LE VENDREDI 5 décembre – Sur elle toujours Angela

LE VENDREDI 5 décembre
Sur elle toujours Angela :
Difficile de bien mener (continuer) mon récit nouveau. La lecture tous les matins des journaux me dérange. Si troublé par certaines « actualités ». D’ici et du monde entier. La Presse, devenu très « magazine » offre de bons reportages. Sur « le déni » terrible des parents aveugles face à un enfant révolté et dangereux. Cachant mal une arme dans sa chambre. On parle de deux millions de « bénévoles au Québec. Énorme ! Je fus invité à parler avec Paul Arcand, à un immense congrès de ces bénévoles.
J’y avais découvert l’immense chantier de ces « charitables » citoyens. Je lis des dérives.
Moi si inquiet de cette vie qui change.
Relu hier l’étonnant merveilleux premier chapitre du fameux routier et anthropologue, Bouchard ( « Au temps des mamouths laineux », chez Boréal) ) où il fait voir à ses petits-fils éberlués face à son temps à lui. Un monde de différences et il est dix ans plus jeune que moi.
Angoisse ici et là. De terribles pertes…Grande anxiété, et puis « Bof ! « Je me dis : « Oublie ça mon vieux. Tous, ils s’adapteront, pas vrai ?
Me répéter : « Moi, je m’en vais. Ça sera plus très long. Je serai parti bientôt, mon temps s’achève. Ne plus m’en mêler.»
Mourir ? Me retenir de lettres ouvertes vindicatives (mon ancienne manie).

====

« ANNUS HORRIBILE » !

Nettoyant encore mes paperasses, le vidangeur découvre une année noire : 1987. En un bien beau mois de mai, l’Édouard de ma vie, papa, meurt. 84 ans, mon âge en novembre. Même année, en novembre, c’est ma dévouée Germaine qui s’en va le rejoindre au ciel, que moi je nomme :la lumière des lumières (« lumen de lumine »). 1987 : je viens de prendre ma retraite de scénographe après 30 ans à la télé publique, là où ma compagne de vie, Raymonde, plus jeune, va travailler encore de nombreuses années comme réalisateure. Me voilà donc vieil orphelin et tous les jours, bien seul chez moi.

Bien savoir que dans notre petit marché, un écrivain ne peut tout de même pas publier plus d’un roman par année; et cela me prend un mois seulement, alors 11 mois à faire quoi ? Le temps me sembla bien long en 1987. Je présente en 1987 mon dernier « téléthéâtre », mon dixième, réalisé par feu André Bousquet, il s’intitule « On est tous des orphelins », un combat. Dans une arène, un père en courroux, « un homme de peu de mots », comme tant de nos pères, force son fils à mettre des gants et c’est alors un combat cruel, cet ex-champion boxeur (bien joué par Jacques Godin) s’exaspère d’un fils coureur-automobile en Formule 1, qui refuse de suivre ses traces. À la fin épuisés, ils pleurent ensemble.

Sur son lit de mort à Jean-Talon, en mai 1987, papa me reprochait encore de n’avoir pas fait un prêtre ! Puis, deuxième carrière, me voilà animateur de télé à TQS, un neuf canal. Ensuite la radio. À CKAC avec, disparue !, Suzanne Lévesque. Et ce sera cinq ans à CJMS avec Arcand. Enfin un an avec Serge Bélair, disparu aussi. À la fin, me voilà « débater » polémiste. À TVA avec Bureau. Cette fois ce sera mon « adieu aux armes » cher Hemingway. Devoir descendre à St-Jérôme, tard le soir, et faire face au camion-antenne de TQS au garage de « La porte du nord » À ma piscine du Excelsior : « On voit plus M. Jasmin, nulle part ! »  Oui, stop et fin car, misère humaine, je devenais de plus en plus sourd ! Désormais, consolation, je pris vite conscience que « vraiment retraité », c’était la belle vie. Bon débarras, régisseurs énervés, minutages serrés et devoir trouver des arguments de polémiste. La sainte paix et regarder pousser les fleurs, mes arbres, observer les oiseaux, les écureuils, mes rats musqués. Amusé, guetter les sorties de ma grasse marmotte !

1987 était loin. Les années 2000 promettaient de nouveaux progrès quand, à New York, ces deux avions dans des tours ! Conduites par des jeunes d’Arabie saoudite, étudiants en Floride, fanatisés par des imams illuminés à Hambourg en Allemagne. 2001, oui, vraie « annus horribile » et qui se continue actuellement en Irak du nord : ces décapitations par des fous d’Allah. On regarde ces affreux, confortablement assis au salon. Notre impuissanc.t Tous ces alliés ne sachant trop au fond où, exactement, bombarder ces planqués, des musulmans veulent-ils se conformer à leur « Jésus » à eux, ce Mahomet farouche guerrier à cheval du saint Coran, armé qui serait monté en paradis à cheval et armé; rien à voir avec notre Mahomet à nous, ce certain Jésus, prophète à pied, prêchant paix et amour en Galilée.

