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L'un des auteurs québécois parmi les plus connus, Claude Jasmin est (ou a été) céramiste, acteur, marionnettiste, critique d'art, professeur d'histoire de l'art (moderne), pamphlétaire, chroniqueur de radio et de télé, peintre (aquarelliste), illustrateur, scénographe de télévision, etc.

Photo Éliane Jasmin

Claude Jasmin fait tout d'abord des textes dramatiques pour la radio, puis pour la télé et pour le cinéma. Il a fait beaucoup de journalisme et il publie un livre nouveau chaque année. Depuis 1960, Jasmin a donc publié plus d'une cinquantaine de livres, des romans et des récits surtout.

Jasmin poursuit encore et toujours l'expérience d'écrire avec ses journaux intimes chaque semaine en publiant depuis plus de sept ans un blogue (carnet) dans son site Web . On trouve ici son avis, ses opinions sur les actualités, des critiques de spectacles, de théâtre, de films ou de télé. En somme, il raconte son quotidien. Il parle de lui mais aussi des autres. Jasmin ne laisse personne indifférent, admirateurs ou contempteurs.

Ici, un grand nombre de textes publiés au fur et mesure: lettres ouvertes, projets de romans, humeurs, portraits, extraits... Voici un raccourci vers la liste de tous les textes publiés dans ce site Web. Vous pouvez aussi laisser traces, les commentaires sur les textes de Jasmin sont acceptés et publiés en autant qu'ils s'en tiennent au sujet et demeurent respectueux.

De passage sur cette page ou de retour, pour le plaisir ou pour le travail (l'école), bonne lecture et bonnes découvertes!

1-Tout, Portraits, Souvenirs | 15 mars 2001

HOMMAGE À PAUL BUISSONNEAU

lu à Télé Québec : » Le plaisir croit avec l’usage » (mars 2001)

HOMMAGE À PAUL BUISSONNEAU
Par Claude Jasmin

Mon cher Paul, Trenet est mort et on voit ta photo, jeune et maigre, dans Le Figaro et Paris-Match, c’était avant.

Paul! Au parc Rouen, le vieux M’sieu Mochon au « brandy nose » est mort! Son petit chat aussi.

Paul! Où as-tu remisé tes vieux stores vénitiens peints et  » toastés des deux bords  » pour ton  » Orion le tueur « ?

Paul? Tu m’avais enseigné comment faire péter de la poudre sans danger pour Orion-Jean-Louis Millette, lui qui t’a fait crier:  » Jean-Louis! C’est la première fois que tu me fais de la peine!  » Frissons partout dans le mausolée improvisé du TNM.

Paul! T’en souviens-tu assez des parcs au soleil, l’été, d’au de là de Pointe-Saint-Charles jusqu’au bout du Bout de l’Île.

Paul! Où rouille-t-il ton vieux camion-roulotte? Dans quelle cour à scrap de la municipalité? Tombeau magique, coffre aux trésors des enfants qui n’avaient pas les moyens d’aller en villégiature.

Paul! Est-ce que tu chantes encore une de tes chansons:  » Il pleut, il mouille, je suis comme un grenouille?  » L’inventeur de  » jeunesseries  » télévisées, Fernand Doré, se laisse oublier, avec tous ceux qui t’ont permis l’inoubliable  » Picolo « , ton bel Arlequin de quatre sous!

Paul! Je te revois au parc Henri-Julien parler aux enfants sans complaisance, d’égal à égal, pendant qu’un gringalet surdoué t’attend avec sa petite machine à coudre portable, François Barbeau.
Paul! Je te revois  » barguiner  » chez le cordonnier de la rue Rachel pour quatre paires de bottines passées-mode!

Paul! Où as-tu caché tes supports à linges  » accordéonnesques  » pour ton inoubliable  » Tour Eiffel qui tue « ?

Paul! « Guenillou » surdoué, regrattier d’imaginaires, brocanteur de rêves, « quêteux » métaphorique, tu inventais ta bande-à-bonnot autant avec l’Yvon de Saint-Henri que le Latulippe d’Hochelaga.

Paul! Comme tu riais, en 1952, au vieux marché Amherst, en 1952, pendant qu’on pissait ensemble dans les fioles de l’examen médicale pour aspirants-fonctionnaires de Claude Robillard.

Paul! Toi qui étais l’ami de la môme Piaf, qui avait chanté, avec tes célèbres  » Compagnons  » au Maroc et jusqu’en Égypte, à Las Vegas et à New-York chez Ed Sullivan, je te regardais, médusé, dans ce coqueron derrière le vieux Stadium, cousant des oreilles de peluche pour le lion Sabourin, des moustaches de crin pour la tigresse Clémence, et des queues de laine pour le chat matois Millette et le tigre Luc Durand, tout ton  » carnaval  » d’animaux selon Prokofief.

Paul! Tard, le soir, au lugubre Centre Campbell, sous la fumé de la Molson d’à côté, tu fourrageais dans tes costumiers de friperies pour des troupes d’amateurs pauvres,.

Paul! Mon voisin de  » La petite patrie « , Claude Léveillée, n’en revenais pas quand tu me commandais un décor en forme de cage à oiseaux! Mobile! Et devant s’ouvrir avec tout le mobilier accroché aux murs! Toi, fou d’ « Oiseaux de lune » selon Marcel Achard.

Paul! Tu sacrais en québécois, tu grognais puis tu
t’ illuminais devant un tordeur de lessiveuse tordu, un carrosse de bébé cabossé, un abat-jour éventré, une pompe à bras déglinguée, un cornet de phonographe ébréché , une horloge éviscérée.

Paul. Salut  » surréalisateur  » de vidanges, salut métamorphoseur de rebuts, tu faisais école sans le vouloir. Sans le savoir tu annonçais des Maheu, des Lepage, tous les autres  » visualisateurs  » d’aujourd’hui.

Paul! À l’aéroport fatal du temps qui passe, où se sont évadés tant de camarades, tu joues le plus sourd que tu n’es, il vante devant nos portes d’accès et une voix grésille dans un mauvais micro :  » Les passagers pour l’au-delà, veuillez vous présenter à la Porte numéro 13. » Mais toi, tu mourras dans cent ans, alors tu fais des pirouettes dans ce hall des pas perdus avec tes godasses chaplinesques, tes bretelles pendantes sur le pantalon d’ un Auguste rougi.

Paul, tu ressembles plus que jamais au poulbot dépenaillé de la rue Mouffetard qui bafouait les bombardements parisiens au dessus de ta tête de gamin déjà ouvrier-couvreur.

Paul! Tu resteras toujours un Québécois indispensable, inoubliable et d’anciens voyous, du fond des ruelles, des parcs et des scènes, te disent merci. Merci pour tant de beaux rêves éveillés.

Paul, enfin, tu nous donnes envie de chanter :  » Il y a longtemps que l’on t’aime et jamais-jamais on ne t’oubliera.  »
Fin.

1-Tout, Lettres ouvertes | 13 mars 2001

Les artistes et l’État-Maquereau

Je voudrais faire écho à différents articles parus récemment au sujet de la culture et de ses rapports avec le gouvernement, via ses agences, ses conseils des arts et le reste. Je dis :danger! À quémander sans cesse de l’aide, des subventions, des bourses, des secours de toutes sortes, ils pourraient se transformer en silencieux [...]

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1-Tout, Lettres ouvertes | 12 mars 2001

VIVE LES  » HUMEURISTES « !

C’est correct, LA PRESSE du lundi 12 mars a offert un droit de réplique à monsieur le directeur Rondeau (de l’Académie du théâtre) enragé noir face à la chronique de votre columnist Nathalie Pétrowski (6 février) analysant son  » Gala des masques  » télédiffusé. Il n’y va pas avec le dos du couteau! Les horions [...]

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1-Tout, Lettres ouvertes | 26 février 2001

Le mépris, la honte ou l’arrogance?

Vous vous arrachez le coeur dans des mémoires de jeunesse ( » Enfant de Villeray ») pour décrire, en douzaines et en douzaines de phrases, chapitre après chapitre, votre pauvre mère débordée vous montrez une de ces mamans de jadis, à la nombreuse progéniture, dévouée, dépassée, soumise et, à la fois, gérante de la trâlée avec de [...]

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1-Tout, Contes, Souvenirs | 14 février 2001

 » DU JADE ET DU CHOCOLAT »

écoutez ce conte Comme chante Claude Dubois: »J’étais amoureux… »! On sait ce que c’est , même jeune, même au premier grand amour, à l’amour fou. Fou, fou, fou! L’adage le dit: on en voit plus clair. Et Édith Piaf chantait: « sans amour, on est rien du tout, rien du tout… » C’était la veille de la Saint [...]

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1-Tout, Lettres ouvertes | 17 janvier 2001

Mon David à Dawson College!

paru dans La Presse le 17 janvier 2001 Le lectorat de La Presse a pu connaître un peu David Jasmin-Barrière par la chronique tenue à deux (les dimanches de l’été de 1999). Peut-on imaginer le choc ressenti par le grand-père patriote quand David m’apprend qu’il allait faire son cégep à Dawson College, dans l’ouest de [...]

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1-Tout, Lettres ouvertes | 10 janvier 2001

Communiqué de lancement au Québec de Pleure pas Germaine (le Film)

(communiqué, sans embargo)  » PLEURE PAS GERMAINE  » SUR SIX ÉCRANS QUÉBÉCOIS ! Les cinéphiles d’ici vont voir sur grand écran une histoire lue par des dizaines et des dizaines de milliers de lecteurs du roman de Claude Jasmin,  » Pleure pas Germaine « . Deux Belges en ont tiré un film, conservant fidèlement l’intrigue du [...]

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1-Tout, Lettres ouvertes | 4 janvier 2001

Nos enfants

Publié dans la Presse le jeudi 4 janvier 2001 Je sors de la lecture du premier roman du fils du célèbre auteur Gilles Vigneault, Guillaume. Je n’en ferai pas la critique, il y a longtemps que j’ai délaissé le métier de critique d’art, ou de littérature. Non, j’ai à dire autre chose que d’évaluer la [...]

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1-Tout, Lettres ouvertes | 15 décembre 2000

MICHAUD:LA CAUSE AVANT TOUT!

Objet : MICHAUD:LA CAUSE AVANT TOUT! M. l’éditeur, J’ai voulu conseiller Yves Michaud en début de querelle. M. Rény de Mercier, me fit part, au téléphone, qu’Yves était, dans son salon, en grande discussion avec Jacques Parizeau, qu’il me rappellerait. Il n’en fit rien, hélas. Ce que je voulais lui dire? Ceci: »Prudence! Silence! Surtout ne [...]

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1-Tout, Journées-nettes, Souvenirs | 17 novembre 2000

LE MYSTÈRE TRUDEAU

En tant qu’adversaire idéologique j’ai voulu attendre l’enterrement de Trudeau (ce que « l’espion alternatif » Claude Morin aurait pu faire, lui aussi) avant de publier mon sentiment sur le « grand homme » des Chrétien, Lalonde, Joyal et Cie. Il s’agit d’une question de bienséance élémentaire face à ses proches en deuil. Jeune auteur, je le croisais souvent [...]

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