MÉPRIS, RACISME, POISSONS ROUGES !

Beau matin encore, si beau soleil et découvrir le noir mépris envers nous tous, Québécois, quand un émigrant libanais d’ici, devenu, ici, un auteur choyé et bien installé s’ouvre le cœur, en France, à une émission culturelle. Le confus mais doué dramaturge, le Mouawad, nous fustige tous en nous décrivant à cette télé comme une nation d’arriérés mentaux qui crache sur les intellos, la pensée, les idées et le reste. C’est aussi dégueulasse que les écoeuranteries colportées sur nous tous par Mordecaï Richler ! Ça fait mal mais me voilà un peu calmé, en canot avec ma mie («  envoyons de l’avant nos gens »)  découvrant plein de jolis poissons rouges tant du côté est proche de la plage publique qu’à l’ouest face au Chantecler. Belles taches mouvantes d’une lumière érubescente et qui console un peu des noirceurs colportés par l’auteur tant fêté, devenu raciste.

Un samedi magnifique, souhaiter montrer ces soucoupes rouges joyeuses à un Antoine, deux ans et demi, et voir une barbotte soudain à ses petits pieds. « Il nage pas vie hein ? » Non, ce poisson noir, tout lent,  va crever c’est évident. Le capturer puis le mettre dans une chaudière. Antoine admire sa prise facile. Et puis… « il va pas bien, il faut le libérer, hen ? ». Oui. Remise à l’eau, la barbotte s’éloigne de nous bien péniblement. Dans les eaux grecques, on ramène à quai, de force, des défenseurs de Gaza, ennemis du blocus. Ce territoire palestinien très surveillé par Israël sa riche voisine menacée. Dans « la bande » il y a ce Hamas aux enragés antisionistes et antisémites. Faction qui détient tout un peuple araboïde innocent comme otage !

Comme toujours nous vivons partagés : d’un bord, notre paix, notre bonheur, nos doux conforts; on a envie de rire et de remercier la Providence, mais, de l’autre bord, ces actualités : la laide bave « théâtrale » de Mouawab, les innocents secouriste en bateaux retenus militairement au port d’Athènes. Pas loin d’ici, à l’heure où j’écris, un jeune assassin, un savant médecin,  meurtrier de ses deux enfants innocents, attend… un sort effrayant. À Paris, une jeune reporter-auteure se décide à faire payer en cour de justice un « vrai chimpanzé en rut » (dit-elle) qui voulait la « sauter » …il y a huit ans ! Soudain, revoir le gros chat pourpre, Valdombre,  qui s’étale en rond,  paressant au soleil sur la table de pique-nique. Ma Raymonde qui fait des balounes —avec un petit calumet— pour amuser Antoine.

Antoine parti chez lui à Fabreville, au petit matin, mon flotteur de foam autour du cou, apercevoir de nouveau, émerveillé, ces rouges poissons d’une telle si luminosité, quasi translucides !  Merci de cet ensemencement, merci pour la beauté sans-cœur qui videz votre aquarium au moment de déménager chaque fin d’été ! Mais Pauline ma voisine, une incroyable jeunesse de 85 ans :  « Claude, est-ce bon ça ? Dangereux peut-être pour notre faune aquatique ? » Toujours se questionner. Est-ce vrai ces fêtes sexolistes de prêtres homos échangistes au Vatican ? Bien vraies ces tueries en pleines rues de Damas la Syrienne ? Vrai, l’artiste Mouawab en cracheur d’un venin furieusement anti-Québécois, dit Patrick Lagacé. Envie de se boucher les oreilles mais pas les yeux car, rue Richer, un tout jeune raton-laveur grignote avec tant de véhémence un bout de bois… qu’on dirait un castor ! L’effrayant despote Kadhafi sera-t-il un jour traîné au tribunal des tyrans ? La vie est si belle l’été. Une envie de fermer la radio, la télé, de ne plus lire les gazettes, tiens !

 

 

ENCORE LES POLICES EN BASSES LAURENTIDES, À OKA ?

