« J’IRAI PISSER SUR VOS TOMBES », BORIS VIAN.

À la première occasion, moi aussi, j’irai pisser « au pied » du monument de l’ange « au pied » du mont Royal. Monument en faveur de ce maudit verrat de Cartier. Pas Jacques le découvreur mais Louis Hyppolite Georges-Étienne, Celui que le « con-servateur » Harper veut nous voir fêter face à son 200 e anniversaire de naissance.

Ce triste vire capot, ce Cartier, fut d’abord un actif Patriote de 1837-38 souhaitant une république libre mais il va défroquer et se convertir à l’idée d’un beau grand Canada ! Il dira « Bonjour et bienvenue » à l’assimilation en se joignant aux blokes, le grand manitou chef des fédérats, John Macdonald. Avons-nous le goût, Québécois, de fêter le traître Cartier?

Il y eut d’abord « l’Acte d’Union » en 1840, faisant de nous, l’autre nation… qui doit fiancer les anglos, alors nation minoritaire. Merde : 27 ans plus tard, en 1967, voici donc la nouvelle offre : ce projet de « confédération ». Résultat : notre nation sera emmêlée avec les autres provinces anglos. Une crasse dilution, une noyade planifiée et on aura une seule petite voix, devenant des minoritaires en ce neuf pays. Cela à jamais.

L’homme accroché à l’ange du mont Royal, bronzé, ce Cartier de malheur, va donc contribuer à étouffer l’idée même que nous formons une nation, tentative « d’assassinat politique » quoi ! 1867, effroyable date, pas à commémorer mais à bannir, à détester, à regretter. À Ottawa, l’Harper éructe : « Musique, drapeaux, hourrah pour Cartier ! » Le signataire empressé de cet horrible pacte; les « Père de la Confédération » furent des « les meurtriers politiques des Québécois.

Non mais…Harper et ses sbires fédérats comptent bien sur l’ignorance de tant des nôtres en histoire.

Musique : premier mouvement donc en vue de notre minorisation, à Charlottetown en 1864, en septembre, un mois plus tard, le faux jeton de Cartier est à Québec avec le renforcement du sinistre « pacte ». À diluer » notre peuple. Sans Cartier, zélote diabolique, il n’y aurait pas eu cette « sauce anglaise », épaisse, nommée Confédération, Harper le vante donc. 1867 et on se retrouvait une simple province, une seule, parmi toutes les autres. Combat inégal.

Maxime Laporte, président de la SSJB, a tout à fait raison de crier au scandale, ce Harper, qui pisse lui aussi, par exemple, sur le Prix Thérèse Casgrain, veut organiser la commémoration. Il le sait : sans la fougue fédérastique du Louis Hyppolite Cartier, pas de confédération ! Cette union maudite fait qu’à l’avenir, 2018 ?, Harper pourrait être réélu, cela sans aucun apport du Québec. Terminé désormais, on l’a bien vu, notre ancien poids politique, fini. Ouvrez les yeux les innocents Québécois, on vaut plus rien à Ottawa, au bord du Canal Rideau, in Ontario.

Nos plus jeunes voteurs doivent apprendre qu’être « une simple province sur dix », là-bas, à Ottawa in Ontario, n’offre plus aucun pouvoir. Et que nous serons bientôt quoi ?, 20% parmi les Canadians fédérés. Une insignifiante minorité alors que nous sommes majoritaires chez nous au Québec. Bientôt, dans cette Confédération-à-Cartier nous ne vaudront vraiment plus rien du tout. Les jeunes, face à cette nouvelle situation saisiront, c’est certain, que seule l’indépendance sera notre issue salutaire. Ouf ! Il sera temps !

GRAND ALLAH DE MES DEUX FESSES !

Nos chefs politiques sont des peureux politiques, des pleutres dégueulasses, des mauviettes immondes. Ne rien faire face à d’innocents « enfants juifs » victimes des conneries fascistes de groupements Juifs, extrémistes de Jéhovah; dont Sainte Agathe fut infestée. Ces super-hassidims assassins d’âmes d’enfants, leurs leaders juifs, pas moins froussards et lâches, ne condamnent pas non plus ces dérives atroces.
Il en va ainsi des Musulmans. Par une sorte de puante solidarité, c’est aussi le silence face à leurs « fous » d’Allah. On ne les voit pas, on ne les entend pas, se dresser avec bon sens, par santé mentale aussi, pour condamner leurs congénères maniaques et dégénérés. Ces désaxés qui entraînent les jeunes gens —fragiles toujours— dans des actions meurtrières au Moyen-Orient. Quelle horreur pour cette mère de chez nous (La Presse) qui, impuissante, voit son grand gars sombrer dans l’horreur des extrémistes de l’Islam —une religion de paix au départ.
Mon Dieu, mon Dieu, comme je me serais battu furieusement, avec toute la force inimaginable d’un père révulsé, révolté par ces « tabarnacs » de prédicateurs de haine, voyant mon fils —ou un des mes petits-fils— fréquenter (rue Jean-Talon ?) une satanée mosquée extrémiste. Mon garçon , écouter pieusement un ces « kalices » d’immams » fous. Excusez, je sacre quand je suis en colère, hélas ! Je deviendrais fou de douleur, pauvre mère éplorée de La Presse, découvrant mon enfant aux mains de ces maudits religieux radicaux, ces sales « curés d’Allah », déboussolés. Oh mon Dieu, ma totale désolation : voir un des miens vouloir soudain apprendre l’Arabe et pire, le savoir parti pour, par exemple, la Syrie.
Mon fils parti pour tuer au nom de Mahomet, salade d’horreur, pauvres mamans perdues et désolées, ici comme à Berlin ou à Londres, enfant s mal grandis et victimes de ces prédicateurs de haine. Je les maudis tous ! On a eu, jadis, de ces troupes de connards enflammés —la Gilberte Coté- Mercier et ses sbires !—, tous avec drapeau au vent, un saint missel sous l’aisselle. le chapelet vissé aux pinces, portant le béret blanc et cherchant à enrôler d’autres naïfs québécois. Ces bandes disparues, autrement plus zélés que ces Témoins de Jéhovah pacifiques a nos portes le samedi ou dimanche. Tous, alors, nous avons caricaturé, vilipendé et injurié ces affreux zélotes-Bérets-blancs. On a eu ce courage, pas comme les muets et prudents complices « des fous » qui se taisent. Juifs ou musulmans. Triste sordide solidarité. Oui, des pleutres et des lâches. Une religion souvent dé-vie, (hors vie) devient folle. Le christianisme a connu ces horreurs, songeons par exemple au fascisme de l’Inquisition. Aux bûchers assassins partout pour éliminer « les tièdes » ou « les sorcières », une horreur du Vatican d’antan au nom du Dieu catholique.
Agnostique mais croyant, je fuis toute gnose, je me sauve des dogmes. Dogme, cette lie du monde spirituel, ces écrits de qui font du besoin humain de transcendance souvent une ignoble porcherie. Combien de jeunes garçons —les filles sont raisonnables davantage ?— aujourd’hui, au Québec ou aux des États-Unis, en Allemagne ou à Londres (tellement) partent pur le Moyen Orient pour y cueillir un obus, une bombe, une mitraillette. Ici même, à Sainte Adèle, venant d’apprendre l’affreux voyage d’un fils perdu, une mère pleure peut-être…

LA CÉRÉMONIE ANNUELLE DES ANCIENS GAMINS

Une fois par année, retrouvailles. Un midi. Un repas. Nous retrouver. Nous revoir… Sauf les morts. Nous avions 13 ans d’abord et nous marchions, vigoureux gamins …au catéchisme, aussi au latin et à l’ancien grec. Nous traversions la rue Saint-Hubert au coin de Crémazie. Dans un champ, il y avait ce collège tout neuf. Oui, nous avions 13 ans il y a bien longtemps…

Une fois chaque année, un d’entre nous, Jean-Guy Cadotte —qui n’a plus 13 ans— nous téléphone. Nous : la bande d’anciens petits garons qui débutaient en études dites classiques, on disait aussi « faire ses humanité ». Un coup de fil à la fin de chaque été et ce vieux curé Cadotte, rituel, qui me questionne : « Seras-tu là, Claude, vendredi à midi, boulevard Gouin, au restaurant Le Bordelais », cette année, oui ou b’en non ? » Hésitation chaque fois. À quoi ça sert ? Envie de cesser cette —futile?— cérémonie-des-retrouvailles… un peu vaine, non ? À quoi bon ? Ma crainte de décevoir cet « ancien » et dévoué abbé Cadotte ? Alors lui dire « oui ».

J’en reviens. On était à peine une quinzaine, nous étions plus de 30 au début. On meurt. On meurt. Oui, j’en reviens, jour de beau soleil, ce midi-là, au bord de la Des Prairies. Le boulevard Gouin, vieille rue montréalaise toute ombragé, zigzaguait tranquille et j’ai revu le vieux pont du « CPR ». Montréal-Québec. Papa a grandi de l’autre côté, au rivage des Rapides sur une ferme, Rang du Crochet. Il entendait siffler les trains, enfant. Il m’en parlait de pont, avec son petit trottoir accroché à son flanc ouest, quand il allait à l’école d’en face, à St-Joseph de Bordeaux. Hasard, mes deux enfants fréquenteront aussi cette « petit école » longtemps plus tard !

Parking du Bordelais donc et paquet de têtes blanches. Toujours s’efforcer de reconnaître les ex-petits camarades d’il y a si longtemps. Jasettes. Rires. Tristesse aussi : encore un qui vient de crever. Merde. Nous serons combien bientôt ? Douze et puis 10…et puis cinq? Oh misère ! Un autre qui ne viendra pas : il ne peut plus marcher. Sur un trottoir, un blond garçon échevelé, les dents sortis, pédale farouche et rieur sur son un skateboard… Vitesse ! La santé insolente. Notre silence. Des voiles dans nos regards. Envieux, on le regarde s’envoler. Nous aussi, nous avons eu, tous, treize ans ! À la soupe ! Nous montons à l’étage du Bordelais. Joli menu. Des apéros. Pour ceux qui peuvent encore absorber de l’alcool ! Du jus de raisin pour certains. Immanquable : piques et horions sur nos profs morts : le sosie de Fernandel en géographe, le raide père Langis, « sulpicien vrai supplicien », Allard le directeur onctueux. Fusent nos farces. Aussi nos regrets. Envers Piquette-l’idéal, Méthot le sportif, le bon père Legault. Nos moqueries : ce bizarre « moine » Aumont, ce furieux « matheux », Mathieu ! Viendra le tour —fatal— d’énumérer maux, maladies, douleurs. Soudain : « Claude, j’avais un terrible béguin pour Marielle, ta si mignonne soeur, qu’est-elle devenue ? » J’avoue : « Écoute, cher Thérien, comme pour Laurence, Gauthier, les autres, mes soeurs se méfiaient : « Claude, ta gang d’intellectuels du Grasset, on en veut pas ! » Les rires éclatent. On parle flirts, jolies couventines au champ de cenelliers derrière le collège. On sent des remords, nos coups pendables puis, « on le ferait plus » bon, on bouffe de bien bonne humeur pour une 83 ième année d’existence. Tous. Les « anciens gamins » reviendront l’an prochain ?