LA POLICE PARTOUT EN « AGENT PROVOCATEUR » ?

Bizarre, on ne sait plus trop rien sur ces arrestations, à Toronto, de jeunes « supposément islamistes » dangereux. Il y a eu ces arrestations, très publicisée et puis… tout est silence. Louche ? Oh oui ! Et pas un seul journaliste pour faire du suivi, médias, presse paresseuse ? Oh oui. Voici un nouveau cas flagrant de provocation policière : André Noël (La Presse) raconte que cinq garçons mineurs furent infiltrés, étant tous soupçonnés d’être de « jeunes planificateurs d’attentats à la bombe ». Leur avocat, Me. Block pose la bonne question : « policiers sans badge en infiltrés ? Pour « encourager » au mal ces jeunes gens ? » Une autre affaire à suivre.

On songe au policier de la SQ infiltré parmi les grévistes du Manoir Richelieu, qui fabriquait des bombes. Il y a eu bien d’autres cas dont cet agent de la RCMP, Samson, avec sa bombe lors de la grève de Steinberg. Du temps du premier FLQ, il y eut ce triste sire, un certain Lanciault, un simple délateur ou un agent infiltré celui-là ?, qui « donna » tous ses jeunes camarades felquistes ? La liste pourrait facilement s’allonger. Il y a que la police de tous ordres a souvent grand besoin de justifier les frais énormes —avec notre argent public— qu’elles entraînent.

Alors quoi ? C’est le calme partout, bien, on va y voir : « organisons nous-mêmes » les dangers… avec des pseudo-groupes en dangereux comploteurs, installés par la police elle-même. Pour ce faire, au lieu d’infiltrer « on ne sait où », faisons donc ce sale ouvrage : faire naître « artificiellement » des jeunes comploteurs. Facile, tant de jeunes idéalistes révoltés —non sans raison souvent— se voyant impuissants tomberont dans ces « panneaux », ces honteux traquenards policiers. Aux USA, et au Canada suiveur, depuis ce septembre noir des deux Tours, l’on « profile » tout ce qui est araboïde, un racisme étatique navrant. Et ouvrez les cages !

Alors, quel reporter nous donnera des nouvelles des 15 « jeunes islamistes dangereux » arrêtés à Toronto il n’y a pas si longtemps ? En ce moment, sur Internet circulaient il y a peu des messages d’un nouvel FLQ. L’on guette la suite mais qui peut nous assurer que cette « machine terroriste » n’est pas, une fois de plus, l’ouvrage des polices ? Un jour de 1980, après le premier référendum perdu, rencontrant par hasard un apprenti-révolutionnaire, jeune cégepien qui ne savait pas ma révulsion pour le terrorisme futile en société démocratique, me confia être, avec quelques compagnons, en train de former une cellule armée clandestine. Je lui dit : « Jeune homme, prenez garde, il y a la police infiltrée, un jeune policier « camouflé » qui manœuvre votre projet ». Mon jeune révolté parut tout surpris et je n’entendis plus jamais parler de lui.

Vers 1947, jeunes collégiens, sur-excités sans cesse par la farouche haine anti-duplessiste des adultes libéraux, enragés de constater leurs faiblesses en éternels rouspéteurs anti-despote —nous lisions de féroces attaques dans Le Devoir— avec quelques camardes, nous parlions de monter à Québec avec, oui, un revolver. Romantisme de nos quinze ans ! Un copain, fils de gendarme, en possédait un. Nous nous voyions, pauvres naïfs, en héros louagés, des justiciers promis à la gloire des libérateurs ! On gueulait : « Il faut venger le peule soumis et abusé, il faut agir, assez des vains parlottages, vite, passons à l’action. Puis, réalité incontournable, vint le temps des examens, alors nous remettions cet ouvrage « mortel » à… plus tard. Salut amis Lemay, Jérôme, Laurence ! Candeur : ce « coup » planifié était évidemment de « salut public ».

De tous temps, des jeunes gens généreux songent à gravement hypothéquer ainsi leur venir. C’était bien avant les terrifiants très jeunes « kamikazes » en Palestine ou en Irak. Nous avions le plus grand respect, de l’admiration pour les terroristes. En Israël bafoué du temps de « Begin-le-tueur », le terroriste de la cause sacrée. Ou du temps du valeureux Jean Moulin en sa fabuleuse « Résistance française » aux occupants boches. Nous chantions volontiers : « Ami… joue du couteau, de la grenade… tuez vite, entends-tu dans la plaine les noirs corbeaux… » Tuer était la solution. Le poète Rimbaud, presqu’un enfant, souhaitait tuer lui aussi, arrivant tout feu tout flammes » de ses tranquilles Ardennes et plongé volontairement dans la terrible Guerre de La Commune, 1871. Savait-il bien que la police infiltrait partout ces révoltés de Paris, qu’ils étaient nombreux à se « déguiser » en révoltés ? Il y a la prévention normale et il y a « les policiers provocateurs », un fléau.

RUMSFELD FUIT ET CASTRO MEURT ?

Pour ne pas mourir idiot, je lis des cahiers « affaires », bien ficelés le plus souvent et j’y glane des informations étonnantes, éclairantes, me faisant découvrir « la dure réalité à étreindre », selon l’expression du poète Rimbaud qui —adieu poésie— s’en alla brasser des « affaires » en Éthiopie du nord, au Harrar. Mais je lis encore bien davantage sur les actualités. Aux USA, le petit père Rumsfeld se sauve de la White House — la « Rome » contemporaine— la queue entre les jambes, adieu Pentagone chéri ? À l’affiche : « guerre civile » saignante en Irak bientôt. Alors milliards « en argent du peuple » gaspillés en vain.

