LETTRE OUVERTE À CHRISTINE (MINISTRE À QUÉBEC)

Vite un changement à la Place Bonaventure pour ce « Salon du livre ». Une foire commerciale banale. Une tricherie : avec l’argent public ce « Salon annuel » vole nos libraires. L’inamovible directrice, madame Blois, une excellente organisatrice, devrait changer la formule désormais et organiser un « salon de la littérature ». Le salon du livre est une nullité pour le monde littéraire et les subventions de Christine St Pierre participent à une entreprise avant tout commerciale. Ce n’est pas le rôle de l’État. Place au changement pour novembre 2011. C’est urgent. Changeons les « vieilles » règles de ce « vieux » Salon. Il ne profite qu’aux livres « à succès », livres qui n’ont aucun besoin du Salon.Les associations d’écrivains, de libraires, d’éditeurs doivent s’unir et faire cesser cette foire cheap d’un mercantilisme primaire.

« Le Salon du ivre » prive nos libraires de revenus essentiels à chaque début d’époque des Fêtes. Les best-sellers, biographies de vedettes, livres de recettes en cuisine ou en santé, les « hits » de Paris ou, traduits, de New York,  font sonner les caisses, Place Bonaventure. Mais on y invite un millier d’écrivains (ou presque) pour les abandonner. On y voit cinq ou six très longues files d’acheteurs, on y voit neuf cents quatre vingt écrivains ignorés, laissés à eux-mêmes dans des kiosques déserts.

Ce Salon est devenu un business subventionné. Les écrivains véritables ont besoin d’un vrai salon littéraire. Qui attirera moins de foules, et puis après ? Un Salon utile aux écrivains s’impose, consacré à la  littérature, celle d’ici et de partout dans le monde. Futile d’éclairer les déjà très éclairés, paresseux cela de sur- publiciser les « gloriolés » du moment : ces confessions d’une vieille chanteuse, récits des forfaits de la mafia, la bio d’un hockeyeur retraité, d’un célèbre ex-politicien. On pourrait constituer un assez bon public. Avec des animateurs, des metteurs-en-scène, des comédiennes et des comédiens du théâtre, de la télé, du cinéma pour rendre captivantes leurs performances, évidemment reliées aux poèmes, romans, récits, etc. Ainsi fin du vol des libraires. Qui voudra m’appuyer, éditeurs, auteurs, libraires ? Et un public assez cultivé pour apprécier les littératures du monde francophone. L’État n’a pas d’affaires… dans les magasins ! Je serais disposé à travailler bénévolement à un  tel vrai salon du livre. Je vais guetter les réactions.

LE SOMMEIL DE LA TERRE

Je viens de lire la vie de Janine Sutto où l’on voit les deux fils scandalisés d’un célèbre père comédien (adultérin), un soir dans Westmount, venus engueuler ce papa dévergondé qui ramenait chez elle sa concubine, la fameuse comédienne. Scène pathétique. Cette biographie écrite par son gendre (!), le reporter Lépine, mérite lecture pour le franc-parler. Je lis aussi les journaux : un pédophile, Cantin, grimpait dans la hiérarchie de la DPJ, quoi ? Un ado contrarié assassine sa mère monoparentale ! Une Haïtienne reçoit (de son homme) en pleine face, un plein bol d’acide ! Le PDG d’un empire médias traité de « voyou » par un PDG de Radio Canada, va en procès. L’ex-parrain de la pègre meurt d’une balle bien visée, à Cartierville ! Suffit, aller se laver les mains car ça tache l’encre des journaux, sortir prendre l’air.

Autre tour de machine : on sort, au soleil, vers Saint-Colomban et on roule vers le sud-ouest. Allez-y pour voir de très jolies vallées, plaines aux tons fauves, découvrez une fin d’automne avec ces longues terres de maraîchers endormies.  Quel bonheur de tout bien examiner sur de jolies routes modestes. Du côté de Sainte-Scholastique, tant de logis anciens, églises toutes modestes, humbles et émouvantes demeures à la maçonnerie parfaite avec leurs longues galeries. En leurs alentours, ces bâtiments de ferme dont les planches mûrissent depuis si longtemps. Émouvantes campagnes pas bien loin de nos collines. Voici Saint-Benoît, se poursuivent les pages d’un album vrai, fort. À l’horizon proche, les collines d’Oka peintes aux tons de novembre, mauves, beiges, gris. Soudain, du vert. Un et puis deux saules très « pleureurs », gigantesques.

Grimpé au cœur de Saint-Joseph-du-lac ( pays des pommes, grâce aux moines Cisterciens, paroisse fondée par les Sulpiciens-seigneurs en 1717, il est midi et nous dévorons nos sandwiches dans un joli kiosque. Juste en face de la vielle église. Un site où l’on découvre au loin toute la métropole, ce jour-là, avec son épais rideau de pollution !

Ma chauffeure, Raymonde, veut bien me faire re-visiter les rives —sablonneuses jadis— de ma jeunesse, Pointe Calumet. Avec son bau lac géant, une villégiature ultra populaire dès 1935 pour la classe moyenne. En 2010, c’est la découverte de multiples imposants « mini manoirs », avec le yatch luxueux à leurs flancs ! Il reste ici et là des « camps », ces pauvres  maisonnettes louées à bon marché. À la toute dernière avenue ( la 65 ième), une vaste marina a remplacé la salle « Normandie ». De la Plage Robert de M. Bonhomme, là  où nous dansions le boogie-woogie et les « collés », là où l’on admirait une fringante jolie jeune fille, Denise Filliatreault. On roule et je revois le grand chalet de Michèle Sandry, populaire chanteuse de style gouailleuse-montparnasse. Le Mont Éléphant, un beer joint, est disparu, le croulant Château-du-lac, auberge champêtre, a croulé. La jolie Plage Catilina où j’amenai Buissonneau avec Luc Durand tourner en 8mm du « Barbe Bleue » : disparu ! Tout a tant changé, souvenirs estropiés, décors transformés, ma mémoire bousculée. Roulant vers l’est du lieu et constater qu’il y a un grand marché, un garage, deux restos, un presbytère, une école même, une biblio, tout cela qui n’existait pas quand Pointe Calumet « fermait tout » dès la fête du Travail ! Filant vers la 640 d’à côté, derniers regards à un parc de jeux aquatiques « hénaurme » et je raconte ce site : un petit lac, quelques buttes de sable, nos glissades à califourchon et gratis dans le temps !

« OSTI DE FIF ? »

C’est le titre d’un livre de protestations d’un comédien, M.Jasmin Roy. Il publie un bouquin de lamentations complaintes racontant sa détresse, écolier efféminé moqué. Ses petits compagnons d’école l’ont rendu très malade. Au fond d’une dépression. Tempérament ultrasensible, un caractère extra délicat ? Qui, enfant, n’a jamais eu à subir les horions et les piques de ces gamins effrontés qui ont besoin de caricaturer, de cogner aussi parfois. Des frustrés souvent battus dans leurs grossiers foyers inamicaux. L’enfant un peu solide (pas nécessairement fort),déjà bien à l’aise dans ses contours, passera outre à ces tracasseries infantiles. Je ne compte plus les fois où des voyous en cour de récréation, rue De Gaspé dans Villeray, me traitèrent de « fifi ». Ça ne me touchait guère, je connaissais mes faiblesses et mes forces. Chance de posséder déjà une identité bien assise ? Ces jeunes insulteurs ne m’importunaient pas vraiment puisque je possédais un solide bon début d’identité. Ces matamores n’aimaient pas « mon genre », tant pis, riez, tiraillez-moi, j’allais mon chemin (des écoliers) devinant —comme pour toujours— qu’il y a des rivalités, des fossés, qui séparent la foule enfantine aux études primaires.

J’étais de ceux qui rêvassaient. Dans la lune. Nous étions peu nombreux mais pas si seuls en fin de compte. J’étais pas « fou de  baseball », ni du hockey. J’ai senti, enfant, que je ne ferais jamais partie de « tous les autres ». Je n’en étais ni heureux, ni fier. C’était « ma » réalité, je l’assumais. Je ne serais jamais un « vrai » gars ! Combien sommes-nous ? Encore aujourd’hui, je sens, je devine que mes bonheurs ne font pas partie des valeurs appréciées des majorités, on me moque encore à l’occasion. Pis après ? À dix ou à douze ans, dans ma cour, le samedi, je préférais organiser une séance bouffonne plutôt que d’aller (au Parc Jarry) affronter l’équipe de baseball des petits Irlandais de Holy Family. Je ne lis jamais le « cahier-sports ». Il faut accepter une (relative) solitude, cela qui énerve tant de gens. J’aimerais mieux faire partie intégrante « des autres », j’ai comme tout le monde, un instinct grégaire. Combien de fois, enfant, je me suis senti « pas comme les autres ». Ainsi, je ne vais jamais fêter à « La Cage aux sports » et je ne vais pas me conformer. À bas le conformisme. Nous ne sommes pas —« ma mère : « ne lis donc pas tant, mon p’tit gars ! »— nombreux à apprécier un paysage subtilement étonnant, qui dérange. Alors on s’éloignera de vous. Affaire de culture, de niveau d’instruction ? Pas du tout, je connais de savants universitaires (de Poly ou de Héc) indifférents à des beautés trop insolites et je connais des ouvriers (qui n’ont pas eu la chance des longues études), très capables d’apprécier des choses hors du commun.