Oka c’est pas si loin, en basses Laurentides, avec ces si jolies collines et ce lac immense.  Jeune, villégiaturant à Pointe Calumet, voisine d’Oka (qui veut dire en iroquoien : « poisson doré »), c’était ces excursions en vélo…ô champêtre rang Ste Germaine !, vers le St-Benoit de Claude Léveillée. Ou l’achat des fromages des Trappistes, qui puait tant et goûtait si bon). Ados, nous allions louer des vieilles picouilles à une piastre de l’heure, chez les Gabriel. Équitation d’amateurs dans les si beaux sentiers de la vaste pinède. Vaste projet des Sulpiciens du village pour retenir le sable qui déboulait des collines, envahissant les rues d’Oka. Peut-être vers 1800 ?

Premier job d’été ? Là, à Oka, waiter au « Baronet », petit hôtel de luxe. Édifice, disait-on, saisi par l’État vers1940, car la propriété du riche Baron Ampin. Qui avait de fastes projets «  immobiliers »  —après Ste Marguerite—  pour ce coin des Deux-Montagnes et qui fut soupçonné de « collaboration » avec les Nazis maudits.

Bien plus tard, un innocent coco, maire d’Oka, projetait d’agrandir un golf. Un lieu empiétant sur un terrain qu’on disait « amérindien ». La crise éclate. 1990. Moi, quittant TQS, je viens d’entrer avec Paul Arcand sur CJMS-tous-les-matins. Je me dis que Léveillée, Vigneault et surtout Gratien Gélinas vont collaborer à mes commentaires sur les…sauvages de leur région. Non. Pas du tout. Leur silence prudent. Niet ! Rien ! Pas un signe de vie, mon trio ne répondra pas à mes coups de fi. Oh, les vilains artistes peureux !

Boubou-le-mou et son ministre « Chiachia », va dialoguer volontiers avec de louches meneurs. Qui se disent des Warriors. Avec, oui, des encagoulés ! Quand à moi aux micros du matin, j’ai vite bien compris que furent manipulés et trompés et entraînés, de braves, bons et gentlls  Amérindiens d’Oka ! Victoire de la « pègre Rouge », que l’armée froussarde —et la police-SQ peureuse— laissera fuir. Profitant du coco maire, ils organisèrent le soulèvement. Venus, tous, de Saint- Régis, cette « réserve » qui fait encore les manchettes des temps-ci, qui est  commodément à cheval sur trois frontières ( Québec, Ontario et surtout USA) pour leur payant commerce des armes, du tabac, des alcools et de  la drogue.

Plein d’artistes de mon UNION, sensiblards et nuls en questions politiques, se firent les complices de ces dangereux pégrieux, allant même en défilé à Oka-la-martryre, André Lachapelle en tête de ce stupide  cortège, pour porter du maïs aux « pauvres » otages ! Je rigolais ferme. Les nobles machines internationalistes (du genre aveugle). Le Noir « monseignor » Tutu, en tata inouï, garni de pourpre joignait cette racaille de Rouges. Une farce ! Nous étions en 1990 tous devenus des affreux Québécois, des racistes immondes. Les médias anglophones s’y jetèrent comme toujours. Ne pas oublier :  en 1990, à Saint Régis, les maffieux Rouges devaient se taper sur les cuisses !  Une bonne part du populo avait tout compris mais pas nos lâches gouvernants culpabilisés par le passé encombrant. Aujourd’hui, en 2011, on a compris enfin qu’il y a des autochtones citoyens tranquilles et de ces « sauvages » intéressés aux trafics clandestins et illégaux : armes, drogue, alcools, tabac. Seul, en 1990, le reporter Robin Philpot avait vu clair. Allez chercher à votre bibio : « Oka, dernier alibi ».

MAROIS DOIT RESTER !