Ces bombardeurs sur les deux tours de New York en 2001 ? Pas un venu d’Irak, ou de l’Afghanistan, ces kamikazes musulmans, fanatiques instruits, étaient originaires d’Arabie saoudite ou d’Égypte. Et Bush, qui le savait, envahissait l’Irak ! Eh ! 2007 s’annonce mal. L’écrivain-philosophe, BHL, avait publié (son livre sur le journaliste décapité, Pearl) : « Le Pakistan est le nid capital de tout ce qui se brasse. » Alors les clandestins à Le Caire, à Ryad et chez notre « autre ami » qui règne au Pakistan ? « Pas touche et on alla chasser les Talibans qui se regroupent actuellement, l’on partait capturer le dictateur Saddam Hussein ». Silence dans les estrades !

« Castro se meurt », qu’ils disent à Washington. Wishfull thinking ? Viennent de partir pour La Havane, rencontrer frérot Raoul, 16 parlementaires des USA, des amerloques parlables qui sont anti-embargos, anti-blocus. Plein de Jos Blow pourront aller se faire bronzer aux jolies plages cubaines « à bon marché » bientôt ? Quoi encore ? quoi ?, on jongle chez les conseillers futés de « La » Capitale-d’Occident à faire ami-ami avec la méchante SYRIE et le venimeux IRAN. Eh oui, car il y a « la » question vitale, le nœud gordien de toutes ces chamailles assassines: Israël. Faut donc « slaquer la poulie » aux araboïdes de ce proche Orient, permettre aux « forts » (Iraniens, Syriens) de mener le jeu en paix relative. Mais à Ryad-la-pourrie ça grogne de ce projet, vous pensez bien. Sunnites énervés par l’idée de ces Chiites rassurés, réunis et calmés. Hum…

Ô Palestine, enclaves, religions, factions, murs et colonies…là comme partout : la division. Hamas versus Fatah ! Querelles sans fin ? Eh Seigneur ! Des « frères ennemis ». Classique des classiques. Depuis les débuts du monde, vieilles lamentations depuis les premiers philosophes grecs ! Le monde ne changera donc jamais ? Tenez, rien ne va plus entre mon propre frère et moi, pénible public aveu que je fais là mais qui m’ouvre les yeux. Regardons dans nos cours hein ? L’amour est un beau projet monsieur Jésus le Nazaréen… que l’on fête de nouveau ces temps-ci… sans changer jamais. Ma honte !

Notre cour ? Ici, au Québec, le chef élu, John-fils-de Red Charet, échec total avec ses deux promesses :
1-régler la santé et,
2- diminuer la fiscalité.

Fin de mandat, sa note de bulletin ? Zéro. Pas grave. Faisons des élections en 2007. Et faisons de nouvelles promesses. À Ottawa ? Même affaire, même business, allons en élections en 2007. Et l’autre, le Boisclair, pas clair de noeuds, qui vient de proclamer avant de partir en congé : « Il faut soulager la fiscalité des entreprises ». Hein ? Quoi ? Signe avant-coureur évident quand on veut s’attirer le soutien (indispensable n’est-ce pas ?) des financiers, des développeurs, des entrepreneurs. Des bons gros bourgeois. La grande bonne foule ? Elle n’a même pas les moyens de payer des impots. S’en balance-t-elle de payer « moins » d’impôts. Tu parles, Charles ! Alors voter (vainement) pour Dame David ? Mais oui.

Je vous souhaite une bonne nouvelle année, lectorat bien-aimé. Et Bye-bye 2006 !

« Comment va le monde ? », titrait un auteur. Bin…ça dépend. Un voisin anxieux guette sa… fin, je le connais, l’aime, l’encourage. Moi je sors de la clinique de mon village, du bureau de mon toubib. « Examens positifs. Tout baigne, bravo ! », qu’il me dit ! Des ailes, j’avais ce midi-là dans le Chemin Pierre-Péladeau ! Saint-Pierre, son nom. Un vrai gardien de paradis çà. La santé pour quoi faire ? Pour écrire des chroniques, pour peaufiner ce neuf roman à publier en février (« Chinoiseries » chez VLB), aussi pour lire les bons livres des autres, voir du solide cinoche, de la télé captivante (si rare). ET…aimer mieux encore ma compagne de vie. Surtout cela. Pour aussi, rester informé, oui, ne pas mourir idiot. Enfin, souhaiter me rapprocher de mon frère unique. Je m’y engage. Sinon ? Sinon « farme ta yeule » sur les chicanes de la planète, sur la querelle entre Juifs et Palestiniens.

En primeur les lecteurs de ce blogue peuvent lire le premier chapitre du prochain roman de Claude Jasmin « CHINOISERIES » qui sera publié en février 2007 chez Sogides .
[ RÉSUMÉ: un enfant de six ans rêve d’aller en Chine retrouver un oncle en mission et l’enfant devenu un vieil homme malade se débat aux portes de la mort. ]