Je ne souffre pas de cette sorte de solitude mais il m’est arrivé pourtant de souhaiter être « tout à fait » comme tous ceux qui m’entourent. Que j’aime. À mon grand âge, je ne peux plus espérer me fondre dans « mon monde », ma nation que j’aime tant. Le petit Jasmin Roy, enfant, s’en rendait malade ! Pas facile d’être « le p’tit gars au fond de la cour » qui ne joue jamais au ballon-captif ( je détestais ça), préférant observer cette grosse femme qui étend du linge dans une ruelle ! Mes compagnons se gaussaient de mon refus d’un gant-de-baseball, bafouaient mon livre de Jules Verne écorné; dans mes poches, aucune carte de vedettes du hockey, aucune photo de Gene Autry ou de Roy Rogers, cowboys aimés. Comment nommer mon indifférence aux ricanements ? Parents, maîtres, soutenez mieux « l’enfant pas comme les autres. » Parents, ne vous contentez pas d’encombrer de vos plantes des dirigeants, ces derniers ne peuvent empêcher « le règne de la bêtise » (salut Jacques Brel), oui, ces « crieurs de noms » aux petits garçons « pas comme les autres. »

TÉLÉ RARE :MARC LABRÈCHE

Ce comédien est étonnant. Originalité indéniable. Il a débuté avec un talk show à TVA (un show sournois..) qui n’était pas piqué des vers mais montra son culot à TQS (la fin du monde…). Puis, muni de partenaires fidèles, de collaborateurs doués, il fait montre chaque semaine, à la SRC, le soir, tard, d’un zest de génie. Je pèse le mot. Son feuilleton caricatural sur l’amour-en-haute-bourgeoisie, avec ses silhouettes enflées, sa galerie de portraits loufoques —si souvent inénarrables— a bien servi à illustrer les talents de Labrèche.

Maintenant à son faux talk-show hebdomadaire, c’est « le lieu » du surréalisme. Un monde rare dans la bonne et jamais surprenante sauce psyclologique qui envase nos émissions ordnaires. Labrèche est sur un mode apprécié des jeunesse. Rencontrant à La Moulerie un de ses chroniqueurs (Brassard), je lui ai dit qu’André Breton, le « pape », comme le dadaïste, Tristan Tazara, seraient fiers d’eux. Il a souri. Labrèche, alias « l’incontrôlable », offre aussi dans ses hilarantes apparitions comme incarnations, hélas ! des cochoncetés gratuites. Aussi  des tirs « bas-de-ceinture ». Infantilisme ? C’est la rançon à payer —pauvres voyeurs de nous— pour obtenir les forts moments. Pas bégueule de nature, j’estime autant le vaudeville que le burlesque mais… le grotesque ! Méprisable. Et méprisant envers le public. Ça va vite un spectacle par semaine. Et puis le « bon jugement » est toujours une denrée rare. Il lui sera beaucoup pardonné à cause de ses trépidations visuelles, répétons le mot, « géniales » Non, pas facile de montrer tant d’éclats chaque semaine. Marc Labrèche le fait.

Je veux lui rendre l’hommage qu’il mérite. Je ne lui dois rien et il ne me doit rien, Même s’il a su extrêmement bien incarner mon alter-égo,  jouant un jeune ado de Pointe-Calumet. Ce sera, en 1980,  75 sketches de ma série « Boogie-Woogie »,  des récits de 1948-1949 et Marc sortait de son école à Sainte- Thérèse. Il y fut parfait, romantique à souhait. Pourtant il n’avait pas un bon rôle car je cherchais moins à m’illustrer qu’à faire voir ce petit monde des villégiatures.

À chaque jeudi-fou, il y a trois « réguliers » avec Labrèche. Ce trio goguenard renforce le mode surréel du show. Robert Sauvé a des audaces héroïques, ce chevelu maigrelet à cou fin, aux yeux exhorbités, à parlure trépidante, joue en acrobate avec… Avec rien. Il bafoue tout. On rit. Il n’y a dans ses propos aucun plan, pas d’idée, nul « motif » raisonnable. Monsieur Stupéfiant Sauvé s’y montre en bouffon échappé de l’asile. On rigole. Houde fait son Paul : mine grave, sérieuse, ton professoral, il nous garroche des incongruités pas énormes, hénaurmes ! Il surprend. Quand il réussit.  Car il connaît parfois l’échec (comme Sauvé), il en va du genre qui  est fort intrépide. Se met aussi en danger, le grand Brassard avec sa chronique de bobards niais, de potins cons, d’échos vides, un tissu d’absurdités savoureuses. On rit. Le Brassard jongle avec des faits hachurées, en mots incompatibles,un feu d’artifice.

Enfin, atout géant, Labrèche s’est découvert des talents d’imitateur. Voilà que cet animateur est en passe de devenir un vrai maître en la matière. Qu’il incarne une religieuse ou son élève boutonneuse, qu’il imite Bégin ou Christiane Barre- Oblique-Charrette, Valises-Schneider ou Kévin Parent,ou toute  autre figure médiatique, Labrèche y arrive parfois de façon hallucinante. Ah oui, chapeau Jeudi La brèche !

