Il était une fois…

Je ne suis pas tout à fait, à Sainte Adèle,  «un enfant du pays » même c’est par ici que j’ai habité le plus longtemps dans mon existence. Désormais, j’en sus venu à aimer cette contrée de collines et de brefs vallons. D’une sorte d’affection…absolument immense ! Oui, immense. Aussi je reconnais que c’est un très vif plaisir de rencontrer pour jaser du passé d’ici des « vieux de la vielle » et des « vieilles du vieux ».

Chez mon coiffeur émérite (hum, facile avec si peu de poils sur le coco !), Racette, l’autre midi, une rencontre inopinéee, un certain  Jacques Patry.  C’est un sosie du comédien Claude Blanchard et il a aussi sa bonhomie, sa faconde. On sent chez Patry, comme chez le célèbre cabaretier Blanchard, un « fun vert » à ..causer. C’est ainsi qu’en ce jour de tonte et de taille de barbe, j’ai eu la chance de recevoir de M. Patry, deux imprimés. Un :  « L’histoire de Sainte Adèle », rédigée parcimonieusement —un vrai notaire !— par un bon et brave prêtre. Qui verse volontiers sans l’écriture euphorique et  catholique. De l’hagiographie, ce qu veut dire « tout le monde il est beau, tout le monde il est bon ».

C’est, disons, candide, propagandiste et, ma foi, un tantinet embarrassant. Il évoque, par exemple,  le fameux caractère acariâtre et emporté du Curé « politicien » Labelle mais comme en s’excusant d’oser le révéler. Je souriais souvent.

Il n’y avait donc dans ces laborieux et durs commencements de nos villages laurentidiens (sic) que des âmes pieuses, toutes dévouées aux autres, des travailleurs au zèle incommensurable ! Bref, de très exemplaires « bons catholiques » selon l’expression de jadis.  C’est un livre d’avant nos progrès, notre modernité, nos conforts (et nos désordres certes ) avec ce que tout cela peu comporté d’aveuglement. Silence de convenance donc sur les graves misères, qui furent sans doute réelles, et qui sont évoqués rapidement (comme en passant et avec lyrisme) ici et là. L’auteur en soutane —il écrit dans un bon style, ancien et très correct— tente de gommer le plus possible les labeurs surhumains —agriculture maigre, foresterie harassante car sans engins modernes— de nos premiers colons du Nord. N’empêche on lit ce court 150 pages —allez à la biblio— avec grand contentement. Merci M. Patry ! On imagine que partout dans le monde, à toutes les époques, les débuts d’un village, d’une colonie, voire d’un simple hameau devait exiger tous ces sacrifices parfois extravagants. Souvent,  épouvantables.

Le deuxième bouquin est un album. Que des photographies du village, plusieurs captivantes, essentielles mais, hélas  beaucoup d’autres plus banales et, ici et là, carrément insignifiantes. Choix trop mince ou amateurisme ? Comment savoir. Cet album —avec de trop rares photos hors du commun— a été imprimé et publié il y a quelques années seulement et pourtant il n’a rien de bien moderne dans sa confection. Les « légendes » explicatives sous les clichés anciens sont écrites sans grand talent, ici et là, parfois même accablantes d’ineptie, racoleurs à l’occasion.

Je suis reconnaissant à ce voisin du Barbier des sportifs, Chemin Pierre-Péladeau, de ses deux prêts. J’en suis sorti heureux. De cette monographie surtout, de l’album un peu moins. Cette littérature bon enfant m’a fait me souvenir de ces pieux livres de « prix de fin d’année »,  à l’école ou au collège. Un stock bien censuré et bien autorisé par ce haut clergé qui accordait —en latin du Vatican— et pas toujours, l’imprimatur. Ce « nihil obstat », qu’on voit en page de garde dans « L’histoire de Sainte Adèle ». Alias : droit d’imprimer sans se faire excommunier !

