DES ÉCUREUILS NOIRS À GAZA ? ?

Toujours un livre à la main, étendu dans ma longue chaise dépliante, j’observe un écureuil d’une agilité folle. Il navigue, saute, vole, crapahute, se raratatine ou se déploie dans les arbustes sous mon balcon. En suis émerveillé. Tantôt, à la radio du midi, ce matin dans mes quotidiens, chaque soir tard à la télé : il y a l’horreur ! Enfants arabes ensanglantés, des femmes, des vieux, morts ou à peine un peu vifs. Innocents frappés par les bombes venus du puissant nord, du riche pays d’à côté.

J’entends de plus en plus autour de moi : « ces maudits juifs ! » C’est vite dit, vite jugé. Ça soulage vraiment ces violentes imprécations ? En tous cas c’est exactement le but poursuivi par les antisémites du mouvement HAMAS, des militants anti-Israël. C’est ça : «  Maudissez les juifs, mes dames et messieurs de tout l’Occident ! Ce sont des monstres, voyez les images des innocents ! » Stephen Harper dit vrai. C’est classique, c’est une stratégie connue, un des deux camps (le moins bien armé, le plus pauvre) installe de cibles innocentes (enfants, femmes, vieillards, civils quoi) tout autour, et même en dedans, des caches d’armes. Allez-y frappez monstres ! Au téléjournal : des écoliers les bras arrachés, les jambes coupés ! Alors fusent les : « Maudits juifs en marde ». Les badauds épouvantés avec raison vont gueuler : «  Sales juifs démoniaques ! » Le Hamas a gagné, il gagne : amener de plus en plus de monde à détester ce pays neuf. Pays que les anglo-américains ont offert à cette très vieille nation éparpillée partout. Victime du « pire des génocides » depuis le commencement du monde. Ce fut fait avec l’accord de l’ONU.

Un jour, il y aura union de tous les pays arabes ? Un jour il y aura la battue finale…pour rejeter à la mer (méditerranée) le juif maudit ? L’observateur pas trop bien informé se gratte le crâne. Partout on se réunit pour trouver une sortie honorable à ce singulier conflit. Ces Palestiniens révoltés font face à une vraie puissance et fort armé, Gaza, cette appendice d’Israël —appendicite éclatée maintenant— ils osent lancer leurs rares obus sur un tout petit territoire qui est une sorte de « succursale » des USA ! Mais oui, « d’annexe » du plus puissant pays les USA ! Désespérés, ces terroristes arabes ( les terroristes sont toujours des désespérés) risquent l’hécatombe des hécatombes.

Je jongle et vois mon noir écureuil sauter vers un sapin géant, il gambade, il ignore le monde des conflits aux rivages de Moyen-Orient. Contrée dont on rêvait, jeune, lisant cette trop belle Shéhérazade, ses merveilleux contes des mille et une nuit. Shéhérazade est morte, a été tuée, à jamais, à New York, le 11 septembre 2001. Ses tueurs venaient de Hambourg en Allemagne, étaient nés en Arabie Saoudite ! À la source des horreurs, la même affaire : Israël et ses occupations, ses colonies. Mes chères petites bêtes —tiens, voici un rouge-gorge, deux, puis voici un papillon-vitrail, puis une libellule très excitée, une mésange bec ouvert— elles vivent dans la paix, des bêtes. Pour elles toutes, jamais de garçonnet comme celui vu au téléjournal tout le visage en une bouillie effrayante, cette face de bombardé teinte en rouge de mort !

Partout, des autorités s’activent. Organiser une nouvelle trêve. Moi ? Je ne dis rien, je ne dis pas « maudits juifs ! », ni « maudits Palestiniens ! » Mais n’ai plus le coeur de me réjouir des bonds prodigieux de mon noir écureuil. Un deuil quoi.

LOIN DES OBUS EN LAURENTIDES !


 

Voir des savants, diplômés de Polytechnique, des ingénieurs, travestis en voleurs de notre argent public laisse pantois. Adieu la moindre éthique. Découvrir à la tribune du juge Charbonneau, tant de nos Italiens-Québécois qui s’accumulent dans ces égouts de la corruption devrait énerver les chefs de file de cette communauté. C’est leur étrange silence qui dérange. Complicité ? Fatalité : c’est dans les chromosomes de cette nation ?

Mais toute cette merde municipale n’est rien. Ces jours-ci sordide combat au fin fond de la mer méditerranée. On y tue des femmes, des enfants…Les chefs du mouvement « Hamas » (constitué de palestiniens militarisés) jouent les provocateurs diaboliques et se fichent bien des Palestiniens, ne veulent que semer le chaos à Gaza, espèrent l’hécatombe et puis, le sang palestinien coulé à flots, espérer l’intervention des « puissants », de l’ONU, des Barack, Xi, Poutine, Harper… Ils multiplient les roquettes sur Israël; petit pays sur-armé, protégé des anglos-saxons du globe : USA, Canada, Australie, etc. Hier, score fatal de cette joute ? « 100 à un » ! À vomir bien assis en face de son écran hertzien à couleurs sordides !

Ici ? Ici, une cancéreuse désespérée raconte qu’elle préfèrerait aller mourir chez elle avec les siens. Frais : zéro piastre ! Mais que l’actuel État québécois, inorganisée en soins à domicile, tient à la garder hospitalisé (HSDL). Frais : $6,000.00 ! Et que dire d’un certain monsieur Talent, un exilé du Congo, à l’existence massacrée et qui a « le talent » de se débattre pour un accueil un peu humain après avoir vécu un sort inouï.

