BALEINES ET BELLES RELIQUES

C’était comique à observer. Nous tous, dociles touristes sur ce bateau, courant à gauche, à droite, en avant, en arrière. On écoutait les annonces du guide. Les baleines circulaient. Tous, il en vient de partout : Scandinaves, beaucoup de Français, Belges, Japonais, Brésiliens et Argentins, les « oh » fusaient à chaque apparition. Parois taches blanches, des bélugas. Que l’on nomme « marsouin » par ici. Nous étions, petite troupe plein d’espoir, partis de bon matin. Des barques (zodiacs?) vont plutôt dans le fjord, d’autre comme nous avec notre grosse embarcation, sommes allés traquer ces intimidants « fauves marins  » au large du fleuve. À la fin du voyage (de deux heures et demi) surgissait une troupe bien dense de « loups marins », étonnant gang de phoques.
Une des baleines ( bleue, à bosse ?) décidait de nous suivre, avec des cabrioles étonnantes. « Elles ont une sorte de sonar, ne craignez rien, il n’y aura aucune collision », explique le guide. Bref, une excursion en mer pour ravir ma Raymonde, la grande amateure de baleines.
Évidemment, pour s’y rendre (Tadoussac), il faut se taper des heures et des heures en voiture. Dimanche matin, nous avions décidé d’y aller en mode « voyageur pas pressé ». Par la vielle route, la charmante « 138 », on ne l’a pas regretté. Que de cris de belles surprises en route. Il y a entre Québec et Tadoussac des sites qui arrachent des cris de surprise. Des beautés ! Belle exemple ? « Baie Saint-Paul ». Vraiment, au détour entre, les montagnes, soudain ce fut une vision édénique ! Un magnifique paysage, d’une beauté vibrante, immense, grandiose, rare. Nous sommes descendus au coeur du noyau de ce village adorable où il règne quelques rues villageoises remplies de joie palpable, de bonheur réel —une étonnante ambiance de fête, à l’atmosphère renversante. C’est absolument un endroit mieux que charmant, c’est, Baie St-Paul, un lieu de conte féerique !
Eh bien, oui, ces soudaines et si belles visions campagnardes, renversantes, vont s’offrir une demis douzaine de fois en cours de trajet. Nous étions vraiment comblés. Enchantés.
Au bout du chemin, en arrivant à Baie Ste-Catherine, dans le fjord du Saguenay, c’est un amusant fracas un jeu de ponts qu’on relève qu’on abaisse, c’est l’embarquement (avec aussi des camions de routiers à 25 roues !) pour ce traversier vers la belle Tadoussac. Au bout du compte, nous avons « navigué » sur le fleuve 5 fois ! Cela en comptant, à notre retour, le traversier, oui, de Sorel ! On avait pris goût à ces chalands un peu vieillots, faut-il croire !
Donc, après avoir salué nos « sœurs les baleines » (cher François d’Assise), ce fut le retour à Ste-Adèle. Encore une fois, nous décidons de rentrer sans hâte aucune et nous avons pris la belle et bonne vieille « 132 ». Oh la bonne idée ! Que de villages sympathiques ! Et un étonnant pèlerinage aux architectures authentiques « québécoises ». Parfois : très anciennes. Certes il y a des « adaptations » plus ou moins heureuses, des imitations parfois lamentables, mais, ici et là, dans tous ces jolis villages, nous ralentissions très souvent pour nous mieux pâmer face à de véritables « chefs d’œuvre », des bâtiments d’une beauté renversante, souvent de véritables bijoux d’habitations de jadis, datant parfois de siècles ! Ah oui, Charles Trenet : « On a fait un beau voyage…au Canada », oui, ah oui, on récitait : « Heureux qui, comme Ulysse \ A fait un beau voyage ».

3 réponses sur “BALEINES ET BELLES RELIQUES”

  1. J’ai parcouru deux fois le trajet suivant: Laval-Québec par l’autoroute 40, l’ancienne route # 2 devenu la 138, St-Simeon à gauche jusqu’à Rivière Trinité (des amis) pour arriver à La Baie (famille). Le chemin le plus vite, cependant, est Québec, la 73 et ensuite la 175. Il y a de très beau paysages, en passant par le parc, mais ce n’est pas aussi grandiose que les différentes vues panoramiques du fleuve à quelques milles de Saint-Irenée et La Malbaie (mon ancêtre au québec +300ans). Peut-être qu’un jour je ferai un petit tour de bateau-mouche pour visiter les Hautes-Gorges (Rivière Malbaie). Vues de l’intérieur, ça doit être beau à couper le souffle.

  2. Un beau voyage au Canada! En effet, c’est là que le Québec m’a conquise, quand j’ai été apostrophée en 74, à la sortie de Baie St-Paul, en allant vers la Malbaie, au tournant après la côte, par le Grand St-Laurent qui s’ étale d’un coup tel un évantail que vous recevriez en pleine face. Il n’y a pas d’autre mot que  » wow » qui sorte alors que vous avez le soufle coupé devant tant de splendeur! Après il y en a d’autres « wow » tel,en haut de la colline face au petit village de St-Fidèle (malheureusement mascaradé, maintenant, par l’affeuse fromagerie), et d’autres, et d’autres….beaux villages que l’on rencontre le long de la 138 et de la 132 de la133( Deschambault, Grondine, Yamachiche, de l’autre côté, St-Nicolas, Ste-Croix, Laubinière,….)
    Je sais où amener les cousins français pour qu’ils n’oublient jamais notre belle Province ( notre beau Pays bientôt?)

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