AU CIEL UN ZOO INÉDIT ?

Ç’est plus fort que moi, parfois je dois aller me bourrer la face à un «  petit déjeuner d’ogre » . Où ? À mon cher « Petit Poucet » sur la 117 vers Val David. Ô son bon pain-fesse, sa confiture aux fraises, ses « bines » mieux que savoureuses, et tout le reste. Oui, ogre ! Dehors, repu, voici un chat. Blanc avec des fioritures de gris. Or, mystère, revenu chez moi, voici dans mon petit pré… un chat blanc, copie conforme, un clone ? Il s’avance prudent dans les hautes herbes, espace mis en jachère par une insistante invitation à tous les riverains. « Préservons, sauvons le lac ». Soudain qui s’amène ? Le chat d’une voisine, l’impériale bête mordorée, dont je vous ai déjà parlé, bête somptueuse de dame Blondinette. A-t-on sonné l’alarme chez nos grenouilles enfouies en « beaumiers » ? J’entends entend des chants-de-gorge, comme à Povungnituk ! On craint une attaque. C’es le silence total.

Au loin, domaine des Ouellet, des corneilles juchées se sont fermés le clapet enfin, elles observent mes deux ,mini- fauves qui rôdent sous le saule fraîchement tronçonné. Les matous ne se regardent pas, matois indifférents l’un à l’autre. Naseaux ouverts, visent-ils une cible invisible ? Des oiseaux ou ces petits poissons du bord de l’eau ? Au large pas loin, la famille-des-huit-canards va et vient. Des goélands tout ensoleillés tournoient, cherchent-ils un gros « M » jaune ? Pas de ça à Ste-Adèle ! Nos deux tachetés « aux pattes de velours » (oui, poète Desjardins) se camouflent le long du mur de bûches coupées. Un Vadeboncoeur (le beau nom !), voisin retraité d’Ottawa et néo-artisan, fait résonner son tour à bois creusant un bol de bois, oui, de saule.

Bref, c’est un jour à ciel mouvant, bleu firmament d’août stimulant qui déménage à pleins chariots de beaux blancs nuages. Que j’aime le vent. Depuis toujours. Les feuillages chuintent gaiement. Le vent c’est l’impression du voyage immobile. « La terre tourne », vous aviez bien raison monsieur Galilée, au diable, ces vieux en robes brodées au palais romain. Ils  n’en font jamais d’autres n’est-ce pas pépère Marc Ouellet de Québec ? Ici la paix. Ailleurs ? Feu et fumée partout autour de Moscou, inondations dévastatrices au Pakistan, des terres étatsuniennes dégringolent encore Et cette merde noire, sauce B.P., aux grèves louisianaises. Les actualités : drogue néfaste et « en continu ». Alors on va se coucher impuissants, désolés. Mais moi j’ai vu le vent, des canards et goélands, regardé deux raminagrobis en chasse. J’ai pu me remplir les yeux de ciels, beau zoo de formes molles et somptueuses, on dirait le travail de l’architecte Gaudi de Barcelone. Ce vent. Vouloir dire une fois encore : malgré des méfaits d’une « dame nature cruella », le petit bonheur. Malgré ma jambe malade et l’attente de verdict d’examens, cette canne supporte mal, la vie ici, l’été, m’est un bien bel album. Tant de gens souffrent, allez visiter hôpitaux ou Palais de Justice, larmes, coups portés, juges accusés, policiers débordés, malfrats. Hélas, l’été finira bientôt. Le sait-on assez ?

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