« HOMO, À N’EN PLUS FINIR ? »

      Lire si (trop) souvent, dans journaux et revues, (aussi à la radio comme à la télé) de ces actuelles accusations retardataires … face aux curés aux nains longues et vicieuses. Pouah ! Ça pue parfois Car il y a eu « domination » sur enfants. Cela grandit en nombre, non ? Y a-t-il eu des « épargnés » !
Et moi ? Et moi ? chantait l’autre. Chez ces dignes et nobles « messieurs de Saint-Sulpice » ( ô supplice), rue Crémazie, le vice qu’on disait effroyable, se répandait. Il y avait, on les oublie, des profs fameux, si dévoués et si compétent. Salut à ta mémoire Paul Legault, prêtre !)
Il y avait aussi de ces sombres et tristes malades sexuels ! Aux moins deux à qui j’ai eu affaire. C.S. et  G. F. Deux prêtres vicelards bien « ensoutanés ». Chercheurs pathétiques d’affections… masculines bien charnelles ! Le vœu de chasteté pesait trop lourd !
Monstrueux guetteurs d’ados, ces jeunes gars appétissants à leurs yeux de « pédés-pédagogues » était une obsession morbide chez ces rôdeurs acharnés, parfois terreur des récréations, ou des mis en « retenues » après cours. Et cela  jusque dans le vaste boisé derrière le collège Grasset. Obsédés maudits !  On se sauvait de ces satyres et parfois littéralement ! Mais des jeunes d’un  « genre » mou, fragile, hésitant (des futurs fifis ?) cédaient à leurs avances charnelles. Des sataniques perfides filous et, profiteurs car « en autorité ».
Les plus forts rigolaient. On a vu des cas cruels: un élève jouait le consentant, rendez-vous et paf, bang !, sur le « lieu du crime », c’était coups de batte et regroupements subit d’élèves-témoins. Les moqueries, le chantage, donc, menaces de dénonciation ! Oh ! Que d’humiliations alors pour le « moine » déculotté et dénoncé. Cette misère sexuelle dans un monde de bigots et de dévots était lamentable. Des curés « invertis » furent exilés. On ne savait où. On parlait entre nous d’une « prison des prêtres », au fond des Laurentides.

Vérité ou rumeur, comment savoir ? Ces subits déménagements de  ces profs  « aux mains trop longues » nous intriguait fort ! Et puis, adieu les études, on part travailler dans la vie courante. Moi ? À vingt-cinq ans, parmi les  scénographes de la télé publique, devoir faire face encore à une bonne part de ces invertis. Certains aînés farauds, fort entreprenants, cherchant activement des complices, des co-religionnaires quoi.
Hyènes, des chacals impatients parfois ( à nos yeux) des séducteurs aveuglés, tous incapables de bien voir « qui en est » et « qui n’en est pas ». Parfois, des confrontations profitables certes. Des couples se formaient ! Alors il y eut des clans et des chapelles ardentes. Des factions aux cloisons solides. Aussi, une sorte de tolérance. Un drôle de marché, clandestin marché aux fesses. Moqué, ridiculisé. Une cruauté puisque l‘on naît homo, comme l’on naît les cheveux noirs ou blonds. Non ?
Découverte aussi, surprise, que les plus créateurs, les plus brillants décorateurs étaient souvent …des homos ! Silence alors. Justice alors. « La pire tapette » des lieux est « la plus folledingue ». Eh oui ! C’est parfois une sorte de génie !
Voilà donc que le plus sensible, le plus doué s’avère « en être !. Je deviendrai, je le souhaitais, son meilleur camarade mais ce cher R.P. s’exilera volontairement (* avec un « lui », plus jeune) en Italie, à Rome et à jamais ! Mes regrets de perdre un compagnon radio-canadien précieux, avec qui, les lunchs du midi dans une modeste gargote voisine devenaient comme de riches et instructifs cours d’histoire de l’art ! Éblouissant R.P. !
Plus tard, devenu aussi écrivain, je rédige mon deuxième roman ; « Délivrez-nous du mal », qui est le récit d’une « passion homosexuelle ». Une pré-publicité énerve un camarade (Jean-Marc) qui, inquiet, tourmenté, vient me questionner dans mon cagibi de scénographe : «  J’espère, Claude, que tu ne t’es pas servi de l’un d’entre nous, et pour le salir ? » Non. Homos, mes deux « héros » illustraient une incompatibilité de caractère et aussi « la honte » d’un père puritain. Le jeune (alors) cinéaste, J.-C. Lord en fit un (pas bien fort) film. En noir et blanc. Yvon Deschamps et Guy Godin jouaient ma paire d’amis contrariés. Via ILLICO ou autre machin, on peut se le visionner ; dépourvu de moyens, le film est faible et TVA (financier du film) le montre parfois à des heures impossibles.