 

Ces temps-ci, on dirait une mode, certains indépendantistes  —intellos, artistes, gauchistes—  éprouvent le besoin de médire sur Pauline Marois en cheffe de parti. Parmi eux, quelques misogynes inconscients. D’autres, des puristes, jouent les rongeurs de balustres (oh oui, il y a des balustres au parti) ou bien sont des grenouilles de bénitiers (oui, oui, il y a des bénitiers au parti). Ces réticents (et des démissionnaires)lui reprochent l’appui à cette loi à propos de l’entente PKP-Québécor versus Mairie-Labeaume au sujet de l’aréna subventionné par l’argent public. D’une bouche on la condamne : « bien laide action électoraliste de Pauline Marois  —populiste et démagogique— pour s’attirer des votes de cette région (les alentours l’aréna-québécor). » C’est de bonne guerre, c’est l’ouvrage inévitable d’un vrai chef de parti bien réaliste de vouloir attirer le plus de votes possible. D’une autre bouche, c’est la complainte vague, floue : Marois n’a pas l’étoffe d’un chef visant la victoire ! Madame Marois a admis avoir eu tort de souhaiter l’unanimité, les démissionnaires devraient effacer cette vilaine ardoise et reprendre la lutte souverainiste. À moins… que ces abandonneurs soient de façon inconsciente comme découragés de bien sentir la faiblesse de l’électorat pour la cause sacrée. Alors ? Dérive, lassitude et ce sera le « lâcher prise » à la mode actuelle. Cela se peut, le nom de la chose ? Un acte manqué.  

Faudrait nous brancher souverainistes grincheux en tous genres. Qu’est-ce que c’est que tous ces « a l’a pas, et mon Dieu qu’elle l’a donc pas »?  Niaiserie. Ces propos folichons s’entendent sur le web —aux réseaux des-anonymes-courageux (facebook-twitters et Compagnie. « À l’a donc pas ! » : On croirait ré-entendre le philosophe-clown André Moreau, ou feu-Roger Drolet à un micro de noctambule ! Moi aussi je serais bien aise d’élire chef un homme ou une femme à la flambloyante personnalité, ultra charismatique, un très adroit tribun aux discours politiques remplis d’envolées lyriques contagieuses. Il n’y en a pas, et cela dans les quatre partis, y compris l’incolore amateur de procrastination M. Legault. Plus terne que Legault, c’est les limbes ! En attendant, vive « une femme » ! Ce serait une formidable « première ». Pauline Marois, plusieurs fois en charge d’importants ministères, soutenue en congrès du parti. À 93 %. Marois nous fera une formidable figure politique, qui nous surprendra sans aucun doute.  Certains innocents réclament le bloquiste battu, M. Duceppe. Ils  rêvent debout. Lélectorat québécois vient de le rejeter et violemment et il a été battu dans son propre compté. Moi, je voterai Marois et cela avec une énorme confiance.

 

Claude Jasmin,

Écrivain, Ste-Adèle.

ADIEU CLAUDE…L’ENDORMI !

La radio. Jeudi matin. Mort de Claude Léveillée. Oh merde !

Mon petit camarade de la rue Drolet qui s’endort à jamais. Bon voyage cher Claude dans le royaume espéré, éthérisé,  des esprits. Enfant, à l’école, Claude était si poli, si sage, si… sombre. Déjà ! Gamin, au Marché Jean-Talon, aux magasins de la rue St-Hubert, au kiosque à musique de fanfare du Parc Jarry, il montrait le petit bonhomme « qui se salit jamais », presque trop bien élevé qui passait devant chez moi, le dimanche après-midi pour les films du Château ou du Rivoli.  Imprévisible ce trépidant compositeur qui va éclater souvent avec fureur, avec des musiques impétueuses, oh oui !

Deuil donc dans « notre » petite patrie. Triste, je fais jouer «  Mon rideau rouge…la vie, la mort, l’amour… », sa plus belle chanson, à mon avis. Claude souriait rarement, je ne le voyais jamais rire. Je lui en fis la remarque un jour dans les coulisses de Gratien Gélinas, répétant un Achard monté par le fougueux Buissonneau, « Les oiseaux de lune » (Claude était un fort bon comédien aussi), il me dit : « Je ris par en dedans ».  C’était un créateur grave, sérieux, un Guy Latraverse le dit. Claude portait un masque comme de tragédien. Un mystère.

