Un RICHE TRÈS CON !

Si tant d’Étatsuniens enragent de voir la langue espagnole se répandre chez eux, deviennent-ils des fascistes ? Ces inquiets affichent publiquement dans l’ouest des USA « ENGLISH ONLY ». Si la nation québécoise s’acharne à sauvegarder sa langue devient-elle une nation fasciste ? « Oui, répète un richard de Westmount, oui ! Le reporter Denis Lessard questionne ce Crésus qui fut invité au congrès de l’ADQ de Delteil, se nomme, M. Jarislowsky. Une sorte de gourou, dit-on, dans le milieu financier.

On peut ne pas douter de ses capacités de brasseur d’argent  —il en est une illustration étant la 250 ième plus grande fortune. Sur la planète. Mais on peut douter du patriotisme québécois de ce montréalais. Non, comme ses semblables à Westmount (et autour), Jarilowsky n’est pas un Québécois. C’est un « pur étranger », un vrai, une sorte d’apatride. Sa citoyenneté ? Sa nationalité profonde : le fric.  C’est un cas pathétique ce gras Crésus, fermé, que dis-je, totalement bouché, aux faits de nations, culture, us et coutumes, traditions, histoire, langue etc. Vraiment borné, il dit au journaliste Lessard qu’il n’y a qu’à regarder en Suède ou au Danemark où il n’y a « pas une seule personne » qui ne parle pas l’anglais, qu’en vaste Chine l’on étudie l’anglais.

L’ignare ne saisit pas que le Mandarin, parlé par un milliard de Chinois, n’est pas en danger et qu’on ne peut comparer leur langue avec le suédois ou le danois. Pas même avec le français. Personne n’ignore que la langue des Étatsuniens —pays tout puissant— est actuellement la langue pratique. Cela mondialement. Une sorte de sabir en réalité, un anglais « basic » quoi, loin de la langue nuancée d’un William Shakespeare. Une sorte de baragouinage, un patois quasiment, avec un lexique limité, fort chétif. En somme l’anglais parlé un peu partout est une sorte d’argot pratico-pratique. Facile à piger. Un Hongrois croisant un Polonais dans une gare de Tokyo va y recourir. Aucune qualité.

Ce grand bourgeois de Westmount doit se dire plus ou moins  « Canadian », c’est si facile. Tel feu Pet Trudeau, il se méfie des émotions et ne vit que pour la raison. Entendre « pour le fric ». À ses yeux, toute ferveur nationale est un fascisme, à ses yeux de déraciné volontaire, René Lévesque, Parizeau, ou bien Mussolini, Hitler ou Staline, c’est du pareil au même !

Que doit-il penser de l’actuel réveil arabe ? Des très nombreuses nations qui voulurent se faire reconnaître par l’ONU dès la fin de la guerre de 1939-1945 ? Tous des fascistes, bonhomme Jarislowsy ? Il avance, fièr, qu’il n’y a aucun problème à Westmount entre Écossais, Irlandais, Italiens ou juifs, cathos, protestants, que c’est la paix dans son patelin. L’éden, le bonheur. Un paradis terrestre ce chic petit ghetto ultra-cossu. Pas de chicane là-haut derrière l’Oratoire Saint-Joseph ! On a envie de rire.

En fin d’interview, il dit, heureux, que Lucien Bouchard est « revenu » complètement de son fascisme. Que M. Stephan Harper est un chef « admirable dans ce qu’il dit et fait ». Qu’hélas, le Québec chasse « les intelligents », « trop de taxes et d’impôts ». Bref, ce monsieur Jarislowsky n’a rien d’un fasciste et tout d’un con. Oui, très riche et très con.

8 réponses sur “Un RICHE TRÈS CON !”

  1. J’ai déja dit à un de mes patrons, il y a près de 30 ans, que pour devenir
    riche, il suffisait d’une intelligence moyenne et d’une ambition démesurée.
    Avec 120 de quotient, on peut étudier à l’université et y réussir.
    On peut même devenir premier ministre.

    Les termes scientifiques sont forgé de toutes pièces à l’aide du Grec et du
    Latin. Le français est fait de Grec et de Latin. Le Français est une langue
    latine, pas l’Anglais. Quand ils ont de l’érudition, ils s’expriment à l’aide du
    Français en le prononçant à l’anglaise.

    Le pays actuel a été bâti par les Français et les Anglais. Il était occupé par
    des nations précédentes, non pas par des premières nations. Alors n’importe quel
    nom de source récente devrait plutôt se faire discret.
    Mais que voulez-vous, un être humain, lorsqu’il a atteint un certain degré
    de puissance monétaire, développe son côté arrogant. Ça peut donner
    des résultats surprenants, s’il l’était déja avant de devenir riche.

  2. Dans le milieu universitaire théologique j’ai beaucoup et longtemps cotôyé des gens de toutes origines et de toutes confessions religieuses, j’aurais pu, comme d’autres, avoir belle figure en discourant sur les habitudes des uns ou des autres. Heureusement, avoir de m’y mettre, un de mes érudits professeurs nous avaient parlé de devenir l’oeil de l’oeil, c’est-à-dire de se regarder en train de regarder les autres. À partir de quelle culture est-ce que je regarde la culture des autres, car nécessairement mes opinions sont biaisées, on n’y échappe pas. On juge les anglo à partir de notre vision franco, une réalité que ne nous ne saisissons pas puisque qu’en dehors, même chose pour le religieux, les catho jugent les protestants et vice-versa, et tous ensembles nous regardons avec méfiance les Premières Nations que nous ne connaissons pas du tout (elles-même en pleine redéfinition) ; leur mode de vie ancestral était si différent de ce qu’ils vivent (pareil pour nous), comment les comprendrions-nous? Sans aucune mauvais intention de ma part, ni aucune marque de racisme, lorsque je les vois s’activer dans des danses traditionnelles, je me sens heurté dans mon sentiment patriotique (s’il en est un), devrions-nous nous-aussi reculer à ce temps pas si loitain de la colonisation, remettre nos pantalons de laine, nos chemises à carreaux, nos ceintures fléchées et rallumer nos pipes en plâtre pour que revive ce qui n’est plus.
    Une culture n’est pas ce qu’elle a déjà été, elle est ce qu’elle est, rien de plus.
    Malgré leurs casses-tête d’un autre niveau, je ne comprends pas la culture des riches et je demeure convaincu qu’un riche depuis trop longtemps ou depuis toujours, ne peut pas comprendre ce que cela signifie de se battre au quotidien pour avoir quelque chose qui a du bon sens sur ses toasts le matin.
    Et puis je repense à ce repas chez un couple de gens que je connaissais à peine. Le menu me laissait un peu froid. J’aurais bien eu envie de donner mon opinion mais par politesse je m’en suis abstenu. Finalement, au cours du repas j’ai appris que ce qui avait toute l’apparence d’un repas cheap s’expliquait parce que madame offrait une large part de son temps pour d’autres femmes en difficultés et que monsieur soutenait généreusement de son mieux un organisme charitable. Pour eux, l’essentiel était de partager dans tous les sens du terme. Et puis, je me suis mis à apprécier le repas parce que je connaissais plus et mieux ceux avec qui je cassais la croute.
    Après avoir publié 2 livres et bientôt 3, je comprends ce que c’est que de chercher la reconnaissance de son oeuvre littéraire? Me faudra-t-il payer $ 100,000 d’impôt par année pour comprendre les riches? Me faudra-t-il vivre à Westmount pour comprendre les riches? Me faudra-t-il vivre une réserve amérindienne pour comprendre les cultures authoctones? Et quand même qu’un mouton voudrait comprendre de l’intérieur ce qu’est la culture des renards ou des loups, y parviendrait-il ou bien devrait-il se contenter de la critiquer sans la connaître vraiment?
    Je demeure toutefois convaincu que « pour connaître une culture il faut s’y faire un nid.»

  3. J’ai de la parenté, d’origine autoctone, mexicaine, maya.
    Je suis d’origine irlandaise et bretonne. Possiblement allemande mais pas
    confirmée.
    Cela dit, lorsqu’un loup vit parmi les moutons, il lui faut bêler ou se la fermer.
    L’inverse est aussi vrai mais, dans notre société, il y a beaucoup moins de
    loups que de moutons.

