Prêtres pédophiles et diffamation malveillante

Lettre ouverte publiée dans La Presse, 11 décembre 2010

TOUTES LES SOUTANES DANS LE MÊME SAC ?

          Les curés, les « frères », tous les ensoutanés de jadis : des pervers sexuels, pédophiles dangereux ? Bon, bon. Ça suffit les zélotes du fondamentaliste athéiste, chers anticléricalistes aveuglés, acharnés, repos ! La vérité : collectivement nous devons manifester aux enseignants de jadis une immense reconnaissance. En toute justice, sans aucune honte

        Officiellement on fit qu’il y a eu 7 % de pédophiles, donc, il y a eu 93 % de prêtres et de religieux enseignants qui se sont dévoués généreusement à ce vaste ouvrage pédagogique, mal payés, sans vrai prestige le plus souvent. Certes avec plus ou moins de talent pédagogique. Ces innombrables vaillantes troupes d’hommes en soutanes sont ces temps-ci collectivement salies par ce malheureux 7 %. Le temps est donc venu de stopper la diffamation généralisée des enseignants religieux, une entreprise malveillante,un ouvrage maléfique, entretenu par certains laïcistes fanatiques.

      Hélas, nous sommes nombreux à nous taire, intimidés par la mode du jour : le vice répandu partout. Allons.  Plein de Québécois se taisent peureusement face à ce déferlement, à cette infâme généralisation.

        Ce « tous les curés  dans le même odieux sac » accable des gens âgés ayant consacré une vie en dévouement. Toute une existence à enseigner aux enfants du peuple Québécois,  sans aucune discrimination. Je souhaite entendre, lire quelques témoignages de reconnaissance désormais. Innombrables sont ces anciens gamins qui ont une dette d’honneur envers des religieux enseignants, dont des pédagogues absolument merveilleux. Il faut les nommer. En toute justice. Il faudrait pour chaque mille dollars arrachés à une congrégation accusée, verser « neuf fois » cette somme, cela  correspondrait en toute équité à ce 7% de vicelards versus ce 93 %  d’intègres religieux.

       Pour ma par je dis « merci » aux dévoués Clercs de Saint Viateur de ma « petite école », rue De Gaspé dans Villeray (frère Foisy, frère Carpentier, salut !); comme je dis « grand merci » aux Sulpiciens du collège Grasset (Père Amyot, père Legault, salut !) à Ahuntsic. J’invite mes compatriotes à ne plus se taire face à l’actuelle mode de déclamer : « Tous les ensoutanés furent d’horribles vicieux ! » Malgré notre très vive solidarité et sympathie aux malheureuses victimes du 7%, proclamons que ce 93 % du clergé enseignant formait  une aide indispensable pour nous tous, écoliers des masses laborieuses. Osons nous lever pour les en remercier chaleureusement.

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30 réponses sur “Prêtres pédophiles et diffamation malveillante”

  1. Double merci

    Je joins ma voix à celle de Claude Jasmin pour remercier les communautés religieuses.
    Je suis né en pleine Révolution tranquille. Les Frères de Saint-Gabriel m’ont enseigné à la fin des années 70 et au début des années 80. Ils ont été pour moi des phares, des éveilleurs de conscience, des jalons dans mon parcours spirituel. Jamais je n’ai perçu la moindre intention malveillante de leur part. Jamais je n’ai entendu le moindre ragot à leur sujet. Comme tant de jeunes de cette époque, qui fut sans doute la dernière à connaître les collèges de Frères et de Soeurs, je veux leur témoigner mon immense reconnaissance. Ronald Brissette, René Delorme, Raymond Leroux et plusieurs autres : merci.
    Quelques années plus tard, j’ai vécu en Haïti, à l’époque du renversement de Duvalier, dans une mission dirigée par des Frères de Saint-Gabriel. J’ai connu plusieurs religieux et religieuses qui faisaient un travail exceptionnel. Encore là, je n’ai jamais senti quelque déviation que ce soit dans leurs rapports avec les autres. Denis Lefebvre, feu Jean-Claude Paquette, Daniel Cournoyer et tant d’autres : merci.
    Sans fermer les yeux sur les atrocités bien réelles qu’ont vécues plusieurs personnes, sachons faire la part des choses et reconnaître l’apport énorme de ces gens d’église dans le devenir du peuple québécois.

    Benoit Séquin
    Ste-Marie-Salomé

  2. Merci monsieur Claude Jasmin,

    Merci de remettre les pendules à l’heure. Çà fait du bien de lire votre texte, au moment ou on se demande vers quoi le monde est en train de basculer. Oui j’ai été révolté et chagriné au cours des dernières années à lire et entendre les histoires tristes de jeunes (maintenant adultes) qui ont été victimes d’actes regrettables de la part de certains prêtres ou frères au Québec et ailleurs. D’autant plus que moi aussi j’ai fait toutes mes études primaires et secondaires chez les Clerc-de-St-Viateur à Roberval, Lac St-Jean.
    Dans ma 70ème année, je regardais récemment mes photos de classe et me suis amusé à compter le nombre d’élèves que nous étions en 1ère année, sous le vieux Frère Lévesque, qui enseignait seul aux bambins que nous étions, apparemment depuis plus de 20 ans. Nous étions 54. Et nous ne déménagions jamais d’une salle de classe à l’autre dans ces temps là. J’ai connu et me souviens de tous ces frères qui nous ont enseigné, Bélanger, Pedneault, Guillemette qui dirigeait la manécantrie dont je faisais partie. Jamais je n’ai eu connaissance d’attouchements ou autres gestes d’agression envers moi-même ou d’autres élèves ou entendu parler de tels comportements. Certains Frères venaient jouer aux cartes à la maison et mes parents et tous mes frères et soeurs (nous étions 13 enfants) en étaient heureux.

    Tout cela n’excuse pas ceux qui ont perpétré des agressions, loin de là, mais à force d’entendre les différents témoignages des personnes qui ont aussi raison de dénoncer on en vient à un questionnement légitime. Le fait de nous rappeler que la très grande majorité des membres du clergé et des confréries ont contribué des façon exemplaire à l’éducation et la formation au Québec est comme un baume sur les cicatrices du passé et démontre une fois de plus votre sagesse, votre jugement et votre gros bons sens.

  3. Enfin la voix de la raison, du coeur, de la reconnaissance et de la modération face au discours immodéré, injuste et même odieux lourdement diffusé par les « contrôleurs » de l’information médiatique et les faiseurs d’opinion. Comment comprendre cet acharnement haineux si ce n’est en le replaçant dans le cadre de la déconstructuion sociale entâmée par ceux qui nous veulent du bien ? Trop de nos intellectuels et universitaires, des leaders d’opinion, même trop de nos leaders politiques, sans compter évidemment trop de journalistes et chroniqueurs qui ont le pouvoir d’exposer leur parole et leur plume virulentes et assassines. En cette grande période de Noêl, chère « encore » aux Québcois conscients de leur héritage chrétien malgré la pratiquement « démonisation » de notre religion, La Presse devrait nous gratifier bientôt des articles habituels de ses journalistes qui se sont donné pour mission d’attaquer les valeurs religieuses et l’héritage chrétien du Québec.
    J’ai reçu chez les religieuses ce que je considère une très bonne instruction doublée d’une éducation comme on disait à l’époque. Nous avions aussi des contacts avec les prêtres religieux et les Frères. C’est un Frère des Ecoles chrétiennes, artiste, qui m’a donné des leçons de travail du cuir et de pyrogravure, populaires à l’époque. Je n’ai jamais été témoin d’autre chose que de la bonté et du dévouement de tous les religieux avec lesquels j’ai été en contact durant de nombreuses années.
    Merci M. Jasmin pour ce souffle vérité et de reconnaissance.

  4. Bonjour monsieur Jasmin,

    J’ai trouvé votre texte très intéressant et il rend justice à un aspect malheureusement dénigré outremesure de notre histoire. Je vous envoie un lien d’un court article que j’ai publié dans la Voix de l’Est qui touche le même sujet, je n’aime pas vraiment mon intro, mais j’espère que vous apprécierez le propos. Ça touche un autre côté ignoré de ces braves enseignants.

    http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/opinions/courrier-des-lecteurs/201010/30/01-4337711-des-pionniers-oublies.php

    Bonne journée

    Mathieu Jacques
    Longueuil

  5. Monsieur Jasmin!

    Je suis d’accord avec vous, il ne faut pas mettre tous les ensoutanés dans le même sac. J’ai côtoyé quelques unes de ces personnes bien dévouées, dont plusieurs sont aujourd’hui « désoutanées ».
    Par contre, combien de ce 93% ont fermé les yeux? Combien ont étouffé ou tenté d’étouffer les horreurs commises.
    Les comptes seront difficiles à établir monsieur Jasmin.

    Guy Demers
    St-Hyacinthe

  6. bonjour M. Jasmin
    je suis moi-même un « ancien » de St-Viateur d’Outremont. Et je n’ai que du bien à dire de mon éducation. Il faut être aveugle pour ne pas voir que ces communautés-là ont tenu le Québec a bout de bras pendant des dizaines d’années, sans soutien de l’État, sans grand moyen.
    mais quand même, 7 %, c’est beaucoup. Cette donnée m »a suspris…

  7. Monsieur Jasmin,

    Il est regrettable de constater que malgré une certaine notoriété vous n’ayez pas plus de sens critique. Ainsi, vous trouvez horrible cette façon dont on juge le clergé et ces  »malheureux » curés et  »frères »…

    Vous semblez vouloir vous débarrasser de toute la question de la pédophilie chez les prêtes en affirmant  »que »  »seulement » (sic!) 7 % de ces derniers le sont.

    Il est aussi étonnant de constater que le mot  »malheureux » sert autant aux 7% de pédophiles qu’aux victimes: Vous ne pouvez nier le sens des mots!

    Je peux comprendre votre amour pour l’Église, mais vous devez aussi comprendre que le Québec a décidé de sortir de la noirceur par la dénonciation de la pédophilie et des dogmes archaïques que notre société à rejeté depuis longtemps. Votre Pape ne semble d’ailleurs pas au fait de cela.

    Je ne suis pas croyant mais il est réducteur de me donner du  »athée » pour justifier une foi et votre propre aveuglement. Le problème n’est pas la foi mais ceux qui veulent la gérer et par le fait même nous l’enfoncer parfois à coups de fausses justifications. Il est triste que vous n’ayez même pas saisi cette simple différence.