UNE VILLE, LA NUIT

       Ma tristesse. Une belle jeune femme, douée pour écrire, éditée au Seuil à Paris, Isabelle Fortier, venant de Lac Mégantic en Estrie, s’enlève la vie ! Tristesse infinie. Couché, j’écoutais le défilé des interminables trains de marchandise derrière ma rue tout au nord d’Outremont. Sorte d’halètement à cadence trop régulière. Dans leurs châteaux du nord, Chemin Ste-Caherine,  les grands bourgeois n’entendent pas ça. Que la chouette au chic cimetière dans leur voisinage chéri, les chanceux.

       J’était rentré dans Outremont, revenant emballé (et moins riche, c’est cher !) du très fou « concert de mots » (au Monument National). Récital surréaliste de Fabrice Lucchini. Cet acteur parisien, inspiré, lit Baudelaire, ou Rimbaud —n’importe quel auteur— de façon lumineuse. Hypnotisant Lucchini ! Lecteur surdoué de paroles chantées, criées, susurrées, jetées, crachées. Toujours envoûtant, ce bonhomme. À la fin, fracassante ovation, unanimité totale. Le comédien danse, s’incline, se redresse et parade autour de sa salle comblée. 

      Salle remplie de bons bourgeois bien cultivés. J’étais bien. Ma compagne aussi. Mes voisins d’allée de même. On y est si satisfaits, si proches des Valéry, Hugo, Lafontaine, fantômes aux divers génies, tas de citations emmêlées, la jouissance.

      Et alors on veut croire à un solide avenir national, espérer des temps encore bien meilleurs, on se dit qu’il ne se peut pas qu’avec de telles foules d’amateurs de littérature, rue Saint-Laurent, saluant bien bas ce déclamateur inouï, brillant cabotin,  bouffon très éclatant et, ici, si bien accepté, non, il ne se peut pas que notre destin soit plus ou moins fichu. Ou fragile. Non et non. Vive Québec, îlot francophone qui étonne le monde entier ( dans Le Nouvel Obsevateur de cette semaine, autre témoignage sur ce fait renversant de résistance en cet océan de 300 millions d’anglos). Nous vivrons longtemps malgré nos trop nombreux assimilés et aliénés !

      On s’est comme arraché de cette rencontre prodigieuse. Les réverbères combattent la nuit, la rue Saint-Laurent luisante de pluie tombée se forge des reflets colorés. Il faut rentrer pour écouter les battements réguliers des trains Chemin Bates ! Voici donc la vie réelle avec ses passants énervés.    

        Tantôt, au Monument, on regardait à gauche et à droite, les amants des verbes poétiques, on examinait ces figures rougies d’un plaisir rare, ces silhouettes qui trépignaient d’aise, remplies d’enthousiasme, ce monde ouvert, généreux…oui…il était bien là, notre monde québécois français, rieur avec intelligence, présent tout autour et jusque dans les balcons. Puis, soudain, dehors, de jeunes visages pauvres et tristes. Deux maigres garçons, édentés, s’offrent pour laver le pare-brise, jeunes silhouettes sinistres dans la nuit. Pourtant, tantôt, que de visages heureux, ces mines épanouies, gloussantes ! Cette bruissante compréhension du Lucchini en diseur émérite, excité génial, notre foule nerveuse, craintive d’en échapper une bribe. Bonne humeur d’entendre tant d’intelligence des mots », tant d’esprit offert, à subtilité langagière avec l’éclat fréquent, tonnerre d’orage, une tempête d’applaudissements nourris !    

       Mais, maintenant, filant vers Outremont, aux portes des bars, des discos, mal cachés dans de vulgaires portiques commerciaux, sous des enseignes anglomanes, des ados, garçons aux yeux éteints, filles écourtichées, jeunesses maquillées tristement, vêtus bruyamment. Ils fument, guettent le flux des autos pressées. L’autre Québec ? Allons dormir au son des convois de  fret !

SOUCOUPE SANG ET OR !

Le vent avait détaché mon pédalo, il m’attendait sur la plage municipale, en m’y rendant avec la chaloupe de Jean-Paul Voisin, je vois quoi rivage des Cobetto ? Une lumineuse soucoupe nageuse ! La jolie ronde carpe grosse comme une soucoupe, à ailerons de feu, aux couleurs de l’Espagne, jaune et rouge, or et sang !

Ce dimanche, assis au fond de la chapelle de la rue du Chantecler, venu en curieux, examinant l’unique vitrail, je repensais à cette flamboyante soucoupe, à cette flamboyance.

Un « lévite » de cette Église unie commentait avec modestie un acte des apôtres. J’étais bien.