2014, c’est cette nouvelle guerre mondiale. Enfin des musulmans se lèvent condamnant ces coreligionnaires malades mentaux. Il était temps et la sotte Rima Elkouri (La Presse) qui ne saisit pas bien : « Quoi, écrit-elle, nous tous, Araboïdes, on doit dénoncer ? » Oui. Souvenons-nous de cet Allemand qui écrivait : «  Quand on a vu des communistes, on se disait, moi, je suis pas communiste, on bougeait pas, quand on a vu des socialistes, même indifférence et quand les nazis allemands antisémites sont arrivés au pouvoir, il était trop tard pour agir ». « Debout les morts !, criait-on, gamins, debout les prudents muets, ici au Canada, pays maudit par les djiadistes », certains jeunes fous vont rentrer au pays ( d’origine oui d’adoption) revenant —en Syrie surtout— de certains camps idéologiques. Oh, çà pourrait être —métro, gare, place publique— autre annus horribile, l’horreur.

AIMONS L’HIVER ?

Daniel, mon fils le valdavidien, à qui je dis  : « Pas jaloux de ta sœur, partie six mois à Palm Beach ? », me dit : « J’aime bien l’hiver, moi, pour la beauté des paysages, pour le ski dans nos collines, pour ses airs de fêtes, pour cette variété saisonnière illuminante. »

Je lui sonne raison. Daniel est en meilleure santé que ma fille un peu fragile, Éliane. Que dorlote son Marco qui est mon webmestre.

Moi ? Je balance Tenté de m’exiler car il y a mon grand âge. Suis pas trop friand froidures. M’envoler alors avec nos oiseaux, hum, ma Raymonde ? Une totale aversion de l’avion. Mon gendre nous parle de « mettre l’auto sur un train », ce qu’il fait, lui. Il y a aussi la crainte de certaines privations, us et coutumes d’ici, s’en passer six mois ? De 1978 à 1988, nous allions en Floride, le temps des Fêtes. Vite, on s’ennuyait, nous étions contents de « remonter ». Pourquoi ? Ma radio, ma télé, mes chers journaux et magazines —d’ici et de France. Avec raison, Marco rétorque : « Désormais il y a l’ordinateur qui apporte tout ça et en quelques clics ». Mais chez nous, l’ordinateur… pas top ! Francophiles ardents nous avions songé à « l’hiver en France-du sud ». Mais des connaisseurs du « midi » disaient : « Où ça ? À Menton, proche de Nice ? Pas bien chaud », là où des adèlois de nos connaissances hivernent. Nous songions au sud-ouest, Cacassonne, Perpignan ? Ces connaisseurs : « Ne rêvez pas. Il faut se couvrir d’une bonne grosse « laine » dès la mi-après-midi. Il y a aussi ce terrible « mistral. Frais et assourdissant ! » Il y avait aussi cette peur atroce de l’avion chez ma dulcinée. Bon, faire aveu :depuis une décennie, nous ne craignons plus l’hiver.

« Avec le temps », cher Léo Ferré, l’hiver ne nous semble plus si long, est « endurable ». Il doit y avoir pas mal de monde qui ne déteste pas l’hiver québécois, non ?

« Hier encore… »…cher Aznavour, j’admirais ce luisant soleil faisant reluire, étincelantes, nos région laurentidiennes. Et on sait bien désormais se vêtir chaudement. Ce matin, j’écoute, stimulé, ravi, sonner de ces « Jingle bell » et tant de bien jolies chorales nous égaient. Entendant au 98, 5, —salut à toi, l’ ex-camarade Paul Arcand !— l’inévitable « a-des-té-fi-dé-les », j’ai chanté avec ma radio et me suis souvenu de ma mère qui, au logis de ma rue St Denis, suspendant haut son fer-à-repasser, écoute les yeux mouillés « La Charlotte prie Notre-Dame », incroyable mélo larmoyant de Marie Dubas (écoutez ça à google).

« Ma bonne mère », cher Pagnol, malgré sa trâlée d’enfants, chantait toujours, oui, Fabien Thibault ! Ma Germaine n’avait pas le droit de songer à la chaude Florida, vissée qu’elle était à son modeste logis.

En passant, suis ébahi (un enfant ?) de tant de lumières multicolores dans nos arbres —merci m’sieur l’maire !— aux façades des commerces, de nos demeures. En 1940, rue St Denis, m’sieur le riche notaire Décarie avait, lui seul, dans son parterre un bel arbre de lumières ! Je me suis rappelé aussi, à Miami, à Fort Lauderdale, de ces fausses neiges de plastique aux fenêtres avec leurs « joyeux Noël », en français. Ô nostalgie cocasse de nos exilés!

En profiter chers lectorat pour vous souhaiter un très beau jour de Noël !

THÉÂTRE, Ô CHER THÉÂTRE !