SUR LA LIBERTÉ DES NATIONS

Aux fédéralistes, aux anti-nationalismes, dire clairement, et une bonne fois pour toutes, que si c’est « le plus grand nombre » qui importe pour du progrès, pourquoi ne militent-ils pas, en bonne intelligence avec leur propos, en faveur de l’annexion aux USA ?
Dire aussi des réalités, des faits têtus qu’ils feignent d’ignorer quand ils « propagandisent », répétant que le « Québec est trop petit » pour s’illustrer, pour survivre en tant que nation souveraine. Des pays moins populeux que tant d’autres ont dominé —et dominent encore— des pays aux populations immenses.
L’actuelle course aux consommateurs donne l’illusion que Chine (ou Inde) montent vite en grade alors qu’il s’agit, avant tout, de pénétrer commercialement de vastes marchés d’humains afin d’y écouler les produits et surtout les technologies —à brevets payants— des pays riches si moins populeux.
Des chiffres concrets ? En voici. Sur 250 pays, 165 sont moins populeux que le Québec. Ur 250 pays, 210 sont des pays souverains. Et il n’y a que 16 pays dans le monde plus populeux que le Québec. Depuis les décolonisations, 145 pays sont devenus des pays indépendants; c’est trois (3) milliard d’humains qui revendiquent désormais leur liberté à l’ONU !
Des myopes —les Pratte, Gagnon, Dubuc, et cie— osent prédire le déclin prochain des « petits pays » ! Du « whisfull thinking ? Vaut mieux prédire que Suède ou Finlande, Danemark ou Israël, Norvège ou Suisse, garderont encore longtemps un bon poids dans les balances de l’histoire. Cette loi sauvage des « majorités » écrasantes est une totale foutaise pour intimider les nationalistes.
À l’ONU, c’est « un » pays, « une » voix. C’est la loi, même pour une Chine se modernisant ! Insistons :50 pays « seulement » sont plus populeux que le Québec et 16 pays « seulement » sont plus grands, plus forts. Il faut le répéter : 165 pays sont moins populeux que le Québec. Les oiseaux de malheur —jacasseurs, du «Québec trop petit »— sont de fieffés menteurs.
Le pays de Québec a de fortes cartes dans son jeu, aux domaines de l’aéronautique, de l’électricité hydraulique, de la pharmacopée comme du divertissement. Sans compter tant d’exceptionnels talents se distinguant désormais dans le monde entier. Depuis quand cette force unique qui résiderait dans le nombre d’habitants ? Il n’y a qu’à parcourir un bon manuel d’Histoire —certes pas l’actuelle lamentable concoction du MEQ— pour comprendre que la puissance d’un pays tient à ses citoyens instruits davantage qu’à ses « têtes de pipe ».
Espérons maintenant que les adversaires de notre souveraineté vont se taire au moins sur ce chapitre du « Québec trop petit. » Redire que si, à leurs yeux, il n’y a que de bon pour notre survie, que les ensembles immenses, qu’ils restent logiques et qu’ils militent pour l’annexion aux USA.
Tout le reste de ce débat est entendu, Ou nous restons dépendant comme nation ou nous aurons un jour une place réelle à l’ONU. Pas ce strapontin-sauce-Harper. Ce mot, « nation », est sain, normal, salutaire et pas du tout « l’infamie » décrite dans le stupide projet d’un manuel d’histoire du MEQ. Vision dénoncée heureusement par tous nos historiens. Non, non !, le Québec n’est pas trop petit et il aurait une place enviable parmi le 250 pays de cette planète.

PETITS ENFANTS « GARDÉS » ?

Ah oui, les filles eurent un jour le droit de s’instruire autant que les garçons. Qui serait contre ? Or, il est arrivé qu’après tant d’année d’études, la fille diplômée aussi bien qu’un gars de bonne et riche famille, au moins de « petite bourgeoisie », se méritait un job valorisant, un bon et beau boulot quoi ! Justice non ? Or, la fille instruite, « tombait » amoureuse encore et faisait un, deux, parfois trois enfants. Début des complications. Le philosophe populaire Deschamps ne pouvait plus affirmer : « Môman travaille pas, a trop d’ouvrage à maison » ! Maman travaillait. À l’extérieur. L’État était content. Davantage d’impôts et de taxes. Si content que Papa-Boss organisera, vite, vite, de nouvelles conditions à maman- instruite- prise- avec- des- enfants : installation partout de garderies. De gardiennages divers avec allocations. Une industrie nouvelle pleine de dévouées polices-d’enfants et de …bavures aussi, on le sait.

Or, surgit une étude gênante : « Les petits enfants gardés sont agressifs et/ou anxieux ! Ah b’in, merdre (Jarry) ! L’étude avance aussi : parents de ces « gardés » perturbés du fait ! Psychologiquement. Ah b’in merdre !

Ma fille, diplômé enseignante, lâchait le métier pour garder avec elle ses trois garçons. Plus de 15 ans d’études pour devenir « mère à la maison », « maman à plein temps ». Eh oui, il y en a eu et il y en a encore. Pas nombreuses. Faut que le papa gagne un assez bon salaire n’est-ce pas ? Plein de jeunes femmes qui ne peuvent économiquement accepter ce… sacrifice, qu l’on dit bénéfique aux petits. Alors quoi ? En avant pour les petits enfants « gardés » en « anxieux et agressifs ». L’étude toute récente laisse entendre : « Ce qui survenait à 6 ou 7 ans avec l’entrée à l’école survient désormais à deux ans ! Souvent même avant ». Oui, merdre !

« Que faire ? », jonglait un Lénine anxieux. Oui, que faire ? J’ai vu souvent la détresse de ces enfants « livrés » aux gardiens à 8 h. chaque matin et que l’on « ramassera » à 6, parfois à 7 même ! Avec ensuite ce « 6 et demi à 8 et demi » misérable —vite, le souper, les leçons, une tisane et, oups, et dodo ! À demain pour le gardiennage de nouveau. Le « 10 heures au gentil « bagne » coloré des gamins et gamines que l’on enchaîne. Vous les voyez dans nos rues parfois ? Bambins encordés avec ces mines de conscrits; défilé sinistre pour la promenade minutée. Comment compenser « la perte » se questionne le parent un peu lucide, normalement inquiet ? Perte de quoi ? Affection, soins, attention, chaleur humaine, protection normale, confidences, etc.

Avoir vu aussi la silencieuse détresse du parent culpabilisé, mamans ravagées du sentiment d’abandon de ses petits. Qu’on ne vienne pas nous jacasser de « la qualité » versus « la quantité comme jadis ». Foutaise. Un jeune enfant n’a pas d’heure fixe pour le soudain besoin d’attention, cela est bien appris dorénavant. Ou vous êtes à ses côtés ou vous n’y êtes pas. Dix heures d’absence c’est dix heures loin de celui qui pourrait chantonner « On a mis quelqu’un au monde, on pourrait… »

Rien à faire. Inutile de sortir d’abracadabrantes loufoqueries pour masquer cette réalité. J’avais lu un ouvrage de deux savants pédago-psychologues britanniques partis étudier sur place les effets de gardiennage en colonies juives d’Israël, là où l’on séparait très radicalement petits enfants et parents. Verdict catastrophique :« Agressivité juvénile évidente ».Et autres disfonctionnements. Un peu moins pire avec nos garderies à 7 piastres quoi ! J’y reviens : les filles instruites veulent un travail mérité par leurs longues études. Les moins instruites, elles aussi, refusent de « jouer à la mère ». L’état jongle : « Voyons, ça rapporte combien au fisc toutes ces mères au travail ? Tant que ça, bon, on peut donc faire augmenter le nombre de garderies, en versant une meilleure allocation ». Le système établi a sans cesse faim. De revenus. Voyez le « vice du jeu », la « maudite boésson » en monopoles bien contrôlés, mamelles étatisées. Aujourd’hui, face à l’étude récente, Papa-Boss râle : « Taisez-vous donc avec détresse, anxiété, agressivité de ces petits enfants gardés. Silence car l’État a d’autres chats à fouetter dont cette population d’hypocondriaques. Ça coûte cher l’obsession collective. Et tout le reste. Silence maudites études embarrassantes. Écoute pas ça, va vite au boulot tranquille la petite mère, l’État a soif. Désormais « on se fait un enfant », comme on s’achètera un joli chien. On ira le porter chaque matin, la couche encore aux fesses, à 8 pile ! Avant tout, on veut « le bonheur », cher Yvon Deschamps. Et si le papa jeuniste et irresponsable, —tout aussi égocentrique que la jeune maman épivardée— déçoit ? On le plaque vite fait. Il y a la garderie et j’ai mon bon job, mon bon boss, non ? Quelle belle époque ! Et que faire ?

Goélands et montre en or !

Aux actualités à la télé : une jolie grosse chatte blottie dans une fenêtre ouverte. La paix ? Non, la caméra recule et des gens affolés qui fuient en criant . Londres bombardée encore ? Non, l’Égypte cette fois. Ici ? Rien. Ce 11 septembre 2001, et je m’en souviendrai toujours, de ces autorités Étatsuniennes vociférantes : « Votre Canada est une dangereuse passoire, le mal vient de chez vous ». Puis l’on apprendra que LE MAL s’entraînait, pénard, nullement dérangé, aux USA, écoles de pilotage au Texas, en Floride, puis LE MAL alla prendre tout bonnement, couteaux en poche, sans être inquiété des avions, le matin maudit de ce 11 maudit…à Boston. Pas de bombe en sac à dos, non, non, la bombe était…l’avion ! Et ici ? Rien encore ? Montréal n’est pas une cible ? Paris, New York, Londres…et Madrid, c’est du « sérieux ». L’islam radical, fou, veut de la visibilité, de la pub ! Donc pas Montréal ? Oui mais cette simple station balnéaire ?, en Égypte ?, aux rivages de la mer Rouge ? Ah ! Frissonnons donc, tous. À quand notre tour ? Y aura-t-il un gros matou dans une fenêtre au métro Victoria ou Bonaventure… un mauvais jour ?
Jadis, le terroriste voulait éviter le massacre de simples citoyens, c’était la guerre, celle des désespérés, des démunis, des pauvres contre les puissants. Dominateurs racistes du Québec par exemple. Occupants nazis en France, colonisateurs racistes en Algérie. (Et Georges Washington, baptisé terroriste, fut mis en prison !) En Irlande du Nord comme en Israël naissant, et, comme ici quand nos jeunes felquistes visaient un arsenal, un manège militaire et quoi encore. Ces jeunes musulmans fous, fanatisés, ne sont pas des terroristes au sens classique d’antan. Ce sont des assassins. Des meurtriers déboussolés. En utilisant le mot terroriste, nous salissons la mémoire des valeureux combattants de l’ombre quand nous chantions à leur mémoire « Ami entends-tu … »; nous avilissons la mémoire des résistants terroristes anti-boches tués, ceux de « L’affiche rouge » selon les mots du poète Louis Aragon. Que chantait Léo Ferré. Je vibre encore en l’écoutant. « Tuez vite… », clamait ce chant de la Résistance. Y aura-t-il un chat à la fenêtre, au soleil, quand des dérangés du Coran déposeront des bombes au centre commercial du Carrefour Laval ? Il faut vivre sa vie, lire un Pierre Foglia admettant (ouash !) qu’il visionne de la porno dans sa chambre d’hôtel en France, misère !, lire que le graphiste doué René Derouin, en quête de subvention, rouvre son sous-bois garni de colifichets d’art. Lire, justement, qu’à Venise (comme à Berlin) des subventionnés en art plastique s’organisent des expos juste pour leur ghetto de branchés. Où le monde ne va pas, ne se sent pas concerné. Les beaux arts actuels vivent le plus souvent à l’écart de la vraie vie et sucent l’argent public juste pour se faire plaisir avec des bébelles en « installations » juste pour épater les décadents riches de la Jet Set. Des fonctionnaires pédants (en Kultur !) jugent « bons » ces projets nuls et font cracher nos sous économisés en soutenant ces conneries peintes ou sculptées. Plein de ces prétentieux Clubs privés tournant à vide, des gaspillages éhontés.
Revenons à la guerre sainte des fous : enfin, des « curés » mahométans descendent dans la rue pour condamner ces assassins enrégimentés, oui, enfin ! Il était temps. C’est l’été, c’est un soir dans un parc tout neuf de Sainte-Adèle, le Montclair, c’est le modeste concert de plein air, sur une scène toute simple, une jeunesse belle à voir chante des succès récents et anciens, les chaises de plage s’étalaient, les oreilles grandes ouvertes, une fête bonhomme, sans prétention, des villageois guillerets rassemblés. La paix. Pas de bombe nulle part, Dieu merci ! Hier, j’ai donné une montre en or ( on disait montre-patate !) à un petit-fils de six pieds de haut ! Fier comme Artaban il la fit voir sans cesse. Récompense pour l’aide : on a installé un gros hibou de plastique pour faire fuir les goélands si chieurs du radeau ! Le lendemain, deux goélands me narguaient sur mon radeau à l’ombre de ma grosse chouette. Pas trop grave, il y a la paix, l’été qui file…pourvu qu’un assassin fanatisé de Mahomet ne vienne pas troubler une station (pas du tout balnéaire). Enfants, nous chantions à tue tête dans une ruelle de Villeray, innocents : « Mahomet est prophète/ du très grand Allah… » À Beeston, au nord de Londres, des gendarmes fouillaient partout, il y a eu, là, des kamikazes. Les gens de Beeston disant : « Ils vivent à part, ils ne nous regardent même pas ces émigrants ! » Oh ! On dirait des Hassidim à Outremont, non ? Ghetto maudit ! Ici ? Rien ? La paix. La sœur de Céline Dion s’en vient au Parc Montclair pour nous chanter la grande Édith Piaf, on va re-sortir nos chaises de plages. La paix, l’été. Y aura-t-il un chat rond dans une fenêtre de la Côte Morin ?