Un bel été, circa 1985, répétant son rôle dans « Les noces de juin » à la Maison Trestler de Dorion, il me suggérait de rédiger un pageant populaire à l’ancienne, « Claude, un grand chiard populaire sur le parvis de notre église Sainte Cécile, une sorte de sons et lumières bien nostalgique »… où il inventerait des musiques inédites sur un tas de tableaux racontant « la vie » dans les années 1930 et 1940. J’avais dit oui. Le temps passe. On vaque à ceci et à cela.

Ö Claude, toi mort, toi, bel arlequin sur ton cheval blanc, cher endormi,  un autre rendez-vous qu’on a pas pris le temps d’attendre…

Claude Jasmin,

écrivain, Ste Adèle.

LETTRE OUVERTE À CHRISTINE (MINISTRE À QUÉBEC)

Vite un changement à la Place Bonaventure pour ce « Salon du livre ». Une foire commerciale banale. Une tricherie : avec l’argent public ce « Salon annuel » vole nos libraires. L’inamovible directrice, madame Blois, une excellente organisatrice, devrait changer la formule désormais et organiser un « salon de la littérature ». Le salon du livre est une nullité pour le monde littéraire et les subventions de Christine St Pierre participent à une entreprise avant tout commerciale. Ce n’est pas le rôle de l’État. Place au changement pour novembre 2011. C’est urgent. Changeons les « vieilles » règles de ce « vieux » Salon. Il ne profite qu’aux livres « à succès », livres qui n’ont aucun besoin du Salon.Les associations d’écrivains, de libraires, d’éditeurs doivent s’unir et faire cesser cette foire cheap d’un mercantilisme primaire.

« Le Salon du ivre » prive nos libraires de revenus essentiels à chaque début d’époque des Fêtes. Les best-sellers, biographies de vedettes, livres de recettes en cuisine ou en santé, les « hits » de Paris ou, traduits, de New York,  font sonner les caisses, Place Bonaventure. Mais on y invite un millier d’écrivains (ou presque) pour les abandonner. On y voit cinq ou six très longues files d’acheteurs, on y voit neuf cents quatre vingt écrivains ignorés, laissés à eux-mêmes dans des kiosques déserts.

Ce Salon est devenu un business subventionné. Les écrivains véritables ont besoin d’un vrai salon littéraire. Qui attirera moins de foules, et puis après ? Un Salon utile aux écrivains s’impose, consacré à la  littérature, celle d’ici et de partout dans le monde. Futile d’éclairer les déjà très éclairés, paresseux cela de sur- publiciser les « gloriolés » du moment : ces confessions d’une vieille chanteuse, récits des forfaits de la mafia, la bio d’un hockeyeur retraité, d’un célèbre ex-politicien. On pourrait constituer un assez bon public. Avec des animateurs, des metteurs-en-scène, des comédiennes et des comédiens du théâtre, de la télé, du cinéma pour rendre captivantes leurs performances, évidemment reliées aux poèmes, romans, récits, etc. Ainsi fin du vol des libraires. Qui voudra m’appuyer, éditeurs, auteurs, libraires ? Et un public assez cultivé pour apprécier les littératures du monde francophone. L’État n’a pas d’affaires… dans les magasins ! Je serais disposé à travailler bénévolement à un  tel vrai salon du livre. Je vais guetter les réactions.

Prêtres pédophiles et diffamation malveillante

Lettre ouverte publiée dans La Presse, 11 décembre 2010

TOUTES LES SOUTANES DANS LE MÊME SAC ?

          Les curés, les « frères », tous les ensoutanés de jadis : des pervers sexuels, pédophiles dangereux ? Bon, bon. Ça suffit les zélotes du fondamentaliste athéiste, chers anticléricalistes aveuglés, acharnés, repos ! La vérité : collectivement nous devons manifester aux enseignants de jadis une immense reconnaissance. En toute justice, sans aucune honte

        Officiellement on fit qu’il y a eu 7 % de pédophiles, donc, il y a eu 93 % de prêtres et de religieux enseignants qui se sont dévoués généreusement à ce vaste ouvrage pédagogique, mal payés, sans vrai prestige le plus souvent. Certes avec plus ou moins de talent pédagogique. Ces innombrables vaillantes troupes d’hommes en soutanes sont ces temps-ci collectivement salies par ce malheureux 7 %. Le temps est donc venu de stopper la diffamation généralisée des enseignants religieux, une entreprise malveillante,un ouvrage maléfique, entretenu par certains laïcistes fanatiques.