  8. La médisance et la calomnie sont des points de conduite en religion. Le pardon aussi.
    Lorsqu’on entend ou voit quelque chose de répréhensible et que l’on ferme les yeux et pardonne….pas sûr que ce soit entièrement chrétien. Il y a eu combien d’enfants victimes par adultes pardonnés?

  9. La pédophilie : faute au 1er degré
    La pédophilie lorsqu’on représente le pouvoir: faute au 2e degré
    La pédophilie lorsqu’on représente le pouvoir et la religion: faute au 3e degré
    Si la religion pardonne, la loi frappe et sanctionne
    On peut bien aténuer la rudesse des propos, arrondir les coins, faire valoir les éléments positifs lorsque ça se produit loin de chez soi….facile….mais que dire de ceux ou à ceux qui sont touchés de près ( père et mère ) et même de très près ( les victimes ). Ceux qui ont le droit véritable et profond sont les parents et victimes! Pour eux, les commentaires et la rage de l’impuissance, sont hautement excusables.

  10. Moi aussi, je suis un ancien du St-Viateur d’Outremont (renvoi ’68).

    Un directeur (sic) de conscience (pas un consultant, un offrant, un bénévole spiri-tuel), non, un DIREKTOR de conscience auto-proclamé, un dénommé frère Dieu-megarde, m’a un jour fait venir dans sa chambrette et se plaignit que je ne consul-tais pas assez souvent. Puis il s’est assis sur le bord du fauteuil dans lequel j’avais été sommé de pendre place,puis il m’a serré contre lui:

     »Je t’aime, André, d’Amour, avec un grand A… »

    J’étais pétrifié, et il a du me laisser partir.

    Dans la même année, pour un peu d’argent de poche, j’avais pris un petit boulot de réceptionniste au collège. Un de pères est entré dans le cubicule de la récep-tion, m’a demandé comment j’allais… en me fourrant sa main potelée dans l’entre-jambe. Le regard en transe, mais sans rien ajouter d’autre, il est sorti (et, sans doute, pour se finir à la main dans sa chambrette).

    Peu de temps après, j’étais renvoyé du collège. Cause du renvoi: mauvaise attitu-de doublée d’une mauvaise influence sur mes compagnons.

    Vos souvenirs vous appartiennent, monsieur Jasmin, mais de grâce un peu de respect pour les victimes, moins chanceuses — ou plus abimées que vous, et retenez-vous de sermonner.

    C’est une époque heureusement révolue…

    1. Sachez que je juge comme monstres ce 7% (ou 10% peu importe ) de malade mentaux.
      Si vous relisez mon article paru dans La Presse , vous le constaterez.
      À Grasset, j’en ai croisé deux (nus avions une douzaine de profs en soutanes) de ces rastaquouères infâmes.
      J’ai bien simplement rappelé en toute justice pour les enseignants religieux corrects et dévoués qu’il fallait éviter de laisser entendre un 100% Je reçois des tas de messages pour m’approuver. Dans des résidences de « vieux » , ce 90% est atterré, anéanti, et sans doute désolé (sauf quelques lâches qui savaient et ne pipaient pas mot par une solidarité nocive .
      Amicalement,
      C.J.

  11. N’aurait été l’acharnement déterminé de mes quelques enseignants de français qui m’y ont fait découvrir plus que des mots, mais du sens et une structure de pensée, il est probable que je n’aurais pas aujourd’hui cette fougue à écrire encore en fables ce qui me torture et me hante dans le quotidine parfois choquant et trop souvent nivelleur.

    La violence des frères ? J’y ai goûté, pas de tous les frères bien sûr. Dans notre beau Juvénat de St-Romuald il y a eu aussi des histoires dont personne ne parle, mais elles n’en n’ont pas moins existées. Je pourrais raconter comment pour me « dompter » le frère D m’avait mis à genoux sur des crayons plomb devant la classe, les bras en croix, une bible dans une main, un dictionnaire dans l’autre et la poubelle de la classe renversée sur ma tête pendant qu’il frappait dessus avec sa grosse brosse à tableau. Je pourrais aussi parler du frère T qui m’a cassé 3 phalanges d’une main en m’écrasant les doigts sous le couvercle en érable massif de mon bureau parce que j’avais la mauvaise idée de l’ouvrir durant un cours de latin.

    Tout cela, ça a existé. Et aujourd’hui cet impardonnable pourtant pardonné me nourri en me donnant accès à un monde d’écriture qui ne peut puiser ses racines que dans l’expérience et le vécu.

    Même si bien d’autres pensionnaires ont eu la vie facile et agréable – parce que bons en sport- d’autres, plus portés sur la plume l’ont eu difficile. Et puis, avec toute la reconnaissance du monde envers cette connaissance de la langue, une question demeure, 93% de bons coups effacent-ils 7% de mauvais?

    Pierre Simard, http://www.pierresimard.net

  12. D’abord, merci pour votre réponse. C’est exact que ces craque-pots sexuels (et pendants féminins de type louves SS) constituaient, et constituent encore sans doute, une minorité.

    Ce qui est proprement scandaleux et mériterait sans l’ombre d’un doute une bas-tonnade publique est le DÉNI LÉGENDAIRE des corporations religieuses et du head-office romain.

    Les enseignants religieux dont je garde un bon souvenir sont défroqués depuis belle lurette et ont rejoint le rang de décents terriens. Ces mafias spirituelles n’auraient jamais du avoir droit de cité, surtout pas dans l’environnement rapproché de nos enfants.

