SHELL, TOTAL, SUNCOR. QUI MÈNE LE MONDE ?

J’aime bien jaser de mes canards qui défilent, auxquels je jette du pain.  Ou, cette année, de la floraison spectaculaire, fantastique, de mon sorbier mais…si on parlait des actualités chaudes ?

Combien d’innocents ignorent la réalité géopolitique. Journaux, radio, télé… les mains sur les genoux, assis, on regarde les Syriens révoltés que l’on assassine. Regarder, muets, impuissants, ce Président, despote barbare. Ce Assad qui, à Damas, ordonne à ses sbires des fusillades en pleines rues. En Libye, l’ONU collabore avec les révoltés anti-dictature. Mais en Syrie ? La Chine et la Russie attendent. Quoi donc,  nom de Dieu ? Le Canada de Harper se tait, ne bouge pas. L’Europe hésite et les USA aussi. Pourquoi donc ? Sachez mieux la réalité ?

D’où vient cette réserve, cette prudence, ce refus de couper les vivres comme ce fut le cas pour la Libye en révolte  du sanguinaire Mouammar Kadhafi ? Ouvrons les yeux : on brasse des affaires en Syrie, de là la sordide prudence.

Il y a SHELL, Europe, qui y est installé là. Il y a  TOTAL, France, avec du Pierre Desmarais (Québec) en gros actionnaire. Il y a le Canada avec SUNCOR et son projet gazier là-bas. Ces puissantes sociétés commerciales sont-ils de mèche avec le tyran Assad. Des peureuses ? « Ne bougeons pas », commandent-elles à leurs gouvernements, tout d’un coup que cet horrible tyran d’Assad gagnerait finalement la partie en cours ?  Une saloperie. On s’incline devant ce « refus de secourir personnes en danger de mort », pas par respect par envie de vomir.

Voilà la vérité.

Chaque jour désormais coulent des informations ténébreuses —via ces leaks (fuites) du pirate Assange. Le citoyen attentif, bien informé, découvre, scandalisé, les magouilles inouïes des honorables diplomates. En Syrie ou ailleurs. Les ambassadeurs et les consuls sont d’abord au service des affairistes et des boursicoteurs d’un pays. Ces zélotes manipulés —payés pourtant par notre argent public— sont au service des grosses compagnies, des grands affairistes égoïstes et pas du tout au service du pays et de ses citoyens.

Voyez par exemple notre élu-du-peuple, Charest en Chine pas pour nous représenter son peuple, pas du tout, pour soutenir des entrepreneurs d’ici qi, en réalté  n’ont aucu besoi n de ce secours. Ils ont leurs réseaux efficaces là-bas, n’endotons pas. Et notre argent public se dépense en vain.

Réveillons-nous, bon sens !

Une seule exception ? Oui, Robert Ford, un diplomate américain en audacieux désobéissant au despote syrien, Assad. Washington va le rappeler quand s’il continue ? Ford a osé dénoncer ce sanguinaire tyran sur le réseau ABC.

Mais notre ambassadeur —au service de SUNCOR ?— M.Glenn Davidson, se tait. Un couard. Un pleutre, une honte ! Il se fiche bien des prisonniers d’Assad, torturés, mutilés, estropiés par les valets armés d’Assad. Davidson se fiche des tirs criminels dans la foule des citoyens rebelles désarmés.

Il n’y a que le business à protéger pour ce genre de chien. En Libye libéré, plein de pays occidentaux, actuellement,  libèrent des sommes astronomiques —venant des argents gelés du fuyard Kadhafi. Fabuleuses sommes pour soutenir les libérateurs libyens vainqueurs. En vue de quoi ? La hâte de rependre le cours des affaires, les ré-ouvertures des puits de pétrole ? Nous y voilà ! Le pétrole !

Et « pauvre petit moi » ( dirait Marc Favreau) là-dedans ? Je nourris mes jolis canards. Je pollue le lac. Quoi ? Un jour, ma ville installait un égout pluvial à travers mon terrain. Les saloperies de sédiments (pollueurs) coulent de la rue vers ma grève par tuyau géant. Qu’y puis-je ? Je vois les jaunâtres masses limoneuses au bout de ce drain énorme dans l’eau du rivage. J’ai protesté une fois et silence à l’Hôtel de Ville.

