DEMAIN JUILLET, DÉJÀ ?

Eh oui, juin s’en va. C’était le 24 et, d’une oreille, j’entendais à la télé festive un Guy Lepage qui déraillait souvent, je regardais le vieux surdoué de Morin-Heights (Robert Charlebois) s’égosillant : « Ça arrive dans les manufactures, les deux yeux farmés bin durs… ». D’une autre oreille, par les fenêtres ouvertes de ce soir humide, entendre  les pif, paf, pouf du ciel illuminé derrière la plage publique. Voir les zébrures colorées entre mes hauts sapins. Adieu aussi —un peu fastidieux— feux d’artifice, toujours semblables partout.

Et adieu donc juin, tu peux t’en aller va.

Oh, ce jour tout récent : ce combat archi violent qui éclate si soudainement, ma Raymonde sursaute. Notre majestueux monarque fourré de pourpre, chat de Voisine Blondinette, vient de bondir sous la fondrière —la canopée— de mes hauts sapins. La proie ? Un roux suisse fou de peur. Broussailles agitées, course éperdue avec jets de vent, ça remuait fort dans l’ombre.

La chasse toujours !

Revenant de mon indispensable Calumet (journaux, magazines) qui aperçois-je déambulant d’un pas lent dans une lumière matinale éblouissante. Silhouette squelettique dans la rue Valiquette. Un ermite ? Un sage ? Il est sans âge précis ! Un anachorète sorti d’une secrète grotte adèloise ? Dos voûté, poitrine tordue, comme jeune de visage, inquiétant mais radieux. Fantôme d’un draveur mort ressuscité ? Le spectre d’un exilé (Un Canadien errant ?).

Je l’aperçois parfois, rarement, qui regarde nulle part et partout, avec sa besace (contenant quoi ?) usée, ses vieilles savates élimées. Il va où ? Autour de lui —anachronismes—  glissent les voitures modernes, vaquent les gens pressés et bien mis. Cette sorte de vagabond ne ressemble pas aux itinérants familiers de la métropole. Une sorte de dignité les rend presque imposants. L’aura d’une espèce de… prophète ? Ou d’artisan au métier disparu. Qu’en sais-je ?

Oui, juin qui débarrasse déjà… hum, c’est le signal : l’été va filer, comme toujours, trop vite. Déjà le fougueux quarteron de tondeurs de pelouses est encore pour raser l’herbe trop chevelu ! Hydrothérapie pour ma cuisse opérée, je me jette à l’eau et je fais la planche au soleil. Ce jour-là et passent, comme robots, deux nageurs de fond. Bizarres marsouins au souffle prodigieux qui traversent —crawl lent, bien rythmé— tout le lac. Surgit un vaste pédalo citron d’une forme inédite. Progrès ? Deux rameurs —à quatre pales bien noires—  dans un bien rouge kayak. Soudain  tournoient au dessus de ma tête, de vibrantes libellules. Mini hélicoptères aux ailes très énervés. Deux grosses bien accrochées une à l’autre zigzaguent l’air. Enfants, dans le champ vacant, pas loin de la Casa Italia, nous disions :  « Regarde, un mariage! »

Quel beau jour de paix mais, je sais, je sais, ça va mal pour les travailleurs de la Poste Royale et pour ceux Air Canada. Bien plus mal encore pour les Libyens révoltés et, en Syrie on abat les émeutiers dans les rues. La mort partout et notre impuissance. Pauvres Palestiniens de Gaza blocusé… et quoi encore ?

Ici ? Faits divers : une vieille dame solitaire, exilée d’Écosse, trouvée assassinée. Mais l’inondation en Richelieu s’achève enfin. La vie en notre occident paisible s’avance en paix. Mais… ce mariage de libellules qui vient virevolter juste au dessus de ma tête ! J’aime pas. Comme tous les enfouis dans le petit bonheur, je me suis dit : si c’était vrai ?,  si c’était vrai que ce sont… de vilains crève yeux ? J’ai plié ma chaise, j’ai quitté le rivage.

