BROUILLARDS ET BROUILLONS

Nous cherchions —à aller chez Honda— par une voie de service, roulant vers l’ouest de la 15. Pas loin de St-Jérôme. Soudain, dans un débat de soleil et nuages, du brouillard ! Paysage d’apocalypse ! Une fin d’après-midi et découvrir la rivière du Nord obèse, folle, déchaînée. Découvrir un barrage géant et puis une effrayante chute d’eau. Soudain, sur la grondante rivière un très long abri, un tunnel de toile et puis voir des travailleurs sortant d’une usine au loin (Cascades ?); ouvriers pliés, courbés marchant vers leur stationnement.

En cette zone si sauvage, une pancarte : « Maison de retraite ». Eh b’en, un décor de fin du monde. Ce récent jour, sous un ciel aux lueurs chamarrées, que de trombes d’eau déchaînée. Déformé, à l’horizon embrouillé, une usine ! Est-ce Cascades inc,, l’ancienne usine des Rolland ? Par temps-de-chien, allez roder par là. Un spectacle impressionnant si vous traversez vers l’ouest —Chemin du Grand Héron— pour voir ce lieu tourmenté, gigantesque voile, vaisseau fantôme. Nelliganien ! Ce barrage, sa chute impressionnante, découvrez un théâtre naturaliste bouillonnant. voyez la Nord en convulsions, rageuses. Loin de son cours tranquille le long de la piste cyclable mis à part les rapides de Val Morin. Cette Nord « bardassée », et qui tourbillonne fort. Ce jour de vendredi-saint, ce fut un vaste bain d’un Spa goliathien.

J’en ai déjà jasé ici : on est allé revoir, Raymonde et moi, la Nord en folie sous le pont au bout de la jolie rue Rolland. Quartier éponyme de Sainte-Adèle. Allez-y ! Encore cette vue excitante, énergisante, qui fouette, stimule, le regard. Ses eaux en crue d’avril, en furie, une chamaillerie de flots d’une grande violence, un remue-ménage ondien remplit d’une sorte de gaieté (oui !) aussi une joie sauvage pour les oreilles, (même les miennes, faiblardes). Par là, c’est le dieu Neptune en grande colère !

Je n’oublie pas —vélo sorti bientôt— près de la « P’tit train du nord », les remous d’eaux énervées de la Doncaster aux alentours de « la cabane » ( dite à Eddy). Irez-vous re-visiter ces remuantes, fascinantes chaînes de remous fougueux qui nous appellent à grimper dans le boisé.

Bientôt maintenant —viens donc juin— tout se sera calmé, ces grandes eaux turbulentes se seront pacifiées. Privées des ruissellements printaniers. Oui, désormais, alimentées de ses familiers et habituels courants tranquilles —s’il n’y a pas déluge. Ce sera l’adieu aux torrents, l’au-revoir-au-printemps prochain, ce sera l’été bientôt, ses beaux jours chauds et les joyeuses excursions, ses pimpantes randonnées pédestres dans notre nature laurentidienne qui se sera calmé les nerfs ! Toutes ces zones bruissantes, énervantes, redeviendront l’affiche des tranquilles, invitantes promenades.

Enfin, j’y pense souvent, viendra-t-il quelqu’un pour nous décrire avec précision, le long sinueux de la rivière du Nord ? D’où son démarrage ?, Où sa chute finale ? Où, au juste, va-t-elle se jeter dans l’Outaouais ? Qui racontera son cours inconnu dans ses terres jusqu’au delà de Lachute ? Qui nous parlera de l’inconnu, du premier amont, su premier aval Proche ou loin de Montebello ? Mon envie, plus jeune, jadis, d’y aller naviguer. Canot. Chaloupe. Voire en pédalo à travers champs, avec un appareil-photos. Oui, qui ira épier ce très long serpent aboulique ? Part-il de Tremblant ou de plus hait encore ? Vous irez fureter ? Alors, revenu, ou y étant déjà aller, racontez-nous ça ici, à « Pays d’En Haut », de grâce ! Merci d’avance ?

Une réponse sur “BROUILLARDS ET BROUILLONS”

  1. « Enfin, j’y pense souvent, viendra-t-il quelqu’un pour nous décrire avec précision, le long sinueux de la rivière du Nord ? D’où son démarrage ?, Où sa chute finale ? Où, au juste, va-t-elle se jeter dans l’Outaouais ? »

    Avec Google Earth aujourd’hui…
    C’est assez fascinant, si on imagine la naissance de ce cours d’eau…Lent travail d’érosion.
    En amont, sa source: Lac Brûlé
    En aval, sa décharge: la Rivières des Outaouais, tout près de l’ile Carillon située à quelques kilomètres du Lac des Deux Montagnes.
    Un parcours très sinueux.
    Pour ce qui est de son allure pittoresque, ça nous prendrait un Radisson rêveur…:-)

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