Je lis —dans Les Pays d’en haut— qu’au grand lac des Sables (Sainte Agathe), il reste une vingtaine de ces égouts pluviaux pollueurs. Que d’installer une « trappe à sédiments » coûte les yeux de la tête. On a exigé la protection des bandes riveraines chez moi et mes voisins, c’est correct. Mais cet égout pluvial, monsieur le Maire, vous agirez quand ?

3 réponses sur “SHELL, TOTAL, SUNCOR. QUI MÈNE LE MONDE ?”

  1. Je crois que les qualités morales sont inversement proportionnelles à la
    richesse de la plupart des être humains.
    Je peux le dire différemment.
    Pour le riche, la spiritualité suscite peu d’intérêts et sa seule prière se résume
    à ceci : Mon dieu ( je met sciemment un petit « d » à Dieu ), mon dieu, faite
    que mon argent génère des intérêts.
    Le pharisien est encore d’actualité. Le peuple, pour eux, n’est qu’un paramètre de statistique.

  2. Merci de ce rappel à l’ordre et des informations qui me faisaient douloureusement défaut.
    À distance, d’une oreille attentive je vous entends semoncer les dé-faiseurs de planète au profit d’une poche qui semble toujours vide; de l’autre j’entends le gémissement d’un peuple divisé sur des choses superficielles et qui se lamente et qui ne fait rien pour que ça change.
    Vous vous souvenez de la chanson dont j’oublie le chanteur : « C’est l’argent qui mène le monde, ti geda dondaine… » Est-ce que ça a changé depuis les années où chacun fredonnait cette rengaine?
    Dans ce grand jardin dont j’ai peine à croire qu’il fut jadis d’Éden, depuis le début il a eu quelqu’un vouloir sur son pain ce qu’il y avait sur celui de l’autre.
    Qui écoute les alarmistes qui nous préviennent des changements climatiques ? Certainement pas ceux qui ont dans les mains ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas.
    Ne soyons pas pessimistes non plus, on pourraitmanquer de crédibilité à la longue, ce qui donnerait bonne conscience à ceux qui n’ont de yeux et de coeur pour l’argent.
    Être optimiste. Je voudrais bien mais j’ignore totalement pourquoi et comment ? Je pourrais me fermer les yeux et regarder le ciel bleu en rêvassant, écoutaer une belle chanson d’amour et la fredonner pour chavirer l’espace d’un court instant dans un autre univers d’émotions, mais au retour, car il y a toujours un retour, un coup de balancier, rien n’a changé, sauf peut-être un peu en pire.
    Qui veut de ceux qui sont prêts à se battre pour et en leurs noms ? Pas grand mon de non plus si on additionne tous les votes qu’a obtenu le Parti Vert.
    Monsieur Jasmin, vous êtes un réveilleur de conscience, vous sonnez admirablement la cloche, vous dites ce qui doit être dit et pourtant quand ça devrait et que ça pourrait changer les choses, qui écoute et qui fait les efforts ? Qui peut prendre sur lui de changer les choses sans risquer sa vie ? L’argent, toujours l’argent…
    On installe les usines poluantes le long des cours d’eau, les cheminées crachent leurs poisons, on ensache notre bouffe santé dans des sacs dont non nous apprend qu’il ssont nocifs pour la santé…
    À quand le retour aux marchés de fruits et légumes locaux et frais ? La réponse est simple, quand ce cera payant…
    Bon une autre montée de lait de finie.
    Monsieur Jasmin, continuez de cogner sur le clou de la conscience du Québec, c’est sans doute la seule vraie manière de réveiller un peuple qui dort sans se soucier de demain.

  3. 1-Les maîtres de l’argent : les meneurs du jeu de monopoly
    Certains milliardaires par le biais des banques. Les pires vénaux.
    2-Les marionnettes de l’argent : les joueurs clefs.
    Certains politiciens tordus qui échappent toujours à la justice.
    3-Les esclaves de l’argent.
    La base du peuple.
    Parmi le peuple, les vautours et les hyènes.

    J’emprunte l’esprit de Jean De La Fontaine.
    Un jour les sales feront place aux sages.

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