Comme tant d’autres aspirants— aspirant-quoi ?— dans ma cour, enfant, je montais des « séances ». Ah, se déguiser, improviser, mimer la vie par des clowneries ! Un virus car devenu jeune homme, j’écrivais pour le « Téléthéâtre » e Radio-Canada, 1- « La mort dans l’âme » sur un jeune drogué (François Tassé si bon), 2- «  Blues pour un homme averti » sur un « bum » mythomane (Jacques Godin si parfait), 3- « Tuez le veau gras » sur un « revenu de Paris » tout tiraillé (excellent Benoît Girard).

Bon. Je reviens d’examiner « sur qui » on écrit maintenant. J’ai vu.
1- « Avec Norm » sur un aliéné total ( Benoït McGinnis fantastique).
2- « Ce samedi, il pleuvait » sur quatre banlieusards amochés.
3- « La Fureur… », avec sept belles érotomanes en cages, incarnant sept Nelly Arcan, une « écrivante » surdouée, trouvée pendue, hélas.

Quand c’est bon, il n’y a rien pour battre cela, le théâtre. Tant pis pour ceux qui n’y vont jamais. Vrai aussi: quand c’est « plate » sur scène, rien de pire. Un navet sur film est moins assommant qu’une pièce ratée.

À la fin de cette « Fureur. au théâtre « Go » dimanche, sentir un terrible embarras. C’est un « show » de la brillante Marie Brassard. Terrifiante sa « cérémonie des adieux » à sept autels vitrés. Un hommage lugubre renversant en sept appartements cloisonnés, sept « cases » d’une BD funèbre pour illustrer l’obsession du « paraître » « jeune et sexy ». Voyez la part hallucinante jouée par la « disloquées » Sophie Cadieux parlant par saccades, comme électrocutée. Inoubliable !

Aller rue Chabot coin Everett, dans ma « Petite patrie », et voir se débattre ce quatuor familial tordue de St-Bruno-banlieue, oh ! Sinistres récitations revanchardes écrites par une surdouée, Annick Lefebvre. C’était un samedi soir et cette bizarre démonstration s’intitulait « Ce samedi, il pleuvait… » !

Il ne pleuvait pas ! Et allons d’abord manger. Oh ! là, à l’ombre de ma bonne vieille église italienne « Madonna della difesa » rue Dante, coin Henri-Julien. Mon bonheur de replonger dans ce quartier de mon enfance. Même rue pour faire halte à la « très » fréquentée « Pizzeria Machin ». Endroit vivant, bruyant et avec un bon chef. Raymonde et moi avons connu ce genre « resto pop », répandu en Italie, à Grosseto, en 1980, on se rapprochait de Rome. Lieu sans chichi, convivial, familial, service à bousculades, des mets servis en criant et sous un éclairage puissant. Ici c’est « apporter votre vin ». Avec « dépanneur » l’autre bord de la rue.

Après, dur pour l’estomac, rue Chabot, aux Zécuries (sic), quatre banlieusards (papa maman et les jumeaux) qui se collent à un immense tableau noir pour, avec des craies de plâtre, se tracer en contours,, comme font en « scène de crime » les policiers ! Théâtre mortifère qui lutte pour vivre. J’ai donc vu « sur qui » on rédige en 2013, par ici : trois textes captivants et je le redis, quand c’est bon au théâtre il n’y a rien pour battre ça,

UN CONTE DE NOËL


Longtemps, avant de devenir demi-sourd, on m’invitait à lire un conte de Noël à la radio, chez Suzanne Lévesque à CKAC ou chez « mossieu Belair », à CKVL, très longtemps chez Paul Arcand à CJMS, puis à Corus. Certains me suggèrent de les publier mais moi, l’éparpillé, j’ai égaré ces manuscrits. Aussi, je m’excuse si certains se souviendront de ce conte que je vais tenter de reconstruire.

C’était Noël demain et l’hiver de 1950 fut précoce. Déjà en cette veille de Noël, il y avait de la neige partout, parfois en hauts congères dans les rues du village. À l’hôtel où je travaillais, le chef des cuisines, M. Liorel, venait d’engager un jeune cuisinier, Marcel, un type originaire de Marseille… « bonne mère ». J’avais une affection spontanée pour ces migrants européens et j’aimais Marcel puisque j’aimais le bagout, la vivacité, l’esprit et le goût des discussions vives chez tant de Français-de-France. Je m’étais donc lié rapidement avec ce long noiraud, frénétique, maigre de corps, au visage nerveux.

Ce soir-là, il neigeait vraiment très fort et c’était beau à observer à travers les fenêtres du Chantecler. « Tu sais ce qui me plairait Claude ? Aller marcher en forêt sous la neige. Un rêve d’adolescent français quand je lisais Jack London ! » J’avais accepté avec joie. Et puis c’était un fait, moi-même, le citadin, je n’étais jamais allé marcher la nuit, dans un boisé, un soir de neige tombante à gros flocons. «  Oui, mon vieux, on y va, chausse tes neuves bottes ! » Il faisait doux temps, la nuit était belle, le ciel d’une sorte de bleu violacé avec quelques étoiles clignotantes au fond du firmament. Un haut-parleur de l’auberge, dehors, faisait entendre : « Les anges dans nos campagnes… » justement, Marcel était… aux anges !

