EN FINIR AVEC LA GROSSIÈRETÉ ?


Il faut réagir. Il y a abus. Une effronterie d’une grossièreté intolérable à la télé : les émissions sont de plus en plus hachurées, découpées, interrompues  par les « MAUDITS COMMERCIAUX ». Attention, je ne suis ni ronchon ni bougon et j’admet qu’il y a parfois d’utiles informations dans les publicités télévisées; quand je songe à m’acheter un BAR-B-Q, une auto (c’est mon cas) ou une tondeuse, je suis content de décoder ces messages. Cependant c’est devenu une plaie toutes ces interruptions. Sans cesse. Le temps  est venu pour le CRTC d’interdire carrément les interruptions intempestives dans le cours d’un feuilleton télévisé. Ou d’un film.

Imagine-t-on que l’on tolérerait des impertinents effrontés qui nous couperaient la parole sans cesse pendant qu’entre parents, amis ou voisins, l’on raconterait une histoire, un récit, un fait survenu dans notre vie ? On remettrait vite à sa place pareil mufle. Que l’on installe toutes ces publicités —regroupées— en début et à la fin d’un émission. Le CRTC doit civiliser la pub, faire cesser cette pluie polluante et incessante des « commerciaux », c’est devenue insupportable tous ces appels à acheter —criards à la Brault-Martineau— qui découpent effrontément, mettent en charpie, un téléroman. Ou un  film.

Une boucherie sans vergogne que ce saucissonnage impétueux des propos d’un(e) créateur. Les contenus des auteurs méritent du respect et, vite, le CRTC doit réglementer cette foire visuelle marchande devenue anarchique. Si le monde commercial ne sait pas vivre, le CRTC, police nécessaire au service des citoyens, doit émettre cette simple  consigne : les annonces à la télé ? Oui, au début et à la fin d’une émission.

     Avant ou après, jamais « pendant ».

Les valets fainéants du CRTC à Ottawa, sont d’un service public, sont payés par nos taxes. Vont-ils nous défendre et respecter l’ouvrage du créateur ? Le CRTC est-il au service des marchands, en veule associé et pleutre ? J’ai compté l’autre soir vingt cinq (25) publicités durant une heure d’émission ! Cinquante « spots » (50 ) soi disantes « pauses commerciales» durant un seul film. C’est monstrueux ! Protestez citoyens méprisés, envoyez votre « appel à la civilisation » des ondes, partout, via les sites sociaux du web, aux tribunes libres (radio, télé ou presse). Criez avec moi : « Il faut réglementer la publicité à la télé. » Je le répète, je ne prêche pas pour sa disparition des ondes, non, il y a un intérêt normal à la pub qui  peut renseigner si on cherche une maison, un lave-vaisselle, un divan ou des stores, ces messages —parfois bien conçus, parfois avec humour— doivent être diffusés AVANT ou APRÈS un contenu. Que ce soit un long métrage ou un court métrage de quinze minutes.  C’est clair, simple, normal, poli, raisonnable. On ne coupe pas le sifflet à des gens qui dialoguent, qui conversent, qui causent ensemble racontant un drame ou un bon moment vécu. Ça ne se fait pas, paresseux CRTC.

Ce conseil de surveillance des ondes —domaine appartenant au public—  va-t-il montrer qu’il a une colonne vertébrale ou va-t-il  laisser se continuer l’orgie des messages commerciaux ? Va-t-il encore longtemps autoriser cette grossièreté, chapeauter impunément ces effronteries ? Avant sa mort, scandalisé, excédé lui aussi, Federico Fellini, cinéaste de génie, tenta d’initier un mouvement mondial en ce sens. Hélas, Fellini, devenu vieux,  n’a pas eu l’énergie d’organiser ce boycottage mondial. Et nous tous, si on s’y mettait ? Le Québec pourrait être le lieu de départ du mouvement AAPP, « avant et après, pas pendant ». Solidarité, les bombardés de pubs !