      Hélas, nous sommes nombreux à nous taire, intimidés par la mode du jour : le vice répandu partout. Allons.  Plein de Québécois se taisent peureusement face à ce déferlement, à cette infâme généralisation.

        Ce « tous les curés  dans le même odieux sac » accable des gens âgés ayant consacré une vie en dévouement. Toute une existence à enseigner aux enfants du peuple Québécois,  sans aucune discrimination. Je souhaite entendre, lire quelques témoignages de reconnaissance désormais. Innombrables sont ces anciens gamins qui ont une dette d’honneur envers des religieux enseignants, dont des pédagogues absolument merveilleux. Il faut les nommer. En toute justice. Il faudrait pour chaque mille dollars arrachés à une congrégation accusée, verser « neuf fois » cette somme, cela  correspondrait en toute équité à ce 7% de vicelards versus ce 93 %  d’intègres religieux.

       Pour ma par je dis « merci » aux dévoués Clercs de Saint Viateur de ma « petite école », rue De Gaspé dans Villeray (frère Foisy, frère Carpentier, salut !); comme je dis « grand merci » aux Sulpiciens du collège Grasset (Père Amyot, père Legault, salut !) à Ahuntsic. J’invite mes compatriotes à ne plus se taire face à l’actuelle mode de déclamer : « Tous les ensoutanés furent d’horribles vicieux ! » Malgré notre très vive solidarité et sympathie aux malheureuses victimes du 7%, proclamons que ce 93 % du clergé enseignant formait  une aide indispensable pour nous tous, écoliers des masses laborieuses. Osons nous lever pour les en remercier chaleureusement.

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À la belle Yolande…

Chère ministre, j’ai lu votre « défense » face à l’accusation : « Vous devriez pas, aux frais des contribuables, enseigner l’anglais aux émigrants. » Vous avez rétorqué que « c’est à cause du contexte québécois ». Réponse maladroite, chère ministre, réductrice. La vérité -munissez-vous en- c’est que la langue des « tout-puissants » étatsuniens -pas vraiment celle de l’Angleterre – est devenue une langue marchande universelle. Rien à voir, Yolande James, avec ce que vous nommez « le contexte québécois ». La langue de « l’actuel » plus puisant des pays du monde c’est l’anglais pour des raisons historiques évidentes ; « USA » veut dire : ex-colonies anglaises émancipées.

Je dis « actuel » car on annonce que -vers 2040- ça va changer. En 2040, enseignera-t-on le chinois gratis, à nos émigrants ? Foin de votre « contexte québécois », il y a partout un immense « désir des USA », une « admiration des USA », une « soumission » intéressé au fric-US ». Partant, à sa culture ; forcément capable de réussites évidentes grâce aux moyens forts, voir son cinéma, sa télévision, sa musique pop et rock. Ça n’est pas par indifférence au suédois ou au portugais qu’une Céline Dion et tant d’autres surdoués avides se sont convertis aux USA. De Vancouver à Moscou, en passant par Berlin ou Bruxelles, c’est consentie. Lâchez-nous « le contexte québécois ». Même à Paris, France, c’est l’américanophilie. Des Français lucides se décident enfin à freiner cette anglomanie galopante. Je rigolais ferme, chez Charrette, en écoutant des Nathalie Pétrovski, des Josée Legault chicanant l’avocat Julius Grey sur « Émigrants trop choyés ». Plein de Québécois jeunes, telle Nathalie P., délaissent nos collèges, s’inscrivent à Concordia. De mes petits-fils y allèrent. Voir les raisons ci-haut.

C’est à cause de cette fatale « attraction mondiale » du géant « actuel » et, en « Chine qui monte », le phénomène se répand. Non madame James, il n’y aucun « contexte québécois », une personne qui veut un bon job ou qui veut brasser la moindre business, à Prague ou à Montréal, qui doit communiquer avec… disons un Hongrois ou un Espagnol, sort son « américain » de base. Qui est, bien sûr, de l’anglais-américain primaire. Pour se comprendre en tant que deux étrangers en rencontre d’affaires.

