BONNE ANNÉE GRAND NEZ !

Veille de Noël et, si tard, plus un seul sapin à vendre. Nulle part. Dépit. Aller m’en scier un petit en terre-de-la-couronne. Couronne chérie du militariste-royaliste ce con de Harper. Moi en hors-la-loi avec ma sciotte ! Au journal du surlendemain de Noël, journaux, les bilans fastidieux. Les gros événements, en un ordre capricieux. Pour certains, le numéro « un » c’est le  chirurgien fou de jalousie, vaniteux déboussolé de St Jérôme, sa sauvage tuerie d’imbécile d’orgueilleux démentiel. Un  docteur en médecine qui assassine,  sauvage, un papa dénaturé, un boucher (ô chirurgie !) poignardant ses petits enfants (qu’il gardait) ! Dans un certain ordre s’alignent : deux, des Hells, bandits libérés pour cause de trop longue attente de procès, trois, le Rapport-Duchesneau, quatre, le sexooliste parisien Strauss-Khan et sa Noire qu’il assaille dans un Sofitel de Manhattan.
Silence mondial sur ma coupe illégale d’un petit sapin en forêt ! Ouf ! Attendons ce « Bye-Bye 2011», revue annuelle à la télé publique. Autre bilan. Très québécois ? Prévoir qu’il n’y aura rien sur ces étonnantes, surprenantes, révoltes en Afrique du nord. Rien sur les la mort de mon ami mort Gaston L’Heureux ou sur notre brillant cinéaste Villeneuve au bord de gager un Oscar à Hollywood bientôt. Rien sur le tueur fou de Tucson en Arizona ? Rien sur « le skieur Guay » un québécois champion du monde en ski en Allemagne. Et rien sur ce bourgeois millionnaire, François  Legault, son parti politique incolore, prudent ? Rien sur les premiers coups de « Marteau » avec l’arrestation de six fraudeurs dont cette mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean ? Il faut faire rire d’abord et avant tout. Le Bye-bye une fois de plus ne sera pas une vraie « revue » de l’année 2011 ». Et pas un mot sur ce grand-père « pompette » qui renverse un vaisselier à Duvernay ? Moi. Ma honte. Je ne touchais plus au divin pastis, ma chère liqueur du temps jadis. Chez Pierre Boucher (ex-directeur du Cégep St-Laurent) mon beauf’ qui débouche une neuve fiole de son pastis. Abus. Deux grands verres ! Mon dérapage éthylique au moment de savourer la jolie bûche venue de l’École hôtelière de Ste Adèle, toute inquiète, ma tendre Raymonde qui me jettera sur les épaules « le manteau de Noé ». Devoir quitter Laval (« belle nuit,  sainte nuit…) et abandonner, hélas, les joyeuses  frimousses de quatre petits enfants gigotant au salon, à quatre pattes dans une mer de cadeaux. Le plus beau jouet-cadeau ? Tout simple : des lampes de mineurs fixés au front achetées pas cher à La Cordée. Les voilà, fous comme des balais sillonnant en riant la caverne des noirceurs, c’est à dire tout le logis dans la noirceur vaincue. Ils sont des découvreurs guidés par leurs lueurs miraculeuses. Les rires fusent.
Il est midi, lundi, au café du matin (on se leva tard), notre joie d’apercevoir par les portes-patio les premiers promeneurs de l’hiver. Ils font le tour du lac au soleil luisant ! C’est parti le vrai hiver ! Le voisin Ouellet a fait une mini-patinoire sur son rivage et un mini-feu d’artifices ce soir-là. Il y a l’anniversaire de naissance du premier et plus grand « prophète de l’amour », ce Jésus de Nazareth que les querelleurs de ce temps barbare vont crucifier à mort. Il y a aussi qu’on doit fêter le nouveau solstice, le début des jours qui vont s’allonger. Bonne nouvelle année à mes fidèles lecteurs. Que 2012 soit de paix partout. En Israël comme en Palestine, nouveau pays. Comme partout où l’on fusille dans les rues ces citoyens musulmans, nos frères humains. Qui aspirent à la démocratie.

BONNE ANNÉE GRAND NEZ !

Veille de Noël et, si tard, plus un seul sapin à vendre. Nulle part. Dépit. Aller m’en scier un petit en terre-de-la-couronne. Couronne chérie du militariste-royaliste ce con de Harper. Moi en hors-la-loi avec ma sciotte ! Au journal du surlendemain de Noël, journaux, les bilans fastidieux. Les gros événements, en un ordre capricieux. Pour certains, le numéro « un » c’est le  chirurgien fou de jalousie, vaniteux déboussolé de St Jérôme, sa sauvage tuerie d’imbécile d’orgueilleux démentiel. Un  docteur en médecine qui assassine,  sauvage, un papa dénaturé, un boucher (ô chirurgie !) poignardant ses petits enfants (qu’il gardait) ! Dans un certain ordre s’alignent : deux, des Hells, bandits libérés pour cause de trop longue attente de procès, trois, le Rapport-Duchesneau, quatre, le sexooliste parisien Strauss-Khan et sa Noire qu’il assaille dans un Sofitel de Manhattan.
Silence mondial sur ma coupe illégale d’un petit sapin en forêt ! Ouf ! Attendons ce « Bye-Bye 2011», revue annuelle à la télé publique. Autre bilan. Très québécois ? Prévoir qu’il n’y aura rien sur ces étonnantes, surprenantes, révoltes en Afrique du nord. Rien sur les la mort de mon ami mort Gaston L’Heureux ou sur notre brillant cinéaste Villeneuve au bord de gager un Oscar à Hollywood bientôt. Rien sur le tueur fou de Tucson en Arizona ? Rien sur « le skieur Guay » un québécois champion du monde en ski en Allemagne. Et rien sur ce bourgeois millionnaire, François  Legault, son parti politique incolore, prudent ? Rien sur les premiers coups de « Marteau » avec l’arrestation de six fraudeurs dont cette mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean ? Il faut faire rire d’abord et avant tout. Le Bye-bye une fois de plus ne sera pas une vraie « revue » de l’année 2011 ». Et pas un mot sur ce grand-père « pompette » qui renverse un vaisselier à Duvernay ? Moi. Ma honte. Je ne touchais plus au divin pastis, ma chère liqueur du temps jadis. Chez Pierre Boucher (ex-directeur du Cégep St-Laurent) mon beauf’ qui débouche une neuve fiole de son pastis. Abus. Deux grands verres ! Mon dérapage éthylique au moment de savourer la jolie bûche venue de l’École hôtelière de Ste Adèle, toute inquiète, ma tendre Raymonde qui me jettera sur les épaules « le manteau de Noé ». Devoir quitter Laval (« belle nuit,  sainte nuit…) et abandonner, hélas, les joyeuses  frimousses de quatre petits enfants gigotant au salon, à quatre pattes dans une mer de cadeaux. Le plus beau jouet-cadeau ? Tout simple : des lampes de mineurs fixés au front achetées pas cher à La Cordée. Les voilà, fous comme des balais sillonnant en riant la caverne des noirceurs, c’est à dire tout le logis dans la noirceur vaincue. Ils sont des découvreurs guidés par leurs lueurs miraculeuses. Les rires fusent.
Il est midi, lundi, au café du matin (on se leva tard), notre joie d’apercevoir par les portes-patio les premiers promeneurs de l’hiver. Ils font le tour du lac au soleil luisant ! C’est parti le vrai hiver ! Le voisin Ouellet a fait une mini-patinoire sur son rivage et un mini-feu d’artifices ce soir-là. Il y a l’anniversaire de naissance du premier et plus grand « prophète de l’amour », ce Jésus de Nazareth que les querelleurs de ce temps barbare vont crucifier à mort. Il y a aussi qu’on doit fêter le nouveau solstice, le début des jours qui vont s’allonger. Bonne nouvelle année à mes fidèles lecteurs. Que 2012 soit de paix partout. En Israël comme en Palestine, nouveau pays. Comme partout où l’on fusille dans les rues ces citoyens musulmans, nos frères humains. Qui aspirent à la démocratie.

 

Errata: c’est pas Villeneuve (« Incendies »)  mais Falardeau (« M.Lazhar ») qui ira aux Oscars.

CANARDS, CHIEN ET CHAT, ET PUIS LIRE


Avoir vu quatre canards au rivage, qui tournent en rond, contournent des parties glacées du lac. Piégés ? Déséquilibrés ? Ils ne s’exilent donc pas, des sédentaires attachés à nos lieux ?  Mystère. La météo varie tant en décembre; oui ou non, la glace va-t-elle mettre sa nappe blanche sur l’eau noire ? Un matin, oui, c’est pris, le lendemain, redoux, c’est le lac liquide partout.

Plus d’oiseaux ! Ah, revoir encore de ces boulettes plumées qui voltigeaient tout autour, c’était une fête.. J’ai beau aimer les petites bêtes, je garde l’œil ouvert. Tiens, l’Empire Desmarais —Suncor— se retire ( bien tard) de la Syrie du Assad-le-tueur. Attente impatiente des commerçants du nouveau régime ? Non, il n’y a pas que les canards dans la vie, devoir rester informé, lire deux quotidiens par matin). Ces hypocrites lamentations des relationnistes stipendiés. Cette Cynthia Vanier, rédactrice esclave chez SNC-Lavalin qui avait rédigé un rapport louangeur sur la « sainte famille Kadhafi ». Un milliard en contrats. Cynthia, dans la déroute du tyran, s’activait pour l’installation au Mexique —et à Toronto— d’un fils-héritier du dictateur. La voilà en prison au Mexique !

Quoi encore ? Avoir entendu ces prudents l’autre soir chez Miss Bazzo (déguisée en travesti) à Télé-Québec. Oui, ses chers chroniqueurs en face à la (mignonne) ministre Lemieux. Pas un mot sur les  « enveloppes brunes » de la collusion aux bureaux du parti libéral. Pleutres, couards ! Voir aussi un Stéphane Roy, autre valet plumitif chez Lavalin,  qui questionne : « Cynthia Vanier ?, comment pourrait-on dealer avec ce nouveau gouvernement Lybien ? » L’Isabelle Hachey (La Presse), candide reporter :  « Mme Vanier a été naïve. » Ouash !

Je guette un écureuil énervé car visé par le matou voisin. Puis j’observe ce chien errant tout excité par un toutou de laine blanche et mal tenu en laisse. Dehors, dedans. Oui, je lis tout : ce retraité d’une multinationale donnant un sermon en tribune libre (La Presse) : « Oublier donc le français, dit René Miglierina, le monde réel est anglophone partout en OCCIDENT ». Ce René recommande d’ouvrir la Loi 101 mais pour y fourrer les droits de l’anglais ( tel quel). Faudrait jeter l’espagnol, l’italien et l’allemand ? De la merde, Molière, Cervantes, Dante et Goethe ! Ensuite, lire qu’un criminologue, Ribordy, ridiculise la loi sur les armes à feu que le Bonhomme Harper veut scrapper. « Nullité, gaspillage, dit Ribordy. Ailleurs, lire Sophie Durocher, jugeant Véronique Cloutier, rancunière qui boude le Journal de Montréal. La chroniqueure nous recommande : « Derrière l’État-Desmarais », livre de Robin Philpot. Le silence partout sur cet écrit, celui d’un Alain Gravel (Enquête), d’un Guy A Lepage. Louche cela non ? Mais soudain, dehors, roulent des bosquets de brume. L’horizon de nos collines tout enveloppé de tulle, marquisettes de ballerine? Rues et routes fantomatiques, le village en est spectral ! Plein de nuées vaporeuses et qui bougent … beauté scandinavienne en Laurentides. Rentré et lire : « Que cinq ans avant la catastrophe écologique, a^près ce sera l’agonie de notre planète »! Eh  maudit !, est-ce que je lis trop ?

 

 

ADIEU CAMARADE FUGÈRE !

Au domaine prestigieux du « Téléthéâtre »,  il n’y avait qu’un (grand) trio de réalisateurs: Carrier, Blouin et, lui qui vient de mourir, Fugère. De 1960 à 1980, ce brillant spectacle télévisé —des jeudis soirs— constitue la gloire passée du réseau public français, l’âme de l’ancien Radio-Canada. À son affiche renommée régnait donc Jean-Paul Fugère, jeune ex-aspirant comédien aux « Compagnons ».

Jean-Paul avait des airs de jeune jésuite fougueux, un visage grêlé, rempli de rides vivaces, il respirait l’énergie et l’entière dévotion aux grands classiques, aussi aux jeunes auteurs québécois. J’ai eu l’honneur d’être parmi ces débutants quand il réalisa mon « La mort dans l’âme » avec un hallucinant François Tassé, héros perdu par la drogue.

Fugère signa cent fois son nom à cette enseigne de haut calibre. Plus tard, le voilà romancier avec un quatuor d’ouvrages, sombres et stimulants récits. Histoires d’une modeste d’écriture, sans afféteries jamais. L’un de ses quatre bouquins racontait la folle quête d’un « habit de noces » chez un tailleur italien de la Plaza Saint-Hubert, quartier d’où il venait (paroisse Saint Ambroise).

C’est lui, le pourtant calme et pondéré Fugère qui sera un des chefs de la célèbre « grève des réalisateurs » en 1958-59. Lui mort, je le revois, au long des années 1960, vaillant bûcheur au grand studio 42, avec ses très précises indications pour les acteurs, les cameramen. Un fameux chef d’orchestre. Sous sa placidité apparente, on devinait une sorte d’urgence. Cela malgré sa voix d’un calme parfait, c’était  « le pilote » d’un navire chargé de « capteurs » aux images, à l’occasion,  éblouissantes. Fugère savait illustrer avec une clarté parfois troublante, les intrigues inventées, ses dramatiques n’étaient jamais ennuyeuses. Il n’y a plus de ces riches téléthéâtres, hélas, il n’y a plus de Jean-Paul Fugère. Que ce paradis promis l’accueille. Adieu camarade d’antan.

 

 

 

 

VOYAGE AU BOUT DU SOMBRE !

Rouler vers Saint Jérôme, voir cette timide première neige dans l’éclairage d’un réverbère, aussitôt repenser au terrible film, LE VENDEUR. Ne ratez pas ce film effrayant de sombre quand l’excellent Gilbert Sicotte, en veuf triste, joue à la perfection le populaire dealer de chars à Dolbeau-fin-du-monde. Impeccable incarnation d’un homme perdu sur qui va s’abattre un fatum pire encore.

Rouler vendredi matin vers le Marché Jean-Talon et voir, dans la fine neige, cette énorme tache de sang.  Agonique raton frappé ? Repenser à tous ces sangs répandus dans LA PEAU QUE J’HABITE. Un furieux film d’Almodovar relié à Bunuel, à Salvator Dali, à Gaudi-le-fou quand un chirurgien plasticien (excellent Banderas) est un furieux Docteur Frankenstein. Merci cher Tom pour les bons films ! Vendredi matin, me voilà bien ému, entouré de caméras-télé, assis exactement là où je venais patiner le soir pour enjôler des patineuses de quinze ans comme moi. Alors je raconte à Reddy et Bokar Diouf  —« Des Kiwis et des hommes »— la patinoire–des-amours juvéniles et puis les quatre (4 !) églises de mon enfance. Santa Madona della difezia, à deux rues. Holly Family coin Faillon. Saint Cécile, rue de Castelnau, où le génial Claude Léveillée priait, pieux. Enfin celle —orthodoxe copte ?— du jeune René Angélil, Syrien, Libanais ?,  juste à côté de la Casa Italia.

Entrez-y à la Casa : voyez une émouvante expo-photos des « Fils d’Italie », nos voisins ritals, en innocents admirateurs du dictateur El DUCE, Benito Mussolini (qu’on peut voir monté à cheval devant son pape à Madona della difesia. À dix ans, j’étais plongé, rue Jean-Talon,  en pleine guerre mondiale (durée : 20 minutes !). Juché sur le balcon chez Deveau, on observait terrorisés l’attaque armée de la Casa par soldats et polices avec brefs tirs de mitrailleuse ! Eh oui, en 1941. Rouler enfin vers ma nouvelle petite patrie, ici, stopper à Saint Jérôme juste en face de ce si bel ancien Palais de Justice devenu un musée d’art moderne. Allez voir les images inouïes du moderne et surdoué peintre Marc Séguin. Une terrible galerie de fantômes mystérieux avec faisan mort, loup cervier pendu. Ô l’étonnante salle de spectres envoûtants ! L’art en Laurentides se montre enfin ? Certes, allez visiter cette vivante « Maison des arts » à Val David. Et il y a galerie d’art à Saint Sauveur-la-pétillante. À Sainte Adèle ? Trois galeries dans la célèbre Côte Morin : La Galerie 85 —aussi mon encadreur préféré. Il y a la galerie de (ex-sript de Radio-Canada) Nicole Brown et de Vevey, son homme. Toute neuve, voici la jolie galerie Anthracite, tenue par deux rieuses belles filles bien accortes. Mort, Jean-Paul Riopelle au ciel de Sainte Marguerite, sourit aux anges, ses alentours s’ouvrent à l’art actuel !

Toi, fout le camp, sombre novembre. Installe-toi décembre et, avec la neige à venir, quand le soleil reviendra, n’oubliez pas : nous avons ici la plus belle lumière du monde ( disent les experts). Vite, la grande patinoire sur le Rond ! J’ai dit à ma fille qui s’en va à West Palm Beach avec Marco, mon webmestre : « Chaleur oui mais piètre lumière, ma pauvre Éliane ! ». Elle rit, me dit, jouant sa Corneau : « Père jaloux, fille épanouie ! »

Non mais…