DU COQ À… L’ÂME !

C’est l’aube, pas « l’aurore aux doigts de rose » du poète, non, verte ce matin-là. Cinq heure du matin, le store levé, je vois un ciel chartreuse ! Dôme, coupole, bocal, aquarium géant. Puis ce ciel devient de la grenadine et, enfin, de citronnade. Je turlutte : « here comme the sun ».

Voici l’automne. Je vois souvent —au milieu de ma rue— un écureuil d’un blond rare ! Qui se sauve, de qui, de quoi ? Jamais vu dans mes parages tant de blondeur. La veille, étonné devant le téléviseur : voir surgir dans une savane africaine un lion à chevelure… noire ! Lui donnant une allure effrayante. Coq à l’âne : mon sorbier porte tant de fruits qu’il en penche, aller lui poser un tuteur, il va choir ma foi ! Au pied de l’escalier, le mahonia, plus un seul bleuet sauvage, déjà. La voracité des mésanges, des pics. C’est l’automne. Voilà que repasse ce blondinet étonnant. Coursant toujours.

J’ai pu mettre de l’ordre dans ma hiérarchie des poètes de France grâce à « La poésie pour les nuls », un 500 pages signé   (par J.-J Julaud, First, éditeur). Bonheur de relire les premiers venus : Rutebeuf, Villon et Ronsard. Défilent. Rimbaud et Verlaine et Paul Éluard, Robert Desnos, idoles de mon adolescence. J’ai vu aussi mourir le chanteur Jean Ferrat, l’an dernier (par Robert Bolleret, L’Archipel, éditeur) * Cet enfant de Versailles s’exilera en Ardèche, il y sera maire-adjoint, il adorait sa petite patrie adoptive, son village, ses parties de pétanque (et de poker), ses indispensables muses, Christine et puis Colette. Mort des suites d’une profonde dépression à 72  ans. Une biographie qui m’a raconté un orphelin, en 1942, son papa est déporté —juif— en Allemagne. Ferrat débutera en modeste ménestrel à Paris au temps des Félix Leclerc, Brel, Ferré, Brassens. Jean Ferrat mit ses musiques sur les mots du « plus grand poète français du vingtième siècle », Louis Aragon. Celui de « La femme est l’avenir du monde ». Aragon avait tant raison. Ferrat « au bout de son âge », resté un révolté déclare : « En fin de compte, il n’y a d’essentiel, dans cette vie, que l’amour ». Si vrai; j’ai cette chance d’aimer toujours et je la souhaite à tous. Mais ne vous plaignez pas les « sans amour profond »  si vous avez mis le cap, jeune, sur autre chose. L’argent, le succès à tout prix, la gloriole. Ou quoi encore de trivial.

Je suis plongé dans « le récit de vie » de la petite sœur de Fidel Castro ! Juanita Castro rédigea à Miami : « Fidel et Raül, mes frères » (Plon, éditeur), une charge féroce contre son grand frère, vaillant libérateur du dictateur Batista à Cuba puis  métamorphosé en despote tyrannique. Qui fera jeter en prison les esprits libres.

Lire, ma passion et voir courir cet écureuil à poils blonds. Depuis trop de jours un froid novembrien; va-t-en pas cher bel été. C’est l’automne, déjà deux de mes érables se sont maquillés, beaux fards de jaune et de rouge. Ma Donalda marmotte trottine ramassant des je-ne-sais-quoi, En vue des neiges à venir ? Mes gentils canards restent cachés, plus aucun rat musqué sous mon quai, plus de mouffette sous mon perron. Sur mon radeau, un goéland dépose un crapet-soleil. Mort. Tout sec, pour attirer une « goélande » ?

