LA FAUCHEUSE SURGIT, LA MORT !

 

 

Tentative raté d’un tueur et je n’ai rien vu ! Votre vieil homme dormait, lové contre sa blonde au moment même où « un vieux maudit bloke » (venu des Laurentides, merde !) rodait à quelques pas de notre « première Première ministre » fraîchement élue. Ah, sa mitrailleuse défectueuse s‘enraie au dessus de deux employés de coulisses ! Aucun gendarme à la « sortie des artistes » d’un music-hall rue Sainte Catherine ! Soyez tranquilles, la SQ va enquêter sur la SQ ! Aïe ! Hum…

Le lendemain, beau soleil et je regarde un goéland qui fixe mon hibou de plastique, tel ce Warrior pégrieux d’Oka face au petit soldat. Deux canards se secouent les ailes, debout sur l’eau. J’observe, au rivage du Rond, un rat tout poilu qu’on nomme « musqué », qui sort de l’eau et, au pied de ma chaise, vient fouiner dans la pelouse, ultra-nerveux. Et puis surgit ma Raymonde en larmes : « À RDI, Claude, je viens de tout voir. » Elle me parle d’un gras «  agité du bocal », menotté, en peignoir marine, bedonnant et vociférant des « Les Anglais se réveillent! »

« Claude, c’était épeurant. Et nous, on dormait ! ». Me voilà secoué et je monte voir tout ça; sur RDI et les reprises continues ! Québec rallie donc l’Amérique où l’on assassine, ou tente d’assassiner (Reagan), des chefs d’État. Nos gérants d’estrade, à tous les canaux, épiloguent à perdre haleine, ratiocinent en mille hypothèses.

Des amis l’ont remarqué : « On dirait que tout ça te laisse un peu froid ? » Eh bien oui. J’ai donné mais je n’ai plus trente ans. Le monde politique m’excite moins, on dirait. Depuis une décennie je me suis détourné des luttes, des bagarres de mots, des enragements face à ce « peuple de nigauds », nous autres, les Québécois. Ce « peuple de nigauds » sont des mots de Baudelaire. Qui ne se présentait à aucune élection. Qui n’avait donc pas à flatter « des chers électeurs ». Je ne me présente pas, à nulle joute électorale. Je n’ai pas à recourir à la démagogie. Je suis libre. Je peux dire « peuple de nigauds ».

À nos gens, qui veulent surtout la sainte paix, le bon calme plat. Qui aspire à une existence de consommateurs de bébelles et de bidules variées. Qui tournent le dos à sa totale liberté. Qui votent deux fois contre un pays bien à eux. Adieu donc concitoyens mous, électeurs souvent bien cons !

Votre vieil homme, retraité, guettent des canards, des rats musqués sous sa chaise. Ou ce chien bien laid vu rue Morin, hier, qui me regardait penaud, hésitant, cherchant un ami ? Le penne aribiata, du bien joli resto « Juliano », était bien parfait l’autre soir et sa large vue sur « Ski Chantecler » est époustouflante. Des verts variés. Puis, coin Durant et Chamonix, un chat gris s’allonge au milieu de la chaussée ! Veut-il mourir ? Pauline, ce soir de petite victoire, ne veut pas mourir. Pas du tout. À elle l’action, à moi, la nature laurentidienne. À Cartierville, mon amie Denise Lapan (86 ans), est tombée en pleine face en revenant de voter. Ambulance. Hôpital.

Ça m’arriver un jour, bientôt ? J’ai un peu peur. En attendant, me réjouir et de peu. D’admirer au bord de la galerie, un érable se vêtir, déjà ?, de magnifiques couleurs. Okay, viens donc mirifique automne laurentidien ! Pauline Marois n’a pas été fusillé et va se débattre contre une majorité à l’Assemblée nationale, tous ceux qui croient encore à ce Canada sous Harper-le-con. Oh !, c’est comique, mes canards revenus, culs en l’air, cherchent des petits ménés.

 

 

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