    Au moins, dans le secteur laïque, les lois qui protègent les enfants et leurs parents ont encore cours.

    Amicalement,

    André Martin, Mtl

  13. Merci, Merci et encore Merci

    Je suis un de ceux qui condanne la pédophilie. Les pédophiles doivent être tous conduit devant les tribunaux et ils doivent payer pour leur crime. De plus, les victimes devraient être aidées et compensées.

    Toutefois, comme vous le dites si bien monsieur Jasmin, ce n’est pas tous les religieux qui doivent être traités de pédophile tout comme ce n’est pas toutes les personnes riches qui sont croches. La foi est une nourriture relationnelle avec Dieu et non simplement avec le clergé. Si 10% des électriciens étaient pédophiles, ça ne serait pas une raison pour retourner aux lanternes. On a qu’à regarder nos hopitaux et les comparer avec la gestion qu’en faisaient les religieuses à l’époque.

    Merci monsieur Jasmin de votre audace en ce temps de Noel où les gens cherchent un baume à leurs souffrances.

    Pour les victimes de pédophilies, sachez que je souhaite que les coupables soient tous remis à la justice et condannés.

    Pierre-Paul Périard
    Gatineau

  14. J’ai lu votre article et je suis d’accord avec ce que vous avez écrit.
    Vous dites qu’il y a eu 7% des ensoutanés qui ont abusés des jeunes qui leur ont été confiés. C’est beaucoup. Mais, quel est le pourcentage des pères de famille, toute proportion gardée, qui ont abusé de leur progéniture? Combien de « mononcles », combien de « pépères » ont fait de même? S’il fallait que tous ces abusés parlent ou dénoncent. nous serions surpris du nombre de fauves à encager…
    Le vieil adage dit; »Un abusé devient souvent abuseur ». Si cette réflexion s’avérait exacte, nous ne sommes pas prêts de voir tous les enfants sécurisés. Surtout, qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau cas soient révélé au public.
    J’ai beaucoup de respect pour ces victimes de fauves à deux pattes. Ça doit être pénible à vivre ou à supporter.
    Moi aussi je suis très reconnaissant envers plusieurs de mes anciens professeurs. Merci! et Salut! aux Frères: De Ladurantaye et Dutil ainsi qu’au Père Cholette de l’ESSV. Merci! également et Salut! aux Pères: Lefebvre, Lachance, Joseph Amyot et Huot du Collège André-Grasset.
    Encore une fois, toute ma sympathie envers les victimes d’abus et espérons un monde meilleur pour nos petits-enfants,

  15. J’ai beaucoup de peine et de sympathie pour toutes les personnes qui ont été abusées. C’est très grâve surtout du fait que cela a été fait par des religieux qui s’étaient engager à donner le bon exemple de par leur vocation. Mais cela ne doit pas effacer ce que les autres, du clerger, ont fait. J’ai été enseigné par des soeurs de l’Assomption de la sainte Vierge. J’ai reçu une excellente édutation. Rien de ces abus n’a transpiré. Au contraire je leur dois toute ma reconnaissance pour la formation reçue qui a fait ce que je suis aujourd’hui. Elles nous ont transmis cette foi qui me donne tant de paix et de sérénité, même avec le cancer que je combats actuellement. Ça n’a pas de prix.
    Merci encore à ces personnes si dévouées.
    C’est très malheureux que l’on abaisse ainsi le monde religieux et que l’on ne cherche pas aussi à mettre hautement en valeur ce 93% du clerger qui nous ont tant donné et qui donne encore beaucoup de nos jours. Nous leur devons beaucoup.

  16. Merci monsieur Jasmin de nous donner l’opportunité d’afficher notre reconnaissance envers ces 93% d’enseignants dévoués qui ont contribué à former les Québécois (et les Canadiens Français) depuis a fondation du pays.
    Je laisse aux lecteurs le soin d’imaginer ce que serait le Québec si les générations formées et éduquées par les religieux et religieuses du temps l’avaient été par des laïques mal préparés de l’époque.
    Tous les dirigeants politiques et économiques depuis des centaines d’années doivent une fière chandelle à ces religieux et religieuses dévoués et très fortement sous-payés.
    J’aimerais également reconnaître haut et fort la contribution des religieuses à l’administration de la santé dans les hôpitaux jusqu’à la révolution tranquille. Les sœurs sont géré les hôpitaux à bout de bras sans les moyens exorbitants octroyés aujourd’hui dans le réseau de la santé.
    Merci au frère Magloire, du collège primaire dirigé par les clercs St-Viateur de St-Tite, qui m’a fait découvrir et apprécier le cinéma par ses séances de ciné-club qu’il nous conviait les samedis.
    Merci aux pères de la congrégation Marian Hill de Sherbrooke pour avoir contribué à ma formation et ma rigueur intellectuelle. Ils m’ont fourni les outils avec lesquelles j’ai construit et réussi ma carrière professionnelle.
    Je souhaite aux jeunes d’aujourd’hui la chance de côtoyer des professeurs aussi dévoués et motivateurs que ceux qui ont contribué à former l’homme que je suis devenu et ce sans avoir à subir les atrocités subies par les 7% mentionnés dans votre article.

  17. Oui merci Claude Jasmin pour votre article.

    On oublie souvent tout le travail, l’enseignement, les soins et le réconfort donnés par ces personnes , hommes et femmes des Congrégations. On oublie et on veut oublier les Lumières qu’ils(elles) nous ont apportées.

    Aujourd’hui avec la laicité à outrance de sans Dieu, les valeurs morales se détériorent tout en oubliant l’essentiel: l’amour , le don de soi, la compassion et le pardon.

    J’ai été victime d’inceste ( pas du personnel religieux mais d’un membre de ma famille) et j’ai pardonné.

    http://ailesdutemps.unblog.fr/2010/02/01/epistolaire/

    Pourqoui ne pas pardonner ? Pourquoi ressasser ,encore et encore, des choses qui nous blessent ?
    Tiens ! Allons voir un curé, un prêtre,une religieuse ou un moine …ils sont là pour nous écouter et nous consoler et ……..nous aider à pardonner.

    Merci encore Claude Jasmin et merci à tous ceux et celles qui ont aidé à parfaire notre éducation et nos vies.
    Union de prière

  18. Merci M. Jasmin d’oser dire tout haut ce que beaucoup n’ose pas, comme moi.
    Pour ma part je ne perçois dans votre texte que le souhait de remercier et rappeler le souvenir des religieux qui ont eu la passion de leur vocation. Vous ne minimisez aucunement le tort et le mal causé par les autres. Ce n’est pas parce que beaucoup de pères de famille, de « mononcles » ou d’entraineurs ont abusé et malheureusement abusent encore d’enfant que je ne peux pas louanger et proclamer ma reconnaissance envers mon père, mon oncle ou mon entraineur! J’ai découvert, lorsque ma belle-soeur a avoué l’inceste de son père, que mon beau-père était un défroqué et pédophile… Ce fut un choc, et plus encore de savoir qu’en plus d’avoir abusé de garçons alors qu’il était prêtre, il a abusé de ses enfants et qu’il avait probablement été l’abuseur de 2 de ses petits enfants. Ce n’est pas parce qu’il était prêtre qu’il était pédophile… puisqu’il a continué par la suite alors qu’il était marié et père de 7 enfants! L’on proclame tout haut que l’Église ferme les yeux… eh bien dans mon cas c’est la justice qui l’a fait : car un juge (homme, je dois le dire) m’a obligé à laisser ma fille de 5 ans co-habiter avec son grand-père paternel pédophile lorsqu’elle visitait son père, et cela même si je donnais des preuves qu’elle se retrouvait parfois seule avec lui! Heureusement, par la suite un autre juge (une femme cette fois) a donné une jugement contraire. Je ne dis donc pas que c’est l’Église qui ferme les yeux, mais bien que ce sont des hommes (et femmes) et que ces hommes (et femmes) sont parfois juge, médecin, prêtre, père, oncle, entraineur…. C’est une grande calamité que ces abus, une atrocité qui doit cesser. Mais pour cela, on doit TOUS ouvrir les yeux et OSER dénoncer et OSER regarder les enfants… Il faut être PROACTIFS et AGIR MAINTENANT. Malheureusement nous ne pouvons changer le passer (ceux qui le peuvent doivent dénoncer et faire les démarches qui leurs sont nécessaires pour obtenir une « certaine » paix intérieure) mais le futur, lui, nous pouvons faire qu’il soit différent. Je souhaite sincèrement la guérison intérieure de tous ceux qui ont eu a souffrir d’abus que ce soit par des prêtres, des parents, des connaissances ou des étrangers. Et en même temps, je remercie tout ceux qui se sont dévoués corps et âmes et aux meilleurs de leurs connaissance pour nous former. Merci!

  19. M. M. Jasmin ils serait peut-être bon d’enlever vos lunette fumé pour la religion catholique les curés les frères les sœurs que font il de catholique a part de ce tendre la main pour recueillir de l’argent je crois que vous manquez d’information sur les enfants de Duplessis la vente enfants la maltraitance l’abus sexuel et quand ils était en âge de travailler sans aucune instruction les prêtres les envoyait chez les cultivateurs comme esclave et informez vous sur les sœurs de la Miséricorde .
    Duplessis avait été élu parce qu’il marchait main dan la main avec la religion .
    Nous pourrions continuer pendant des heures et vous parler de seulement 7% de pourris ????? et bien je crois que l’on pourrait augmenter le pourcentage de beaucoup.
    Antonin

  20. Mr. Jasmin à lire les commentaires ici, le 7 0/0 est déjà
    obtenu.Nous ne sommes pas une gang de zélotes,bien au
    contraire,fini de cacher la Vérité, en 2010 la Loi de l’omerta ne
    fonctionne plus.Au nom de qui où de quoi devrions-nous continué à
    taire ce qui est arriver dans le passé et que malheureusement des
    gens de lettres comme vous,demandent le mutiste presque total de
    ces enfants abusés ?? Ne seriez-vous pas le premier à condanner
    celui qui oserait toucher à un de vos enfants ?? Si tous les hauts
    dirigeants de votre Eglise avaient déclaré les prêtres pédophiles à
    cette époque,nous n’aurions pas autant de vies gachées.Je pense
    sincèrement que votre publication est une autre claque en pleine
    figure à tout ceux qui portent les stigmates de ces abuseurs non
    déclarés. Encore dernièrement le cas du Collège Notre-Dame en est
    une preuve.J’aimerais que vous preniez le temps de voir ce site
    avec de nombreuses preuves, des cas à faire frémir.
    http://www.innocenceprofanee.org/spip.php?article56 Bon courage à tout
    ceux et celles qui osent briser la loi de silence. Nicole