« Que la montagne est belle » chantait Ferrat pêcheur de truites et d’écrevisses, toute la montagne va se travestir. Beau carnaval. Fuit encore ce blond marathonien, de quel croisement génétique peut bien venir son pelage caramel ? Tiens, Lise Payette se lamente —Denise Bombardier, virée de TVA et de la radio-Arcand, le fera-t-elle ?— « on n’engage plus les vieux », dit Lise.  C’est mon cas en radio télé et je sais pourquoi, mes oreilles malentendantes. Rivard chantait : « Ne riez pas de l’homme qui a peur »; jeunes gens ne riez pas des demi-sourds et ne riez pas des vieux qu’on jette,  ça vous arrivera. Je ne courre plus le cachet, je chronique en joie aux Pays d’en Haut et je lis; ce bel « Album Miron », illustre  poète de Sainte Agathe, une centaine de photos dont lui en frère religieux enseignant !

Je guette ce vif blondinet; où courre-t-il, après quoi, après qui ? Son ombre. Les actualités ? Rapport de l’ex-policier, Duchesneau et voici un deuxième « Massacre à la Polytechnique ». Des futurs ingénieurs y deviennent parfois d’affreux corrompus-à-collusions, à politiciens à graisser. Est-ce en vain, leurs cours d’éthique ? Ça pue. Plutôt revoir l’aube chartreuse, puis grenadine,… puis citronnade.

 

*ces livres, gratuits, sont à la biblio toute neuve pas loin du Marché Métro.

 

À MON MAUDIT PEUPLE MAUDIT !

(commentaire sur l’actualité)

Ça y est,. Vous avez lu ? C’est publié, nous, le peuple québécois, on coule. Cela sera concret dans vingt ans. Mais moi je serai mort mon frère. Notre langue française est en train de perdre son long combat national. Qui écrira un requiem pour un peuple maudit ?

Tu as voté « non » deux fois (1980 et 1995) à une patrie normale, mon maudit compatriote. Alors ferme ta gueule et crève mon maudit peuple ! Tu as élu des Bourassa, des Johnson et des Charest, ça fait que tu peux manger de la marde mon maudit. Tu as voulu le confort et la (fausse) paix, tu ricanais et moquais les précieux Dumont, Chaput, Bourgault Lévesque, Vadeboncoeur et Falardeau —en « french pea soup ». Tu te cachais face à nos patriotes,  étonnant le monde enter, tu refusais la liberté en 1980 et encore en 1995. À c’t’heure tu peux brailler toutes tes larmes de crocodile, il est trop tard.

Tu croyais pouvoir t’épanouir, en petit con demi assimilé, avec tes yeux et tes oreilles dévoués entièrement à la culture anglo-saxonne. B’en maintenant va chier mon maudit et mange de la marde. Ne viens pas chialer sur cette louisianisation galopante du Québec, sur le triomphe —dès 2030— d’un autre chiac acadien, tel que parlé… dans notre métropole; à Montréal d’abord. On sombre, on coule. Voilà ton sinistre sort et bien mérité mon maudit.

Dans vingt ans ce sera donc le début de la fin, vient de publier l’Office de la langue et les enfants de mes petits enfants vont chanter « Mommy, mommy… », la claire et douloureuse rengaine de Richer.

Jeune homme d’aujourd’hui,  seras-tu alors un de ces vieux cons qui va mimer hypocritement  la surprise ? Vas-tu jouer l’étonné,  mon maudit ?, toi le mou, le flou, le lâche d’aujourd’hui ?

Il n’y aura plus aucun européen —africain ou asiatique— pour s’émerveiller —comme on l’entendais parfois— oui, s’émerveiller de notre prodigieuse résistance en français dans l’océan américanisé environnant.

À Laval ou à Longueil, de Mont Tremblant à Saint Armand, we will speak english everywhere. Leur « Speak white » aura gagné ma pauvre Michelle Lalonde ! Shut up goddam frenchy ! Mon maudit peuple maudit que je te vois pas jouer la victime larmoyante. « Farme ta yeule  et continue de remplir les stades —Bell et Company— pour la culture du voisin géant, continue de traîner tes savates en consommateur abusé à tous les beaux  comptoirs des amerloques. Zieute, ravi et conquis, tous les envoyés des USA, tout ce qui se montre aux écrans et aux télés made in USA.