Rien de québécois là-dedans. Parler comme vous le fîtes, madame, c’est du déni de réalité mondiale. L’émigrant, d’ici, pas moins intelligent que n’importe quel franco qui s’inscrit à Concordia, a compris cela. Pour un job qui compte, un peu satisfaisant, payant comme il faut, il lui faut aussi le english speakig. C’est incontournable « actuellement » à Rio comme à Rome ou à Lisbonne. Humiliant, oui ! Je gage que Vercingétorix, le chef vaillant des Gaulois, avait appris quelques mots de Latin face au puissant César. Fin des armes en 2008, César-de-Washington a des moyens modernes d’assimilation : ciné, télé, musique pop. Plein de « courroies dociles », des masochistes inconscients, se tirent dans le pied. En médias francophones d’ici, ils gèrent la publicité des riches envahisseurs. Gratuitement ou en voyages payés par César, pour cette assimilation. Ces cons de journalistes du Québec, surtout à Montréal, collaborent (comme dans collabos) à leur perte à plus brève échéance qu’ils croient. Leurs jeunes publics prêchés iront bientôt à la source, aux médias-USA. Fin de leur lectorat et ils se feront congédier. Bin bon !

TAS D’HYPOCRITES VA !

Lettre ouverte à Marc, mon webmestre, lisez-la :

« Cher Marc, pendant que tu te chauffais la couenne, avec ma fille, Éliane, ta femme, entre un bout de mer de la Caroline du sud et un joli camping dans un boisé de grands pins, tu fus volontairement coupé des nouvelles d’ici. B’en, imagine toi toute une affaire : on a sorti que les juges du Québec sont des « favoris », oui, quelle honte hein ? Des juges nommés par le parti au pouvoir. Qui ignorait ça ? Personne Marco, tu le sais bien. Tu parles d’une grosse nouvelle ? Quand tu vas rentrer, demain je crois, tu vas voir ça : l’air rempli de cette « hénaurme » nouvelle. Une farce?, les juges seraient des créatures politiques, des « récompensés » du pouvoir.

Tu vas voir : radios, télés, journaux en font (encore aujourd’hui) leurs choux gras. Non mais… Qui ignorait le grenouillage avec nominations ciblées. Un temps des Rouges, un temps des Bleus. Bleu longtemps sous le tyranneau  despotique, Duplessis. Marc, dis moi qui ignorait ça ? Personne. Nos gens des médias sont à cours de scandale ? Voilà que le chef de nos fédérats rouge, M. John Charest de Westmount, le cheuf, a nommé un enquêteur. Un juge retraité venu des maritimes, un bon ami de Jean Chrétin (même cabinet). Cet arbitre fut nommé « suprême juge », jadis. Ce Monsieur B, a accepté avec ou sans fou rire ?. Pas de danger que Sieur Bastarache déclare : « La paix, me dérangez pas, ç’est comme ça depuis l’aube des démocraties ». Il va se ramasser un peu de fric.  Ce sera un show de plus, théâtre de marionnettes ridicules. Les nouveaux Bernard Derome, en jupons ou non, ls voix des CBC-SRC, TVA, RDI, LNC, prendront encore les citoyens pour des cruches, depuis que je suis p’tit gars, j’ai su que ces postes de juges (et autres jobs de prestige) sont des « fioles ». C’était le mot : une fiole. L’avocat ambitieux s’achète une « carte d’un parti », milite, ramasse du fric et guettera son tour.  Un jour, bingo !, le job steady payant. Vieux comme le père Noé. La gammique depuis bien avant Lesage, Lévesque, Bourassa. Au pouvoir, on se nomme « entre nous » et chacun son tour.  Ici, à Ste Adèle, j’observais le fanion « Mulroney » qui battait au vent du lac « Votons Mulroney », chez un  voisin « m’sieur-le-juge » ! Toi Marc, ton « mon oncle »juge bleu,  fils de député duplessiste, ne fut-il un bon juge bien honnête?