 

 

ENCORE LES POLICES EN BASSES LAURENTIDES, À OKA ?

Oka c’est pas si loin, en basses Laurentides, avec ces si jolies collines et ce lac immense.  Jeune, villégiaturant à Pointe Calumet, voisine d’Oka (qui veut dire en iroquoien : « poisson doré »), c’était ces excursions en vélo…ô champêtre rang Ste Germaine !, vers le St-Benoit de Claude Léveillée. Ou l’achat des fromages des Trappistes, qui puait tant et goûtait si bon). Ados, nous allions louer des vieilles picouilles à une piastre de l’heure, chez les Gabriel. Équitation d’amateurs dans les si beaux sentiers de la vaste pinède. Vaste projet des Sulpiciens du village pour retenir le sable qui déboulait des collines, envahissant les rues d’Oka. Peut-être vers 1800 ?

Premier job d’été ? Là, à Oka, waiter au « Baronet », petit hôtel de luxe. Édifice, disait-on, saisi par l’État vers1940, car la propriété du riche Baron Ampin. Qui avait de fastes projets «  immobiliers »  —après Ste Marguerite—  pour ce coin des Deux-Montagnes et qui fut soupçonné de « collaboration » avec les Nazis maudits.

Bien plus tard, un innocent coco, maire d’Oka, projetait d’agrandir un golf. Un lieu empiétant sur un terrain qu’on disait « amérindien ». La crise éclate. 1990. Moi, quittant TQS, je viens d’entrer avec Paul Arcand sur CJMS-tous-les-matins. Je me dis que Léveillée, Vigneault et surtout Gratien Gélinas vont collaborer à mes commentaires sur les…sauvages de leur région. Non. Pas du tout. Leur silence prudent. Niet ! Rien ! Pas un signe de vie, mon trio ne répondra pas à mes coups de fi. Oh, les vilains artistes peureux !

Boubou-le-mou et son ministre « Chiachia », va dialoguer volontiers avec de louches meneurs. Qui se disent des Warriors. Avec, oui, des encagoulés ! Quand à moi aux micros du matin, j’ai vite bien compris que furent manipulés et trompés et entraînés, de braves, bons et gentlls  Amérindiens d’Oka ! Victoire de la « pègre Rouge », que l’armée froussarde —et la police-SQ peureuse— laissera fuir. Profitant du coco maire, ils organisèrent le soulèvement. Venus, tous, de Saint- Régis, cette « réserve » qui fait encore les manchettes des temps-ci, qui est  commodément à cheval sur trois frontières ( Québec, Ontario et surtout USA) pour leur payant commerce des armes, du tabac, des alcools et de  la drogue.

Plein d’artistes de mon UNION, sensiblards et nuls en questions politiques, se firent les complices de ces dangereux pégrieux, allant même en défilé à Oka-la-martryre, André Lachapelle en tête de ce stupide  cortège, pour porter du maïs aux « pauvres » otages ! Je rigolais ferme. Les nobles machines internationalistes (du genre aveugle). Le Noir « monseignor » Tutu, en tata inouï, garni de pourpre joignait cette racaille de Rouges. Une farce ! Nous étions en 1990 tous devenus des affreux Québécois, des racistes immondes. Les médias anglophones s’y jetèrent comme toujours. Ne pas oublier :  en 1990, à Saint Régis, les maffieux Rouges devaient se taper sur les cuisses !  Une bonne part du populo avait tout compris mais pas nos lâches gouvernants culpabilisés par le passé encombrant. Aujourd’hui, en 2011, on a compris enfin qu’il y a des autochtones citoyens tranquilles et de ces « sauvages » intéressés aux trafics clandestins et illégaux : armes, drogue, alcools, tabac. Seul, en 1990, le reporter Robin Philpot avait vu clair. Allez chercher à votre bibio : « Oka, dernier alibi ».

MAROIS DOIT RESTER !