Seront morts et Vigneault et Diane Dufresne, Gauthier ou Lapointe; au cimetière de notre ancienne culture, que je te vois pas renifler,  peuple maudit, colonisés volontaires, ni te lamenter au tombeau de Claude Léveillée. Que la presse québécoise se la ferme, elle et ces dociles courroies de transmission des années 2000. Tous ces valets chantres des stars USA.

Speak white please; il sera trop tard pour les regrets mes dames et messieurs à la plume vendue. Aux voyages payés par les majors amerloques. Le temps des remords a passé, misérables serviles publicistes aux crochets d’une fausse mondialisation, écran trompeur du puissant ogre anglo-saxon.

Silence en 2030 ! Silence en 2050 !

Reposera sans paix le défunt sous le monument honteux de la destruction de notre âme collective. Que nos démolisseurs nos fossoyeurs, baignent dans le marécage de leur inaction, de leur passivité. Qu’ils admirent l’ouvrage sordide de certaines de nos élites colonisées. Nous vivions un dernier temps. Celui des aveugles.

Nous allons vivre dorénavant —dès 2030— le temps du pathétique cadavre national french-canadian. Remenber ?  On verra un folklore pénible. Dans un champ vague des Cantons de l’est (East townships ) un nostalgique —descendant de Félix Leclerc— jouera de l’harmonica et puis il chantera « Le petit bonheur », un grand écran montrera les mots en anglais car plus personne ne le comprend.

Quand ça ? En quelle année ?  Vous verrez bien car ça vient, ça vient, mon peuple maudit !

 

Claude Jasmin

Écrivain, Sainte Adèle.

       

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VOIR UN FAMEUX LÂCHE !

Toutes les mères monoparentales vont aller chez Duceppe voir l’acteur Robert Lalonde (formidable)  en gars qui a fui ses responsabilités ? Et tous ces lâches qui ont levé les feutres (comme dit Paul Arcand)face à l’enfant qui va naître oseront-ils y aller ? Je sors d’un spectacle, bien mené par Michel, avec un entrain rare. J’ai eu moi-même, comme tant d’autres, à prendre une décision grave à vingt-deux ans. Je ne me suis pas sauvé. J’ai fait face et j’ai pris épouse. Dans ma famille il y a eu une de mes soeurs qui, hélas, fut la victime d’un tel salaud, un fuyard, pleutre, couard. J’ai pleuré pour elle un certain matin, ayant appris la fuite du lâche.

Allez-y; vous verrez, dans un loft, un fascinant décor de  Olivier Landreville, où vit Tobias, une ex-vedette vieillissante. Oh le jeu fascinant de Lalonde ! Un jeune couple s’y amène . Elle —une Marie-Chantal Perron d’un grand talent— se dit une intervieweuse.  Lui, policier dans la vie, son mari, se dira son assistant. Mais c’est un piège tendu à cet ex-illustre  chorégraphe. Mike —excellent Alexandre Goyette— croit que le vieux danseur est… son papa. Qui a fui. « Un sale läche », va-t-il s’écrier. Oh, grand silence dans la salle chez Duceppe, je vous jure ! Imaginez la tension. Imaginez les péripéties en découvrant les questions piégées du couple et les réponses vaseuses de ce « père-fuyard ». Allez entendre et voir le désarroi de ce fils qui cherche son père, orphelin de mère maintenant, qui va crier sa haine à cette star d’antan ayant choisi « la carrière ». Au diable, ses responsabilités.

