LULU-LA-CANNE, MONARCHIE ET HARPER ÉLU !

Le député de Mercier sur le Plateau a du cran et parle franc. L’unique élu de Québec-Solidaire et Iranien d’origine ayant choisi le Québec n’a pas froid aux yeux. Il a voulu ouvrir les yeux de Lucien l’unijambiste, ex-chef patriote du « OUI » de 1995 devenu le vulgaire publiciste stipendié d’un lobby de creuseurs de puits (à gaz). Le vaillant député a aussi condamné les dépenses de l’État pour la visite estivale d’un rejeton —et sa femme— de sang bleu britannique. Race de parasites, dit-il avec raison. Les amateurs du Paris-Match à noces royales grognent.

On comprendra donc que le détestent tous les demi assimilés du Québec, nos colonisés, nos aliénés, nos déracinés. Il y a longtemps que nous serions une nation (Harper dixit) avec un pays si nous ne traînions pas ce boulet de peureux parmi les nôtres. Car sur dix francophones québécois, il y en a six qui disent « oui » et quatre « non », ces derniers, arriérés,  pissent dans leur culotte, vénèrent leurs dominants. « On a pas besoin d’une patrie », brament ce troupeau de couards. Juste bon pour les 250 nations de l’ONU; ou pour Israël. Fragile patrie juive, exemplaire, menacée mais qui fait montre d’un patriotisme ardent, que l’univers occidental admire; dont cette résurrection de leur langue, l’hébreu.

À ces étrangers —toujours épatés, renversés par notre fabuleuse résistance— que je croise parfois et qui ne comprennent pas les défaites de 1980 et de 1995, eh bien, j’explique  que nos quatre franco-branleux (sur 10) se joignent aux anglos-québécois, francophobes, aussi aux émigrants qui ne s’exilaient pas au Québec mais au British North America. Au dollarland.

Mais, ô joie !, j’explique aussi que cela va s’achever. Que les Canadians viennent de constater ( une première utile au fond) qu’ils peuvent désormais gouverner sans le Québec. Voyez la victoire historique de Harper, majoritaire, Une  situation impossible jadis. Plus utile encore à notre combat patriotique, ces fameux « résistants » n’auront plus aucun poids sérieux bientôt au Parlement fédéral. Déjà on a glissé de 50 % et plus encore en 1867, à 40 %, à 30% et je pense bien que nous sommes rendus dans le 20 % ou pas loin. Nous seront un jour… quoi ?, 15 % et puis 10% de la population du Canada. Ottawa va rajouter des comptés (c’est annoncé) et la nation québécoise —aux communes— sera insignifiante aux moments des votes, pas plus importante que les Ukrainiens, les Arméniens, que sais-je. Voyez-vous ben l’avenir du côté du Canal Rideau ? En noir pour les fédérastes. En rose pour les patriotes. Ouvrons les yeux, avec ce Harper tant détesté par nous mais triomphant au bord de l’Ottawa River, l’année  2011 marque un tournant annonciateur de liberté pour nous. Ce sera à jamais la-fin-de-la-face-laide of the Queen aux piastres et aux timbres, au Pays de Québec.

8 réponses sur “LULU-LA-CANNE, MONARCHIE ET HARPER ÉLU !”

  1. À mon avis, le motif de séparation « L’identité québecoise, nation distincte »,
    n’était pas le bon. La véritable corde sensible : l’argent.
    En deux mots : Impôts et taxes. Ces deux mots auraient touché tout le
    monde : fraîchement débarqués ou non.
    Tout le monde sait que 62% de la population du Canada est regroupé
    dans deux provinces : Ontario et Québec…..Les deux vaches à lait du Canada ou Péréquation de merde.!….même signification.

  2. De mémoire, suffit de proposer des conditions financières avantageuses pour faire taire l’esprit nationaliste des plus ardents défenseurs.
    Belle affaire aussi, que le Bloc prenne une pause (non voulue dirons-nous), comme ça, sans ce parti sans ambition autre que provinciale, nous serons gouvernés par des «étranges» comme disait Rosanna, des étrangers à saveurs d’autres cultures, ce qui ne manquera pas, espérons-le de nous agacer assez pour que nous ré envisagions une fois de plus de voir le Québec comme un pays. Mais peut-être que c’est trop facile pour être concevable…
    Et quand je pense à cette nouvelle députée NPD qui n’avait jamais mis les pieds dans son conté, certaine d’avance de ne servir que de prête-nom. On va loin avec ça aux commandes…
    Pourtant il y en a qui pourrait prendre les commandes, j’en connais, mais comme ce n’est pas assez payant et que le défi est de taille, peut-on leur reprocher leur décision ?
    Facile de le dire après-coup, mais je persiste à croire que si René Lévesque n’avait pas fait dans son froc lorsqu’il a réussi à faire élire un parti souverainiste à la tête du Québec, ça fait longtemps que ça serait fait, mais non, une fois rendu à la seule place où la décision pouvait se prendre, il a tété 2 référendum. Mais pourquoi donc ? Y a personne qui savait que le PQ était indépendantiste ?
    Québec solidaire ? Pourquoi pas, puisque le PQ traîne de la patte et n’est pas à la hauteur de sa propre histoire.

  3. 2e Envoi

    @Pierre Simard

    De temps en temps, j’ai le même problème oncernant mes commentaires.
    « Je ne vois pas de commentaire en attente »
    Et quelques jours plus tard, mon premier et deuxième commentaire
    apparaissent, sortant des limbes ou du purgatoire.

    1. Il peut arriver que le webmestre (bénévole) s’absente quelques moments de son ordi et que l’étape de validation (bien nécessaire) soit retardée. Il arrive aussi que le webmestre ne publie pas un commentaire quand il ne s’agit d’une publicité vers un site sans rapport à l’article de Claude Jasmin.
      Marc Barrière- le webmestre

  4. Quand l’ex premier-ministre a un prix et que la populace s’entiche du jet-set british on ne peut plus espérer à autre chose que « rentrer » ses chaises ; fermer sa porte et attendre que l’orage passe. Il me semble qu’on ne fait que cela attendre au Québec. Attendre les conditions gagnantes, le contexte économique favorable ,que la masse soit prête…
    Je souhaite seulement que le cimetière attendre un peu lui aussi.

    M-a Messier

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