 

Ces temps-ci, on dirait une mode, certains indépendantistes  —intellos, artistes, gauchistes—  éprouvent le besoin de médire sur Pauline Marois en cheffe de parti. Parmi eux, quelques misogynes inconscients. D’autres, des puristes, jouent les rongeurs de balustres (oh oui, il y a des balustres au parti) ou bien sont des grenouilles de bénitiers (oui, oui, il y a des bénitiers au parti). Ces réticents (et des démissionnaires)lui reprochent l’appui à cette loi à propos de l’entente PKP-Québécor versus Mairie-Labeaume au sujet de l’aréna subventionné par l’argent public. D’une bouche on la condamne : « bien laide action électoraliste de Pauline Marois  —populiste et démagogique— pour s’attirer des votes de cette région (les alentours l’aréna-québécor). » C’est de bonne guerre, c’est l’ouvrage inévitable d’un vrai chef de parti bien réaliste de vouloir attirer le plus de votes possible. D’une autre bouche, c’est la complainte vague, floue : Marois n’a pas l’étoffe d’un chef visant la victoire ! Madame Marois a admis avoir eu tort de souhaiter l’unanimité, les démissionnaires devraient effacer cette vilaine ardoise et reprendre la lutte souverainiste. À moins… que ces abandonneurs soient de façon inconsciente comme découragés de bien sentir la faiblesse de l’électorat pour la cause sacrée. Alors ? Dérive, lassitude et ce sera le « lâcher prise » à la mode actuelle. Cela se peut, le nom de la chose ? Un acte manqué.  

Faudrait nous brancher souverainistes grincheux en tous genres. Qu’est-ce que c’est que tous ces « a l’a pas, et mon Dieu qu’elle l’a donc pas »?  Niaiserie. Ces propos folichons s’entendent sur le web —aux réseaux des-anonymes-courageux (facebook-twitters et Compagnie. « À l’a donc pas ! » : On croirait ré-entendre le philosophe-clown André Moreau, ou feu-Roger Drolet à un micro de noctambule ! Moi aussi je serais bien aise d’élire chef un homme ou une femme à la flambloyante personnalité, ultra charismatique, un très adroit tribun aux discours politiques remplis d’envolées lyriques contagieuses. Il n’y en a pas, et cela dans les quatre partis, y compris l’incolore amateur de procrastination M. Legault. Plus terne que Legault, c’est les limbes ! En attendant, vive « une femme » ! Ce serait une formidable « première ». Pauline Marois, plusieurs fois en charge d’importants ministères, soutenue en congrès du parti. À 93 %. Marois nous fera une formidable figure politique, qui nous surprendra sans aucun doute.  Certains innocents réclament le bloquiste battu, M. Duceppe. Ils  rêvent debout. Lélectorat québécois vient de le rejeter et violemment et il a été battu dans son propre compté. Moi, je voterai Marois et cela avec une énorme confiance.

 

Claude Jasmin,

Écrivain, Ste-Adèle.

La marmotte du Manoir

Ma vue de la galerie est un jardin de…couleurs, Nelligan: du blanc et du mauve, ô lilas !. Pas loin, taches d’orangé clair, sorbier fleur !, et puis du rose, bosquet de chèvrefeuille,  sous ma rampe, mille miniparasols jaunes, le  mahonia, au sol, paquets bleus de forget-me-not ! Tout ça pour quoi ?, pour quinze brefs jours ? Hélas ! Revenant d’une soirée théâtreuse ( à cause de Raymonde, folle des scènes !), en visite chez Claude, l’aimable bibliothécaire du « Manoir d’Outremont », que vois-je par les fenêtres de la salle à petit-déjeuner ? Elle, oui, ma Donalda. Là, en ville, ma grosse marmotte dodue qui trottinait vers un boardwalk du jardin ! Non, je me trompais, elle a les yeux noirs, la mienne, à Ste Ad, a les yeux gris ! Ouf !