« Ma mère, seule, s’est échinée 40 ans durant pour se débrouiller et assurer ma vie ». L’auteur, Stephen Belber, nous a tricoté un suspense qui conduit à des scènes émouvantes. La jeune épouse de ce « fils sans père » se fait volontiers complice de son jeune mari — car sa quête du père pourrit sa vie. La violence habite ce garçon abandonné à la naissance, « ma vie sexuelle est abolie », va-t-elle avouer au carriériste hédoniste. Menteur, l’ex danseur-étoile va tout faire pour taire la vérité, parlera des années folles de 1960 et ’70, du hippisme, des mœurs libres, de la  bisexualité à la mode en son milieu, etc. Peu à peu, ce bohémien new-yorkais —qui conserve ses ongles coupés dans un vase !, qui se tricote des chandails colorés !—  ce fuyard de toute paternité se fera démasquer. Le vieil homme, en fin d’interrogatoire torturant (ils en viennent aux coups !), demandera pardon, sera vraiment navré, se montera absolument désespéré. Un irresponsable (mères monoparentales, oui, ils le sont tous !) qui regrettera amèrement l’abandon jadis de cette belle jeune danseuse, partenaire de danse et amante.

Comme la majorité des gens, je préfère le cinéma au théâtre. J’y suis entraînée régulièrement par une compagne de vie très « théâtreuse », mais,  je dois l’avouer, lorsque c’est bon au théâtre, il n’y a rien, absolument rien, pour battre ça. Tenez, seulement cet étonnant jeu corporel, inouï, de Robert Lalonde (le papa indigne), est une merveille. Lalonde s’est composé une silhouette frétillante, d’une trépidance cocasse, la souplesse d’un chat effrayamment madré. Son « Tobias » fait montre durant tout le spectacle d’une souplesse (un ex-danseur renommé n’est-ce pas ?) qui émerveille.

Je suis sorti du Théâtre Duceppe songeur. J’ai bien fait de ne pas fuir, une petite fille adorable a enchanté ma vie de jeune homme. Ma sœur abusée a bien raison d’être encore très fâchée de B., « son » cavalier fuyard. Il a bouleversé sa jeune vie. Il l’a obligé à donner son tout petit enfant à la « célèbre » jadis, Crèche d’Youville… tant il y avait de lâches à cette époque. Et de nos jours ? Allez voir ce MATCH chez Duceppe, je vous en prie.

 

L’ERREUR GRAVE DU BLOC ?

Au Québec, de sagaces et intelligents observateurs ont critiqué le Duceppe (d’avant sa chute) quand il s’époumonait à améliorer Le Canada. Se faire aller la margoulette pour supplier le Canada de favoriser le Québec, jouer de vaines tactiques pour rendre Ottawa moins centralisateur, quelle bêtise ! Quel manque de stratégie ! De logique surtout. Le Bloc souhaitait-il donc « juste » une amélioration des conditions « provinciales », un Ottawa « seulement » plus ouvert à nos intérêts provinciaux menacés ?

Voyez Louis Plamondon, ce bloquiste se faisant aller les baguettes pour accabler le nominé unilingue anglais, ex-militant pour la francophobie il y a pas longtemps, devenu grand conseiller aux côté de Harper, un certain monsieur Persichiel. Erreur : Plamondon —et ses compagnons— à Ottawa devrait s’en réjouir et proclamer que c’est exactement cela Ottawa, c’est cela « le Canada de 2011 ».

Terminés les vieux rêves creux de l’égalité des deux nations de jadis. Alors, faisons nos adieux et décidons-nous à enterrer ce pieux songe, bonententisme à la noix de 1867. Nous ne vivons plus en 1867. Avec les immigrations, ce Canada d’antan a changé, il s’est multiplié et vite. Ils forment mainte nant une autre nation et forte.