LA GROSSE FEMME D’À COTÉ EST ENCEINTE

À côté ? Oui, pas bien loin, à Oka, en Basses Laurentides.

Cette grosse dame est aussi la plus belle femme de nos cantons et se nomme Francine Allard. Elle fut la fille, à Verdun,  d’un modeste vendeur —magasin-de-fer. Douée, la jeune Francine alla à des cours de chant, de danse, de théâtre, de beaux-arts, allouwette ! Une gamine polyvalente quoi. Il y a un toubib, Michel Cardin, qui a bien de la chance, sa ronde blonde est enceinte en effet. Et que Michel Tremblay se le tienne pour dit.

Dans un joli boisé d’Oka, Francine façonne de jolies choses  inutiles et peint des images surréelles parfois bien lumineuses. Un jour elle surgit sur mon I-Mac en se disant une fan de mes livres. J’ai pas perdu une minute et l’ai nommé « présidente » de mon fan club; il y a deux membres, Francine et moi. De nos échanges, l’éditeur Triptyque de la rue Rachel en sortit un bouquet d’entretiens, il y a cinq ans, « Interdit d’ennuyer ».

Une nouvelle exclusive ? Voilà que débordée de tant d’activités et pourtant jeune grand-maman dévouée, Francine Allard souhaite un modeste « salon du livre » par chez elle, à Oka, paresse ? Bien, les énergiques compulsifs sont aussi des fainéants, j’en sais un bout là-dessus et c’est un mystère.  Le souvent émouvant jeune Beauchemin, auteur de Saint Anne des Lacs, en serait son président. Je lui ai dit que j’irais à La Trappe (le lieu de l’expo)  volontiers cet automne (car elle a gagné un « oui » de Québec) si on y entendait de la musique grégorienne, si on y allume des cierges, si on y sert une liqueur abbatiale et si on y offre du fromage de moines comme, jadis, celui des Trappistes (déménagés dans Lanaudière). Celui si bon, qui puait à mort !

Ma belle grosse toutoune (elle a publié « La reine des toutounes », un grand succès chez Alain Stanké il y a longtemps ), j’y viens, est vraiment vraiment enceinte. Comme on disait, « par dessus les yeux ». Son Michel a-t-il trop butiné cette jeune mémère d’une gracieuse petite Amélie ? Mais non. Francine d’Oka est enceinte d’écritures, d’ouvrages divers à venir. Elle n’est pas du genre  « grande auteure » constipée « au livre aux dix ans », que non !

Écoutez bien ça, non seulement poursuit-elle sa populaire saga de « La couturière », mais, cet automne, Francine Allard  va mordre à vif son vieux papa le quincaillier, où ?,  chez Victor-le-Matamore son éditeur barbu de Trois-Pistoles. Titre aimable : «  Écrire pour faire damner mon père ». Et c’est pas fini, chantait une beauté : éditions de poèmes chez Art Le Sabord, en 2012, chez Marcel Broquet de Saint-Sauveur, sortiront d’autres tomes de ses « Petits ours… », livres-jeunesse, aussi un CD enfantin chez Planète Rebelle pour la jeunesse, enfin, cette année aussi, un roman se situant rue Saint-Urbain à la vieille École des Beaux-arts ( c’est un site qui n’est pas la propriété du québéphobe enragé, le très doué raciste juif —francophobe menteur— Mordecaï Richler.)

Qu’en dites-vous ? Ça c’est « enceinte » en livres. Pis pas à peu près, dit le populo. En attendant ces nouveautés, Francine Allard d’Oka en maigrira gravement ma foi du bon yeu, elle va partir bientôt pour lire de ses écrits au fond et au bord de la Bourgogne ( le pays originaire de ma chère Colette) puis elle sera présente au prestigieux Salon du livre de Paris…. Enfin, Francine d’Oka finira par relaxer aux Îles de la Madeleine à la fin du printemps. Ouf !