Mais, un matin récent, urgence, me voilà en ambulancier d’occasion et je conduis à Ste Agathe ma mie —un accès d’asthme ! Consultation efficace. Remède. Fin. Ouf!, elle va mieux. L’attendant au parvis, il y avait là, un rocher noir, une pierre lugubre, sombre anthracite et qui bouge ! Qui a des ailes qui se lèvent : c’est un immense corbeau parké dans le parking et qui me nargue, gros comme un veau, qui s’immobilise, paquet de suie sale, il m’observe de son louche regard, quand je m’en approche. Un duel en vue ? Un jeu vidéo ? Hitchcock au secours ! Je fonce sur le big-shot et enfin il ouvre ses parachutes de charbon, s’envole loin de l’hôpital. vers le nord-ouest.

Quel bouquet mirifique dehors. Bon. Je rentre retrouver ma « tousseuse ». Qui me dit, regarde encore, notre famille canardière qui surgit sur le quai ! Qui disparaît, reparaît !

Coup de fil : mort de mon voisin, le gras juge B. Qui nous saluait à peine. Adieu « votre- honneur » ! Mort de Léveillée, venu de la petite patrie, rue Drolet et De Castelnau. Un coup au coeur.

Être vieux, handicapé mais recevoir l’aide d’un fils. Merci Daniel. Venu de son lac Doré (Val David) au Rond, dix minutes. Voir au radeau, au quai, à une haie, à la chaloupe et au mobilier de jardin. Juin bien installé et cette jambe droite comme ankylosée, zut !

Marielle, ma documentaliste de Rosemont-la-neuve, ma sœur, qui  dit « non à Ogunquit », cette saison. Oh ! Devoir refuser la mer où l’attendait Nicole, mon autre révérende sœur. M’expliquant « Peau fragilisée et fini le soleil et la plage ».

Pour mes lecteurs de « Branches de Jasmin » attachés à mes cinq ex-gamins : le jeune prof de musique, Gabriel, part pour le Neptune d’Ogunquit, Simon est parti mission  commerciale… loin, au Qatar ! Sédentaire, mon Laurent défie le monde des pixels et autres effets électro-magnétiques (un monde que j’ignore) au carrefour Angus, rue Rachel. Le « littéraire » David, écrit à Bogotà, en Colombie où la vie coûte si peu ! Enfin, l’étudiant Thomas en vacances, via-les-aubaines-internet, voltige de Berlin à Rome, de Barcelogne à Louvain-la-neuve ! « Et moi pauvre de moi… » comme chantait feu Bécaud, je convalescence, pénible sort, fait du vélo-sur-place et du tapis-marchant au gym du centre commercial…avec quatre écrans de télé au dessus du visage ! À plaindre non ?

Il y a mon bonheur et plaisir, cette chronique et…la lente ponte d’un neuf roman («  La mante juive ») qui veut narrer un bien mauvais souvenir de jeunesse quand je me suis sauvé peureusement d’Anita K., une si jolie jeune juive sauvée miraculeusement des fours crématoires… réfugié à mon « École du Meuble ». Parution en décembre, probable, si… mon petit camarade Claude Léveillée n’insiste pas pour m’avoir à ses côtés au Paradis promis ! Eh !

ADIEU CLAUDE…L’ENDORMI !

La radio. Jeudi matin. Mort de Claude Léveillée. Oh merde !

Mon petit camarade de la rue Drolet qui s’endort à jamais. Bon voyage cher Claude dans le royaume espéré, éthérisé,  des esprits. Enfant, à l’école, Claude était si poli, si sage, si… sombre. Déjà ! Gamin, au Marché Jean-Talon, aux magasins de la rue St-Hubert, au kiosque à musique de fanfare du Parc Jarry, il montrait le petit bonhomme « qui se salit jamais », presque trop bien élevé qui passait devant chez moi, le dimanche après-midi pour les films du Château ou du Rivoli.  Imprévisible ce trépidant compositeur qui va éclater souvent avec fureur, avec des musiques impétueuses, oh oui !

Deuil donc dans « notre » petite patrie. Triste, je fais jouer «  Mon rideau rouge…la vie, la mort, l’amour… », sa plus belle chanson, à mon avis. Claude souriait rarement, je ne le voyais jamais rire. Je lui en fis la remarque un jour dans les coulisses de Gratien Gélinas, répétant un Achard monté par le fougueux Buissonneau, « Les oiseaux de lune » (Claude était un fort bon comédien aussi), il me dit : « Je ris par en dedans ».  C’était un créateur grave, sérieux, un Guy Latraverse le dit. Claude portait un masque comme de tragédien. Un mystère.