Alors, welcome home Marco : aux écrans domestique, tu vas assister à une mascarade. D’hypocrites. Une « séance paroissiale » et notre Lapierre (TVA) dépasse son sosie, De Funès, en grimaces. Bouffon. Le téléjournal est un cirque où l’on mime le  grimpage de rideaux: « Messieurs dames, c’est effrayant, le « pouvoir » nomme juges, ses amis ! » Le populo rigole de voir putasser les médias pour des crottes d’écoute. Pas un événement une vieille patente, le « patronage. »

UNE GÉNÉROSITÉ INTÉRESSÉE ?

Le chat sort du sac. Chaque année quand la capitale de cette fédération (qui n’est pas vraiment un pays) sort son gros sac de fric pour se fêter, eh b’in c’est aux Québécois que va le gros de la tirelire. Les autres régions de cette fédération ? De la schnoutte. Des miettes. Ah ! Pourquoi ça ? Cette injustice évidente. Que l’on semble tolérer un peu partout. Quoi, nos bons p’tits zamis confédéré devinent-ils qu’il faut fermer les yeux (et sa trappe); mieux, qu’il faut bourrer de pognon ce sacré Québec, plein de réticents, de méchants nationalisses,  si on veut pas …Mmm, vous savez bien, s’il fallait, non mais s’il fallait qu’un bon jour, ils se votent majoritairement un pays bien à eux. Vous connaissez tous cette peur, cette frousse, cette hantise.

Alors, les Canadians, ils ne comptent pas, moins en tos cas. Avec les restes, des pinottes, qu’ils se fêtent un p’tit peu. La réalité c’est que ces gens d’un océan à l’autre (sauf nous -et notre drôle de langue- au milieu), ils n’ont pas grand chose à festoyer. Craignez rien, ils vont pas brailler, ils chialent pas l’diable, même si, à chaque année, Ottawa commet un effarante injustice dans le partage de la mazoune pour pavoiser, danser et chanter. Silence !

Quoi donc ?  Les habitants du Manitoba ou de la Nouvelle Écosse n’ont pas besoin (ni grande envie ?) de commémorer le beau grand Canada ? On dirait. Le Québec, pas davantage, alors là, danger, on va lui enfoncer nos bébelles dans la gorge à ces oies bien connes, les frenchies ! Oui, le chat, oui, est sorti cette année…  du sac fédéral.

Évidemment…  ? Car, évidemment, c’est chez ces maudits frenchies, il y a comme un résistance et le bonhomme carnaval-fédérat se questionne sans cesse : pourquoi donc que le Québécois se sent si peu Canadian ? Eh oui, c’est la vieille et perpétuelle question : on se ressemble pas, on a  pas les mêmes goûts, us et coutumes, références, etc. À  part les assimilés inconscients de la  fascination commune aux USA. Car, soyons lucides, Canada est synonyme, in english, de USA !  Québécois le moindrement fiers, solides, normalement enracinés, solidement indentifiés, b’en, on a pas le même tempérament, et tout le reste. Et surtout, surtout : on a pas la même langue. Ceux qui séjournent un peu longtemps en dehors de notre patrie (à Toronto, à Vancouver, ou à Halifax peu importe) découvrent vite cette réalité. « On est à l’étranger. On est pas chez soi ».

Oh, oh, oh ! Voilà donc bien où « le bât » de l’union à tout prix blesse, l’union à fêter…hum, ça branle. Futile de nos arriser d’argent, gaspillage. La culture (Coco ministre Moore !) c’est le sang de la pensée. Le sang d’un peuple. La culture populaire comme la grande culture. Ajoutons pour les intellectuels anglos et innocents comme Ignatieff ceci : elle a fondu notre égalité de 1867, on est devenu  une minorité au Canada. Donc, aucun intérêt. Mis, ici, on reste plus de 80% de la population, nous sommes des majoritaires. Une nation forte, un peuple consistant. Alors… quand ce Ignaretieff (sic!) rêve de trains d’est en ouest, il déraille l’intello exilé revenu. Québec a besoin de vrais échanges, de marchander, de se divertir, de découvrir mais du nord au sud, de Québec-Montréal à Boston-New York.  Les trains du Russe Blanc ers Windsor, Ontario, c’est une bêtise grave, un gaspillage, un songe creux.