Les Plamondon et consorts devraient donc ou se taire, ou saboter ce désir illusoire venu d’un pacte qui a échoué. Ayons du courage, faisons face à cette neuve réalité. Nous ne comptons plus aux abords du Canal Rideau. Plamondon et Compagnie, réjouissez-vous même, la situation favorise votre projet d’un pays québécois. Harper fait « la » job. Ouvrez les yeux, diable !  Collaborer même à ces faits qui démontrent bien une réalité actuelle : il y a deux pays. Mais oui, cette accélération actuelle de notre histoire favorise l’indépendance.  Les votes des Québécois désormais ne sont plus nécessaires pour obtenir le pouvoir fédéral depuis les dernière élections fédérales. C’est un fait politique nouveau tout à fait  inéluctable. Excellemment bien démontré depuis la récente élection fédérale.

Par autre exemple, les souverainistes du Bloc, devraient souhaiter que le nouveau chef du NPD soit un unilingue anglo.    Et mieux encore, le Bloc —ce qui en reste— devrait donc se taire et même favoriser ce projet de nommer de nouvelles circonscriptions,  davantage de députés à l’Ontario et à l’Ouest. Le Bloc ne doit pas s’alarmer devant cette logique toute démocratique bien au contraire.

Il y aura deux pays et amicaux, espérons-le, ce « Canada libre » —libre enfin du boulet-Québec—  pourra enfin se développer en paix. S’épanouir selon ses voeux. Et répandre des portraits d’Élisabeth 2, de « royaliser » les bureaux de poste, l’accrocher avec ses chapeaux dans toutes chambres à coucher. Ce Canada d’Halifax à Vancouver, « normalement », naturellement unilingue anglais  —le Pet Trudeau rêvait en couleurs factices— servira à réveiller le 40% de Québécois encore aveuglés par le fédéralisme. Ce 40% accroché à la majorité du vote des émigrants, 20%, soutient le fédéralisme.

Mais, oui, il y aura vraiment deux pays aux antipodes l’un de l’autre et aux monarchistes coast to coast ! Un jour les Canadians seront enfin débarrassés du carcan québécois. Et nous de même. Les électeurs du Québec,  qui ont cessé de voter Bloc, —l’instinct du peuple ?— ont fini par comprendre tout cela, voulurent aider le socialisant « bon Jack » à battre le réactionnaire de droite, ce méchant Harper.

Le Bloc, ce restant de parti indépendantiste exilé à Ottawa, n’a plus maintenant qu’un seul job : non pas d’appeler à grands cris à « l’amélioration québécoise »,  au contraire, à lutter pour faire s’aggraver une réalité inévitable. Le Canada est un pays à part et nous sommes différents. Bientôt nous formerons un pays, il va naître tôt ou tard ce Québec libre que l’illustre visiteur, De Gaulle,  nous souhaitait en été de 1967.

Dorénavant, on veut voir un Plamondon se lever aux communes pour appuyer, applaudir joyeusement, les démonstrations des Conservateurs qui  illustrent que le Canada n’a plus besoin des votes du Québec. Si nous sommes une majorité indiscutable au Québec —80% de la population— nous deviendrons dans cette fausse confédération un petit 20% sans plus aucun pouvoir. Ou moins encore un jour ? 15 %, 10 % ?

Tous les décolonisés d’ici vont comprendre, seuls les « demi assimilés » québécois, nostalgiques des anciens temps, vont s’en plaindre.

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SHELL, TOTAL, SUNCOR. QUI MÈNE LE MONDE ?

J’aime bien jaser de mes canards qui défilent, auxquels je jette du pain.  Ou, cette année, de la floraison spectaculaire, fantastique, de mon sorbier mais…si on parlait des actualités chaudes ?

Combien d’innocents ignorent la réalité géopolitique. Journaux, radio, télé… les mains sur les genoux, assis, on regarde les Syriens révoltés que l’on assassine. Regarder, muets, impuissants, ce Président, despote barbare. Ce Assad qui, à Damas, ordonne à ses sbires des fusillades en pleines rues. En Libye, l’ONU collabore avec les révoltés anti-dictature. Mais en Syrie ? La Chine et la Russie attendent. Quoi donc,  nom de Dieu ? Le Canada de Harper se tait, ne bouge pas. L’Europe hésite et les USA aussi. Pourquoi donc ? Sachez mieux la réalité ?