Au bout de quelques minutes, suivant un sentier mal défini entre deux collines, nous étions seuls, dans la noirceur avec de faibles feulements. Brrr…Des bêtes inconnues ? Nous étions deux pèlerins sans but ni mission, libres, enfoncés dans ces bois de pins et d’épinettes, Marcel, comme moi, s’était fabriqué une canne d’occasion. Nous vivions au fond d’un conte de Jack London, seuls au monde et muets de contentement.

Perdus au fond de nos montagnes, nous imaginions des fantômes, soudaine bizarre lueur qui surgit et disparaît, une ombre mouvante, un orignal ? Marcel imaginait un ours ! Le fier Provençal se glissait derrière moi peureusement. Je n’en menait plus trop large moi-même. Et, une heure plus tard, au bout de nos zigzags aventureux, les oreilles rougies de froid, quand Marcel me parla de rentrer à l’hôtel, je lui avouais être perdu ! C’était du temps ou pas un condo n’avait trouvé sa niche dans ces parages ! Nous tournons en rond et Marcel, silencieux, devinait mon désarroi. Quel exemple, un québécois-de-souche « écarté » !

On a de plus en plus froid, la neige a cessé de tomber, on découvre une sorte d’abri délabré et on y pénètre. Rien, pas même une « truie », dis-je à Marcel, parlant d’un rustique poêle bas, à bois. Pas une bûche donc mais une paillasse déchirée, deux ou trois pots vides,, une fourchette rouillée, un cruchon de vin cassé. Sans rien nous dire, tracassés, abattus, admettons que l’on se sentait désolés et franchement inquiets. Marchons. Sans cette lune souvent débarrassé de ces nuées grises, ce serait le noir absolu. Marchons. Soudain, Marcel pousse un cri ! Au loin, derrière un bosquet touffu de cèdres noirs, une lumière brille ! On y marche allégrement. C’était une maisonnette bancale, l’unique fenêtre rabougrie fait voir un lampe à pétrole brillante. Un peu soulagés, Marcel rit rauque et moi de même : délivrance ? Je frappe à la porte de planches mal clouées et un maigre haut olibrius nous ouvre. Il est en sous-vêtements laineux, porte une tuque sur le crâne et, les dents cassées, nous sourit volontiers : «  Si je m’attendais à de la visite une veille de Noël ? Entrez mes bons amis ! »

Marcel rassuré acceptera de boire de sa liqueur alcoolisée, une « robine » écoeurante. Reconnaissance oblige ? Une fois un peu réchauffés, ce « hobo », qui dit se nommé Rosaire, rigolard, acceptera de nous guider vers un sentier menant à l’hôtel. Ouf !

Très tard, dans le « mess » des employés, j’écoute mon cuistot redevenu joyeux : « Mon vieux, merci mille fois, c’est une nuit de Noël que je n’oublierai jamais de ma vie ! » Je rentrerai vite dans mon atelier-écurie de potier bien soulagé. Au resto de « la grosse madame », rue Morin, ça hurle dans son haut-parleur : «  Dans cet étable, que Jésus est charmant… » FIN.

 

 

 

« PAS DE CHIENS, PAS DE JUIFS » ! Ce titre ? Jeunesses d’ici, voilà ce qu’on pouvait lire aux plages de nos Laurentides, avant la guerre.

« PAS DE CHIENS, PAS DE JUIFS » !

 

Ce titre ? Jeunesses d’ici, voilà ce qu’on pouvait lire aux plages de nos Laurentides, avant la guerre. Oui des placards antisémites posés par de bons proprios Canadien-français catholiques. Comme tous les nôtres, mon père, détestait les Juifs. « Ils ont tué le Christ », me répétait-il et notre pieux clergé d’approuver. Étudiant, en 1950, je lui annonce être « tombé en amour » avec une jolie Juive de mon École des arts appliqués. Papa ne m’adressa plus la parole. J’ai fini par rompre ave cette jolie Anita Gertler et dans quelques mois, chez XYZ, sera édité mon récit de cet amour lâchement abandonné.

En 1989, trente ans plus tard, chez mon dépanneur, je croise un certain Jacques Neufeld, Juif d’une bonhomie énergique. Neufeld me racontera sa vie de clandestin quand il sauvait de la Gestapo des tas de ses compatriotes traqués par la Gestapo et la sordide Milice française. J’avais conduit chez mon éditeur d’alors, Leméac, ce Neufeld qui y publia ses aventures. Il y a peu de temps —ô piscine de L’Excelsior, ô piscine du chic Club du Sanctuaire !— rencontre d’un chimiste emeritus ex-prof à l’U de M. Il m’offre sa traduction d’un récit de Yossi Indig, un camarade baigneur. Un Québécois interné dans un camp nazi : « Adieu à Sihget » (édité à compte d’auteur). Émouvant. Si vous allez à la (grande) Bibliothèque nationale, vous lirez cet « Adieu à Sighet », une autobio qui raconte son brutal « ramassage » au ghetto juif de cette ville Sighet, en Hongrie. Poignant récit (préfacé par Elie Wiesel) d’un jeune garçon chez les nazis avec toute sa famille.