  4. ————-Je commente, ici, la dernière phrase de Pierre Simard———
    «Je demeure toutefois convaincu que pour connaître une culture il faut s’y faire un nid.»

    Il est là, justement, le problème. Il n’y a pas de véritables intégrations.
    Il y a les ghettos que nous nommons quartiers.
    Italiens, Grecs, Chinois, Haĩtien, etc …….
    Nous avons différents nids dans notre culture. Différentes cultures
    enkystées dans la nôtre.

  5. Qui des Québécois, blancs de souche, n’a pas à quelque part une racine irlandaise, française, allemande, italienne ou amérindienne qui s’enfonce dans notre histoire?

    Grattons, grattons… mon aieul du bord de mon père vient d’Angoulème, donc j’ai du sang Français. Quelques générations plus tard, une de mes arrières grands-mères se trouve à être la fille d’un réfugié protestant de l’Irlande dont la famille a été massacrée, donc…
    Grattons encore, du coté maternel il y a des Huguenots qui se sont d’abord installés en Hollande, puis en Allemagne avant de venir s’installer au Nouveau-Monde en plein période de la contre-réforme.
    À nulle part je n’ai trouvé trace de sang amérindien, j’en aurais que la chose ne m’aurait pas surpris non plus, si j’en ai tant mieux, sinon tant pis.

    Quant à savoir si les cultures des autres sont  » enkystées dans la nôtre  » comme le dit monsieur Lalancette, je me demande avec sincérité si je devais m’exiler hors de ma patrie si je ne chercherais pas à nouer des relations signifiantes et sécurisantes avec ceux de ma race, de ma langue et de ma culture… Qu’y a-t-il donc de si malsain à cotôyer et à vouloir se rassembler avec ceux qui nous ressemblent. N’avons-nous pas fait pareil et ne le faisons-nous pas aussi jour après jour en revendiquant pour nous seuls ce qui vient pourtant de bien des couches ?

    Oui, il y a beaucoup plus de moutons que de loups, certains y verront une chance de faire bonne chaire, d’autres crieront à l’injustice que les pauvres moutons sont menacés de tout bord tout coté par des loups qui ne pensent qu’à eux. Mais quand je vois le chasseur arrivé avec son arsenal de loi et de justice et que tout ce qui semble l’intéresser c’est de se remplir les poches sous prétextes que n’importe qui a sa place ferait la même chose, là je me sens interpelé et outré.

    En 1972, Michel Fugain chantait : « Pour qui t’as un gros penchant ? les méchants…  » Alors je me le demande, les choses ont-elles vraiment changé? »

  6. @Pierre Simard
    Ce que je disais implicitement dans mon texte, c’est que toute la parenté
    à laquelle je fais allusion, est de différentes souches récentes ( 1 à 2
    génération ) et véritablement intégrée.
    J’ai toujours dis, à qui voulait bien l’entendre, que je deviendrais Chinois
    si des circonstances dans ma vie m’obligeais à m’exiler en Chine.
    ——–être la fille d’un réfugié protestant de l’Irlande dont la famille a été
    massacrée——–
    Une de mes arrière-grand-mères, irlandaise de naissance, disait en des
    mots signifiant ce qui suit : « Si vous voulez vivre vieux, sortez du lit avant
    les anglais »
    ——je me demande avec sincérité si je devais m’exiler hors de ma patrie si je ne chercherais pas à nouer des relations signifiantes et sécurisantes avec ceux de ma race, de ma langue et de ma culture—–
    J’aurais sans doute les mêmes tendances mais j’éviterais de vouloir
    changer les us et coutumes du pays qui m’accueuille.
    ——revendiquant pour nous seuls ce qui vient pourtant de bien des couches——
    Pour ma part, ma seule revendication en ce qui à trait à notre société est
    la suivante : La perequation au poubelle et gardons nos taxes chez nous
    pour nos propres besoins.
    ——Mais quand je vois le chasseur arrivé avec son arsenal de loi et de justice et que tout ce qui semble l’intéresser c’est de se remplir les poches sous prétextes que n’importe qui a sa place ferait la même chose, là je me sens interpelé et outré. ——-
    Ohhh la! D’accord à 200% et il n’est même pas utile que j’y ajoute quoi que ce soit!

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