Un bel été, circa 1985, répétant son rôle dans « Les noces de juin » à la Maison Trestler de Dorion, il me suggérait de rédiger un pageant populaire à l’ancienne, « Claude, un grand chiard populaire sur le parvis de notre église Sainte Cécile, une sorte de sons et lumières bien nostalgique »… où il inventerait des musiques inédites sur un tas de tableaux racontant « la vie » dans les années 1930 et 1940. J’avais dit oui. Le temps passe. On vaque à ceci et à cela.

Ö Claude, toi mort, toi, bel arlequin sur ton cheval blanc, cher endormi,  un autre rendez-vous qu’on a pas pris le temps d’attendre…

Claude Jasmin,

écrivain, Ste Adèle.

LULU-LA-CANNE, MONARCHIE ET HARPER ÉLU !

Le député de Mercier sur le Plateau a du cran et parle franc. L’unique élu de Québec-Solidaire et Iranien d’origine ayant choisi le Québec n’a pas froid aux yeux. Il a voulu ouvrir les yeux de Lucien l’unijambiste, ex-chef patriote du « OUI » de 1995 devenu le vulgaire publiciste stipendié d’un lobby de creuseurs de puits (à gaz). Le vaillant député a aussi condamné les dépenses de l’État pour la visite estivale d’un rejeton —et sa femme— de sang bleu britannique. Race de parasites, dit-il avec raison. Les amateurs du Paris-Match à noces royales grognent.

On comprendra donc que le détestent tous les demi assimilés du Québec, nos colonisés, nos aliénés, nos déracinés. Il y a longtemps que nous serions une nation (Harper dixit) avec un pays si nous ne traînions pas ce boulet de peureux parmi les nôtres. Car sur dix francophones québécois, il y en a six qui disent « oui » et quatre « non », ces derniers, arriérés,  pissent dans leur culotte, vénèrent leurs dominants. « On a pas besoin d’une patrie », brament ce troupeau de couards. Juste bon pour les 250 nations de l’ONU; ou pour Israël. Fragile patrie juive, exemplaire, menacée mais qui fait montre d’un patriotisme ardent, que l’univers occidental admire; dont cette résurrection de leur langue, l’hébreu.

À ces étrangers —toujours épatés, renversés par notre fabuleuse résistance— que je croise parfois et qui ne comprennent pas les défaites de 1980 et de 1995, eh bien, j’explique  que nos quatre franco-branleux (sur 10) se joignent aux anglos-québécois, francophobes, aussi aux émigrants qui ne s’exilaient pas au Québec mais au British North America. Au dollarland.

Mais, ô joie !, j’explique aussi que cela va s’achever. Que les Canadians viennent de constater ( une première utile au fond) qu’ils peuvent désormais gouverner sans le Québec. Voyez la victoire historique de Harper, majoritaire, Une  situation impossible jadis. Plus utile encore à notre combat patriotique, ces fameux « résistants » n’auront plus aucun poids sérieux bientôt au Parlement fédéral. Déjà on a glissé de 50 % et plus encore en 1867, à 40 %, à 30% et je pense bien que nous sommes rendus dans le 20 % ou pas loin. Nous seront un jour… quoi ?, 15 % et puis 10% de la population du Canada. Ottawa va rajouter des comptés (c’est annoncé) et la nation québécoise —aux communes— sera insignifiante aux moments des votes, pas plus importante que les Ukrainiens, les Arméniens, que sais-je. Voyez-vous ben l’avenir du côté du Canal Rideau ? En noir pour les fédérastes. En rose pour les patriotes. Ouvrons les yeux, avec ce Harper tant détesté par nous mais triomphant au bord de l’Ottawa River, l’année  2011 marque un tournant annonciateur de liberté pour nous. Ce sera à jamais la-fin-de-la-face-laide of the Queen aux piastres et aux timbres, au Pays de Québec.