La guerre finie, l’adolescent libéré va choisir Montréal. Qu’il aima vraiment. Après avoir été petit commis « dans la fourrure », débrouillard, il se jeta dans le commerce des vêtements via les « fins de ligne » des manufacturiers. Marié et père de famille, Yossi réussit avec sa boutique à aubaines. Installé (dès 1964) rue Mont-Royal. Au coin de Fabre, rue célébrée par Michel Tremblay. La concierge qui loge à l’étage du « Belle mode », le forcera à fuir le Plateau. Furieuse antisémite. Aux ordres du propriétaire de l’édifice, un certain Adrien Arcand, chef Québécois nazi avant la guerre. Yossi Indig s’en ira rue Ontario coin Valois poursuivre son commerce. Dans son récit, Yossi louange une Micheline Martin, dévouée gérante et « bras droit » durant trois décennies. Il lui reconnaît volontiers ses succès. Là, rue Ontario, un incendie ravageur et il ferme. En 1995, le petit garçon tatoué », numéroté— prend sa retraite des affaires et suit des cours de peinture via la télé. Le voilà peinte et il rédige donc ses mémoires. Ce livre «  La promesse à ma mère », en anglais, en français « Adieu à Sighet » montre un fort courage. Son chapitre narrant un retour à Sighet arrache le cœur. Ici, je veux remercier J.-C. Richer (retraité qui vient de publier une énorme « somme » sur la chimie, un ouvrage unique au monde), de m’avoir offert « Adieu à Sighet ». Il m’a prouvé la volonté exemplaire de la race juive, dans chaque chapitre on retrouve cette force de cohésion, cette union inouïe qui a fait des héritiers du « vieux testament » une nation vraiment « tricotée serrée » et d’une résistance incomparable. Au lieu d’avoir placardé ces « No dogs, no jews » sur nos plages laurentidiennes, nous aurions mieux fait d’imiter cette solidarité raciale à toute épreuve, nous, minorité méprisée et bafouée du temps du mépris raciste des anglos dominateurs de 1939.

 

 

 

 

DE MARILYN MONROE À SOPHIE THIBAULT !

 

Ma peur de perdre, —non pas l’ouie, ni même mes jambes pour circuler— la vue ! Ne plus pouvoir lire, ? J’en crèverais. À tous ceux qui ne lisent aucun livre, je vous implore de changer. Lire c’est ne jamais s’ennuyer. Jamais. C’est si facile et ça ne coûte rien; grâce aux biblios publiques. Mes lectures, depuis longtemps, ont souvent une fin tragique :la mort. Je lis tant de biographies. Quatre ou cinq « histoires » par semaine. Voici un échantillon de mes lectures récentes, suggestions parmi des milliers « à pleines tablettes » !

USA : « La chute de la CIA ». Quelle chute ? Un espion retraité, (Robert Bauer) raconte ses périlleuses missions et déplore que la CIA actuelle se consacre dorénavant à la technologie (drones, etc.), congédiant les agents « humains ». Lecture captivante. « Marilyn et JFK », sur la chute d’une bien jolie « tête de linotte », phamaco-alcoolique psychosée. Une star d’Hollywood qui rêvait de devenir « First Lady », à la Maison Blanche ! Lecture fascinante.

France : « Françoise » (Giroux, un faux nom) par Laure Adler, le récit poignant d’une turco-juive qui reniait sa judéité et qui deviendra vedette des médias. À vingt ans, elle fêtait avec des officiers SS nazis au Ritz puis sera une Résistante molle. Elle fonda L’Express avec son « homme marié » (JJSS). Si ambitieuse qu’elle sera ministre. Lire aussi « Christine Ockrent ». L’autobiographie d’une Belge émigrée à Paris, s’exilant d’abord à New York (sera de la prestigieuse émission « Sixty minutes »). Elle rentre à la télé de Paris pour y devenir la Sophie Thibault. Cette autobio raconte l’effrayante « jungle » du milieu. Les « coups de jarnac » pleuvent. Lisez cet instructif plaidoyer.

