MÉPRIS, RACISME, POISSONS ROUGES !

Beau matin encore, si beau soleil et découvrir le noir mépris envers nous tous, Québécois, quand un émigrant libanais d’ici, devenu, ici, un auteur choyé et bien installé s’ouvre le cœur, en France, à une émission culturelle. Le confus mais doué dramaturge, le Mouawad, nous fustige tous en nous décrivant à cette télé comme une nation d’arriérés mentaux qui crache sur les intellos, la pensée, les idées et le reste. C’est aussi dégueulasse que les écoeuranteries colportées sur nous tous par Mordecaï Richler ! Ça fait mal mais me voilà un peu calmé, en canot avec ma mie («  envoyons de l’avant nos gens »)  découvrant plein de jolis poissons rouges tant du côté est proche de la plage publique qu’à l’ouest face au Chantecler. Belles taches mouvantes d’une lumière érubescente et qui console un peu des noirceurs colportés par l’auteur tant fêté, devenu raciste.

Un samedi magnifique, souhaiter montrer ces soucoupes rouges joyeuses à un Antoine, deux ans et demi, et voir une barbotte soudain à ses petits pieds. « Il nage pas vie hein ? » Non, ce poisson noir, tout lent,  va crever c’est évident. Le capturer puis le mettre dans une chaudière. Antoine admire sa prise facile. Et puis… « il va pas bien, il faut le libérer, hen ? ». Oui. Remise à l’eau, la barbotte s’éloigne de nous bien péniblement. Dans les eaux grecques, on ramène à quai, de force, des défenseurs de Gaza, ennemis du blocus. Ce territoire palestinien très surveillé par Israël sa riche voisine menacée. Dans « la bande » il y a ce Hamas aux enragés antisionistes et antisémites. Faction qui détient tout un peuple araboïde innocent comme otage !

Comme toujours nous vivons partagés : d’un bord, notre paix, notre bonheur, nos doux conforts; on a envie de rire et de remercier la Providence, mais, de l’autre bord, ces actualités : la laide bave « théâtrale » de Mouawab, les innocents secouriste en bateaux retenus militairement au port d’Athènes. Pas loin d’ici, à l’heure où j’écris, un jeune assassin, un savant médecin,  meurtrier de ses deux enfants innocents, attend… un sort effrayant. À Paris, une jeune reporter-auteure se décide à faire payer en cour de justice un « vrai chimpanzé en rut » (dit-elle) qui voulait la « sauter » …il y a huit ans ! Soudain, revoir le gros chat pourpre, Valdombre,  qui s’étale en rond,  paressant au soleil sur la table de pique-nique. Ma Raymonde qui fait des balounes —avec un petit calumet— pour amuser Antoine.

Antoine parti chez lui à Fabreville, au petit matin, mon flotteur de foam autour du cou, apercevoir de nouveau, émerveillé, ces rouges poissons d’une telle si luminosité, quasi translucides !  Merci de cet ensemencement, merci pour la beauté sans-cœur qui videz votre aquarium au moment de déménager chaque fin d’été ! Mais Pauline ma voisine, une incroyable jeunesse de 85 ans :  « Claude, est-ce bon ça ? Dangereux peut-être pour notre faune aquatique ? » Toujours se questionner. Est-ce vrai ces fêtes sexolistes de prêtres homos échangistes au Vatican ? Bien vraies ces tueries en pleines rues de Damas la Syrienne ? Vrai, l’artiste Mouawab en cracheur d’un venin furieusement anti-Québécois, dit Patrick Lagacé. Envie de se boucher les oreilles mais pas les yeux car, rue Richer, un tout jeune raton-laveur grignote avec tant de véhémence un bout de bois… qu’on dirait un castor ! L’effrayant despote Kadhafi sera-t-il un jour traîné au tribunal des tyrans ? La vie est si belle l’été. Une envie de fermer la radio, la télé, de ne plus lire les gazettes, tiens !

 

 

3 réponses sur “MÉPRIS, RACISME, POISSONS ROUGES !”

  1. Des envies bien partagées car parfois, entre les dégueullaseries télévisiées, radiophoniques, écrites ou informatiques, les homo sapiens que nous sommes, nous donnons de l’humain une bien pauvre image face aux yeux divins, si tant est qu’il en soit.
    Qui donc a parlé de ce brave monsieur qui s’est précipité pour retenir une vieille dame qui avait décidé de traverser le boulevard achalandé, là tout simplement ? Et bien d’autres qui qui n’auront ni réponse ni écho. Oui il est grand l’humain mais il est capable des pires sottises.
    Exilé de mon pays bleu robervalois, je cherche encore une plage sablonneuse, Ici, les plages de garnottes piquantes pour les talons font l’affaire et quand ils parlent des plages sablonneuses, ils parlent USA. Une tite virée à St-Gédéon, à Metabetchouan, à Chambord, à Roberval, à Dolbeau, à Vauvert, à Pointe-Taillon, ça ce sont des plages de sable fn, parfois blanc, parfois noir, rouge, ocre et encore…
    Bon été, la piscine m’appelle.

  2. @Claude Jasmin
    Si on pouvait insérer une musique de fond à votre texte, à mon avis, celle
    qui conviendrait le mieux serait « Le Vol du Bourdon » « The Flight of the
    Bumble Bee ». Une pièce musicale que j’adore, au piano ou au violon.

  3. Le continent qui contient le plus de racistes est l’Afrique. Les morts se
    comptent par millions. Alors, un ressortissant récent, de ce continent, qui vient profiter de notre système de santé et qui colporte de tels
    commentaires remplace, pour nous et à prix fort, les laxatifs courants.

Répondre à Maurice Lalancette Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *