AIMER LES RICHES ET HAÏR NOTRE PARLURE ?

Le président futur de la France: « Je n’aime pas les riches ». On lit ça… comme médusé. On se dit : Est-ce que j’aime les riches ? Comment mettre tout le monde (des riches) dans un même sac. N’y aurait-il pas des riches aimables. Peut-on dire :  « Je n’aime pas les pauvres ! » Quel risque électoral prend « le socialiste » à proclamer sa haine des riches ? Aucun. Il y a peu de riches et beaucoup de pauvres. Un romantisme datant des « années dix huit cent » criait : les riches, tous des salauds exploiteurs ! Les foules aiment les images…simplistes. Il y a des riches travailleurs, entreprenants, audacieux, acharnés face au succès. Une réalité. Il y a, certes,  des riches chanceux, beaucoup sont né en milieux favorisés et profitent de ce hasard-destinée. C’est injuste ? Fatal ?
Dans un (piètre) documentaire sur « Les belles soeurs » de Tremblay, on a émis l’opinion que c’était un texte sur « la jalousie ». Très vrai. La belle-soeur chanceuse se fera voler ses bons-coupon par ses propres belles-sœurs. Avouons-le, ce je n’aime pas les riches signifie « je suis « jaloux » des riches. J’ai connu des riches merveilleux. Un exemple ? Un très haut fonctionnaire (d’Outremont) qui nous hébergeait, bande de jeunes aspirants-artistes, à son domaine du Lac Brome et qui se faisait volontiers le mentor naturaliste. Claude Mélançon. Un autre ?  M. Chagnon. Qui soutient de son argent (via la vente de Vidéotron à Quebecor) une immense fondation caritative.
La « chasse aux riches » s’avéra un échec et causa le malheur de nations entières martyrisés par despotisme et dictature. On sait la catastrophe de « l’égalitarisme imposé » en pays soviétisés (Chine comprise). Pékin bichonne « ses riches » désormais. Parlant des « Belles soeurs » montrées en 1968,  la caricaturale Madame Courval paraîtra aux québécois —le moindrement lucides— non plus la maudite snob méprisante mais la clairvoyante. En 2012, elle aurait bien raison d’avoir honte de notre parlure brouillonne, de nos accents invertébré et de nos bouches-molles. De notre jargon, argot de paresseux, baragouin pour primates, créole à charabia pour jeunesse molassonne. Charabia « jello ».
Déprimé le chroniqueur ? Non, j’entends des jeunes qui se corrigent, j’en ai croisé en trois endroits :

  1. parmi d’autres opérés comme moi (pour des cataractes),
  2. dans le public d’un film à l’humanité merveilleuse, que je vous recommande chaudement, « Les Intouchables » au cinéma Pine.
  3. au lumineux resto, le plus joli de nos parages, le Viva Vina,  de biais avec le centre commercial de Ste Adèle. Là où l’hôte (sosie de Guy Laliberté), est le petit-fils de notre toute première « Donalda », Nicole Germain. Sa mamie chérie dont il cause et jase sans charabia et avec une belle empathie.

Une réponse sur “AIMER LES RICHES ET HAÏR NOTRE PARLURE ?”

  1. Pour votre gouverne, la fondation caritative de M. Chagnon lui a permis des faveurs du gouvernement, comme de transférer des milion$ ailleurs sans être taxé. Mais ça, c’est une autre histoire de riche…

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