Fév 272014
 

Ouf !, mars et du temps un peu plus doux, malgré tes giboulées habituelles, viens cher mars, installe-toi ! Mais frissons quand je lis mon camarade Foglia : « Quand je me souviendrai plus de mon nom, ni de celui de mes enfants, quand je ne saurai plus quel jour on est, en quelle année, si c’est l’été ou l’hiver, qu’il faudra me faire manger à la petite cuillère, que je passerai mes journées devant la télé, sans être conscient que je la regarde, quand il faudra me mettre une bavette, des couches …j’aimerais qu’on m’aide à mourir ! »

Lire ça et,oui, frissonner si tu as 83 ans. Voilà mon toubib —à qui j’ai donné du sang et de la pisse— au téléphone : « Bravo, j’ai reçu tes résultats; « Impeccable ! » Impeccable mes deux fesses cher Saint-Pierre qui ignore mes satanées courbatures chaque matin. Ensuite lire le brillant cinéaste Costa-Gravas : « Plus de film en marche, non, je tiens à consacrer du temps à mes petits-enfants; tout va tellement vite maintenant et personne ne sait trop où va le monde ni quel genre de vie auront ceux que j’aime qui grandissent aujourd’hui. » Des « papis » inquiets pour ceux qui viennent, je connais bien ça.

Frissonner encore face à ces enfants juifs qui grandissent dans leur ghetto juif sinistre., ici, à Sainte Agathe comme à Montréal où l’État soutient —avec notre argent public— ces misérables « abuseurs liberticides d’enfants juifs impunis. État mou, le Québec, face à ces rabbins juifs fanatiques et irresponsables.

Ai raté, hélas, l’acteur surdoué, Guy Nadon, ses angoissants trous de mémoire face à tout. Face à l’informatique envahissant, dans « Tu te souviendras » d’ Archambault. Et quoi encore ? Voilà l’État (via Hydro) qui veut raser les arbres d’une jolie colline à Saint Adolphe (lâchons ce « d’Howard », Seigneur) pas loin d’ici. Et à St Faustin du Lac Carré (Mont Kaaikop), vouloir détruire une sapinière (de 68 hectares !) raser des arbres de 90 ans ! » Saloperie d’État, d’Hydro !

Me calmer ? Viens beau mars ! Des gens dans mon genre (dont la précieuse Frédérique David) jamais d’accord « avec tout le monde », hein ? Déjà, collégien, quand tout le monde autour de moi (et mon pauvre père) vénérait ce despote, Duplessis, moi et mes amis on le détestait à mort ce tyranneau catholicard aux favoritismes dégueulasses. Aussi avoir voulu m’exiler, à vingt ans, à Pittsburg-la-céramique. Plutôt avoir choisi d’aller divertir les enfants des parcs (de Claude Robillard) avec mon cher Paul Buissonneau; 37 piastres par semaine.

Maintenant, en mars 2014, bien conscient de notre américanisation galopante… brrr ! À notre français « bin magané ». Débat actuel, avec Denise Bombardier, le chroniqueur Benoit Aubin, l’auteur Jacques Godbout, de quoi donc ? Cela : est-ce toujours la faute des « maudits anglais », notre pitoyable français ? Ou bien « NOTRE » faute : crasse paresse, parents et éducateurs mollassons, indifférence suicidaire, ignorance de notre Histoire (enseignée ?) des luttes passées, du bafouement de nos résistances historiques ? Ou ce monde dit « numérique et « mondialiste » ?

Maman jadis nous répétant déjà : « Parlez donc français comme du monde » ! En 1940, le mal était dans le fruit et cela se poursuit : nos humoristes —et autres vedettes du jour— émaillent leurs propos de « tabarnak-d’hostie-de ciboire-de calice ». Démagogues vicieux. Pour faire rire la foule. Je frémis, vous ?

Bon, étale tes jours mon cher mars pour calmer ma douleur.

 

 

  2 Réponses to “SALUT À TOI, CHER MARS !”

  1. « vouloir détruire une sapinière (de 68 hectares !) raser des arbres de 90 ans ! » Saloperie d’État, d’Hydro »

    Bourré d’universitaires inconscients! Ils se souviennent des notions apprises par coeur et ne savent pas quoi en tirer ou en faire!
    Et, lorsqu’ils se décident, cela donne les résultats que nous constatons.
    Je me permets d’écrire les deux lignes qui précèdent car j’ai déjà fait un certain travail pour un universitaire. Il en tire maintenant les bénéfices uniquement parce qu’il a obtenu ainsi plus de crédits, donc un plus gros salaire.
    La connnaissance sans l’intelligence, ça ne vaut rien!

  2. « quand tout le monde autour de moi (et mon pauvre père) vénérait ce despote, Duplessis, moi et mes amis on le détestait à mort ce tyranneau catholicard aux favoritismes dégueulasses »

    Tout n’est jamais complètement noir ou complètement blanc. Duplessis a payé de son argent personnel les études de quelqu’un de la famille de ma mère, cousin ou petit cousin. Il y a sûrement d’autres faits semblables ignorés du public.

Désolé, les commentaire sont fermés pour l'instant.

Sharing Buttons by Linksku