Québec : « La Fille du secret », effrayant « récit de vie » de Jill Côté narrant un père indigne, musicien raté, drogué, ex-beatnik de province (Gaspésie) exilé montréalais. Un bohémien détraqué et lié à la secte des « Rose-Croix ». Vie écrasée avec une mère alcoolique dans un taudis d’Hochelaga. Un conte noir, hélas, pas toujours cohérent. L’écrasement en jeunesse. J’ai lu aussi lu cette semaine, deux bouquins d’entretiens  : « Paroles d’hommes » et « Paroles de femmes ». On y entend Denis Arcand, son pessimisme et sa lucidité « noire ». On y trouve le chroniqueur emeritus, Pierre Foglia, culpabilisé « jusqu’à l’os » d’avoir négligé sa progéniture, papa sans aucune fibre paternelle. Y jase aussi l’animateur de télé, Guy A. Lepage, franc et décapant. L’autre volume (femmes) confesse une Michaëlle Jean blessée à mort par sa patrie abandonnée, Haïti, dont elle désespère. Ses propos font voir une intelligence hors du commun. S’y trouve notre vaillante « Pauline 1ère » qui y tient des propos significatifs en diable. Enfin, lisez sur une Diane Dufresne qui s’y montre une « femme de caractère » revenue de loin. De très loin.

Lisez « Se guérir » de la célèbre naturopathe M.-L. Labonté. Ça verse hélas dans le verbiage connu. Mais la brillante « questionneuse », Denise Bombardier, « Tête froide et coeur tendre », pose une autre brique à sa fameuse statue. Des aveux francs comme à l’accoutumée. L’ouvrage préféré ? « Telle mère, quelle fille ! ». Jamais, jamais vous ne la verrez (aux Actualités de TVA) comme avant d’avoir parcouru ce livre ! Sophie Thibault, populaire présentatrice, raconte une jeunesse écrabouillée, déboussolante vu l’infirmité de sa maman en fauteuil roulant (sévère sclérose en plaques). Sa drôle de mère, auteure, participe au bouquin, un livre « mère-fille » très bien écrit, décoré de traits d’humour noir, un destin tragique.

Si un seul (ou une) de mes lecteurs décidait d’aller emprunter un livre (ou des) en bibliothèque pour une première fois, qu’il m’écrive un mot au journal. J’en serais si heureux !

 

DU COQ À… L’ÂME !

C’est l’aube, pas « l’aurore aux doigts de rose » du poète, non, verte ce matin-là. Cinq heure du matin, le store levé, je vois un ciel chartreuse ! Dôme, coupole, bocal, aquarium géant. Puis ce ciel devient de la grenadine et, enfin, de citronnade. Je turlutte : « here comme the sun ».

Voici l’automne. Je vois souvent —au milieu de ma rue— un écureuil d’un blond rare ! Qui se sauve, de qui, de quoi ? Jamais vu dans mes parages tant de blondeur. La veille, étonné devant le téléviseur : voir surgir dans une savane africaine un lion à chevelure… noire ! Lui donnant une allure effrayante. Coq à l’âne : mon sorbier porte tant de fruits qu’il en penche, aller lui poser un tuteur, il va choir ma foi ! Au pied de l’escalier, le mahonia, plus un seul bleuet sauvage, déjà. La voracité des mésanges, des pics. C’est l’automne. Voilà que repasse ce blondinet étonnant. Coursant toujours.

J’ai pu mettre de l’ordre dans ma hiérarchie des poètes de France grâce à « La poésie pour les nuls », un 500 pages signé   (par J.-J Julaud, First, éditeur). Bonheur de relire les premiers venus : Rutebeuf, Villon et Ronsard. Défilent. Rimbaud et Verlaine et Paul Éluard, Robert Desnos, idoles de mon adolescence. J’ai vu aussi mourir le chanteur Jean Ferrat, l’an dernier (par Robert Bolleret, L’Archipel, éditeur) * Cet enfant de Versailles s’exilera en Ardèche, il y sera maire-adjoint, il adorait sa petite patrie adoptive, son village, ses parties de pétanque (et de poker), ses indispensables muses, Christine et puis Colette. Mort des suites d’une profonde dépression à 72  ans. Une biographie qui m’a raconté un orphelin, en 1942, son papa est déporté —juif— en Allemagne. Ferrat débutera en modeste ménestrel à Paris au temps des Félix Leclerc, Brel, Ferré, Brassens. Jean Ferrat mit ses musiques sur les mots du « plus grand poète français du vingtième siècle », Louis Aragon. Celui de « La femme est l’avenir du monde ». Aragon avait tant raison. Ferrat « au bout de son âge », resté un révolté déclare : « En fin de compte, il n’y a d’essentiel, dans cette vie, que l’amour ». Si vrai; j’ai cette chance d’aimer toujours et je la souhaite à tous. Mais ne vous plaignez pas les « sans amour profond »  si vous avez mis le cap, jeune, sur autre chose. L’argent, le succès à tout prix, la gloriole. Ou quoi encore de trivial.

Je suis plongé dans « le récit de vie » de la petite sœur de Fidel Castro ! Juanita Castro rédigea à Miami : « Fidel et Raül, mes frères » (Plon, éditeur), une charge féroce contre son grand frère, vaillant libérateur du dictateur Batista à Cuba puis  métamorphosé en despote tyrannique. Qui fera jeter en prison les esprits libres.