  21. Merci M. Jasmin je sympatise avec ces enfants qui ont subi
    un sort horrible mais où étaient leurs parents? Il est facile de
    juger et condamner tout le clergé Je crois que la société toute
    entière etait coupable et on en paie les conséquences aujourd’hui
    encore. Je terminerais par remercier toutes les bonnes soeurs de
    mon village d’avoir aider mes parents à m’inculquer les principes
    avec lesquels je vis aujourd’hui et tous les frères de
    l’instruction chrétienne qui ont oeuvré dans nos écoles. Que celui
    qui n’a jamais péché jette la première pierre. Ayons l’oeil ouvert
    pour que cela n’arrive plus ni ici ni ailleurs.

  22. Bonjour Mr. Jasmin,je suis entièrement d’accord avec votre article sur les prêtres du 11 décembre 2010 et qu’il a paru dans le feuillet paroissial de l’église Sainte-Paule de St-Jérôme, Ou il a une ambïguité, c’est la première phrase de votre texte qui commence comme ceci: Ça suffit: 93% des prêtres et religieux n’étaient pas des pédophiles dangereux. Je me demande voulez-vous dire qu’il a 93% des prêtres et religieux qui sont pédophiles mais seulement que 7% sont dangereux. Je trouve que la phrase peut-être interpreté de bien des manières j’ai fait le test parmi des amis et la famille et plusieurs interprète votre phrase comme-moi.

  23. A 90 ans ,en 2004, mon père me révellait avoir été abusé par deux curés(le premier je pense avait passé l’information au deuxième!!!) alors qu’il avait 16-17 ans. Il est décédé le 9 juillet 2010 encore bouleversé par ces évènements qui se passaient en 1931. J’ai entamé des démarches avec le diocèse de Bathurst avant le décès de mon père avec surtout l’intention de sonder la soit-disante volonté de l’Église Catholique de faire réparation pour les tords causés. Je vous assure toute notre famille a subit les effets de ces attaques contre mon père. Le 02 décembre alors que le bureau du Juge Bastarache a appris pour la première fois le décès de mon père on s’est empressé de m’envoyer(à la mauvaise adresse!!) une lettre pour affirmer que l’Église n’a aucune responsabilité vis-à-vis les enfants de l’abusé!
    J’attendais au moins un contact de l’Évêque pour une simple excuse! Non. Ils ne cherchent qu’a étouffé cette affaire, a protéger les acquis de l’Église. Il n’y a pas de repentir, aucune humilité, aucune charité Chrétienne.
    Je suis tout a fait écoeuré, écrasé par une telle attitude si loin de la parole des Évangiles.
    Ne vous méprennez-pas, je suis un grand croyant depuis toujours avec plein de grâces dans ma vie…des interventions que je ne peux expliquer que par ma foi.
    J’ai été actif dans l’Églse assez longtemps dans la chorale, comités paroissial, enseignement religieux …
    La trahison est profonde et malgré le bien je réalise qu’il n’effacera jamais le mal. Une victime d’un prêtre ce sont des centaines de victimes par ricochet.La pomme pourite proverbiale! L’Église a péchée profondément et agrandi son péché avec chaque minute qui passe en ne tombant pas a genoux pour demander pardon sincèrement.
    Je ne vois pas de repentir dans la diversion qui nous est fourni par les représentants de l’Église en commencant par le pape. Comme chrétiens nous avons le devoir de leur demander des comptes au nom des miliers d’enfants sacrifiés par une Église devenu trop attachée aux biens de la terre. Ils ne vivent l’Évangile qu’en théorie. Ils ont besoin de trouver l’humilité très vite s’ils pensent que le pardon est possible.
    J’ai peine a ignorer leur hypocrysie. Il est temps de relever la tête et de se tenir debout devant ces hommes qui ont salis un message Divin et qui se sont fait eux-même l’objet du culte. C’est l’histoire répété des hommes, des pharisiens en robes brodés d’or. Sacrilège ! Le divin a souvent la morve au nez, la larme a l’oeil et s’appelle Armand.Il a a peine 6 ans…

    Jean-Guy Thériault
    Atholville N.B.

  24. M. Jasmin

    Veuillez m’excuser de me dissocier de vos propos qui me semblent injustes et hostiles. Imaginez que la DPJ sache que certains hommes soient des pédophiles et qu’au lieu de faire une plainte en bonne et due forme, la DPJ ne fasse que déplacer les enfants victimes à d’autres foyers mais ramène d’autres enfants à ces pédophiles? Vous seriez le premier à crier haut et fort que c’est du poison vif que ces pauvres victimes vivent et que ces victimes sont multipliées à cause de la non dénonciation. Eh bien, il en va de même avec l’église qui s’est tue au lieu de bannir ce « petit nombre » de prêtre.

    Votre commentaire est hostile en prétendant que ce ne sont que des « zélotes du fondamentalisme », des  » athéistes », des  » anticléricalistes aveuglés »… qui dénoncent.

    Je suis croyante, pratiquante et pourtant je suis en colère de voir tout ce silence autour de l’église à ce propos.

    Comment en êtes-vous arrivé à sous-entendre que les croyants sont rendus dupes de ces abus? Ne trouvez-vous pas qu’il manque un peu d’humilité dans votre vision? Ne trouvez-vous pas qu’il manque de sympathie envers les victimes? Ne trouvez-vous pas qu’il manque d’humanité envers les athés?

