LE VENDREDI 5 décembre – Sur elle toujours Angela

LE VENDREDI 5 décembre
Sur elle toujours Angela :
Difficile de bien mener (continuer) mon récit nouveau. La lecture tous les matins des journaux me dérange. Si troublé par certaines « actualités ». D’ici et du monde entier. La Presse, devenu très « magazine » offre de bons reportages. Sur « le déni » terrible des parents aveugles face à un enfant révolté et dangereux. Cachant mal une arme dans sa chambre. On parle de deux millions de « bénévoles au Québec. Énorme ! Je fus invité à parler avec Paul Arcand, à un immense congrès de ces bénévoles.
J’y avais découvert l’immense chantier de ces « charitables » citoyens. Je lis des dérives.
Moi si inquiet de cette vie qui change.
Relu hier l’étonnant merveilleux premier chapitre du fameux routier et anthropologue, Bouchard ( « Au temps des mamouths laineux », chez Boréal) ) où il fait voir à ses petits-fils éberlués face à son temps à lui. Un monde de différences et il est dix ans plus jeune que moi.
Angoisse ici et là. De terribles pertes…Grande anxiété, et puis « Bof ! « Je me dis : « Oublie ça mon vieux. Tous, ils s’adapteront, pas vrai ?
Me répéter : « Moi, je m’en vais. Ça sera plus très long. Je serai parti bientôt, mon temps s’achève. Ne plus m’en mêler.»
Mourir ? Me retenir de lettres ouvertes vindicatives (mon ancienne manie).

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4 réponses sur “LE VENDREDI 5 décembre – Sur elle toujours Angela”

  1. « Me retenir de lettres ouvertes vindicatives (mon ancienne manie). »
    Si personne ne critique, tout deviendra normal, le bien comme le mal!

    « où il fait voir à ses petits-fils éberlués face à son temps à lui »
    Mon grand-père a vécu une époque d’évolutions techniques. J’en ai vu et j’en vois encore les prolongements.
    Mes petits fils verront le développement des robots autonomes, une avalanche de techniques médicales.
    Avec mon esprit d’imaginatif, je peux aisément en extrapoler les développements car les prémices sont déjà présents sur internet et dans les revues scientifiques.

    Alors, effectivement, vaut mieux décrocher, oui, mais sans abandonner! Vivre ça comme un film qu’on regarde.

  2. Style à la Jasmin.
    Enflammé. Intéressant.

    La population est vieillissante.
    Il serait aussi petinent de lire
    un livre de Jasmin se penchant le présent,
    ici et maintenant.

    Pourquoi pas une autobiographie pour 2016?

  3. Le passé est inchangeable, stable.
    Le présent est comme un sable mouvant, instable.
    Le futur n’est pas plus consistant que le rêve.

    Alors, à 84 ans, on en a plus à conter à propos du passé que du présent!

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