Lire, ma passion et voir courir cet écureuil à poils blonds. Depuis trop de jours un froid novembrien; va-t-en pas cher bel été. C’est l’automne, déjà deux de mes érables se sont maquillés, beaux fards de jaune et de rouge. Ma Donalda marmotte trottine ramassant des je-ne-sais-quoi, En vue des neiges à venir ? Mes gentils canards restent cachés, plus aucun rat musqué sous mon quai, plus de mouffette sous mon perron. Sur mon radeau, un goéland dépose un crapet-soleil. Mort. Tout sec, pour attirer une « goélande » ?

« Que la montagne est belle » chantait Ferrat pêcheur de truites et d’écrevisses, toute la montagne va se travestir. Beau carnaval. Fuit encore ce blond marathonien, de quel croisement génétique peut bien venir son pelage caramel ? Tiens, Lise Payette se lamente —Denise Bombardier, virée de TVA et de la radio-Arcand, le fera-t-elle ?— « on n’engage plus les vieux », dit Lise.  C’est mon cas en radio télé et je sais pourquoi, mes oreilles malentendantes. Rivard chantait : « Ne riez pas de l’homme qui a peur »; jeunes gens ne riez pas des demi-sourds et ne riez pas des vieux qu’on jette,  ça vous arrivera. Je ne courre plus le cachet, je chronique en joie aux Pays d’en Haut et je lis; ce bel « Album Miron », illustre  poète de Sainte Agathe, une centaine de photos dont lui en frère religieux enseignant !

Je guette ce vif blondinet; où courre-t-il, après quoi, après qui ? Son ombre. Les actualités ? Rapport de l’ex-policier, Duchesneau et voici un deuxième « Massacre à la Polytechnique ». Des futurs ingénieurs y deviennent parfois d’affreux corrompus-à-collusions, à politiciens à graisser. Est-ce en vain, leurs cours d’éthique ? Ça pue. Plutôt revoir l’aube chartreuse, puis grenadine,… puis citronnade.

 

*ces livres, gratuits, sont à la biblio toute neuve pas loin du Marché Métro.

 

VOIR UN FAMEUX LÂCHE !

Toutes les mères monoparentales vont aller chez Duceppe voir l’acteur Robert Lalonde (formidable)  en gars qui a fui ses responsabilités ? Et tous ces lâches qui ont levé les feutres (comme dit Paul Arcand)face à l’enfant qui va naître oseront-ils y aller ? Je sors d’un spectacle, bien mené par Michel, avec un entrain rare. J’ai eu moi-même, comme tant d’autres, à prendre une décision grave à vingt-deux ans. Je ne me suis pas sauvé. J’ai fait face et j’ai pris épouse. Dans ma famille il y a eu une de mes soeurs qui, hélas, fut la victime d’un tel salaud, un fuyard, pleutre, couard. J’ai pleuré pour elle un certain matin, ayant appris la fuite du lâche.

Allez-y; vous verrez, dans un loft, un fascinant décor de  Olivier Landreville, où vit Tobias, une ex-vedette vieillissante. Oh le jeu fascinant de Lalonde ! Un jeune couple s’y amène . Elle —une Marie-Chantal Perron d’un grand talent— se dit une intervieweuse.  Lui, policier dans la vie, son mari, se dira son assistant. Mais c’est un piège tendu à cet ex-illustre  chorégraphe. Mike —excellent Alexandre Goyette— croit que le vieux danseur est… son papa. Qui a fui. « Un sale läche », va-t-il s’écrier. Oh, grand silence dans la salle chez Duceppe, je vous jure ! Imaginez la tension. Imaginez les péripéties en découvrant les questions piégées du couple et les réponses vaseuses de ce « père-fuyard ». Allez entendre et voir le désarroi de ce fils qui cherche son père, orphelin de mère maintenant, qui va crier sa haine à cette star d’antan ayant choisi « la carrière ». Au diable, ses responsabilités.

« Ma mère, seule, s’est échinée 40 ans durant pour se débrouiller et assurer ma vie ». L’auteur, Stephen Belber, nous a tricoté un suspense qui conduit à des scènes émouvantes. La jeune épouse de ce « fils sans père » se fait volontiers complice de son jeune mari — car sa quête du père pourrit sa vie. La violence habite ce garçon abandonné à la naissance, « ma vie sexuelle est abolie », va-t-elle avouer au carriériste hédoniste. Menteur, l’ex danseur-étoile va tout faire pour taire la vérité, parlera des années folles de 1960 et ’70, du hippisme, des mœurs libres, de la  bisexualité à la mode en son milieu, etc. Peu à peu, ce bohémien new-yorkais —qui conserve ses ongles coupés dans un vase !, qui se tricote des chandails colorés !—  ce fuyard de toute paternité se fera démasquer. Le vieil homme, en fin d’interrogatoire torturant (ils en viennent aux coups !), demandera pardon, sera vraiment navré, se montera absolument désespéré. Un irresponsable (mères monoparentales, oui, ils le sont tous !) qui regrettera amèrement l’abandon jadis de cette belle jeune danseuse, partenaire de danse et amante.

Comme la majorité des gens, je préfère le cinéma au théâtre. J’y suis entraînée régulièrement par une compagne de vie très « théâtreuse », mais,  je dois l’avouer, lorsque c’est bon au théâtre, il n’y a rien, absolument rien, pour battre ça. Tenez, seulement cet étonnant jeu corporel, inouï, de Robert Lalonde (le papa indigne), est une merveille. Lalonde s’est composé une silhouette frétillante, d’une trépidance cocasse, la souplesse d’un chat effrayamment madré. Son « Tobias » fait montre durant tout le spectacle d’une souplesse (un ex-danseur renommé n’est-ce pas ?) qui émerveille.

Je suis sorti du Théâtre Duceppe songeur. J’ai bien fait de ne pas fuir, une petite fille adorable a enchanté ma vie de jeune homme. Ma sœur abusée a bien raison d’être encore très fâchée de B., « son » cavalier fuyard. Il a bouleversé sa jeune vie. Il l’a obligé à donner son tout petit enfant à la « célèbre » jadis, Crèche d’Youville… tant il y avait de lâches à cette époque. Et de nos jours ? Allez voir ce MATCH chez Duceppe, je vous en prie.

 

ENCORE LES POLICES EN BASSES LAURENTIDES, À OKA ?

Oka c’est pas si loin, en basses Laurentides, avec ces si jolies collines et ce lac immense.  Jeune, villégiaturant à Pointe Calumet, voisine d’Oka (qui veut dire en iroquoien : « poisson doré »), c’était ces excursions en vélo…ô champêtre rang Ste Germaine !, vers le St-Benoit de Claude Léveillée. Ou l’achat des fromages des Trappistes, qui puait tant et goûtait si bon). Ados, nous allions louer des vieilles picouilles à une piastre de l’heure, chez les Gabriel. Équitation d’amateurs dans les si beaux sentiers de la vaste pinède. Vaste projet des Sulpiciens du village pour retenir le sable qui déboulait des collines, envahissant les rues d’Oka. Peut-être vers 1800 ?

Premier job d’été ? Là, à Oka, waiter au « Baronet », petit hôtel de luxe. Édifice, disait-on, saisi par l’État vers1940, car la propriété du riche Baron Ampin. Qui avait de fastes projets «  immobiliers »  —après Ste Marguerite—  pour ce coin des Deux-Montagnes et qui fut soupçonné de « collaboration » avec les Nazis maudits.

Bien plus tard, un innocent coco, maire d’Oka, projetait d’agrandir un golf. Un lieu empiétant sur un terrain qu’on disait « amérindien ». La crise éclate. 1990. Moi, quittant TQS, je viens d’entrer avec Paul Arcand sur CJMS-tous-les-matins. Je me dis que Léveillée, Vigneault et surtout Gratien Gélinas vont collaborer à mes commentaires sur les…sauvages de leur région. Non. Pas du tout. Leur silence prudent. Niet ! Rien ! Pas un signe de vie, mon trio ne répondra pas à mes coups de fi. Oh, les vilains artistes peureux !

Boubou-le-mou et son ministre « Chiachia », va dialoguer volontiers avec de louches meneurs. Qui se disent des Warriors. Avec, oui, des encagoulés ! Quand à moi aux micros du matin, j’ai vite bien compris que furent manipulés et trompés et entraînés, de braves, bons et gentlls  Amérindiens d’Oka ! Victoire de la « pègre Rouge », que l’armée froussarde —et la police-SQ peureuse— laissera fuir. Profitant du coco maire, ils organisèrent le soulèvement. Venus, tous, de Saint- Régis, cette « réserve » qui fait encore les manchettes des temps-ci, qui est  commodément à cheval sur trois frontières ( Québec, Ontario et surtout USA) pour leur payant commerce des armes, du tabac, des alcools et de  la drogue.

Plein d’artistes de mon UNION, sensiblards et nuls en questions politiques, se firent les complices de ces dangereux pégrieux, allant même en défilé à Oka-la-martryre, André Lachapelle en tête de ce stupide  cortège, pour porter du maïs aux « pauvres » otages ! Je rigolais ferme. Les nobles machines internationalistes (du genre aveugle). Le Noir « monseignor » Tutu, en tata inouï, garni de pourpre joignait cette racaille de Rouges. Une farce ! Nous étions en 1990 tous devenus des affreux Québécois, des racistes immondes. Les médias anglophones s’y jetèrent comme toujours. Ne pas oublier :  en 1990, à Saint Régis, les maffieux Rouges devaient se taper sur les cuisses !  Une bonne part du populo avait tout compris mais pas nos lâches gouvernants culpabilisés par le passé encombrant. Aujourd’hui, en 2011, on a compris enfin qu’il y a des autochtones citoyens tranquilles et de ces « sauvages » intéressés aux trafics clandestins et illégaux : armes, drogue, alcools, tabac. Seul, en 1990, le reporter Robin Philpot avait vu clair. Allez chercher à votre bibio : « Oka, dernier alibi ».