Être vraiment attentif c’est bien mieux voir ces six (6) beaux gros bouleaux blancs; portail chez Simony en face de chez nous. C’est sourire en revoyant le beau dessin d’un placard avec l’écriveur Grignon buissonner dans l’herbe adèlois. Je songeais à sa prudence de timoré quand il nia dans ses textes (radio et télé) le nationalisme ultra fervent de son « gros curé » Labelle ! Quel menteur dénoncé par l’historien chez « Le Bigot », ce même dimanche matin.

Vite, on a réinstallé « le poison » de Loto-Québec (état maffia, va !) rue Morin, le tabagisme étant disparu dans l’incendie. Ces « one arm-bandit-gobe-sous », le poker vidéo est pire que le pire venin social imaginable. État bandit, va !

Encore cette semaine, Serge Sourire à l’École Hôtelière, pousse ses divines tartes au sucre en rigolant. Serge se fiche de mon méchant cholestérol ? Me voit-t-il au plus vite, sur le dos, aux Salons Guay (!) à côté. Le ventre trop sucré mis dans la soie mortuaire ? Quoi : « Le Petit Chaudron » de la poétesse Aveline marqué « Fermé ». Incroyable cela, j’y allais à sa bonne soupe il y a plus d’un demi-siècle. Mais j’aime aussi, beaucoup, la soupe riz-poulet du bon vieux St-Hubert BBQ. Eh consolons-nous ! J’y pense : m’acheter vite une bonbonne de gaz « profane », voici revenu l’été et le bon temps des calmars sur grill alla Raymonde ! Yam !

Cette semaine,  retour au flanc du Mont Royal quand nous allions voir de bons films en 1950 à ce « Ciné-club de l’Université ». Cette fois, on y allait voir notre amie du Lac Marois de Sainte-Anne des Lacs, la comédienne émérite François Faucher. Vendredi,  elle recevait rien de moins qu’un doctorat d’honneur. Ô fallait voir sa fierté à la petite Élias (mariée à Jean Faucher) élevée par une mère seule, venue du Paris difficile du temps de la guerre. Elle nous donnera quatre petits québécois pure laine ! Françoise a lu à voix émue et forte a très  légitime fierté et fut applaudie très fort. Évidemment, la cérémonie m’a fait songer aux bouffonneries de Molière, Françoise n’y pouvait rien. Ces toges robes noires, ces chapeaux mortiers à pompons et glands agités, ce pourpre cardinalice (Turcotte y était) , ces broderies…oui, j’ai vu Molière vivant. La grande actrice, familière des classiques, devait y être sensible, j’ai bien vu ses sourires.

Je cicatrise lentement du majeur fendu (cet accident bête) ! Mon jeune Dufour-Toubib, vendredi,  m’apprend qu’il s’en va. À Fort Lauderdale. Il n’aime pas le froid ! Il a d’abord dit « adieu » à la clinique de St Sauveur et il dira adieu à celle de la rue Beaumont ! Bon.  Lundi, au CLSC d’ici, un infirmière (et ma lectrice)  me dit : « Je pars. À la retraite ». Tout le monde me quitte, merde ? Je suis retourné au rivage, ai revu ma belle soucoupe sang et or et fus consolé.

LA BEAUTÉ DU MONDE

C’est quoi la beauté ? C’est le fier visage de cette jeune enseignante, déambulante dans la rue Morin, avec, derrière elle, ce vivant joli serpent de jeunes enfants de son école d’en bas de la côte.

Oui, la beauté dans la rue au soleil, ce matin-là. J’ai ralenti, réjoui de cette vision si joyeuse. Je n’en reviens pas chaque fois que je vois de ces  petites troupes de jeunes enfants aux minois rieurs (une sortie !) qui se rendent ou reviennent d’une -comme on dit- « activité scolaire ».

La beauté est partout pour ceux qui ont su conserver la faculté de s’émerveiller, une des deux facultés « indispensables » à la bonne vie, à mes yeux. L’autre étant celle de savoir s’indigner.

La beauté a mille visages. C’est cette modeste fleur pré-printanière dans un jardin enfin débarrassé des neiges. C’est ce grand et beau vieillard, M. Mackay, qui, l’hiver fini, fait souvent le tour de mon quartier. Avec sa jolie canne, son pas encore guilleret, son grand sourire de bonheur quand il me salue à un détour de sa promenade. Sa jeunesse m’épate, malgré son âge très avancée. Monsieur McKay reste fringant. Il va et vient, droit, le nez en l’air, les yeux fouineurs, beau fantôme errant, ambulant, la mémoire chargée de tant de souvenirs. On a ri tous les deux quand je lui criai : « McCaille, p’tit-Kapaill, black-aille ». « Oui, on me criait ça dans ma jeunesse lointaine, en effet.

La beauté c’est elle, que j’aime encore et toujours, celle qui déteste tant les corneilles. C’est lui aussi, lui qui s’en est allé, mon cher Théoret, notre « marchand de fer », parti si tôt.