  25. MERCI MONSIEUR JASMIN

    J’aimerais vous faire part de mon appui au contenu de votre lettre publiée au début de décembre sous le titre «Toutes les soutanes dans le même sac» dont j’ai reçu copie d’un ami par courrier électronique.

    Mon Dieu que vous avez raison. Vous avez partiellement été éduqué chez les Clers de Saint-Viateur (CSV) à Montréal, et moi chez ceux du Séminaire de Joliette où j’ai fait mon cours classique. Effectivement, nous tous qui avons étudié chez ces «pères» et ces «abbés», nous pouvons nous souvenir de leur générosité et de leur dévouement à toute épreuve. Pendant ces sept annés, jamais je n’ai été approché ou même invité de quelque manière que ce soit à quelque proximité suspecte. Et Dieu sait qu’il y en avait des soutanes. Ils occupaient l’aile de cinq étages sise sur la rue Wilfrid Corbeil, dans l’édifice actuel du Cégep de Joliette (autrefois Le Séminaire).
    Même si quelques-uns avaient leurs petites routines ou certains travers, nous avons tous en mémoire des hommes dont l’image nous revient facilement si l’on pense à eux. À titre d’exemples au hasard et sans ordre particulier, quelques noms me viennent à l’esprit :
    – l’abbé Hector Geoffroy (Ti-Gris), notre titulaire, qui nous a appris avec tant d’enthousiasme les rudiments de nos premières années de séminaire;
    – le père Alphonse Galarneau, préfet de discipline, homme d’une droiture incomparable et d’une grandeur d’âme tout aussi remarquable sous des dehors sévères;
    -le père Émile Jetté, directeur pendant plusieurs années, compréhensif et essentiellement doté d’une grande bonté (décédé tout récemment);
    – l’abbé Ricard, qui nous faisait faire de la gymnastique pour nous éveiller avant ses cours de mathématique;
    – l’abbé Paul Valois, professeur de rhétorique, avec son dynamisme à en revendre et son désir de toujours nous ouvrir des horizons;
    – le père Pinard, professeur de philosophie et passionné de théâtre qui se permettait même quasi annuellement de monter une pièce avec la participation des «élèves acteurs»;
    – etc …
    Je pourrais en nommer d’autres dont les qualités pédagogiques étaient remarquables. Pendant les sept années de ce cours classique, il est certain que de nombreux de mes confrères pourraient témoigner dans le même sens envers plusieurs de ces personnages.
    Je ne crois pas faire erreur en disant qu’une grande majorité de professionnels du Québec (dentistes, avocats, notaires, ingénieurs, médecins, politiciens, députés, ministres, etc.) qui sont déjà retraités mais dont certains sont encore actifs, ont bénéficié largement des enseignements et de la culture de ces «ensoutanés de jadis».
    Bravo mille fois monsieur Jasmin pour cette correction du tir à l’endroit de certains journalistes vautours qui ont trop tendance à rechercher la charogne et à s’en délecter.

