Des Français lucides se décident enfin à freiner cette anglomanie galopante. Je rigolais ferme, chez Charrette, en écoutant des Nathalie Pétrovski, des Josée Legault chicanant l’avocat Julius Grey sur « Émigrants trop choyés ». Plein de Québécois jeunes, telle Nathalie P., délaissent nos collèges, s’inscrivent à Concordia. De mes petits-fils y allèrent. Voir les raisons ci-haut.

C’est à cause de cette fatale « attraction mondiale » du géant « actuel » et, en « Chine qui monte », le phénomène se répand. Non madame James, il n’y aucun « contexte québécois », une personne qui veut un bon job ou qui veut brasser la moindre business, à Prague ou à Montréal, qui doit communiquer avec… disons un Hongrois ou un Espagnol, sort son « américain » de base. Qui est, bien sûr, de l’anglais-américain primaire. Pour se comprendre en tant que deux étrangers en rencontre d’affaires.

Rien de québécois là-dedans. Parler comme vous le fîtes, madame, c’est du déni de réalité mondiale. L’émigrant, d’ici, pas moins intelligent que n’importe quel franco qui s’inscrit à Concordia, a compris cela. Pour un job qui compte, un peu satisfaisant, payant comme il faut, il lui faut aussi le english speakig. C’est incontournable « actuellement » à Rio comme à Rome ou à Lisbonne. Humiliant, oui ! Je gage que Vercingétorix, le chef vaillant des Gaulois, avait appris quelques mots de Latin face au puissant César. Fin des armes en 2008, César-de-Washington a des moyens modernes d’assimilation : ciné, télé, musique pop. Plein de « courroies dociles », des masochistes inconscients, se tirent dans le pied. En médias francophones d’ici, ils gèrent la publicité des riches envahisseurs. Gratuitement ou en voyages payés par César, pour cette assimilation. Ces cons de journalistes du Québec, surtout à Montréal, collaborent (comme dans collabos) à leur perte à plus brève échéance qu’ils croient. Leurs jeunes publics prêchés iront bientôt à la source, aux médias-USA. Fin de leur lectorat et ils se feront congédier. Bin bon !

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