Chroniqueur ici, suis-je une honte pour les écrivains ? Jacques Godbout ( « Salut Galarneau ! »), invité à rédiger un articles (pour un quotidien connu) lève le nez et pisse de dédain sur l’occasion. Selon le p’tit-fils d’Adélard Godbout, on ne s’abaisse pas à ce vil métier ! Un auteur des Basses-Laurentides, François Jobin, l’a plaqué conte la bande de sa noble patinoire, lui a parlé « d’écrivains-journalistes » fameux. Dont Hemingway. Bien fait.

C’est confirmé, la Chine vers 2015 surpassera les USA comme puissance commerciale et économique. Dire qu’on crachait dix cennes pour un p’tit Chinois aux écoles de ma jeunesse; que mon oncle Ernest, le missionnaire, nous écrivait de longues lettres nous narrant leur misère totale ! Les temps changent ! Le brillant Jean Barbe (J de Mtl), pas bégueule, est gêné par les écrivains soixantenaires virés en cochons libidineux. Barbe démolit ce « OH » de Phillipe Djian, aussi la ponte libidino-névrotique de Philip Roth (New York). On songe à Lolita ( à l’écriture lumineuse) de Nabukov ou à l’éthylique vieux californiquien Bukovsky.

Matraqué le 1er mai à Montréal, le jeune G. D. poursuit la police pour …une demi-million ! $$$ «  J’ai des mots de tête et je dois renoncer à écrire ma poésie ». Envie de rire. Cassivi (La Presse) est pas d’accord mais c’estlLe brillant Éric Duhaime ( J de Mtl) qui a raison : « Trop de pseudo-artistes s’accrochent aux subventions ! » Vrai : l’État devrait subventionner et promouvoir : 1- Tous les consacrés par le public, 2- Tous les débutants. Ceux, vieillis, qui n’arrivent jamais à captiver le moindre public ? Bang, fermeture des robinets !

NATURE DE SANGS ET D’ORS !


Parlons automne. Ma marche rituelle autour du Rond et halte au joli parc publique de la rue Chantecler : le noir des grands sapins contraste avec le scintillement du lac au soleil et l’étincelant des érables d’octobre, décor de sangs et d’ors ! Admiratif, tu bénis la vie par ici. Et tu puis tu entres pour des rôties avec de la bonne confiture de ma chère École Hôtelière et tu ouvres ton journal puisque « être informé c’est la liberté ». Alors l’horreur reprend son cours : les mauvaises nouvelles, ON CACHE LES BONNES ?, pas ici à Pays d’en haut. Les reportages sur les gourous des Malboeuf et Vailles ( La Presse) : « d’ la vra marde », chanterait la Leblanc ! « Faux curés » (gourous) des détresses humaines, crapules, ici, dans nos collines, à Prévost, à Trembant. Ces «  curés laïcs » parfois charismatiques, existaient jadis. Existeront dans l’avenir. Soudain, mots de la fin, on lit : « Les professionnels de la santé admettent que cela (les bons) peut aider » ! Comment trier les bons des fumistes ! Autre point, Dame Justice (les polices) est impuissante car il y a, hélas, consentement et aucune violence exercée. En 2012, qui sont donc ceux qui gobent ces poutines ? Des gens fragilisés, proies don t la cervelle est comme annihilée ?

Marche mon vieux, marche et regarde encore le noir de sapins contrastant avec les scintillantes feuilles en sangs et en ors, le lac étincelant au soleil d’octobre. Le temps s’obscurcit et tu vas au cinéma. Merde: bien peu de public pour « Inch’Allah », de la brillante cinéaste québécoise, Anaïn Barbeau-Lavalette. Un magnifique film illustrant la Palestine murée par Israël. L’histoire d’une kamikaze, avec sa bombe dans son sac à dos, qui commande un café à une terrasse de Tel Aviv et « boum ! » Encore moins de monde pour « Rebelle », un film effrayant sur les enfants-soldats enrôlés pour tuer au Congo ! Lysiane Gagnon (La Presse) en est scandalisée et moi je crains le découragement du proprio du Pine, le cinéphile Tom, à faire venir de tels excellents films ! Oui, nation nigaude et qui me désespère.

Parlant de Lysiane Gagnon : courageuse elle vient d’oser condamner ces Juifs orthodoxes « à natalité galopante » —les Hassidims d’Israël. Majoritaires dans Jérusalem et aussi écoeurants que les fanatiques de l’Islam, pire que ces Salafistes d’Égypte, qui méprisent les femmes. Ces Juifs religieux détraqués (les Haredims) sont un fléau là-bas. Le corps de la femme c’est le mal. Nétanyahou est obligé de composer avec ces « fous furieux de HYAVEH ! Sophie Durocher défend la vaillante reporter du « Journal de Montréal » (Émilie Dubreuil) qui a bien fait de fustiger les écoles juives de Montréal où on oblige les enfants à n’étudier que Thora et Talmud, les destinant à un avenir bouché.

Nos taxes contribuent à payer ces écoles d’embrigadement. Ce con de rabbin, Allan Nader (dans The Gazette) en fut fou de rage. C’est l’intelligent Gershom Gorenberg —historien et journaliste en Israël— qui passe pour un « traître ». Il a osé publier « La démolition d’Israël ». « Des années d’études vaines et nulles, dit-il, qui ne préparent pas à la vraie vie. » Lendemain, faire face au lac scintillant, aux arbres étincelants de sangs et d’or. Je me console de ces sombres actualités.

 

 

 

BONNE ANNÉE GRAND NEZ !

Veille de Noël et, si tard, plus un seul sapin à vendre. Nulle part. Dépit. Aller m’en scier un petit en terre-de-la-couronne. Couronne chérie du militariste-royaliste ce con de Harper. Moi en hors-la-loi avec ma sciotte ! Au journal du surlendemain de Noël, journaux, les bilans fastidieux. Les gros événements, en un ordre capricieux. Pour certains, le numéro « un » c’est le  chirurgien fou de jalousie, vaniteux déboussolé de St Jérôme, sa sauvage tuerie d’imbécile d’orgueilleux démentiel. Un  docteur en médecine qui assassine,  sauvage, un papa dénaturé, un boucher (ô chirurgie !) poignardant ses petits enfants (qu’il gardait) ! Dans un certain ordre s’alignent : deux, des Hells, bandits libérés pour cause de trop longue attente de procès, trois, le Rapport-Duchesneau, quatre, le sexooliste parisien Strauss-Khan et sa Noire qu’il assaille dans un Sofitel de Manhattan.
Silence mondial sur ma coupe illégale d’un petit sapin en forêt ! Ouf ! Attendons ce « Bye-Bye 2011», revue annuelle à la télé publique. Autre bilan. Très québécois ? Prévoir qu’il n’y aura rien sur ces étonnantes, surprenantes, révoltes en Afrique du nord. Rien sur les la mort de mon ami mort Gaston L’Heureux ou sur notre brillant cinéaste Villeneuve au bord de gager un Oscar à Hollywood bientôt. Rien sur le tueur fou de Tucson en Arizona ? Rien sur « le skieur Guay » un québécois champion du monde en ski en Allemagne. Et rien sur ce bourgeois millionnaire, François  Legault, son parti politique incolore, prudent ? Rien sur les premiers coups de « Marteau » avec l’arrestation de six fraudeurs dont cette mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean ? Il faut faire rire d’abord et avant tout. Le Bye-bye une fois de plus ne sera pas une vraie « revue » de l’année 2011 ». Et pas un mot sur ce grand-père « pompette » qui renverse un vaisselier à Duvernay ? Moi. Ma honte. Je ne touchais plus au divin pastis, ma chère liqueur du temps jadis. Chez Pierre Boucher (ex-directeur du Cégep St-Laurent) mon beauf’ qui débouche une neuve fiole de son pastis. Abus. Deux grands verres ! Mon dérapage éthylique au moment de savourer la jolie bûche venue de l’École hôtelière de Ste Adèle, toute inquiète, ma tendre Raymonde qui me jettera sur les épaules « le manteau de Noé ». Devoir quitter Laval (« belle nuit,  sainte nuit…) et abandonner, hélas, les joyeuses  frimousses de quatre petits enfants gigotant au salon, à quatre pattes dans une mer de cadeaux. Le plus beau jouet-cadeau ? Tout simple : des lampes de mineurs fixés au front achetées pas cher à La Cordée. Les voilà, fous comme des balais sillonnant en riant la caverne des noirceurs, c’est à dire tout le logis dans la noirceur vaincue. Ils sont des découvreurs guidés par leurs lueurs miraculeuses. Les rires fusent.
Il est midi, lundi, au café du matin (on se leva tard), notre joie d’apercevoir par les portes-patio les premiers promeneurs de l’hiver. Ils font le tour du lac au soleil luisant ! C’est parti le vrai hiver ! Le voisin Ouellet a fait une mini-patinoire sur son rivage et un mini-feu d’artifices ce soir-là. Il y a l’anniversaire de naissance du premier et plus grand « prophète de l’amour », ce Jésus de Nazareth que les querelleurs de ce temps barbare vont crucifier à mort. Il y a aussi qu’on doit fêter le nouveau solstice, le début des jours qui vont s’allonger. Bonne nouvelle année à mes fidèles lecteurs. Que 2012 soit de paix partout. En Israël comme en Palestine, nouveau pays. Comme partout où l’on fusille dans les rues ces citoyens musulmans, nos frères humains. Qui aspirent à la démocratie.

BONNE ANNÉE GRAND NEZ !

Veille de Noël et, si tard, plus un seul sapin à vendre. Nulle part. Dépit. Aller m’en scier un petit en terre-de-la-couronne. Couronne chérie du militariste-royaliste ce con de Harper. Moi en hors-la-loi avec ma sciotte ! Au journal du surlendemain de Noël, journaux, les bilans fastidieux. Les gros événements, en un ordre capricieux. Pour certains, le numéro « un » c’est le  chirurgien fou de jalousie, vaniteux déboussolé de St Jérôme, sa sauvage tuerie d’imbécile d’orgueilleux démentiel. Un  docteur en médecine qui assassine,  sauvage, un papa dénaturé, un boucher (ô chirurgie !) poignardant ses petits enfants (qu’il gardait) ! Dans un certain ordre s’alignent : deux, des Hells, bandits libérés pour cause de trop longue attente de procès, trois, le Rapport-Duchesneau, quatre, le sexooliste parisien Strauss-Khan et sa Noire qu’il assaille dans un Sofitel de Manhattan.
Silence mondial sur ma coupe illégale d’un petit sapin en forêt ! Ouf ! Attendons ce « Bye-Bye 2011», revue annuelle à la télé publique. Autre bilan. Très québécois ? Prévoir qu’il n’y aura rien sur ces étonnantes, surprenantes, révoltes en Afrique du nord. Rien sur les la mort de mon ami mort Gaston L’Heureux ou sur notre brillant cinéaste Villeneuve au bord de gager un Oscar à Hollywood bientôt. Rien sur le tueur fou de Tucson en Arizona ? Rien sur « le skieur Guay » un québécois champion du monde en ski en Allemagne. Et rien sur ce bourgeois millionnaire, François  Legault, son parti politique incolore, prudent ? Rien sur les premiers coups de « Marteau » avec l’arrestation de six fraudeurs dont cette mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean ? Il faut faire rire d’abord et avant tout. Le Bye-bye une fois de plus ne sera pas une vraie « revue » de l’année 2011 ». Et pas un mot sur ce grand-père « pompette » qui renverse un vaisselier à Duvernay ? Moi. Ma honte. Je ne touchais plus au divin pastis, ma chère liqueur du temps jadis. Chez Pierre Boucher (ex-directeur du Cégep St-Laurent) mon beauf’ qui débouche une neuve fiole de son pastis. Abus. Deux grands verres ! Mon dérapage éthylique au moment de savourer la jolie bûche venue de l’École hôtelière de Ste Adèle, toute inquiète, ma tendre Raymonde qui me jettera sur les épaules « le manteau de Noé ». Devoir quitter Laval (« belle nuit,  sainte nuit…) et abandonner, hélas, les joyeuses  frimousses de quatre petits enfants gigotant au salon, à quatre pattes dans une mer de cadeaux. Le plus beau jouet-cadeau ? Tout simple : des lampes de mineurs fixés au front achetées pas cher à La Cordée. Les voilà, fous comme des balais sillonnant en riant la caverne des noirceurs, c’est à dire tout le logis dans la noirceur vaincue. Ils sont des découvreurs guidés par leurs lueurs miraculeuses. Les rires fusent.
Il est midi, lundi, au café du matin (on se leva tard), notre joie d’apercevoir par les portes-patio les premiers promeneurs de l’hiver. Ils font le tour du lac au soleil luisant ! C’est parti le vrai hiver ! Le voisin Ouellet a fait une mini-patinoire sur son rivage et un mini-feu d’artifices ce soir-là. Il y a l’anniversaire de naissance du premier et plus grand « prophète de l’amour », ce Jésus de Nazareth que les querelleurs de ce temps barbare vont crucifier à mort. Il y a aussi qu’on doit fêter le nouveau solstice, le début des jours qui vont s’allonger. Bonne nouvelle année à mes fidèles lecteurs. Que 2012 soit de paix partout. En Israël comme en Palestine, nouveau pays. Comme partout où l’on fusille dans les rues ces citoyens musulmans, nos frères humains. Qui aspirent à la démocratie.

 

Errata: c’est pas Villeneuve (« Incendies »)  mais Falardeau (« M.Lazhar ») qui ira aux Oscars.

« POING À LA LIGNE » …

À LIRE POUR PAS MOURIR IDIOT

 

« POING À LA LIGNE » …est un bouquin captivant du Norman Lester ( Intouchables, éditeur) Vous lirez :

1-que le juge Gomery n’a fait mettre en prison AUCUN politicien libéral pourtant mêlé aux « Commandites »; pas un seul

2-que les « Truthers-à-complots » affirment les chefs de la CIA ont versé 700 millions ($) à Al Qaïda pour septembre 2001

3- que nos policiers dirigent souvent une entreprise privée en plus de leur job de flic

4- qu’il y a « une maffia amérindienne » à Akwasasne, nous privant de 2 millions et demi ($) de revenus en impôts

5- qu’un demi-million de francos hors-Québec ne font rien pour combattre à nos côtés (pour le français en péril)

6-qu’au Pentagone —où l’on aurait  initié l’Internet et le GPS— des scientistes planchent sur un avion capable aussi de naviguer sous la mer, aussi à « comment réussir à hiberner »,  avec essais actuels sur des cochons

7- que l’on taisait qu’il y a quatre ans, le frère de Mitterrand, africaniste, Jean-Christophe fit 90 jours de prison pour fraudes

8- que ces Grecs paressent et détestent payer des impôts, victimes « gâtés-pourris » de la longue domination par les Ottomans,

9- qu’Israël, jadis, vendait des armes ($) aux racistes de l’Afrique du Sud solidifiant ainsi leur racisme

10-que l’Ontario (et la Colombie) deviennent bilingues… mais « Anglais-Chinois ! »

11- que des 20 villes les plus polluées,16 sont en Chine

12- que les Mohawks d’Oka, originaires du nord de New York, n’ont pas de « terre ancestrale », installés là par les Messieurs de Saint-Sulpice

13- qu’il y a une milice armée Mohawk, les Warriors, des vétérans du Viêt-Nam souvent et que la population les déteste

14- qu’à Outremont on trouve vingt synagogues juives (20 !) et que seule la ville de  Jérusalem en aurait autant

15- que désormais la police peut vous espionner à volonté via les Blackberry et Cie, ces machins comme centrale d’écoute

16- qu’une fois les Marines partis en Irak—après un demi million de civils tués— il y aura alliance ( des Chiites) avec l’Iran; ainsi la ruineuse « guerre de Bush « …un gaspillage favorisant l’Islamisme

17- que Lise Payette a commis une énorme bêtise en 1978  avec sa « no fault law », des tueurs » au volant riches se retrouvent avec rien à payer en dommages

18- qu’au Rwanda, le protégé des USA, Kagamé, a lui aussi commis un génocide avec l’aide de Congolais

19- que le reporter Bob Woodward (Affaire Watergate) révèle dans son livre « VEIL » :  dès 1984, sous Reagan, la CIA enseigna le terrorisme anti-Urss à de futurs Talibans

Ah oui, lisez ce « Poing à la ligne » révélateur et vive Norman Lester qui fut congédié de Radio Canada quand il fit éclater le scandale des « Minutes du Patrimoine » propagande avec Guy-R. Scully. Ajoutons : cher Pierre-Karl Péladeau, la CBC-SRC mérite du questionnement, c’est plus de 999 millions ($) par année de notre fric public.

 

MÉPRIS, RACISME, POISSONS ROUGES !

Beau matin encore, si beau soleil et découvrir le noir mépris envers nous tous, Québécois, quand un émigrant libanais d’ici, devenu, ici, un auteur choyé et bien installé s’ouvre le cœur, en France, à une émission culturelle. Le confus mais doué dramaturge, le Mouawad, nous fustige tous en nous décrivant à cette télé comme une nation d’arriérés mentaux qui crache sur les intellos, la pensée, les idées et le reste. C’est aussi dégueulasse que les écoeuranteries colportées sur nous tous par Mordecaï Richler ! Ça fait mal mais me voilà un peu calmé, en canot avec ma mie («  envoyons de l’avant nos gens »)  découvrant plein de jolis poissons rouges tant du côté est proche de la plage publique qu’à l’ouest face au Chantecler. Belles taches mouvantes d’une lumière érubescente et qui console un peu des noirceurs colportés par l’auteur tant fêté, devenu raciste.

Un samedi magnifique, souhaiter montrer ces soucoupes rouges joyeuses à un Antoine, deux ans et demi, et voir une barbotte soudain à ses petits pieds. « Il nage pas vie hein ? » Non, ce poisson noir, tout lent,  va crever c’est évident. Le capturer puis le mettre dans une chaudière. Antoine admire sa prise facile. Et puis… « il va pas bien, il faut le libérer, hen ? ». Oui. Remise à l’eau, la barbotte s’éloigne de nous bien péniblement. Dans les eaux grecques, on ramène à quai, de force, des défenseurs de Gaza, ennemis du blocus. Ce territoire palestinien très surveillé par Israël sa riche voisine menacée. Dans « la bande » il y a ce Hamas aux enragés antisionistes et antisémites. Faction qui détient tout un peuple araboïde innocent comme otage !

Comme toujours nous vivons partagés : d’un bord, notre paix, notre bonheur, nos doux conforts; on a envie de rire et de remercier la Providence, mais, de l’autre bord, ces actualités : la laide bave « théâtrale » de Mouawab, les innocents secouriste en bateaux retenus militairement au port d’Athènes. Pas loin d’ici, à l’heure où j’écris, un jeune assassin, un savant médecin,  meurtrier de ses deux enfants innocents, attend… un sort effrayant. À Paris, une jeune reporter-auteure se décide à faire payer en cour de justice un « vrai chimpanzé en rut » (dit-elle) qui voulait la « sauter » …il y a huit ans ! Soudain, revoir le gros chat pourpre, Valdombre,  qui s’étale en rond,  paressant au soleil sur la table de pique-nique. Ma Raymonde qui fait des balounes —avec un petit calumet— pour amuser Antoine.

Antoine parti chez lui à Fabreville, au petit matin, mon flotteur de foam autour du cou, apercevoir de nouveau, émerveillé, ces rouges poissons d’une telle si luminosité, quasi translucides !  Merci de cet ensemencement, merci pour la beauté sans-cœur qui videz votre aquarium au moment de déménager chaque fin d’été ! Mais Pauline ma voisine, une incroyable jeunesse de 85 ans :  « Claude, est-ce bon ça ? Dangereux peut-être pour notre faune aquatique ? » Toujours se questionner. Est-ce vrai ces fêtes sexolistes de prêtres homos échangistes au Vatican ? Bien vraies ces tueries en pleines rues de Damas la Syrienne ? Vrai, l’artiste Mouawab en cracheur d’un venin furieusement anti-Québécois, dit Patrick Lagacé. Envie de se boucher les oreilles mais pas les yeux car, rue Richer, un tout jeune raton-laveur grignote avec tant de véhémence un bout de bois… qu’on dirait un castor ! L’effrayant despote Kadhafi sera-t-il un jour traîné au tribunal des tyrans ? La vie est si belle l’été. Une envie de fermer la radio, la télé, de ne plus lire les gazettes, tiens !

 

 

LULU-LA-CANNE, MONARCHIE ET HARPER ÉLU !

Le député de Mercier sur le Plateau a du cran et parle franc. L’unique élu de Québec-Solidaire et Iranien d’origine ayant choisi le Québec n’a pas froid aux yeux. Il a voulu ouvrir les yeux de Lucien l’unijambiste, ex-chef patriote du « OUI » de 1995 devenu le vulgaire publiciste stipendié d’un lobby de creuseurs de puits (à gaz). Le vaillant député a aussi condamné les dépenses de l’État pour la visite estivale d’un rejeton —et sa femme— de sang bleu britannique. Race de parasites, dit-il avec raison. Les amateurs du Paris-Match à noces royales grognent.

On comprendra donc que le détestent tous les demi assimilés du Québec, nos colonisés, nos aliénés, nos déracinés. Il y a longtemps que nous serions une nation (Harper dixit) avec un pays si nous ne traînions pas ce boulet de peureux parmi les nôtres. Car sur dix francophones québécois, il y en a six qui disent « oui » et quatre « non », ces derniers, arriérés,  pissent dans leur culotte, vénèrent leurs dominants. « On a pas besoin d’une patrie », brament ce troupeau de couards. Juste bon pour les 250 nations de l’ONU; ou pour Israël. Fragile patrie juive, exemplaire, menacée mais qui fait montre d’un patriotisme ardent, que l’univers occidental admire; dont cette résurrection de leur langue, l’hébreu.

À ces étrangers —toujours épatés, renversés par notre fabuleuse résistance— que je croise parfois et qui ne comprennent pas les défaites de 1980 et de 1995, eh bien, j’explique  que nos quatre franco-branleux (sur 10) se joignent aux anglos-québécois, francophobes, aussi aux émigrants qui ne s’exilaient pas au Québec mais au British North America. Au dollarland.

Mais, ô joie !, j’explique aussi que cela va s’achever. Que les Canadians viennent de constater ( une première utile au fond) qu’ils peuvent désormais gouverner sans le Québec. Voyez la victoire historique de Harper, majoritaire, Une  situation impossible jadis. Plus utile encore à notre combat patriotique, ces fameux « résistants » n’auront plus aucun poids sérieux bientôt au Parlement fédéral. Déjà on a glissé de 50 % et plus encore en 1867, à 40 %, à 30% et je pense bien que nous sommes rendus dans le 20 % ou pas loin. Nous seront un jour… quoi ?, 15 % et puis 10% de la population du Canada. Ottawa va rajouter des comptés (c’est annoncé) et la nation québécoise —aux communes— sera insignifiante aux moments des votes, pas plus importante que les Ukrainiens, les Arméniens, que sais-je. Voyez-vous ben l’avenir du côté du Canal Rideau ? En noir pour les fédérastes. En rose pour les patriotes. Ouvrons les yeux, avec ce Harper tant détesté par nous mais triomphant au bord de l’Ottawa River, l’année  2011 marque un tournant annonciateur de liberté pour nous. Ce sera à jamais la-fin-de-la-face-laide of the Queen aux piastres et aux timbres, au Pays de Québec.

À STE AGATHE : « NO DOGS, NO JEWS » !

J’ai vu, reproduite, cette pancarte placardant la plage municipale de Ste Agathe. Antisémitisme coutumier d’un océan à l’autre dans ces années d’avant la guerre de 1939-1945. Actualités : récente attaque juive d’un traversier turc qui filait vers Gaza, bourré de militants pro-palestiniens. L’anti-juif actuel, celui de 2010, gueule : «  Sales juifs, vous avez vu ça dans la Méditerranée, des secouristes des palestiniens de Gaza, et surgissent du ciel, ces salauds de Juifs armés ! »

L’antisémite refuse  de reconnaître la réalité. Israël est entouré de pays arabes et ils se sentent seuls, très seuls, au beau milieu de cet océan araboïde, vaste continent antisémite qui les cerne. Tout un monde de pays divers. On y trouve des richards (là où l’on construit des « plus hautes tours du monde ») et des bien moins nantis. La Jordanie. Unis, ils effaceraient rapidement Israël. Divisé (comme nous, Chrétiens), plein de conflits religieux au sein de cette « mahométane » mosaïque; il y a pas si longtemps, Irak et Iran ne se bombardaient–ils pas ? Uni, ce vaste monde, Égypte, Turquie, Syrie, Iran, etc, etc., ferait une bouchée du minuscule état juif. Ces jours-ci, plein d’antisémites souhaiteraient cette invasion de Tel Aviv par les « descendants d’Ismaël », avec le « rejet à la mer » de ces maudits Juifs ! Ô Ste Agathe !

Culpabilisé par l’immonde Allemagne (1933-1945), par l’horreur indicible au pays des génies pourtant, de Bach, à Beethoven aux immenses philosophe) l’Occident applaudissait en 1948 : « Vive la renaissance de l’antique patrie ! » Et la diaspora mondiale juive collaborait à cette installation, de New York à Paris et à Londres évidemment, de partout, vont affluer les soutiens. Est donc re-née Israël l’écrasée. Nation au courage inouï. Ces jours-ci, ça bave : « Honte à ces sales youpins ! » Sont-ils pris d’un complexe de persécution, devenus des paranos ? Je défie n’importe quelle nation de cette planète, ayant subi le meurtrier fanatisme allemand, de ne pas sombrer dans la méfiance. Ici, pacifiquement, les Québécois sont encerclés par une vastitude faite de « blancs, anglo-saxons, protestants »; immensité  de plus de  trois cent millions d’habitants. Rien à voir avec les arabies autour d’Israël, mais un bloc menaçant, le plus puissant de la terre. Les États-Unis naturellement alliés des Canadians qui nous assiègent chaque jour, nous envahissent. Pas de fours à gaz, ni « Hamas » si agressif, ni Al-Qaeda, rien, non, seulement leur culture populaire. Qui servira à nous faire disparaître. Observez bien la lâcheté environnante (dans nos médias) qui vante sans cesse et publicise volontiers leurs télés, leurs musiques, leurs films, leurs  chansons. C’est l’assimilation évidente des jeunesses actuelles. Pas de cette vaillance du peuple juif, hélas ! Plein d’écrivains à la Jacques Godbout ( lucides ou fatalistes ?) osent prédire notre disparition à brève échéance. ( Pour 2028.) Là-bas, la planète araboïde, n’a pas cette « arme » étatsunienne. Qui tue, elle aussi. Notre « mort annoncée » sera-t-elle contredite, une indispensable « résistance » va-t-elle enfin s’organiser… j’espère. En attendant, vive Israël !

LA VÉRITÉ SUR ISRAEL ?

En Israël on les appelle « les nouveaux historiens ». Ils veulent la vérité, ils osent révéler des choses trop longtemps cachées, tues. Y a-t-il eu, oui ou non, une « nettoyage ethnique » (anti-Palestiniens) lors de l’installation de la neuve jeune patrie nationale ?
On va fêter là-bas : 60 ans. Ici, au Québec, c’est 400 ans et on veut aussi mieux savoir le sort fait aux Amérindiens de 1608 à 1760 (année de la Défaite, ne jamais dire la Conquête s.v.p.).
Nous lisons de ces faits cachés grâce à Dominique Vidal via Le Monde dans le journal « Alternatives ». Vrai ou faux que près d’un million de Palestiniens furent déracinés, forcés à l’exil dans des camps de l’Onu, chassés ?
Y a-t-il eu des massacres ? Y a-t-il eu 11 villes palestiniennes vidées et plus de 500 villages ?
Ces courageux « nouveaux historiens » juifs l’affirment.
« C’est une guerre », disait Ben Gourion. Non ! Faux. Ce fut une sorte de génocide, affirment ces historiens nouveaux juifds. Il y avait un fichier, des listes noires, de ceux qui s’opposaient à Israël naissant. Par des soldats juifs encagoulés, ils furent poursuivis et abattus !
Et la Parole qui dit : « Ne fais pas aux autres… ». En 1947, 1948, les Juifs d’Europe —peuple sans patrie— sortaient pourtant (pas tous !) tout juste de l’épouvantable shoa des Allemands nazifiés. Comme en France face à l’Algérie indépendantiste, c’est encore le silence complice sur ces horreurs. Les révélations actuelles sont faites « par devoir » et « pour l’Honneur », disent ces Juifs lucides. La franchise historique, même en retard, embarrasse Tel Aviv et Jérusalem.
Jérusalem qui devait devenir selon l’ONU de 1948, un troisième terre en partage, zone inviolable, consacrée aux Lieux saints. Il y a eu d’étranges complices : la Jordanie, l’Égypte, des pays d’Arabes !, qui gagnaient —en se taisant— des espaces supplémentaires. Tout comme Israël s’agrandissant.
Ces populations palestiniennes expulsées, chassées, font qu’en 2008, la guerre là-bas continue toujours, avec jeunes kamikazes horribles, on le sait trop.
Enfin, on jette à terre de vieux mythes répandus :
1- Un jeune pays nouveau faible, pauvre quand on sait mieux que UTRSS et USA soutenaient volontiers —ventes d’armes modernes, abondants supports militaires techniques— ces exactions épouvantables.
2- Trahison des promesses d’Israël à Lauzanne, en Suisse —« on fera la paix »—, reniement sur reniement par la suite.
3- Dès juillet 1948, chasse-aux-Palestiniens et, carrément, saisies de leurs biens, des propriétés de ces centaines de milliers d’expulsés de force.
Comme si souvent entre pays fragiles, il n’y a pas eu de solidarité entre les peuples arabes. Là où il y avait du pétrole à vendre, ce sera : bouchons-nous les yeux, fermons nos oreilles. « Business as usual » quoi ! Une honte ? Oui. L’humaine condition toujours égocentrique et trop bien connue. Il reste que les valeureux sionistes des débuts n’avaient certainement pas imaginé cet affreux nettoyage ethnique des Palestiniens.
Reste qu’Israël d’aujourd’hui et ses riches complices USA-URSS —sans un révisionnisme astucieux, calculateur et mensonger— par souci de vérité —et de justice— se doit d’admettre ses bavures gigantesques en ses commencements.
Et réparer cette shoa des Palestiniens (sans fours crématoires, Dieu merci). Ca va de soi, bien entendu de ne plus maintenir des colonies hors-territoire; celui accordé par l’ONU. Cet apartheid (avec muraille) a assez duré. Une vraie paix fera cesser tant de conflits chez tant de jeunes fanatisés un peu partout dans cette partie du monde.

LA VERTE IRLANDE EN 1920 !

Un film, signé du cinéaste doué Ken Loach raconte. Que sait-on des Irlandais jadis soumis, envahis au nord —Ulster purulent— par les « goddam blokes » ? Peu de choses en général. L’empire britannique, plus puissant à l’époque que l’empire Étasunien actuel, contrôlait avec maintes astuces —« ô perfide Albion »— ses colonies. Cela sur tous les continents du monde. Jusqu’à nos portes on le sait trop. L’Irlande, sa voisine, île moins développée que l’Angleterre, était sa colonie la plus proche quand on excepte le pays de Galles et l’Écosse. Des Écossais tentent actuellement d’obtenir leur souveraineté totale. Il y a, là aussi, les « collabos » et plein d’Écossais nerveux, peureux, qui doutent d’eux, qui sous-estiment leur capacités, comme ici, qui s’auto méprisent.

J’ai parlé souvent du « racisme inversé ». Il s’agit d’un pénible manque de confiance en soi. Ce « racisme inverti » se nourrit des petites gens, des citoyens des classes moyennes, qui continuent toujours à craindre « la liberté ». Oui, plein de Québécois qui ont pu s’en sortir, qui parviennent à une sorte d’épanouissement personnel, disent : « Ne touchons à rien, ne brassons pas la cage. » Et adieu le patriotisme ! Un film raconte, « Le vent se lève », son titre en français et son réalisateur, Loach, un Anglais mais à l’esprit libre, se fait férocement tabasser par les gens de droite. Ces conservateurs menteurs à Londres. Où l’on veut, bien entendu, faire passer Ken Loach pour un traître.

Le film parle d’un vent de 1920 (« The Wind that Shakes the Barlwey » en anglais) qui est un violent courant d’air pour la lutte en faveur d’une Irlande sans tutelle aucune. On sait la fin heureuse de l’histoire aujourd’hui, nous connaissons la bonne prospérité de cette ex-colonie. Que j’aime ces pages d’histoire en images. Elles donnent toujours envie de se mieux renseigner et je cherche des livres sur cette fabuleuse longue bataille irlandaise. Rien à faire, un film est limité dans le temps. Une longue saga, une télé série ne suffirait pas à narrer adéquatement ces longues années pour gagner la liberté. Un film reste cependant un efficace et fort moyen pour informer les masses. Le cinéma est un art populaire. Partant, un cinéaste est pris par ce métier de…résumer, de couper les coins carrés. Inévitable cela. L’historien chevronné haussera les épaules, aura, avec raison, des reproches à faire.

Il n’empêche que ce « Le vent se lève » est un album de « photos animées » fort bien fait. Je défie tout spectateur de ne pas être chaviré par la force aveugle, brutale, déployée par la soldatesque britannique afin de tuer dans l’œuf l’action libératrice des révolutionnaires de la «verte erin ». Des scènes illustrent la modestie des ames des patriotes face aux moyens puissants mis en œuvre pour assassiner la jeune liberté irlandaise. Une sauvagerie s’y déchaîne. La réponse irlandaise aux sauvages assauts anglais contient aussi d’atroces images. Il n’y a pas combat à la loyale, la colonie n’a pas son armée de métier. On y voit donc du terrorisme. Comme il y a eu du terrorisme chez les Juifs voulant fonder Israël, ou en France quand les Résistants combattaient les occupants nazis. Rien à voir avec le terrorisme des intégristes « fous d’Allah » car la sauvagerie des islamistes de Ben Laden n’expédiait pas des avertissements aux New Yorkais avant septembre 2001 !

La sauvagerie des libérateurs irlandais n’en fit pas moins des carnages sur son territoire « à libérer » et on ne sera pas surpris de voir des nationalistes irlandais prudents et calculateurs capables de semer la pagaille. Ce sera la classique opposition entre les pactiseurs bons ententistes et les révoltés. Avec l’affreuse conséquence (à la fin du film) d’un frère contre son frère ! De là des scènes déchirantes, l’amorce d’une guerre civile, ce qui fait bien l’affaire (les affaires) des dominateurs de Londres. Évidemment que le Québécois de 2007 fera des rapprochements. Mais, en 2007, aucun danger d’explosifs, de pièges d’une fatalité totale, de tueries calculées. Dieu merci, pour obtenir la fin de notre subtil assujettissement, il y a les élections libres et un parti-patriote bien organisé. La lutte des indépendantistes québécois n’a absolument plus rien à voir avec cette Irlande de 1920. De nos jours, l’adversaire de notre liberté québécoise se sert non pas de mitrailleuses mais des connivences des possédants, vénaux, entrepreneurs en tous genre, gros commerçants intéressés, médias aux proprios « collabos », enfin de la riche publicité négative très moderne. Aussi : le vol organisé, scandaleux, avec l’argent du trésor public comme on le sait.

Personne ne regrettera ces époques de sang répandu, des images du film de Loach sont quasiment insoutenables. Tout le monde est heureux de constater que notre bataille se livrera via la démocratie et les voix dans les urnes. Mais en 1920, l’Empire ne tolérait pas la démocratie. Au critique Lussier, Ken Loach a parlé de lui comme d’un Résistant et il a dit ce mot en français. Il souligna que « la vérité a des droits », que cela plaise ou non aux amateurs de « déni » Ici, de la même façon, les aveuglés de notre relative colonisation (domination confortable certes ) sombrent dans le déni. Il s’aveuglent en continuant de croire que les Canadians qui, majoritairement, siègent à Ottawa finiront pas céder du terrain. Par accepter une vraie confédération. Allons, nous serons bientôt sans pouvoir aucun (un 18 % puis un 12 % de la population canadienne) alors que nous sommes 94 % au Québec.

Nous formons la seule nation française en ce continent. La seule. Nous avons besoin —et droit selon l’ONU— à nous gérer nous-mêmes. En 1960, on a vu des jeunes patriotes impatientés entrer en clandestinité et faire exploser des bombes. Un demi-siècle plus tard bien des choses ont changés, l’insécurité s’est amoindri un peu et nous ne verrons jamais, tant mieux, ce « vent qui se lève » avec ses torturés, ses cadavres, ses meurtres et, bouleversant, ce frère qui fait tirer à bout portant ce frère attaché au poteau des colonisateurs. Il faut s’en réjouir.