CUBA À SAINTE ADÈLE !

Que c’est joyeux une fête au village, n’est-ce pas ? Le théâtre de plein air, néo-grec simplifié, amène en week end de joyeuses foules dans la Côte Morin. Encore, samedi dernier, mon voisinage tout rempli de badauds. Les terrasses des restos (La Chitara, Luau, Del Forno, Café citrus) bien remplies. Des rires, des appels, des cris parfois, tout le monde se dirigeant vers les gradins de pierres et de pelouses, qui avec un petit siège pliant, qui avec ces chaises de toile s’ouvrant comme un parapluie, qui les mains nues, acceptant de n’avoir aucun dossier. Dans l’air de ce beau soir, une gaieté palpable. On s’y rend le cœur ouvert, tout pacifié, tout disposé à sociabiliser un brin avec des inconnus.

J’y ai vu une très vieille dame en forme splendide guidant deux gamins aux yeux bien grands. Aussi un couple de Latinos, déjà remuant, fringant, très disposé à remuer sur place, lui tient, juché sur ses épaules, un tout petit garçon, noiraud adorable aux yeux espiègles. Puis une sorte de prophète aux très longs cheveux gris, barbu, qui se cherche un coin parfait, héite, traverse une allée, avance, recule, finit ps se nicher entre de jolies filles aux robes fleuries.

Des fillettes courent, rient très fort, pas loin des garconnets se lacent des sacs vides gonflés…se font rappeler à l’ordre par une jolie policière au bec pincé. Un peu partout des couples s’amènent s’assoient, se sourient, se collent les têtes, attendent… Sommes-nous mille ? Ma foi oui. Davantage même peut-être. Sainte Adèle reçoit des musiciens cubains.

Les voilà, ils s’installent. Hélas, la scène du petit orchestre semble l’arrière d’un vulgaire camion avec ses bâches de plastique. Les éclairages seront simplistes, flous, comme improvisés. Cuba-la-pauvre ? Ou La Sainte Adèle à Séraphin. On devrait planter des sapins —c’est pas cher— comme arrière fond car la vue d’édifices quelconques derrière cette scène pire que rudimentaire appauvrit encore davantage le plateau de nos invités. Ça n’est pas long que l’ambiance toute « cubaine », antillaise, se réchauffe, s’anime, défilent les samba, rumba, tango, chacha ? —je ne connais pas — vont faire branler du chef nous tous, les assis. Des moniteurs de danse, engagés à une école de Saint Jérôme, au pied de la scène, invite à danser. Certains y vont avec enthousiasme et danseuses et danseurs anonymes font bien voir, ici et là, des habiletés corporelles aux rythmes endiablés

Puis le soir descend et sa noirceur augmentera peu à peu  l’allure de Fête-au-Village. C’est d’un gai. C’est mieux, plus libre, plus chaleureux que ces fanfares militaires —via la fondation Campbell, toujours active en métropole— quand nous allions, concerts gratuits là-aussi, l’été au kiosque de parc Jarry. Ainsi chaque samedi soir Le parc de la famille, une création de l’ex-maire Cardinal, devient un heureux et fougueux rassemblement de nos gens, et de leurs visiteurs, ah oui, très apprécié. On dit souvent « Sainte Adèle, magique », ces soirs-là c’est plus vrai que jamais !

 

 

 

Une réponse sur “CUBA À SAINTE ADÈLE !”

  1. Pareille affaire du côté de St-Jean-Port-Joli où nous avons campé en famille quelques jours, un parfait voisinage avec des étrangers, et dire que mon voisin de terrain demeure au même village que moi, à 5km à peine et que je ne le connais ni d’Adam ni d’êve.
    Et que dire encore que ma Guylaine et moi avons passé une splendide soirée de rire et détente au Théâtre de la Roche à Veillon.
    De jeunes acteurs bourrés de talents… http://www.rocheaveillon.com/
    Et puis chez nous les rues débordent de visiteurs pour le Festivent, festival que je boude depuis les 6 années que nous habitons ici, comme si mon sang de Bleuet ne réussit pas à s’incruster dans le ryhtme.
    En tout cas…

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