Déc 282013
 

En janvier, au TNM, il y aura, hélas, des « vues » aussi ! Vous avez lu l’article-annonce de la venue, en janvier, d’un nouvel « Icare ». Où ? Au cher vieux théâtre de la rue Sainte- Catherine. Pas encore ça ? Oui, il y aura sur la noble scène des Gascon-Roux-Groulx, des écrans de projection. Une maudite mode et, « littéralement », déplacée. Hue et sus !

Ohé, les Pilon et Lemieux de ce monde : allez donc faire du cinéma ! Débarrassez le théâtre ! Le théâtre est « le » lieu de la pensée et de la parole.

À l’aide de ces écrans, sorte de cinéma (mineur) « décoratif », ce genre de créateur —pas à sa place— montre qu’il méprise l’imagination des spectateurs. Installant son écran sur les planches théâtrales, il fait voir, impose, « son » imaginaire à lui. De tels créateurs, prétentieux et dominateurs, empêchent le libre imaginaire du public, qu’ils bafouent au fond.

Vous jouez dans la mauvaise cour, vous tous, les Lemieux et Pilon. Verrait-on, s’étant rendu dans un salle de cinéma, surgir soudain un pan de décor réel, des acteurs en chair et en os venus se mêler aux propos tombés d’un écran aux images ? Une bêtise, non ?

 

Claude Jasmin,

Écrivain, Sainte-Adèle

  2 Réponses to “DES ÉCRANS AU TNM ? (une maudite mode)”

  1. Tirée de mon imaginaire, une explication plausible: le besoin d’argent qui justifie la diversification au détriment de sa pureté.

  2. « surgir soudain un pan de décor réel »

    Il arrive quelques fois que dessins animés et êtres humains se côtoient dans un même film

    « qu’il méprise l’imagination des spectateurs »

    Une pièce de théâtre bien rythmée, ne laisse aucune place à l’imaginaire puisque les yeux et l’ouie sont sollicités et que la moindre évasion de l’esprit fait perdre une partie des mouvements et des mots.

    Lire un un livre permet cette évasion et développe énormément l’imaginaire.

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