D’où vient cette réserve, cette prudence, ce refus de couper les vivres comme ce fut le cas pour la Libye en révolte  du sanguinaire Mouammar Kadhafi ? Ouvrons les yeux : on brasse des affaires en Syrie, de là la sordide prudence.

Il y a SHELL, Europe, qui y est installé là. Il y a  TOTAL, France, avec du Pierre Desmarais (Québec) en gros actionnaire. Il y a le Canada avec SUNCOR et son projet gazier là-bas. Ces puissantes sociétés commerciales sont-ils de mèche avec le tyran Assad. Des peureuses ? « Ne bougeons pas », commandent-elles à leurs gouvernements, tout d’un coup que cet horrible tyran d’Assad gagnerait finalement la partie en cours ?  Une saloperie. On s’incline devant ce « refus de secourir personnes en danger de mort », pas par respect par envie de vomir.

Voilà la vérité.

Chaque jour désormais coulent des informations ténébreuses —via ces leaks (fuites) du pirate Assange. Le citoyen attentif, bien informé, découvre, scandalisé, les magouilles inouïes des honorables diplomates. En Syrie ou ailleurs. Les ambassadeurs et les consuls sont d’abord au service des affairistes et des boursicoteurs d’un pays. Ces zélotes manipulés —payés pourtant par notre argent public— sont au service des grosses compagnies, des grands affairistes égoïstes et pas du tout au service du pays et de ses citoyens.

Voyez par exemple notre élu-du-peuple, Charest en Chine pas pour nous représenter son peuple, pas du tout, pour soutenir des entrepreneurs d’ici qi, en réalté  n’ont aucu besoi n de ce secours. Ils ont leurs réseaux efficaces là-bas, n’endotons pas. Et notre argent public se dépense en vain.

Réveillons-nous, bon sens !

Une seule exception ? Oui, Robert Ford, un diplomate américain en audacieux désobéissant au despote syrien, Assad. Washington va le rappeler quand s’il continue ? Ford a osé dénoncer ce sanguinaire tyran sur le réseau ABC.

Mais notre ambassadeur —au service de SUNCOR ?— M.Glenn Davidson, se tait. Un couard. Un pleutre, une honte ! Il se fiche bien des prisonniers d’Assad, torturés, mutilés, estropiés par les valets armés d’Assad. Davidson se fiche des tirs criminels dans la foule des citoyens rebelles désarmés.

Il n’y a que le business à protéger pour ce genre de chien. En Libye libéré, plein de pays occidentaux, actuellement,  libèrent des sommes astronomiques —venant des argents gelés du fuyard Kadhafi. Fabuleuses sommes pour soutenir les libérateurs libyens vainqueurs. En vue de quoi ? La hâte de rependre le cours des affaires, les ré-ouvertures des puits de pétrole ? Nous y voilà ! Le pétrole !

Et « pauvre petit moi » ( dirait Marc Favreau) là-dedans ? Je nourris mes jolis canards. Je pollue le lac. Quoi ? Un jour, ma ville installait un égout pluvial à travers mon terrain. Les saloperies de sédiments (pollueurs) coulent de la rue vers ma grève par tuyau géant. Qu’y puis-je ? Je vois les jaunâtres masses limoneuses au bout de ce drain énorme dans l’eau du rivage. J’ai protesté une fois et silence à l’Hôtel de Ville.

Je lis —dans Les Pays d’en haut— qu’au grand lac des Sables (Sainte Agathe), il reste une vingtaine de ces égouts pluviaux pollueurs. Que d’installer une « trappe à sédiments » coûte les yeux de la tête. On a exigé la protection des bandes riveraines chez moi et mes voisins, c’est correct. Mais cet égout pluvial, monsieur le Maire, vous agirez quand ?