CE CANARD AU COU TOUT VERT

Tour du lac en canot. Nous chantonnons : « Envoyons de l’avant nos gens.. » Jamais un chat dehors devant tous ces gros chalets du côté ouest et nord. Bizarre non ? De notre côté, la vie : avec Nicole, Maurice, Pauline, Marie, Pierre et Jean-Paul, du monde au rivage quoi. De la vie. Mais, pas loin,  jamais personne chez ces « Arabes » et leur si beau domaine. Mystère ! Placement ? Spéculation ? Plein de nénuphars sous le canot, que de boutons jaunes, et plein de « ouaouarons », ça gueule ! On rit. Oh, un couple, lui, beau colvert fier, ouvre le chemin d’eau. Elle le suit. Plus tard, on va les voir en mode « pause » couchés sur mon radeau. Au retour, la familière maintenant et magnifique famille canardière. Sept tout petits bien dociles, et la maman-canard qui les suit, noble protectrice.

Le jeune Bock-Côté, homme de droite souvent capable de  jugements fins, décrète qu’on fera un livre sur le jeune « médecin-boucher » de Piedmont, ce manieur de scalpels et de couteaux de cuisine contre « les deux petits enfants de son infidèle épouse » (oubliant sa paternité à lui par soif de vengeance !) un livre donc qui s’intitulera : « Turcotte. L’oubli du mal » Quoi ? Le mal ? Ce mot énerverait les contemporains déboussolés. Le jeune Bock-Côté semble dire que dès que des psys sont invités à la barre, dame Justice est bafouée. S’enfuit. Que la psychiatrie tue l’individu. Le déresponsabilise. Moi, vieux schnoque ?, je crois aussi au mal. Et au bien.

J’ai vécu assez longtemps –et croisé de vrais salauds— pour témoigner. J’ai vu agir « très mal » certaines personnes au cours de ma longue existence. Oui, il y a le mal. Il y a des gens qui tournent carrément le dos au bien et sont capables d’horreurs, des grandes (Turcotte) et des moins graves. La victime d’un dérangé mental, étudiante en droit, A.-S Fontaine, publie que la non-responsabilité accordée pour « troubles mentaux », est un danger grave pour l’avenir. Le fou, folie dite « passagère », peut récidiver. Elle a peur, son agresseur ayant été remis vite en liberté.  Cher abbé Gravel, inutile d’asperger « d’eau de Lourdes » —mais oui, en 2011, il en a offert,  a-t-il dit,  à Claude Léveillée se mourant— le possédé par le mal, allons. Le souvent brillant Foglia de La Presse, profitait de « l’affaire Turcotte » pour se livrer à une sorte d’auto confession bizarroïde. Ce surdoué chroniqueur concluait son accès de culpabilisation (il a des raisons ?) par un « nous sommes tous des docteurs Turcotte » ! Quelle bêtise ! Il ajoutait : « Ni sympathie, ni haine. Que la minceur de la cloison qui nous sépare, lui et moi » Diable ! C’est quoi l’amalgame  de Foglia ? Effet d’une conscience bien lourde ! Minute, parle pour toi mon Pierrot ! « Le mal » existe  et ce n’est pas du tout bigoterie d’ancien catho que de l’admettre.

Il y a un « petit mal » très ennuyeux car j’entends sans cesse rue Morin, les tintamarres insupportables des motos. Courses idiotes vers le lac Renaud à l’Ouest ? Je veux bien que l’on conserve nos policiers du village (débat actuel) mais… que font-ils donc, soirs et nuits, face à ces engins aux silencieux détraqués ? Rien. Hélas. De nombreuses autos font ce même boucan d’enfer le jour et par les soirs,  très tard. En pleine nuit aussi. Nous n’avons pas tous la clim et les fenêtres fermées. Un mal évidemment mineur. Quoi encore : le mal est cette « merde » la LOTTO-POKER de Loto-Qu.bec que l’on offre volontiers, pub payée par nos taxes, à des jeunes. Un mal ? Oh oui et un grave. Un président du P.Q, Thériault-Marois, s’en scandalise avec raison. C’est l’État-Maffia, pas autre chose. Leur sempiternel argument ? « Si l’État le fait pas, des pégreleux vont s’y livrer et clandestinement. Belle foutaise !

Je vois soudain une roche, dos rond d’un gris bien poli sur la pelouse. Oh !…qui remue ! Ais-je la berlue ? Non, c’est ma Donalda, chère marmotte qui dormait à l’ombre ? J’approche et cette roche se lève, a des pattes, se sauve en trottinant vers son terrier sous ma galerie…y  a pas de mal !

4 réponses sur “CE CANARD AU COU TOUT VERT”

  1. ====Turcotte. L’oubli du mal====
    Personnellement, je changerais ça pour « Turcotte. L’oubli du mâle »
    Un géniteur qui tue ses enfants n’a jamais été un père.
    ====Minute, parle pour toi mon Pierrot !====
    Emtièrement d’accord avec ça.

    Même les animaux aiment leurs petits.
    Il y a 60 ans, on internait des sains d’esprits et aujourd’hui on relâle des
    fous.
    Deux ans de prison pour un voleur qui s’approprie les économies de toute une vie de plusieurs individus.
    Un scénario de film d’horreur?…. Un cauchemar?

  2. En ajoutant une mangeoire de plus sous mon pommetier, en changeant le grain et en ajoutant du tournesol noir, une myriade de visiteurs inconnus ont depuis peu envahis notre cour arrière, serins, mésange et autres granivores.
    Y a t’il là un point de similitude entre ces faiseurs de mal et la vie nouvelle qui s’installe à demeure quand on sait l’accueillir ? J’ose avancer que oui. Lorsqu’un haut dignitaire catho m’avait montré la porte parce que j’avais choisi les épousailles au col romain, j’ai été picoré à bien d’autres mangeoires avant de trouver la  »sainte » paix intérieure…
    Tout est une affaire de croyance, certains salauds qui semblent l’échapper temporairement, finiront bien par en payer le prix, ici ou ailleurs, maintenant ou plus tard.
    Quand au jeunot de la rue voisine ( hé oui la vie de quartier a ses bibittes aussi), récement, il avait troqué son silencieux pour un  »muffler » importé et toléré, c’est comme si ça lui donne le droit de faire du 100km/hr avant d’atteindre le coin de la rue en réveillant les endormis, en faisant frémir les enfants de peur les enfants de la rue, en faisant jalouser ses chums de gars, en excitant les filles de son âge qui trouvent la chose hot et puis… qui a finalement agacé tant de monde que ti-cul s’est vu offrir quelques contraventions et que son auto est disparue de la circulation. Tout se paye…
    Et quand je jette un coup d’oeil au bassin d’eau que ma femme m’a fait installé sous les grosses branches et que j’y aperçois ce vieux couple de tourterelles pleureuses (rieuses diront certains) s’y baigner, je respire un peu.
    Ce soir, le nez entre les pages qui dansent sous une brise légère je bouquinne.
    Y a de l’espoir, faut juste savoir regarder là où la vie a du sens…

  3. ======Si l’État le fait pas, des pégreleux vont s’y livrer======
    Maintenant que l’État s’est approprié le controle des « machines à sous »
    le rendement de celles-ci s’est très largement amélioré pour…… l’ÉTAT !
    Je le sais, pour avoir jouer dans ces foutus machines « avant » et « après ».

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