La pauvre Nana, la grosse femme du Plateau à Montréal, ne sortait guère de sa rue Fabre, elle. Les temps changent.

 

DARWIN, UN ÉCUREUIL ET LA LANGUE

Dans nos pages, la collègue billettiste, Mimi Legault a parlé « animaux ». Avec esprit et chaleur. Avec humour. Elle souhaitait « le paradis »  à nos fidèles compagnons quadrupèdes, les chiens. Comme pour les humains.

Et les animaux selon Darwin ? Son bref texte « L’INSTINCT… » —aller le chercher à notre bilio— est captivant et très étonnant. Soudain le fameux évolutionniste semble douter de sa célèbre —déjà en son temps— théorie. Il observe que des animaux adoptent des comportements fautifs, erratiques par rapport à sa géniale analyse. Cela lui fit constater que la voie de « l’adaptation » et donc de la « préservation » et perpétuation adaptée de tel animal, est parfois bafouée, ignoré, défié. Darwin en resta extrêmement songeur, oui, un grand homme ébranlé. Fallait-il parler d’exceptions ? Ou de quoi donc ? Quoi ? Aucun « instinct de survie » chez certaines bêtes.

Cher Darwin, « disparu » depuis longtemps et resté pourtant si fascinant encore. Ce savant en arrivait à se questionner sans cesse. Nous sommes entourés de gens —tit-Jos-connaissant— si sûrs d’eux, de tout savoir. Exemple : John Charest, vite, immersion dans la langue d’Abraham Lincoln et c’est notre salut ! J’aime que la vie, même pour des chercheurs émérites, surprenne encore. Garde certains secrets. Étonne un cerveau puissamment constitué.

La vie ? Tenez, tôt ce matin, mon ravissement. Couché mais les rideaux tirés, voir cet écureuil qui court à toute vitesse entre les poteaux sur le gros fil noir d’Hydro Québec. Il file  vers l’ouest, revient vers l’est. Un va-et-viens foufou ! Ma fenêtre en devient un castelet, mon plaisir d’observer sa course bizarre, ses aller-retour incessants. Au dessus du boisé d’en face, un soleil brillant rend mon écureuil tout noir. Lui qui doit être un beau blond bien commun.

La vie.

La langue qu’on parle est aussi la vie, notre vie. Est en danger. Plein de contrées où tout le monde parle sans se questionner sur l’avenir de leur langue, partant de leur culture. Bons exemples ?  Les Allemands ? Les Espagnols ? Des chanceux. Ici, au Québec, toujours cette angoisse. Sans cesse cette inquiétude. L’actualité tonne : l’anglais est devenu indispensable, faut l’enseigner dès la fin de  l’école primaire ? Qui pourra nous enseigner ? Y a-t-il ailleurs cette maudite anxiété de voir disparaître sa langue nationale ? En Finlande, ça va ? En Norvège aussi ?  En Suède ou au Danemark, tremble-t-on ? En Lettonie ou en Lituanie, même menace et danger ?

Ici, nous parlons et écrivons un français, hélas, plutôt approximatif. Enseigner à ces enfants fragiles une autre langue serait un désastre, disent les experts. D’autres : L’anglais au moins « basique » est la langue de 350 millions de gens à nos frontières. Le parler promet aux jeunes d’ici un meilleur avenir économique !

Vérité, mensonge ? Dans un aéroport d’Europe ou d’Asie quand un Roumain rencontre un Hongrois, ou un Chinois, un Russe, ils baragouinent l’anglais « basique » s’ils veulent communiquer. Québécois, majorité bafouée et lassés, si on cessait ce combat éternel. Assez de lutter. Collectivement et brusquement, changeons tous de langue, okay ? Une sixième année à baragouiner la langue d’Obama sera une farce inopérante, allons.

 

 

PLAN ESSENTIEL : DEVENIR DES « COLLABOS »

Jadis un mot  honteux : être un « collabo ».

Avec Suisse française, Belgique française, avec la Martinique et la Guadeloupe, avec toute Afrique française et surtout avec « LA » France, oui « surtout », où vivent 60 millions d’individus qui parlent le français. Tentons de nous unir. Des « collabo » à fond ? Oui, devenons tous des « collabos », des peuples —de la francophonie— qui se tiennent, (genre USA et Australie et Angleterre, etc.) Des peuples qui se sentiraient liés…étant des gens en danger face à l’hégémonie maudite de l’anglais.

Folie Notre indifférence —entre parlants français— nous tuera peu à peu. Il est tard. À quand le réveil ? Salutaire, que dis-je, indispensable. Si nous savions nous concentrer davantage sur nos rapports avec toutes ces contrées soeurs, si nous avions l’intelligence de mieux nous informer sur ces populations qui parlent tous en français…mais non. Des  suicidaires. Nous suivons seulement les us et coutumes, les moeurs, les « shows » des « amaricains » pour parler comme le con colonisé inventé par le sacreur de Falardeau, cet Elvis Gratton de merde et il y avait de quoi sacrer.

Idiote posture de notre part, à quatre pattes devant le moindre filet de talent quand il émane des États-Unis. Et on voit cette creuse et bête fascination à Paris, hélas ! Des snobs inconscients ! La radio-US, la télé-US, les magazines-US et les journaux-US, que nous servons —examinez nos médias— comme dociles courroies de pub et de promotion. Lisez bien, cette fiente d’inconscients —nos reporters-à-genoux à voyages-payés— ne diffusent, publicisent, répandent, promouvent que les produits-USA. La moindre faribole née chez nos riches voisins du sud est illustrée. Seulement eux ont le bon pas et sont de bon bec. Idiotie totale.

Pendant qu’au sud triomphent dans le monde ces xénophobes, ces racistes, ces indifférents à toutes les autres cultures du monde, autarciques constipés égocentriques. Exceptions : les maigres ghettos des instruits en chics universités à murs de lierre. Ces bourrés de fric aux USA  crachent sur les autres cultures. Tout ce monde aliéné reste à plat ventre. Personne pour protester si, par exemple, notre canal  TV 5 ne télédiffuse pas «  La Cérémonie des Césars » Silence dans notre lanterneau !  Bêtise, des deux bords de l’océan. on dirait de francophobes.

Tous en collabos donc pour mieux connaître tous les talents en français. C’est notre seul salut, Québécois. Organisons une « résistance » qui importe autant que la Résistance du temps de l’occupation nazi. Ces mecs-à-fric qui sont à Shakespeare ce qu’est la Poutine au Foie gras, ces éternels « G.I’s culturels », bottés, avec guns aux ceintures ont grand besoin de se faire ouvrir aux arts d’ailleurs dans le monde. Résistons au méga compresseur mondialiste anglo-saxon. On est pas chanceux, USA est notre tout puissant voisin. Le finlandais parlé, écrit —ou le suédois— n’ont pas cette malchance, résistent un peu mieux au nivelage. Nos journalistes,  stupides équarrisseurs participent volontiers à l’acculturation des jeunesses.

Ce voisin est « le » leader partout en Occident, les USA représentent un ensemble économique d’une force inégalée.

Forcément sa culture populaire règne sur toute la terre. Sa langue, liée à sa force économique gigantesque, jouit d’un prestige mondial. Oui, cette emprise géante nivelle, assombrit, appauvrit même, rejette souvent, ignore avec superbe, toutes  les autres cultures. Le prestige, l’influence des produits culturels-US est liée intimement à la gigantesque patrie des « amerloques », on est 2%, eux sont  350 millions d’une même langue. Pas une langue menacée ça, un empire, une machine infernale. « Résistance », j’écris ton nom partout…

 

CROIRE ET MOURIR

La salle était remplie ! Voir un film illustrant « la petite vie » bien ordinaire de « curés » de France exilés en Algérie.