    Raymond Rivest, md

  26. UN NOËL PAS COMME LES AUTRES
    Je me surprends cette année à me laisser troubler par l’omniprésence du père Noël dans les médias. Il a pris tellement de place que l’enfant Jésus a été ignoré dans les journaux et à la télévision. C’est à peine si son nom a été mentionné. Nous n’avons pas commémoré la naissance de ce bébé mais plutôt le passage d’un personnage qui distribue des cadeaux. Le mystère de l’incarnation est passé sous silence au profit de la féerie du père Noël qui a remplacé les anges.
    C’est sans doute l’une des conséquences de la tentative de réinvention de la culture québécoise. Le sociologue Jacques Beauchemin l’explique admirablement en soulignant l’évolution de l’identité de notre «être ensemble», de notre culture, de l’idée que nous avons de nous-même. Partant de la cristallisation de la culture canadienne-française de 1840 où une résistance farouche s’est manifestée contre la tentative d’assimilation anglophone prônée par le rapport Durham, Beauchemin situe la refondation de notre culture vers 1960. Celle-ci a suivi l’amorce dans les années 1950 d’un procès de la culture canadienne-française caractérisée par les valeurs profondes qu’étaient la langue française, le catholicisme et le monde rural. De Canadien-Français, nous sommes devenus des Québécois. Conséquemment, la métropole de Montréal avec ses banlieues regroupe aujourd’hui un Québécois sur deux. Le combat pour la préservation de la langue française s’est politisé. Finalement, «l’attachement pathologique à la religion», au dire de Beauchemin, s’est volatilisé.
    Le procès amorcé dans les années 1950 attaquait le manque d’initiative économique des Canadiens-Français attachés à leur vocation agricole, loin de la ville de Montréal à l’ouest de la rue St-Laurent, anglophones et protestantes. Aucun doute que l’Église Catholique a joué un rôle majeur dans cette dynamique qui avait pour objectif de sauvegarder la «culture» et la foi. Par contre, le procès se poursuit encore dans la dénonciation de toutes les tentatives de domination sur les libertés individuelles. Ce qui était considéré comme de la ténacité face à la menace anglophone est jugé maintenant comme un effet inhibiteur ou une paralysie collective.
    Nul doute que le procès très sévère amorcé en 1950 contre l’inaction supposée des Canadiens-Français avait une raison d’être. Néanmoins, tout n’était pas si inactif que cela peut paraître. Dans un long article intitulé ‘How I woke up from spiritual slumber and inched at a snail’s pace to Rome’ et publié dans le journal «The Catholic Herald» du 11 septembre 2009, Conrad Black, ancien propriétaire du journal «The Telegraph», mentionne ce qui suit :
    J’ai vu l’Église catholique du Québec, et par la suite aussi ailleurs, profondément dédié à l’avènement du Royaume de Dieu, évitant le zèle opportuniste, soucieuse de modernité sans pour autant diminuer l’importance de la foi, armée d’arguments intellectuels équivalents, pour le moins, à ceux des opposants séculiers ou rivaux, et presque toujours championne des droits humains…
    La prédominance de l’Église dans l’éducation et soins de santé du Québec francophone a dominée pendant longtemps sans réelle opposition, mais cela a permis de sauver énormément en termes de salaire pour enseignants et infirmières. Le gouvernement du Québec a pu ainsi consacrer une part importante de son budget pour ce qu’on appelle de nos jours les infrastructures. Duplessis a construit des milliers d’écoles, les universités Laval, de Montréal et de Sherbrooke en plus de centaines d’hôpitaux et cliniques de santé, des milliers de kilomètre de routes, la première autoroute canadienne en plus d’électrifier 97 % des campagnes. Le Québec a même été le pionnier des pensions pour handicapés et services de jour.
    La période entre 1944 jusqu’au décès de Duplessis en 1959 furent les seul moments où les progrès économiques du Québec étaient supérieures à ceux du Canada anglais. Les travaux publics et les programmes sociaux du Québec des années cinquante ne semblent peut-être rien à voir avec les mérites du catholicisme, mais les évêques ainsi que le clergé ont été des collaborateurs essentiels dans ces années de changement sociaux rapides en plus des avancés économiques.
    Le Canada Français s’est finalement sécularisé (dans les années 60), selon les souhaits du Canada Anglais. La différence est que l’éducation et les soins de santé prodigués dans les mêmes édifices pour la même population coûtèrent 10 fois plus cher aux contribuables. Les nouveaux éducateurs et personnels médicaux étaient souvent en grève (rappelons-nous la puissance des centrales syndicales des années 70), impôt et dette à la hausse, taux de natalité fortement à la baisse. Les droits culturels des non francophones furent redéfinit comme étant des privilèges révocable.
    La soi-disant «grande noirceur» laisse donc entrevoir plus de clarté que nous le pensions. L’analyse de Conrad Black a pour mérite de nuancer, tel un avocat de la défense, le jugement intenté contre l’Église et ses institutions.
    Jacques Beauchemin croit que nous sommes entrés en 2010 dans une nouvelle crise identitaire où nous devons réinventer la culture québécoise de 1960. Devrons-nous questionner les acquis de la révolution tranquille via les privatisations et davantage d’intégration dans la mondialisation des économies de marché? Que restera-il bientôt de notre identité québécoise? Heureusement, notre mythique équipe de hockey du Canadien de Montréal maintiendra encore la flamme de notre identité «nationale» à la fois canadienne-française, québécoise et canadienne. Devrons-nous plutôt «flocher» nos Habs au profit des Nordiques de Québec pour favoriser l’émergence d’une nouvelle identité? À moins de demander au père Noël!
    Père Serge St-Arneault M.Afr
    Courriel : sergestarno@live.ca
    Blog : http://www.sergestarno.blogspot.com

  27. Avec quelque peu de retard, je viens vous dire BRAVO! CLAUDE JASMIN.
    «Vous rendez à César ce qui appartient à César».
    Vous remettez les pendules à l’heure, à l’heure juste, telle que nous la retrouvons
    dans le livre de Claude Gravel, ancien chef de pupître à RDI et au Téléjournal de
    Radio-Canada, livre publié en novembre 2010 et intitulé «La vie dans les commu-
    nautés religieuses»; ou encore dans le livre de Madeleine Lavallée et Pierre Valcour,
    publié en 2009, sous le titre «Les communautés religieuses au Québec».

    Dans la même veine, vous pourriez écrire un autre article qui s’intitulerait:
    «Toutes les toges dans le même sac».

    En effet, parce que quelques avocats se comportent comme des brebis galeuses,
    plusieurs les mettent tous dans le même sac , et traitent tous les avocats de maudits menteurs et de maudits voleurs.

    Alors, encore une fois, bravo et félicitations à « l’Enfant de Villeray» qui, par son
    article a dû provoquer «le rire de Jésus»…

    Jacques Bachand
    Grasset ’56

  28. Bonjour Monsieur Jasmin,
    Enfin un propos de bon sens.
    Moi aussi, j’ai étudié dans les années 1950 dans 3 établissements dirigés par les frères de la Charité, soit au Mont-Saint-Bernard de Sorel, à un tout petit établissement de Drummondville et finalement à l’école St-Frédéric de Drummondville.
    Partout, j’ai rencontré des gens dévoués qui nous ont appris beaucoup que les simples matières scolaires.
    Je salue frère Blaise, frère Marcel, frère Augustin pour ne nommer que ceux-là.
    Bien des bravos à vous, Monsieur Jasmin pour prendre la parole et en inciter d’autres à faire de même.
    Pierre Gagné

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