MORT DE « LA DOUCEUR » !

 

La comédienne Louise (Miller) Rémy, vient de nous quitter pour un autre monde (de lumière). Elle était une permanente incarnation de « la douceur », avec ses allures discrètes et pleines de tendresse, avec sa voix, si douce et d’une vraie sérénité, Louise nous faisait entendre une subtile musique.

Comme Monique, sa célèbre sœur, comédienne émérite, Louise est née et a grandi dans le vieux Rosemont d’abord et puis au bord de la Des Prairies dans Ahuntsic. C’était un être discret, parfois timide même, toujours curieuse face à la vie. Questionneuse et à l’écoute généreuse des autres, cela avec une attention bienveillante, solidaire et humaine sans cesse.

Je l’ai côtoyée dans les studios de télé. Très assidument durant deux ans —septembre 1980-juin 1982— puisqu’elle incarnait ma mère, ma chère Germaine. Mon feuilleton « Boogie-Woogie », beaucoup grâce à Louise Rémy, connut un vif succès, un million et demi de spectateurs les jeudis, « mauvais soir » disait-on.

J’offre ici mes sincères condoléances à Monique —sa voisine « d’en bas »(la sœur unique), à ses autres parents, amis, voisins, et à Claude avant tout —un caméraman expert— son fidèle compagnon de vie.

Claude Jasmin

Sainte-Adèle.

DANGER : GHETTO MUSULMAN

Dévoué longtemps à « Médecins sans frontière », un humanitaire belge, Alain Destexte, publie : « des quartiers entiers sont devenus des « zones ». Des lieux à éviter avec attaques de toutes sortes à toutes heures du jour. Dont des outrages racistes aux juifs belges !
Verra-t-on cela à Montréal un jour ? Non ? Alors il faut contrôler les ghettos. Pas facile car dès que des migrants trouvent logis, on fait venir des parents, des proches, des amis. Viendront les castes, les rejets d’ordre identitaire, l’invivable « zone ».
Dans ces quartiers de Bruxelles, incessantes attaques aux policiers. Chasse à « femmes osant se dévoiler ». Homophobie criante. Intimidateurs encouragées. Antisémitisme actif et l’enseignement sur la Shoah est refusé.
En France, ça va pas mieux, les ghettos pullulent. Un magazine parisien vient de publier un reportage sur une « enclave salafiste ». Où ? À Avignon, là où un grand nombre d’adultes (comme d’adolescents) sont fous d’Allah et ivres du Coran ». Des islamistes radicaux, sans doute pas vraiment antipathique aux terroristes.
Avignon est devenue « La cité d’Allah », constate un barman; comment c’est arrivé ? Trois causes : naïveté, complaisance et aveuglement », dit-on. Le « Figaro », et « Marianne » aussi, signalent des travailleurs refusant de prendre un ordre d’une femme ! Dans des aéroports, on ouvre des mosquées clandestines ! Des « Frères musulmans » surveillent les cafétérias, cantines, restos : 100% halal » sinon…
Les « accommodements » vont se multipliant et cette sorte de communautarisme (religieux) est toléré par les syndicats, pourtant laïcistes de vocation.
Le tour de Montréal ? À quand… ?

Claude Jasmin
Écrivain
Ste-Adèle

À DIX SANS, VOULOIR COMBATTRE ?

À cette époque, souvent, je racontais à David, l’ainé de mes cinq petit-fils, la guerre en ex-Yougoslavie. Il en était captivé, il avait 10 ans, par là et je lui racontais ces effrayants snippers, —planqués dans les collines— qui mitraillaient les combattants d’en bas, dans Sarajevo. David en était tout démonté et, scandalisé, s’écria : « Si tu savais papi comme je voudrais y aller, tu sais, avec mon avion, je tirerais sur ces « écoeurants » de snippers ! » Amusé, je dis : « Mais ces snippers te fusilleraient mon David ! » Mon intrépide djihadiste s’écria : « À quoi tu penses, j’aurais mon siège éjectable et mon parachute, papi ! » David, les yeux luisants, les poings fermés, triomphait avec un regard illuminé. Courage enfantin.

Ainsi, de très jeunes gens, des adolescents souvent, filent aux aéroports, rêvant d’aller s’entrainer en Syrie. Un idéalisme candide ? Je me suis souvenu encore, à 12 ans, de mon vif désir d’aller combattre les affreux nazis. Pouvoir me rendre un bateau vers la France muselé. Plus tard, 14 ou 15 ans, c’était de m’engager (soldat-enfant ?) pour tuer ces terribles fascistes Japonais ! Fatale attraction infantile ? Jouer les fiers chevaliers. Au Grasset, avec des amis collégiens, nous fomentions —un de notre trio possédait un révolver hérité de son parrain— un complot. Braves libérateurs, nous monterions clandestinement en train vers Québec pour assassiner ce dictateur infâme, ce maudit despote, ce dictateur conspué sans cesse par nos intellectuels (Filion, Laurendeau et Cie). On rêvait d’aller tuer Duplessis !

Voilà, le désir d’action, jeunes. De jeunes cégépiens Québécois et aussi de nombreux enfants d’émigrants musulmans pourtant nés au Québec, ont ce juvénile désir classique. Une quête d’idéal, un besoin… chevaleresque ? Naïve jeunesse qui ignore qu’en débarquant là-bas, ils pourraient bien servir de « chair à canon » aux mains des djihadistes enragés. Vite, mieux les renseigner !

 

Chapitre :22 Angela…

 

notes : ce formidable film vu au Pine, «  Le jeu de la tentation » ne me lâche pas. Hier soir, aux Golden Globes, il n’a pas gagné. C’est une grave injustice selon moi. Cette histoire vraie d’un décodeur de génie, histoire dans l’Histoire, se suicidera à 41 ans, menacé de prison pour cause d’inversion sexuelle ! En 1945, c’était, l’homosexualité, un tabou effrayant. Quelle piètre civilisation en ce temps pas si lointain. Pas plus qu’on choisit la couleur de ses yeux ou de ses cheveux on ne choisit sa sexualité. Un jeune voisin de Ste Adèle n’en revient pas et je me suis souvenu de nos farces plates, de notre conne intolérance dégueulasse en ces années-là de très grande noirceur. J’en ai honte encore.
Temps doux subitement, ça fait du bien.

Jeudi, 1er JANVIER Suite et fin. Chap 10 (?)

Jeudi, 1er JANVIER

Suite et fin. Chap 10 (?)

Notes : que de jolies carters du Jour de l’An reçues, que de coups de fil joyeux aussi. On se couche à 10 h.et demi désormais, maximum. Parfois même avant. Et on sortira du lit à neuf heure, parfois même après. L’âge ? Aussi, on a remis à demain (aujourdhui) la revue-2014 de Radio-Canada.

On veut cesser de fumer ( 10 par jour) et on se donne jusqu’aux Rois (*mages). J’ai Nadeau sur ma liseuse. Le conte des « grèves à casseroles »… J’ai lu aussi « Promesses de l’Aube » de Romain Gary. Une redite du Grand Vestiaire. Cette mère veuve folle de son fils unique.

Gary, avec ironie, lui rend un (un peu long) hommage. Il laisse entendre que cette fascination maternelle l’a aidé dans sa vie. Ma mètre, moi ? Oui, Germaine était confiante et stimulante. Pas mon père. Ma grand’mère Jasmin ? Oh oui. «  Toi, mon petit Claude, tu seras pape un jour à Rome ! » Oh !, c’est dire…

..In bô mardi 23 déc.

..In bô mardi 23 déc.

Une excursion.

Notes : je rentre de ma chaude mini-piscine à cette clinique voisine. Hélas fermé le temps de Noël. Quatre jours sans mes chères exercices. Passant devant la voisine et si pratique École Hôtelière du village, le noir, fermé là aussi ! Ma Raymonde devra se remette « la bedaine sur le poêle ». Lu ce matin une autre désolante histoire dans une famille où il se trouve un de ces jeunes illuminés voulant jouer le djiadiste ! Ces « Allah ou akbar » de jeunes gens soudainement convertis au Coran ! Des pauvres parents, émigrés accablés et très surpris de ces jeunes rejetons engagés de l’extrémisme islamiste. Foin des mosquées…, travail devant le net, web pernicieux ?…

(mon ange Angela) CHAPITRE 9 (?) – C’te lundi 22 déc.

Notes : vu hier un navet total : « Le maitre de suspense », une horreur de niaiserie visuelle. Des cons, avec nos économies publiques ont financé cette cochonnerie de scénario débile. Puis un bonheur : jacasser avec ma fille. Comme si j’y étais, au soleil, à un rivage de l’Atlantique, en Floride. Surgit soudain à l’écran de mon ordi, merci la technologie actuelle !,le beau jeune prof de musique, Gabriel, petit-fils bien aimé. Et vu aussi mon webmestre, mon gendre. À la télé, vu hier soir, le beau fracas musical de Dan Bigras, le fils de mon ami, feu l’audacieux psychiatre Julien Bigras, le doc et écrivain Ferron me l’a dit : Bigras osait soigner de très dangereux aliénés qu’aucun toubib n’osait approcher ! Ce fut encore un show au dynamisme total. Mais là, faut revenir à ma première blonde.

Notes : ce temps, dit des Fêtes, m’embarrasse. Des cadeaux à faire. Des repas à organiser ? Oui, non ? Inviter, être invité. Ma chère Raymonde devenue très jongleuse : Jacques Boucher, un de ses deux frères, a été hospitalisé et il va pas mieux. Va être ré-opéré peut-être. Pour ses poumons. Téléphones sans cesse. Il y a Marielle, ma quasi-jumelle, ce matin,on l’a libérée de Hochelaga-Maisonneuve. Annulation subite d’une opération. Remis à on ne sait quand, merde. Son désespoir. D’autres téléphones croisés donc. Une étrange préface à ces Fêtes !

Monique Miller, amie de R., distribue des copies de mon compliment écrit pour son anniversaire. J’en suis flatté. Ne pas oublier d’aller voir en 2015, bientôt quoi, cette grande expo sur la Grèce antique et qui « tournera » après Montréal, dans tous les grands musées aux USA. Je lis la vie de Cohen (Léonard), grand et respecté poète et chanteur, né à Montréal. On ira bientôt à un CHSLD de St-Jérôme, pour une sorte de banquet « des pensionnaires », avec la maman de ma bru, Lynn Lapan. J’aime bien cette Denise qui rit volontiers (bon public !) à toutes mes anecdotes, facéties et potins sur les temps de jadis, son monde enfui à elle aussi.

Mon précieux fils de Val David est encore venu ce matin, lundi, mettre à jour mon ordi. Je me demandais ce qu’il ferait depuis qu’il a abandonné sa carrière ( 29 ans !) de designer (de Jeux de société), vaincu par les maudits Jeux Vidéos), Lynn me souffle : « Papi, votre gars s’est mis à la rédaction d’un roman… Oh, oh !

 

En ce blanc mercredi 17 (l’inaccessible Angela)

 

notes : lectorat cher , pas facile de continuer ce récit. Sans cesse je cherche des…situations ? un lieu, un fait…amoureux, comment « continuer » Ma grande peur de l’échec. De devoir abandonner ANGELA, ce serait quoi ? un avorton de plus. Car il y en a eu en cours de carrière.

Ce tout premier amour, adolescent, en une contrée, le Québec de 1947, en un temps plein de puritanisme ambiant. Triste époque. Bien savoir aussi, et bien me souvenir, des prudences obligées pour ne pas trahir las vérité. Ne pas oublier ce strict moralisme chez les Canadiens-français catholiques (comme on s’appelait) du temps. Une morale omniprésente. Une dictature du clergé présent partout. Une censure (et autocensure donc) fort capricieuse. Avouer aussi ma crainte du péché. Ma crainte d’entrainer celle que « j’aime comme un fou » dans le péché. Mais oui, c’était cela jadis. La découverte inopinée des sens s’imposait comme malgré moi. Oh, le bonheur anticipé —si coupable—, de s’y laisser prendre. Songer en cachette à passer à l’acte. Cela, oh oui ! La masturbation, honte solitaire, onanisme détesté, en compensation adolescente. Envie forte donc de transgresser les tabous répandus, le prêche perpétuel dans nos entourages contre « la chair ». Envie chaque fois, à chaque rencontre, de casser le diktat convenu. « Pas avant le mariage ! »

Dimanche, le 7 déc.- Angela « rides again ».

 

Vu hier ce film étonnant avec fusées, voyages galaxiques dans des nefs futuristes. Trois longues heures d’images souvent surprenantes, d’une grande beauté (du Star War) pour nous faire jongler sur « espace-temps » « trous noirs » , « gravité défiée » etc. Hier soir, nous sortons de ce cinéma de science-fiction, un peu assommés, fort éberlués et plutôt mystifiés.

Merde ! Faut-il un doctorat en science quantique pour aller aux vues désormais ! Ouille ! Aïe !

Fin du redoux et « frette » ce matin. Pieds gelés juste pour aller et revenir du Boni Soir du coin de ma rue au village. Lire avec nos deux cafés rituels, lire de ces terribles faits divers, ces calamités au jour le jour en actualités. Par hasard, à la télé, à midi, aveux et confession de la mère de fou tueur (à Polytechnique), Marc Lépine. Pauvre femme. On la plaint. Une vie catastrophée !

Devoir retrouver maintenant ma belle italienne.

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