UN COLONISÉ TRÈS ALIÉNÉ

L’auteur de l’excellente biographie de Jerry Boulet, Mario Roy, ne devrait pas sortir de son champ. Ce scripteur n’est pas bien équipé intellectuellement et il vient de publier une ineptie grave où il pisse sur l’ouvrage de Claude-Henri Grignon, où il chie sur « Mon oncle Antoine », le film de Claude Jutra. Tout    ça vaut pas de la chnoutte selon le coco de La Presse.

« Du folklore », le mot pris dans un sens dérisoire. Selon Roy, la vraie culture vivante vient des pays riches et puissants.. Quel colonisé ! La culture populaire des pays peu peuplés est sans aucune importance, donc, «  Séraphin », c’est lamentable, insignifiant. dérisoire. Attitude d’un aliéné. Pouah ! Si les artistes des pays de taille modeste veulent s’illustrer ça devient du pénible folklore.

Le Mario Roy donne le beau titre d’art aux artistes des grandes contrées puissantes. Les autres ? De la schnoutte. Le créateur de New York ou de Paris est un pondeur important. Mais le créateur de la Norvège ou de la Finlande…ou du Québec », des minables !

Le 29 janvier, le déraciné Mario Roy affirme donc que Grignon —«Les belle histoires des Pays d’En Haut »— c’est rien. Que « Mon oncle Antoine », c’est de la p’tite bière.  Que raconter le hockeyeur « historique » Maurice Richard ou bien cet enfant musicien surdoué, André Mathieu, c’est vétille et broutille. » Non mais…quelle cloche !

Fabriqué à Paris ou à Londres, à Los Angeles ou à New York, c’est du sérieux. Pour ce misérable déraciné les artistes  d’ici ne devaient s’exprimer, comme Moujadi Wouawad, que sur les grands sujets universels, qu’ « Incendies » —tourné par Villeneuve— se déroulant au Moyen-Orient, ça va.  Ce jeune exilé venu de Beyrouth, lui, a le droit de raconter sa petite patrie, si un Québécois le fait, c’est l’ouvrage d’un provincialiste. Les amusants contes de Pellerin (Claxton), c’est quoi pour Roy?,  du « p’tit esprit de village ». Les pondeurs de mythes ne doivent venir que des pays peuplés densément. Il  dit qu’il faut donc avoir honte de cette martyrisée « Aurore ». Plus aliéné que Mario Roy, tu meurs. Filmer la piscine à jet-set à  Kigali au Rwanda, ça c’est du grand art !

Je viens de lire le très ennuyeux roman « L’homme blanc » de Perrine Leblanc. Ça se passe en Russie, à Moscou. Oh, oh, les louanges pleuvaient du milieu colonisé ! C’est un plat navet. C’est bon, c’est si loin des Laurentides, pour les snobs à la Mario Roy, ce coco écrit qu’avant EXPO ’67, il n’y avait rien au pays. Le cave fait mine d’ignorer qu’il y a eu, par exemples patents, Arthur Buis, Olivar Asselin, Jules Fournier, l’ami de Grignon, Olivar Asselin, des géants alors qu’actuellement qui peut les accoter ? L’éditorialiste Mario Roy ? Un pou.

Ne parlons plus de nous, taisons nos existences, ne nous exprimons que sur Moscou, Kigali, Beyrouth et, en certains chics médias on applaudira. Quelle tristesse.

4 réponses sur “UN COLONISÉ TRÈS ALIÉNÉ”

  1. Totalement d’accord avec vous M. Jasmin. Ce Mario Roy est un véritable aliéné et j’espère que d’autre personnes de votre envergure sauront également le remettre à sa place.

  2. Bonjour M. Jasmin,

    Je découvre votre site avec bonheur!

    Mario Roy et son collègue Alain Dubuc, ce champion de classe mondiale des éditorialistes « cons-sacrés », sont de fiers colonisés du cerveau qui mériteraient un traitement de « faveur ». Non pas de la part du Seigneur néocorporatiste Desmarais, ce dieu affairiste néolibéral, mais plutôt des Zapartistes!

    Vous qui avez un excellent sens de l’humour, si vous ne l’avez pas vue, jetez un oeil sur cette caricature – qui n’en n’est pas une sur le fond – que les Zapartistes ont réalisée sous forme de capsule vidéo, « La messe des lucides ».

    http://vimeo.com/10755095

    Au plaisir de vous lire!

  3. Je dirais même plus. Ce n’est rien de nouveau. Au début de la colonisation certains français se vendaient aux anglais pour obtenir des privilèges.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *