Angela…chapitre 2, essai

Ce mercredi 26 nov. 2014

Me voilà (déjà ) inquiet…avoir voulu, tant souhaiter, un récit au texte hors genre, très spécial, lumineux, unique, archi jeune, et constater que je ne trouve pas…quoi donc ?, le bon filon? Le bon ton.

Comment m’y prendre. M’y reprendre ?

Nervosité encore. Pas la première fois. Je finirai bien par toucher les bons fils …et le reste suivra comme toujours.

Ce récit se veut différent de mes Anita et Élyse, déjà publiés.

Essayons donc encore…

(Bon. Je relirai ça. Marie-Pierre, mon éditrice, chez XYZ, me semble pressée. Elle me couriellise car elle voudrait bien lire le premier chapitre de ce tome 3 de ma trilogie « des amouurs de jeunesse ». Elle atttendra. J’hésite encore…

ANGELA : Une sorte de « travail en progression constante » (work in progress, dit l’anglo-saxon) publié pour vous, ici.

LUNDI 24 novembre 2014

Je sonne le départ d’un étrange travail. Livrer le cheminement d’un projet de bouquin. ANGELA. En faire son « journal intime ». Étaler les efforts, et les plaisirs aussi, en vue d’une nouvelle création scripturaire. Qui sera publiée en 2015. Une sorte de « travail en progression » (work in progress, dit l’anglo-saxon) constante.

Bon. Go…on y va ? Oui, je pars. Ma seule grave question ? Comment ouvrir mon récit ?

Cette troisième histoire « d’amours de jeunesse » racontera un tout « premier amour », à 16 ans, un émerveillant roman naïf, une chaude vision, romantique certes, en somme, une excitante folie, cette première rencontre et puis toutes les autres dans une banale ruelle du quartier Villeray. En mai 1946, à la fin de la deuxième Grande Guerre quoi, le roman de deux jeunes coeurs innocents.

Après « Anita » (chez XYZ, 2013) et puis « Élyse »(chez XYZ, 2014) », ce sera le dernier témoignage de ce temps des « premiers amours ». De cette juvénilité des sentiments attendrissante, de la candeur adolescente de cette époque.

Bon.

Courage. J’y vais. J’y fonce : comment, de quelle façon, ouvrir le bal fou des mots ? Par quel angle ? Quel biais ? Quel grand moment « premier » ?

J’ai une petite page de notes : « l’église italienne, le marché, les potagers des Italiens dans les cours, les deux « madames Di », Diorio et Diodatti, commères attachantes sur le balcon voisin, rue Saint-Denis, journal parlé et si utile aux oreilles fouineuses des commères locales. Aussi, y fourrer la « diseuse de bonne aventure », une vieille célibataire « tireuse de cartes » acharnée. Le fruitier aux palabres incontinents, M. Arthuro Diblasio, M. Frank Capra-la-mosaïque, le gras nabot M. Pascale Colliza dans sa la cordonnerie. Etc.

On pourra donc lire ici les hésitations, les « états » divers en cours de rédaction, les petites et grandes corrections, bref, les versions différentes de chaque chapitre d’ « ANGELA ». Go !

Je me décide donc, en ce lundi matin au ciel sombre, à inscrire CHAPITRE UN.

NOTE DU WEBMESTRE:

L’AVENTURE EST TERMINÉE. LES ABONNÉS À CE SITE ONT PU LIRE LE BROUILLON DU RÉCIT AU FIL DE SON ÉCRITURE. LES TEXTES SONT MAINTENANT RETIRÉS AFIN D’EN PERMETTRE LA RÉVISION, LA RÉÉCRITURE ET L’ÉDITION.

29 janvier 2015

QUEL EXIL À OTTAWA ?

 

CLAUDE JASMIN

Étrange réflexion du fédéraliste Laforest (à Laval) à propos d’un « Québec qui serait en exil (!) de lui-même à Ottawa » , aux éditions Québec-Amérique). On a lu ça et on reste perplexe. Son pressant appel « à la jeunesse d’ici » de « mieux participer à la vie politique fédérale » est un aveu de Laforest face à l’indifférence des jeunes. Il en est fort marri. Avec nos luttes ( de Jean Lesage à René Lévesque et Parizeau ), avec la puissance gagné du Québec actuel, oui, pour les jeunesses « on l’a notre pays !, c’est un fait. Et ils ont raison par rapport à cet ancien Québec, petite province timorée de jadis !.

Une photographie du renégat, G.-É. Cartier illustrait son article, j’y reviens, Cartier que le régime-Harper veut nous voir fêter, qui fut l’adjoint (toutou docile) du Grand Manitou, Macdonald. Jeune Cartier fut un des fiers Patriotes de 1837-38. Vieilli, il défroque et se fait un des « pépères » de la machine à diluer notre nation, cet engin pernicieux nommé Confédération. Cartier donc fut un vire-capot, on dira un infâme « collabo »de notre noyade. De notre minorisation.

Nos lecteurs doivent se questionner sur ce que signifie ce : « Un Québec « exilé » dans la fédération » ! Ce prof d’université écrit «  le Québec est un joyau pour le Canada ». Quoi ? Notre pays le Québec, une bébelle ? Un colifichet, une parure ? En réalité, face à l’énorme pays étatsunien, les Canadians (de Toronto à Vancouver) utiliseraient le Québec comme simple « caution » !!! Tous ces anglos, faisant hypocritement mine de « tolérance du français », farcesque, on a vu et on voit : c’est notre « l’assimilation » qui fut en marche, elle l’est encore, partout, pas seulement en Ontario ou en Manitoba.

Ce M. Laforest est-il aveugle : voyez les hordes de migrants, venus d’Asie ou d’ailleurs, s’ajoutant à cette dilution. « A mare ad mare ». En effet professeur, les jeunes sont mieux instruits, clairvoyants même : en 1974, les nouvelles générations sentent qu’ils l’ont déjà leur pays, le Québec, qu’ils forment une nation et, surtout, plus lucides, que le Canada désormais peut se passer de nous, faire élire un chef à leur gout tel M. Harper.

Nos jeunes ne s’intéressent même plus à la vieille bataille des référendums car nous ne sommes plus 30 %, nous serons à Ottawa bientôt un petit 10% ? Donc sans plus aucun pouvoir. Au Québec, nous restons majoritaires, plus de 80 % Alors, quoi cet exil ? Aucun exil, c’est un refus un rejet, même pas, une indifférence et cela crucifie ce cher bon vieux bonze de Laval. Son grave « déni » —d’ordre sentimental ?— est pathétique. Sniff, sniff… on va interdire aux blokes —rednecks ou pas — « leur « bébelle » nommée « joyau ».

Une réalité ? Le Canada n’existent pas à fond, c’est un pays artificiel (Duhamel dixit). Ses gens sont totalement engloutis, envoutés par la populaire culture-USA. Un nation abonnée à… magazines, films, radio et surtout télé, exclusivement étatsuniens ». Un fait patent. Vérifiable. Allez visiter ça un moment, vous le constaterez, Toronto est jumelle, sosie, de Chicago. Ou de Boston. Ce qui désole leurs élites.

Québec, simple « joyau » est vraiment une molle, inefficace parure. Oui, de Toronto à Vancouver, les Canadians ignorent complètement, notre culture. Ne connaissent nullement nos écrivains, notre théâtre, même la riche chanson populaire du Québec. Même nos plus grandes vedettes. Ah non, cette niaiserie des « deux solitudes », assez ! Il y a vraiment deux pays et l’un des deux est totalement colonisé par les USA.