« Maudits Juifs !» Qu’est-ce que j’entends ces jours-ci ?

J’étais un gamin, aux année 1930, c’était un temps de racisme niais, nos père et oncles : « Quoi ? Les Juifs ont tué le Christ, c’est-y pas vrai ? » Qui a réveillé le monstre ? Charest et Reid, leur noms. Depuis l’effrayant nazisme, un petit mot de travers sur les Juifs et c’est « haro », au bâillon ! À la liste noire ! Des organismes sionistes veillent avec une vigilance paranoïaque. À Ville St-Laurent, un petit con, émigrant arabe « crinqué » par ses vieux ?, mettra le feu à une bibliothèque scolaire juive. Ce sera la levée des Juifs énervés : « Prenez garde, Québécois, l’horreur antisémite nazie s’installe ! » À force de crier au loup… Hum, on ne se méfiera plus des vrais racistes. En France, des émigrants arabes transportent leurs griefs « anti-État-d’Israël » et voilà la paranoïa tonnante : « La France entière redevient nazie » ! Le cabinet de « John-fils-de-Red » Charest annonce : « Cette biblio juive incendiée ? effrayant non ? pour favoriser la paix, échanger culturellement, on va financer à 100% les école privées juives ». Connerie ! Voilà un moyen efficace d’exciter l’antisémitisme primaire, faire se multiplier les anciens cris de « Maudits juif ! » Face à ce gâchis libéral, un Mohamed Lofti, animateur culturel, s’écrie : « Il faut que nos émigrants se dressent et disent aux Charest-Reid : « Non merci ! » Un rêveur ? Il en va pourtant de paix sociale avec la majorité québécoise, car nous sommes toujours 82 % de la population, souvent hélas une MAJORITÉ INVISIBLE mais ce 100 % à un ghetto libéral, c’est trop pour les descendants de moutons, du silence des agneaux !
Par miracle, verrons-nous les minorités ethniques, leurs leaders, protester, ou si, au contraire, chaque ethnie va exiger le même privilège. Ah! Voyez-vous bien la bêtise colossale ? Au moment même où nos écoles allaient se déclarer neutres, ces charestiens politicailleurs, faux-libéraux, conservateurs bouchonnés, favorisent les ghettos à 100% payables ! C’est le rejet des écoles publiques, efficaces pour rapprocher les enfants d’un pays. Lieu naturel « d’acquisition de citoyenneté ». Évident que Montréal a changé. Le Québec pas tellement, car les émigrants sont rares à Chicoutimi, à Rimouski. Alors que l’on voit s’installer à Montréal et en banlieues des temples divers, des moquées variées, des synagogues, rien de gênant. Mais l’école… l’école, parfait lieu de réunion pour transmettre les valeurs communes, édifices adéquats pour abolir les idiotes discriminations, les bêtes suspicions. L’enfance, époque de la vie des humains où il convient de former, d’organiser, une humanité commune, dégagée des préjugés idiots. Mais non, de faux-démocrates venus d’un peu partout se réfugient dans « seulement » leurs croyances. Ces zélotes bornés forcent les enfants de leur ethnie à rester enfermés. Ces « hors de notre cénacle point de salut » sont un triste rappel du catholicisme intolérant trop longtemps au Québec. Enfin libérés de cette tutelle, pouvions-nous compter sur la collaboration des nouveaux Québécois ? Des Juifs intelligents auront-ils l’honnêteté de dire ce « Non merci », intelligemment suggéré par Lofti ? Nos valets têteux, Charest et Reid, en resteraient stupéfaits.
S’ils ne se rétractent pas, demain, ils vont devoir accorder ce 100 %, payé par nos argents publics, aux Musulmans. D’autres —prenez un ticket— exigeront ce statut du 100 % Toutes les écoles privées du territoire affirmeront : « Pourquoi 60 % à nous et 100 % aux Juifs ? » Gouffre du régime libéral actuel ? Les Arméniens demain matin ? Ensuite les Libanais ? Une vérité : des mollassons remerciaient un lobby de voteurs assurés ? Oh ! La question a été soulevée et pas seulement chez les Bouchard, Foglia, et autres interloqués. Unanimité : ce cadeau aux Juifs est en tous cas une nuisance à l’intégration harmonieuse. Voici l’État en instrument de querelles racistes ? Ce décret, écoutez des « lignes ouverte », stimule l’antisémitisme.
Les plats sont-ils tous cassés ? « Patronneux » libéraux, grouillez vos augustes fessiers d’autour de la vaste table ronde et biffez vite ce décret explosif. Le Québec enfin devient tolérant, ne nous tirez pas dans le dos ! Veules, ne tenez pas la porte ouverte qui encourage la non-intégration. Tous les observateurs, sauf les agent stipendiés du parti, se scandalisent de ce 100 % Stoppez votre machine-à-diviser. Excusez-vous. Avouez aux Juifs —pour leur bien à eux aussi— une fatale erreur. Historique. L’écervelée porte-parole des Juifs à son micro n’ânonnera plus : « Ce sera des subventions utiles aux échanges culturels ». Maudits hypocrites : c’est en acceptant « l’école pour tous les jeunes enfants » qu’il y espoir d’harmonie. C’est ce qui, dans le passé, est arrivé aux Curzi, aux Nuovo, aux Orsini. Comme aux Martucci, aux Angelil, mes petit camarades du Quartier Villeray.
L’école —devenue enfin neutre— pour tous, c’est la vraie solution.

PALESTINIENS ! BONNE ANNÉE !

Au début Dieu créa …non, je me trompe, au début, après la guerre, 1945, des militants juifs, justement catastrophés par l’effrayant antisémitisme allemand, décidés à refonder une patrie, écœurés des promesses de la Perfide Albion, passèrent à l’action. Avec terrorisme comme il se devait. L’affaire-État-hébreux-à-ré-inventer déboulait. Pour longtemps dans le cauchemar-actualité. Installé avec précarité sur de bibliques terres, Israël-chasseur ouvrit des camps pour les chassés, les Palestiniens. Comme toutes les nations humaines (tel les Québécois) le monde araboïde en fut fort secoué mais désuni. Jeux d’intérêts à sauvegarder. Pétrole à vendre ! Des Juifs modérés criaient :
« Partageons le territoire, frères sémites ! » Rien à faire : les chefs révoltés de cette Palestine dépecée rageaient : « Il faut rejeter tous ces Juifs sionistes à la mer » !
Voici 2005. Et cette guerre qui ne s’achève pas. À Tel Aviv, les conservateurs (droite religieuse) au pouvoir viennent de pactiser avec les libéraux de gauche pendant que l’on enterrait la figure emblématique du chef des rebelles, Arafat. Espoir ? En Égypte comme en Tunisie, partout, des Arabes observent les activistes palestiniens. L’ex-terrorisme juif a changé de camp. Des jeunes filles (et garçons) se suicident : « Allah où akbar ! » Le monde à l’envers : les juifs-errants de l’Histoire agrandissent leur patrie retrouvée après, pas des siècles, des millénaires ! Guerres gagnées : jusqu’à Jérusalem. Ce nouvel État juif ouvre des rallonges, nommés « colonies », au nom d’une inévitable (?) expansion. Ouvre aussi des abris chétifs, zones-refuges pour les vaincus. À nos gazettes, nous lisons : occupation, bouclages, barrages, démolitions, miradors. Récemment : murs d’enceinte. À nos téléjournaux nous voyons : tanks en patrouilles, barbelés, perquisitions. Et intifada : jeunes David à frondes versus des Goliath en furieux vengeurs, attentats sauce kamikaze, couvre-feu capricieux, harcèlement à postes douaniers, otages, explosions sanguinaires, confiscations, hélicoptères à mitraille, tirs à vue. Quoi ? Pardon ? Vous dîtes qu’Allah est grand. Hum… Bref, c’est le délabrement palestinien. Là-dessus, se répand l’islamisme intégriste et ses fanatismes. Madrid brûle-t-il ? Le Maroc maroquine-t-il ? Bien. Viendront, et vite, ces aviateurs musulmans endoctrinés. À Manhattan. Crésus-Ben-Laden reste introuvable. W. Bush mène la guerre en… Irak. Pourquoi là ? Dictateur à juger ! Et les autres despotes ? Bof !
Voici 2005 ! Haïti coulait hier. Puis l’Indonésie se noyait ! Coups frappés par la nature, l’innocente meurtrière ! « Comment va le monde, mossieu », questionnait un dramaturge ? Cette vive plaie ! Une Palestine aussi rassurée qu’Israël, est-ce que tout ira mieux et fin des étriperies ? Et des jeunes suicidés aux ceinturons de mort ? Voici donc 2005. Voici sans cesse des mots et, pire, des maux :plaques tectoniques remuantes au fond des mers… Mais les plaques politiques se soulevant ? Tous ces Palestiniens déplacés, comme on avait déplacé —pour les gazer par millions— tous ces pieux Juifs errants ? En 1938, à huit ans, à l’école paroissiale, nos billes au fond d’un gousset, nous lisions placidement notre manuel d’histoire. Nous voulions croire que « le mal » était affaire du passé. Non, à dix ans, soudain j’ai entendu le mot fasciste. Et puis le mot nazisme. Ce dernier installa des tas de Palestine : Autriche, Tchékie, Pologne, Pays-bas, France aussi.
L’histoire, ça n’était donc pas terminé ? Il y a moins d’une quinzaine d’années, M. Fukuyama, un Japonais instruit remettait ça. « Fin de l’histoire », qu’il criait quand le soviétisme s’écroula.
Bienvenue 2005 ! De ce funeste tsunami à raz-de-marée, un Victor Hugo aurait fait un gigantesque poème, la poésie se fait rare hélas, c’est la plate télé qui affiche à froid : plus de 50,000 morts ! On est là, assis, tranquille devant le Dieu-Hertzien ! Demain ? Une autre école de jeunes morts en Tchéchénie ?, un aréna en Israël ou bien encore un monde de plagistes noyé ? Un autre Palestinien suicidé en criant :Allah est grand ?, oui, grand à rendre fou tous ceux qui le vénèrent ? Tel Aviv dort mal, toujours nerveux. Tiens, cette fameuse fragile « faille » sous notre fleuve Saint-Laurent, hein ? Me voilà donc infecté par l’eschatologie partout rampante sur la planète-intégriste ? Cette religiosité des désespérés. L’espérance gagne sans cesse chez les têtes heureuses. Résistance toujours ! Je vous souhaite une belle et bonne année nouvelle.
Prudemment.

QUÉBEC POIDS-PLUME ?

Je souhaite répliquer à l’opinion ( La Presse du lundi 15 novembre) de M. André Pratte. Il proclamait la fin de bien des petits pays : adieu Suisse, Danemark, Finlande, Israël (oui, oui), Norvège, Irlande, et j’en passe !Toute une liste. À le lire tous ces pays (dont un Québec devenu libre) ne seront bientôt que d’inconvenantes « plumes » dans le concert des nations. Ce néo-Nostradamus veut-il faire peur (cette vieille sauce) et condamner l’indépendance du Québec ? En montrer les dangers —vu les déclins de natalité— si l’on se fait une patrie ? Or, il y a la richesse et la population d’un pays. Deux choses. L’Inde —ou la Chine— région immensément populeuse, comme chacun le sait, n’a pas pesé bien lourd dans l’histoire. Les Étatsuniens, importateurs de cerveaux « nobélisables », se sont imposés longtemps sur de vastes contrées populeuses. La petite Italie en design, modes, etc. Le Québec actuel en matière de divertissements, c’est connu. La liste serait longue.
Depuis quand la masse populeuse joue-t-elle un rôle primordial pour évaluer la force d’un pays ? Jamais. Ça ne va pas changer dans 20, 30 ou 50 ans. Lisez bien : sur 253 pays, 164 pays sont moins populeux que le Québec; sur 253 pays, 209 pays sont indépendants; 126 pays souverains sont plus petits que celui auquel nous aspirons. M. Pratte veut-il affirmer qu’ils sont tous foutus ? Il n’y a que 16 pays plus grands et plus populeux que le Québec (MM. R.-G. Séguin, J. Proulx, M. de Repenigny). 50 pays seulement ont le double de notre population. Depuis la fin de la guerre, en 1945 —avec les décolonisations de toutes sortes—, 144 pays sont devenus indépendants; trois milliards (3,000,000, 000) de gens en ces pays nouveaux ont eu accès à la souveraineté. Ces chiffres sont éloquents. M. Pratte. Le Québec indépendant (avant 2050, c’est probable ) ne sera donc pas seul à peser une « plume » (votre mot). Répétons-le, depuis quand la force d’un pays tient au nombre de têtes sur son territoire, c’est l’ONU réaménagé, forcément revigoré par obligation de paix mondiale, qui va influencer « le cours de l’histoire » selon votre expression). On peut gager tout de suite, pas en 2050, que Suisse, Irlande, Norvège, Danemark —et même Israël— auront toujours un poids certain au concert des nations. La démocratie mondiale autorise « une voix par pays ». Ça ne va pas selon la population de tel ou tel pays. Votre sauvage « loi du plus grand nombre » relève du temps des boucheries quand une majorité faisait taire une minorité, écrasant volontiers le dissident. L’odieux joug dans les vies privées —tel, ici, l’unanimisme duplessiste— comme dans les vies collectives. D’accord au moins là-dessus ?
Claude Jasmin

Écrivain
Ste Adèle
15 novembre 2004

Une haine chasse l’autre ?

PAS UN SOU À GAGNER ?

Eh b’en ! Les temps sont-ils venus pour un changement de la garde ? La haine des Juifs serait passé-date ? Voici la haine des Arabes. L’ancien communiste français, Alex Adler, est venu à Montréal nous parler d’une France antisémite, avec plein d’intellectuels vouant aux gémonies les sémites odieux. « Les élites françaises, dit Adler, restent muettes quand des radicaux bombardent une synagogue de Paris ». L’invité de « Québec-Israël » a montré une carte dégeulasse : « La gauche française, dit-il, va finir par réaliser qu’il n’y a pas un sou à aller chercher dans le monde arabe (…) en pleine perdition » (voir le captivant reportage de L.-J. Perrault, La Presse, 21/ 9/03).

Comme si la gauche parisienne calculait quel profit tirer d’une défense idéologique quelle qu’elle soit. Projection de la propre mentalité de M. Adler ?

DANTEC : UN FÊLÉ DU COCO ?

À cette conférence publique, un digne successeur « des fêlés du coco », Maurice Dantec, l’ouvrit pour jouer le prophète de grand malheur. Savez-vous quoi ? « En France, des groupes violents se préparent à mettre dehors le extrémistes islamistes ». Une armée souterraine, paraît-il. À soir on fait peur au monde, le Maurice ? Et les médias là-dedans, nouveau bouc émissaire à la mode ces temps-ci ? M. Adler répond qu’ils sont devenus, hélas, arabophiles. Avec propagande anti-Israël permanente. À judéophobie grandissante. Les pro-arabes sont des pervers.

Seigneur, n’en jetez plus, monsieur Adler !

M. Adler espérant un virage, le Dantec —se proclamant guerrier (!) chrétien (!) et sioniste— l’ouvre en période de questions : « Cet optimiste est une erreur. Les filles, à Paris, n’osent plus sortir des maisons en certains quartiers. Mais, horresco referens, des forces (!) s’apprêtent à rétablir l’ordre (!). Law and order, l’anarchiste ? Le Maurice a déjà publié sur ce qu’il nomme « la menace hitléro-musulmane ». Banaliser ainsi le nazisme, faut le faire. Il causait de « la haine sans limites de tueurs fanatiques », les beurs ? Les émigrants du Maghreb ? Tous les Arabes ? Les Palestiniens seulement ?

UN RACISME CHASSERA L’AUTRE !

Bref, enseignons la haine de l’Arabe succédant à la haine du Juif. Les Arabes c’est de la vermine, M. Dantec ? Lawrence d’Arabie était un idiot ? Une civilisation naguère éblouissante dans toute la méditerranée, c’est de la crotte ? Une culture qui englobait, non seulement la philosophie et les arts —des Arabes traduisaient, les premiers, les philosophes grecs— les mathématiques, l’astrologie, c’est du pipi de chat ?

À ce guerrier souterrain, tiens, je préfère le Bill Clinton, qui, à Srebrenica —là où les Serbes assassinaient les Musulmans— assista samedi ceux qui enterraient leurs morts tout en prêchant la réconciliation. Que ce piteux « chrétien-sioniste » s’en aille travailler comme cimentier aux murs colonialistes en Cisjordanie. C’est sa place.

claudejasmin@citenet.net

22 septembre 2003

Les Juifs en Europe.

Louez vite la cassette du film : « Monsieur Batignole », très évocateur film sur la complicité des Français de 1940 à 1945. Un effrayant portrait des « collabos ». Aurais-je honte d’être Français ? Oui. Les Résistants ? Une infime minorité. À l’arrivée des libérateurs la fin du conflit, l’on s’autoproclamaient des « Résistants ». On volait au secours de la victoire. Honte accablante dans notre mère-patrie. Ah oui, je vous en prie, visionnez ce troublant et émouvant film : « Monsieur Batignole ».

Si j’étais un grand-père Allemand ? La terrible honte de « nos » pères alors ! Car, merde !, il n’y avait pas que les deux horribles Adolph (Hitler et Eikman) : ils devaient être des centaines et des centaines de milliers de racistes sadiques pour opérer tous ces fours à gaz et ces crématoires industriers, non ? Et si j’étais un « jeune » Allemand ? J’aurais honte de « nos » grands-pères. Complices odieux à divers degrés. Tous les catholiques du monde devraient sans cesse dénoncer ce niais Pape complice —l’ex-ambassadeur du Vatican à Berlin. Un Vatican funeste qui osa ordonner la dissolution d’un puissant parti catholique anti-nazi. Ce qui facilita la funeste installation hitlérienne, antisémites pathologiques. En parlera-t-on encore dans cent ans ? Dans mille ans ? Oui. Je le souhaite. Ce carnage salissait à jamais les grands écrivains, philosophes et musiciens Allemands. Indélébile défécation sur le génie germanique.

LES JUIFS, ICI. Ouvrez le Robert au mot « racisme » et lisez bien. La secte religieuse des intégristes juifs —nommés Lubavitch à New-York, Hassidim à Montréal— est raciste. À la lettre. En Israël, ces« fondamentalises » —au parlement d’Israël— nuisent à la paix. À Outremont, ils vivent en un ghetto fermé, refusent la normale intégration; je ne parle pas d’assimilation. En 1988, j’avais fustigé leur mépris envers nous, quinze ans plus tard, la chicane dure sur le versant nord du mont Royal : querelle contre le trafic polluant des autobus incessants « Montréal-New-York ». Quoi faire ? Faire comme les —pacifiques eux-aussi— Hammish, installés en Pennsylvanie. Que les Hassidim se dénichent un territoire.

Les juifs Sépharades —francophones— et les Ashkénases sont embarrassés par ces co-religionnaires réfractaires à toute intégration avec nous qui ne nous voient pas et ne veulent pas qu’on ne les voit ! Jadis nous ne craignions pas de dénoncer, de caricaturer violemment nos illuminés (« Bérets Blancs » et compagnie). La niaise crainte de passer pour antisémites réduit au silence, tabou néfaste. Il faudrait que cette communauté ghettoïde décident d’un exil volontaire. Les juifs Hassidim sont une nuisance à l’harmonie nécessaire entre les nouveaux-venus —de partout désormais— et les Québécois dit « de souche », 82 % de la population.

Va-t-on entendre maintenant riposter les « langues de bois », les recteurs-en-rectitude ? Hypocrites autruches, vont-ils s’effaroucher de lire ce que plusieurs pensent et n’osent pas dire : que les Hassidim partent s’installer ailleurs. Certes, le communautarisme est permis, celui des Hassisim dépasse le normal communautarisme. La tête dans le sable, les angélistes de toutes les tolérances niaises vont brailler : « Racisme » ! Facile et cela ne réglera pas le problème grandissant de ce ghetto des fous-de-Yaveh, de la Thora-à-la lettre, du Talmud-à-la-lettre. À bon entendeur…