Quant à ces argents répandus, recevons cela en rigolant. Des drapeaux, des commandites, etc., ça se jette aux rebuts !

Lettre ouverte à Pauline Marois

Chère Pauline,

La dernière fois que l’on a pu causer un peu ensemble c’était lors d’une rencontre quand j’animais aux micros d’une radio de Laval (Radio-Boomer). Et ce fut un plaisir. Réciproque je crois. Je vous l’avais dit ondes : je comprenais mal pourquoi tant de gens (et des caricaturistes) vous imaginent remplie de snobisme. C’était -c’est- injuste. Vos paroles et votre attitude démontrent souvent de la chaleur, de la solide humanité. Hélas, voilà qu’aux dernières assises de votre parti, attitude bizarre, vous êtes d’accord pour fustiger et « punir » financièrement de jeunes militants de notre essentiel nationalisme. La raison ? Du verbe coloré et bien effronté, à l’occasion. Parfois carrément agressif.

Allons, chère Pauline, dans tout mouvement de revendication, dans n’importe quelle association de pétition ou d’imploration, on y trouve des tempéraments vifs avec  des tribuns impétueux, voix qui appellent un chat, un chat. Et un salaud, un salaud. Est-ce nécessaire de fustiger ces ardents patriotes -le jeune Patrick Bourgeois ou le vieux-vert Pierre Falardeau ? Le danger ? Vous nourrissez les adversaires de notre cause sacrée, Pauline, vous encouragez les couards, diviser nos troupes, encourager la pleutrerie de trop des nôtres. Vous soutenez malgré vous, chère Pauline, des profiteurs vénaux, ceux de la pax-canadiana-fédérata, les tranquilles amants des compromis, du plat doucereux abandon d’un pays à faire naître à fond. Pauline, nus avons besoin de quelques sages mais aussi de jeunes enthousiastes impatients. Notre lutte s’étend aux générations nouvelles. Qui sont moins molassonnes, moins « chambre-de-commerce-et-du-tourisme ».

Et alors ? Formidable, non ?, cette jeunesse fringante, malpolie, à l’hebdo « Le Québécois ». Où j’ai le bonheur plaisir de collaborer. Ils n’ont pas froid ni aux yeux ni aux lèves, ces cadets mal engueulés sont un apport vital témoignant pour une suite-du-monde-québécois. Observons tes applaudisseurs ? Des rampeurs, des ennemis de notre souveraineté. À ce congrès, tu fus fort mal conseillée, prend vite bonne distance de ces couards. Erreur d’avoir osé appeler au boycottage « économique » du modeste hebdomadaire de Bourgeois. Pas moins grave l’appel du Bloc pour donner suite à ce nocif mouvement. Ô l’odieux monde de la censure, la sale sauce nettoyage soviétique ! Pauline, je t’en supplie, tu dois vite annuler cet appel au boycottage.

Face à notre victoire remportée sur ce projet d’Ottawa, avec  son machin-à-Plaines-commanditées-alla-Juneau, n’ayez qu’un seul regret : devoir constater que le parti que tu diriges fut molassique, archi-prudent. Les jeunes Résistants à cet « Axe anglo-saxon » (ultra-puissant sur tout ce continent) visèrent les masochistes et les marchands à tourisme-de-Nouvelle Angleterre. On ne pouvait parader, costumer, décorer,  festoyer « la » défaite de la Nouvelle France. Pas trop tard pour « raison-garder » et biffe au plus tôt cet ordre abject de crever ce petit journal. Lui couper les vivres est indigne d’une Pauline Marois que je crois connaître. C’est méprisant et infantilisant de commander à ses députés une interdiction d’acheter des placards dans l’hebdomadaire. La liberté c’est la tolérance de toutes les tendances. On peut endurer quelques jeunes (ou vieux) trublions qui « font du bruit » dans le grande espace de l’indépendance à conquérir. Il y a des oeufs pourris qu’il fallait casser. Commémorer cette bataille perdue sur la falaise était un oeuf pourri.

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