Plusieurs millions de Français sont allés voir une histoire vécue.  J’en suis sorti samedi très embrouillé. C’est un récit à propos d’une poignée de prêtres catholiques —condamnés à mort par des fanatiques d’Allah armés— dans un monastère en Algérie. Un pays arabe de religion musulmane, comme on sait. Sont-ils un reste du colonialisme tant haï en Algérie ? On va le leur dire carrément. Ces moines dévoués aux villageois de leurs alentours sont donc prévenus et par le autorités en France, et aussi par celles, militaires, du régime actuel (Bouteflica)  à Alger. C’est toute l’histoire : croire et puis mourir.

Le cinéaste, lentement, très calmement, fait voir la vie de ces « fanatiques de Jésus », vie édifiante : on soigne les malades, on fabrique du miel pour le marché, on laboure quelques hectares de terre. Bref, pas de zèle religieux, ni grand-messe, ni pèlerinage, rien car ils prient entre eux, ce sont des moines. Vite, on voit des guérilleros aux menaces graves, puis les avertissements : « Vous serez tués si vous ne rentrez pas chez vous, en France ! ».Voilà donc le sujet du film. Un choix démocratique, ils sont décidés à mourir, car il est clair leur destin : la mort.

Le code civil dit : « Sera poursuivi toute personne refusant  de secourir personne en danger ». La loi interdit aussi et le suicide et l’aide-à-suicide. Le directeur du monastère n’est pas un civil quelconque, c’est un mystique. Je ne crains pas le mot : un kamikaze ! Pacifique certes mais bon, il veut aller en paradis promis. Pas par Mahomet par Jésus. Exactement comme les « fous d’Allah ». Ces « kamikazes catholiques » ne vont tuer personne autour, certes. C’est cette « marche à la mort » —le martyr— qui m’a fait tant jongler à la sortie. J’ai songé aux martyrs québécois en Chine de Mao que j’ai raconté en 2008 ——grâce aux lettres de mon oncle missionnaire— dans mon livre « Chinoiseries ». Et en publiant « PAPAMADI » cette année,  j’ai illustré ma familiarité et mes connaissances avec le monde des voyants mystiques et martyrs. Ainsi ce film remuait en moi bien des choses.

Je suis croyant mais agnostique, j’ai des parents, des amis, mon fils, qui sont des athées. Des « mécréants », dit la cocasse expression.Cet aspect « suicidaire » du  beau film  chez ces moines exilés me dérange. Chef de groupe, moi j’aurais recommandé le déménagement urgent dans un abbaye de France. Je n’aurais pas couru au devant de la mort. Mais bon, mysticisme, un domaine religieux très à part. Ré-entendre « le corps du christ » en distribuant un bout de pain aplati m’a dérangé aussi, on songe à une secte et à des rites secrets, à une sorte de clandestinité. Effet bizarre en 2011.

Ces gentils agriculteurs à mi-temps, en robes blanches, ces cultivateurs-du-dimanche à la bonté passive (les incessantes cérémonies) et active (la clinique, le marché) sont si éloignés des besoins du monde laïc que, par millions, des gens veulent observer ce microcosme anachronique. C’est la clé du succès ?

Récemment, l’éditeur Marcel Broquet de Saint Sauveur m’a publié « Le rire de Jésus ». J’ai une passion admirative pour ce Nazaréen qui changeait l’histoire du monde, qui, en son temps de guerres perpétuelles, prêchait la paix et l’amour. Cet immense prophète n’a fondé aucune « religion » mais il viendra des exégète et ratiocineurs nombreux pour tout complexifier. Et même attiser de sombres et malsaines pulsions de mort. Tels ces kamikazes, sauce, ici, Brébeuf et Lallemant. Mais ne ratez pas ce fascinant film, vous verrez bien de quoi je veux parler.