PAUL DUPUIS

La beauté c’est, loin dans ma mémoire, ce jeune matelot entré dans la Marine Marchande. Le « beau gars » d’en face, fils de petit juge rue Saint-Denis, que mes grandes sœurs admiraient tant. Dont elles rêvaient la nuit.  Dupuis, qui deviendra un acteur en demande à Londres ( chez Rank, le cinéma). La guerre finie, la télé débutant, il revient au pays en 1952. Paul Dupuis, un jeune Québécois aux traits de soleil, blond comme blés, à la voix de velours, comédien épatant aux Compagnons dans le Henri-Quatre de Pirandello. Qui, hélas, quittera sa vie avec fracas un mauvais soir, désespéré au fond d’une chambre du Nymark Hotel  à Saint-Sauveur. Mystère d’une vie…

La beauté des hommes ? Mais oui, on chante plus souvent celle de femmes et c’est justice. Il y avait une autre mâle beauté parmi nos voisins dans Villeray. Ce bel étudiant qui fait soupirer d’aise sœurs et voisines. Un étudiant en philo, « beau comme un acteur-de-film », Jean-Paul Cardinal. Le « Si studieux » les soirs de chaleur sur la galerie voisine. C’est ce sombre hildago, Valentino au visage grave, aux yeux sombres, qui deviendra un jour important Ministre de l’Éducation sous Daniel Jonhson. Il était ce perpétuel « premier de classe » du collège Grasset quand moi je tire de la queue, moi, l’indiscipliné de nature, de tempérament et sans Ritalin aucun, en 1950,  pour m’en sortir !

JOLIE MAITRESSE D’ÉCOLE

La beauté c’est, je le redis, le visage épanoui de cette maîtresse d’école à la proue d’un petit défilé, et c’est aussi ses pupilles aux frimousses vivantes, sa bande, sa jeune horde de petits marcheurs au milieu de la côte Morin. Chaque fois je vois l’avenir, je crois en l’avenir. Tant de jeunes vies brouillonnes qui débutent, tant de petits pieds farouches. Oui, c’est cela la vie qui bat, qui  grandit.

Mangeoires rangées à la cave, voici de nouveaux ailés qui sont comme de suie, on dirait du fusain voltigeant, images d’art japonais, chinois. Mon ignorance ornithologique, merde !, qui ont ces petites boules remuantes, filantes, aux plumages d’une soie bien opaque ? Sont-ce des canards, au loin, tous ces oiseaux nageurs qui bordent ce « faux lac » issu des champs inondées le long de l’autoroute 15 ? La beauté cela aussi, éphémère certes, hélas !

Ouvrons bien les yeux, partout, les sapinières changent de ton, passent à des verts jeunes, neufs, perdent leur verts sombres de l’hiver. Si le mois d’octobre flamboie dans nos collines laurentiennes, le mois de mai, lui, est une fête naturaliste prodigieuse. On en a, tous, le coeur plus léger. Bientôt ma mie, avec un plaisir fécond, arrangera ses corbeilles de fleurs à suspendre. Fameux spectacle « à l’affiche » sous peu dans tous ces jardins où, en vente, s’offriront tant de variétés. Encore, nous en aurons la bouche ouverte de tant de couleurs vives.

Le printemps enfin, l’été annoncé, le rôtisseur de la galerie va chauffer de nouveau. Manger dehors, la bonne et belle joie. Vive nos courtes mémoires car déjà bien oubliés ces lourdes neiges qui nous tombaient dessus, il y a peine quinze ou vingt jours, pas vrai  ?

claudejasmin.com

JEAN FAUCHER LANCE ET COMPTE ENCORE !

D’éminents réalisateurs, une fois retraités, se tournent les pouces. Pas question de rester inactif pour un Jean Faucher. Il vient de publier (Québec-Amérique) une autre excellent « portrait d’artiste ».  Sa consentante victime n’est pas n’importe qui … son « Normand Chouinard » (le titre du bouquin) se lit avec un immense plaisir.    Une fois de plus Faucher a su décortiquer un acteur et il le fait de nouveau avec esprit. L’humour dans ses entretiens avec son «  confessé » fait que de telles biographies se lisent en souriant. L’ironie de l’auteur-questionneur (sa marque de commerce appréciable) n’empêche jamais un forte information.  Ses lecteurs en apprendront donc abondamment sur Chouinard.

En fin de compte, ces livres de Faucher forment un indispensable tissu, une toile tissée richement sur ces gens qui sont des « étoiles », dont, le plus souvent, on ne sait pas grand chose.

On sort de cette lecture fort satisfait : Normand Chouinard en devient davantage qu’un acteur de talent, qu’un comédien brillant, il est un être humain rempli aussi de doutes, de questionnements, c’est cela aussi une réussite. Jamais, avec un Faucher, on reste sur son appétit, son livre (comme ses précédents) forme une mosaïque d’images instructives -il y a un tas de photographies- une murale toute vivante.

La petite fresque de Faucher est l’ouvrage d’un peintre du vivant. Sa « victime », comment en douter ?, doit s’en trouver fort contente. Le « Chouinard » de Jean Faucher est un roman, un conte captivant, un récit -« vrai » bien entendu- qui n’a rien à voir avec certaines pesantes et complaisantes biographies.

Quel est le secret de l’auteur ? Je ne sais trop… Faucher a « sa » recette, qui est séduisante, et on a pas envie de creuser son système, de démonter le mécanisne. Oh non !, on lit, on tourne les pages, on se laisse aller et cela devient un vrai charme. Il s’y trouve des indiscrétions ? Oui mais non sans l’aval du causeur en face de lui. Pas vraiment des indiscrétions, car Faucher rend compte de certains « aveux » francs avec une sorte de distanciation qui est sa manière propre.

Pas de place donc pour les vulgaires voyeurs des magazines populistes ici. Frustration du populo ? Pourtant, au contraire, on quitte -à regret- l’histoire narrée avec la satisfaction de tout savoir. Tout savoir sur Chouinard, c’est savoir l’essentiel, le potinage usuel, les cancans, tout cela  serait de trop. Faucher le sait, il a été l’homme franc qui orchestrait les « Propos et confidences », cette prestigieuse série de jadis quand la télé en contenait généreusement. Dans le temps « d’avant » les vains quizz, les toc-shows stériles et l’humour à tout prix (et à toute hauteurs, hélas).

Lisez ce bon portrait d’acteur, vous verrez, c’est lire sur le talent, le fort talent car Normand Chouinard est d’une trempe rare : celle des surdoués.

Remercions donc Faucher de vouloir capter les propos et les confidences de tout un monde souvent méprisé. Car il existe une sorte d’ingratitude à propos de nos amuseurs chéris, et c’est bien triste. Ce monde – de Françoise Faucher,  premier bouquin du genre,  à Gérard Poirier,  à Rémy Girard- contient des figures publiques plus importantes qu’on croit. Tant de monde apprécie -un si vaste public- nos gitans modernes, nos familiers, amusants, troubadours, nos brillants Arlequins, et sait bien peu sur les commencement, leur carrière d’antan et en cours.

Merci à vous Jean Faucher, ceux qui viendront pourront apprendre sur ces forts talents. Vos « albums » (avec documents, témoignages des proches et abondantes photos) font partie du patrimoine national. Le « milieu » -théâtre, télé et cinéma- vous devra une fière chandelle. Sacrée chandelle de fixer à jamais les destins des actuels romanichels, indispensables le plus souvent. De tels livres ajoutent à des archives nationales, resteront de très solides témoignages. Il y a eu, et il y a encore parmi nous, de ces « vagabonds »  -ô tournées !- riches d’un savoir-faire épatant.

Cher Faucher, vous installez dans les bibliothèques (et les librairies) du pays, une matière précieuse. Vos entretiens alertes, sans jamais aucune lourdeur, sans hagiographie facile, sont autant de solides briques dans un mur bien réjouissant : le mur des talents forts. Voilà une construction épatante, cher maçon fort habile, aux oreilles -au cœur aussi- grandes ouvertes.

TOUS MES BONS VOEUX POUR L’AN NOUVEAU !

POUR MES FIDÈLES DU SITE:

Que 2008 soit une belle vague de bons moments.

Le vieil homme guette impatiemment, fébrilement, le 1er avril 2008, la sortie de ses racontars fabuleux d’un papi aux jeux avec cinq petits garçons que j’aime.

Devenus de grands gaillards désormais.

Je lis, mon grand plaisir :

– Le dernier Pennac : « Un Chagrin d’école », bon.
– Le Roth nouveau : « Un homme ». Triste et bien mené.
– Le récent Kauffmann : en prison au Liban, trois ans. Son déni étonnant. Fascinant.
– Le Leroy-Goncourt : ALABAMA SONG. une bizarre fausse bio sur Zelda Scott. Mélange de vrai et de faux : pourquoi ce mélange ? …ouen !

J’écris :

À partir de janvier 08, en primeur pour ceux qui habitent les Laurentides, une nouvelle chronique hebdomadaire. Sur des riens. Sur la petite vie en Laurentie. Journal LA VALLÉE.

Sera aussi publiée ici, au site.

ET :

Je bûche sur un texte dramatique, une commande du comédien Michel Forget qui veut faire de la tournée avec mon texte en 2008.

Une histoire en 14 stations de métro.

À propos d’un grand « cadre » jeté brusquement à la rue. Qui, honteux, cache le faut aux siens.

Difficile à faire…je sue !

J’en suis à la sixième station : Laurier. Dans les fenêtres de son wagon, rempli de mannequins inertes, on verra des projections animées..

Je sue…

TOUS MES BONS VOEUX POUR L’AN NOUVEAU !

Claude Jasmin

Un crétinisme anti-religieux ?

C’est le maudit grand « mélange ».  Le grand « ménage » québécois avec plein de gens rancuniers qui fourrent dans un même sac (vert !) : religion, spiritualité, foi. Jésus-le-Christ et le Vatican. Les évangile et les règlements moraux des églises.        Cette actuelle guéguerre québécoise amène un brillant comédien, homosexuel assumé se déclarant « un petit garçon abusé » par un de ces curés-touche-pipi, j’ai nommé  André Montmorency, à faire un « appel-à-tous » : Écrivez au cardinal  Turcotte pour apostasier officiellement le catholicisme ! Le brillant chroniqueur Richard Martineau, en vue d’un deuxième mariage chez les Protestants, l’a fait récemment, c’est correct.

La très grande majorité des Québécois, sans griefs du genre « Orphelins de Duplessis, va reconnaître plutôt les immenses bienfaits du catholicisme québécois. On ne voudra jamais oublier que ce cléricalisme -triomphant de 1850 à 1950- a contribué efficacement à notre survie collective comme nation. À empêcher notre dilution organisée, tant souhaitée par nos conquérants lors du lâche abandon de sa colonie par la France. Pour les adultes d’ici, « bien informés », inutile de dresser la longue liste de ces bienfaits « religieux », dont l’instruction, les soins hospitaliers, etc.

Pas question évidemment de minimiser les graves dégâts commis par des prêtres pédophiles immondes. Maudite Défaite de 1760 ou non, la pédophilie de ces religieux aurait duré. Il y en a eu partout. En France comme aux USA. Les jeunes victimes de ces malheureux malades en sortent souvent avec, à jamais, la perte de la foi. Deviennent des Incroyants, fatalité tout à fait compréhensible.

N’en reste pas moins, qu’en dehors de ces dérives lamentables, le bilan du catholicisme québécois est extrêmement honorable. C’est ignoble, une injustice grave, une ingratitude inouïe, de nier que notre religion d’antan fut un rempart bénéfique, notre salut collectif en tant que nation fragilisée. Je suis donc de ceux, reconnaissants, qui remercient volontiers le catholicisme d’ici.

Le correspondant d’un  journal, F. Gros d’Aillon, y va « gros », signant une charge excessive. Pour lui : tout le mal du monde vient des religions dont les guerres. Toutes ! Il fera mine d’oublier que les plus horribles, celles de 1914, ses boucheries, de 1939, l’holocauste, n’avaient rien à voir avec la religion. Tout comme l’abject soviétisme stalinien à archipel de goulags, ou Pol Pot, ou les génocides -Rwanda ou Darfour.

Si on veut tuer « un chien nommé religion » on dira… n’importe quoi. Affirmons-le, il y a au Québec actuel un nouveau totalitarisme qui ose se montrer : un laïcisme agressif, aveugle, mesquin. Et si vain. Comment peut-on ignorer que depuis le début des hommes sur cette terre, il y a eu besoin de transcendance. Besoin de spiritualité, les antiques tombeaux, primitifs ou somptueux, étonnants cimetières des premiers âges de l’Homme, découverts par des archéologues, des anthropologue, l’illustrent à souhait. Les Gros d’Aillon de ce monde, qui font fi des contextes historiques, laissent voir ce fanatisme d’ignares.

Souhaitons pour un Québec moderne la laïcité publique nécessaire. Mais ce laïcisme vindicatif, renieur de tout le passé, mon pauvre Montmorency, est une bêtise grave. En toute maturité, sachons remettre en contexte historique des lois morales abusives, les « péchés de la chair » d’un puritanisme d’antan. Pire parfois en certaines religions hors le catholicisme, sachons-le. Ces anciennes maternités à répétition, tout le reste d’un rigorisme inhumain, bref, malgré cette vieille morale étriquée, il y a eu d’énormes, oui « énormes » bénéfices sociaux. Dénigrer, oublier, biffer rapidement l’immense générosité, les fabuleux apports sociaux de toutes ces femmes et de tous ces hommes en soutanes -qui oeuvraient dans écoles, collèges, hôpitaux, orphelinats, refuges de vieilles personnes démunis- quand l’État n’était pas encore organisé, bien constitué comme aujourd’hui, c’est truquer sa mémoire. Une défaillance pour vengeurs aveuglés, c’est faire montre d’une dureté abjecte, c’est l’ouvrage néfaste d’une petitesse déshonorante. À bas cette pose ingrate et vive une mémoire de justice.

C’est entendu, le catholicisme actuel résiste encore à des progrès désirables. À cause de ces barrières d’un autre âge, ces freins passéistes, je suis un de ceux qui ne revient pas à sa bonne vieille église. Nous somme nombreux évidemment et aussi nos temple se vendent en condos quand ils ne sont pas de beaux monuments patrimoniaux. À conserver. Cela ne m’empêche pas de… rendre à César… et à la religion de mon enfance tous ces mérites.