« Publier sans cesse »

 

L’année 1975, inoubliable pour ma carrière en cours, une année étonnante, ce sera pour moi une année épatante, fructueuse, et qui me combla à fond comme auteur. À la télé, j’ai sans cesse des invitations. Pour des billets. Des débats à Tva, Canal 10. Michel Tremblay en est très souvent et il affirmera s’être fait connaitre grâce à ces prises de bec. Celles surtout sur le « joual ».

On m’offre souvent des participations à des talk-shows, j’y passe l’un après l’autre. Je me ferai vite une réputation de farouche pamphlétaire. Et à jamais.

De plus, en 1975, je serai invité par le fondateur Pierre Péladeau (qui m’appelle son p’tit bum préféré) comme chroniqueur. Il y en avait très peu à cette époque. Cela tous les matins donc 365 articles par année ! Et durant des années ! Cette année-là, le quotidien « La Presse » publie, chaque soir, la biographie de mon enfance, « La petite patrie ». Le quotidien avait été son éditeur.

Comment ? En 1972, j’allais expédier « La petite patrie » à des éditeurs de Paris, me disant, que l’extrême « régionalité » du sujet pourrait justement faire son succès, par exotisme. Le lendemain de Jour de l’An 1972, rencontrant Stanké dans le hall de Radio-Canada il me dit souhaiter très fort publier un texte de moi. Flatté (?), je lui donne le manuscrit et Alain l’accepte le lendemain et il en fera un succès fécond.

Avec femme et enfants ( Éliane et Daniel), en vacances d’été de 1964, ce sera en petite coccinelle-63 le classique « tour de la Gaspésie ». J’en rêvais. Au retour, en janvier de 1965, j’ouvre ma petite « Royale portative ». Et toute l’ossature du roman « Pleure pas Germaine », chapitre après chapitre, va se rédiger fidèlement à partir de mes notes de voyage. De Villeray (rue Drolet) à Percé, et cette nuit de feu-de-camp.

Devenu pigiste à « Québec-Presse »— dirigé par Gérald Godin qui est aussi éditeur de la revue « Parti-Pris » (ainsi que des éditions éponymes), je confie à Godin le manuscrit gaspésien. C’est 1965 et lui-aussi, comme Stanké, me dira « oui » le lendemain de sa lecture. Ce sera un « hit » renversant.

Mon tout premier roman écrit en 1958 (avant 1960 et« La corde au cou ») parut en 1959, dans une revue littéraire à tirage plutôt confidentiel : « Les Écrits du Canada » (le numéro 7). Stanké, bombardé chef-éditeur chez l’énorme « L’Hexagone », ayant lu ce numéro 7 des « Les Écrits…», voulut en faire un livre et le fit. À mon grand contentement.

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J’AI FAIT UN RÊVE !

 

Pour nos assimilés, volontiers aliénés, servites de la déferlante et envahissante culture pop-USA, louanger notre culture pop à nous, est un signe d’égocentrisme. Quelle attitude de colonisé. Pour ces suiveurs-USA, vous sombrez dans le « régionalistes » étroit et ces dominés-contents s’exclament : « Sois « international », « universel », sors de ton cocon (le pays n’est qu’un cocon). « USA » ou rien » ! En effet, aucune information à propos sur des cultures populaires. Sur le Mexique (pourtant un voisin !) la Scandinavie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, etc.

Tous en dociles publicitaires-des-USA dans presse-radio-télé, tous en piteuses courroies de transmission. Lisez, par exemple, La Presse spectacles, les Cormier, Cassivi, souvent Sarfati (aux voyages payés) et surtout Hugo Dumas. Tel le Cormier au Devoir.

Il n’y a à signaler dans tout l’univers que Los Angeles ou New York.

L’Europe entière ? Bouche cousue ! Autres continents de la planète ? Pas un mot. À moins qu’un créateur étranger soit fêté aux USA ! Ainsi le Québécois est transformé en écornifleur de ce qu’écorniflent les USA ! Tout le monde par ici accepte volontiers ce contrôle « all-american », dociles valets consentants du « suprématisme », moutons de l’Impérialisme-USA.

Or, j’ai fait un rêve, j’ai imaginé que, par seul exemple, tout le Massachusetts au 19 ième siècle, aurait pu être envahi d’énormes masses d’émigrants venus, disons, d’Italie. Et qu’ils furent des « résistants », comme nous au Québec. Alors, siècle après siècle, s’installe à nos frontières, la culture italienne ! Maine, Vermont, New Hampshire et New-York state compris; voyez-vous ça ? Nous tous, touristes, visiteurs plongés dans cette vaste « Nouvelle Italie », quel bonheur !

Imaginable certes; un autre beau rêve : imaginez des hordes immenses d’émigrants qui, dès 1700, venus d’Espagne et s’installant partout à nos frontières. Comprenant même le New Jersey, Connecticut, Maryland et Pennsylvanie. Avec la Virginie ? Oui, « New Spania ». En automobile nous nous retrouverions plongés en culture espagnole, sa musique, ses chansons, théâtres, films, et cette si jolie langue !

À bas l’uniformité wasp et, comme tous ces touristes du sud qui estiment notre « vie française », ce serait « Viva Nuovo Spania ». Bon, il est permis de faire un rêve ?

Allons plus avant dans ces hypothèse de migrations massives. Les Allemands en Pennsylvanie ? Ailleurs, les Polonais ou les Grecs, ou les Portugais, cela serait stimulant, formidable ? Adieu rouleau compresseur « only » anglo-saxon. Adieu immense lot d’uniformités avec toutes ces villes semblables, comme formatées, à « Colonel-Machin », à « Hamburgers-McDo », erc. Que vous soyez à Los Angeles ou à Boston, à Boston ou à Miami, au Texas ou au Colorado, c’est les mêmes « us et coutumes » et, partant, l’ennuie, un territoire en assommoir.

Rêvons même d’une grande « Nouvelle Europe » à nos portes. Un vaste « Domino » de lieux très divers. Aux cultures diverses. Oui, de l’universel et en vrai avec las fin de l’idiot-consommateur ! Nos Cormier, Sarfati, Cassivi, Dumas et coetera, pourraient varier leurs éloges. Terminée enfin la monotonie de ces publicitaires avachis, leur agenouillement sous l’actuel impérialisme-USA.

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UNE COURSE POUR UN CHEF !

Des fées existent ? Oui. Dans mon village, surgit soudain une fée —Annie Depont— qui me dit: « Venez à Traces, Jasmin, parlez sur la patrie à faire advenir. » Je ne rêvais pas ! Alors, de mon balcon, j’inaugure ma neuve chronique ouvrant des bras gaulliens : « Vive, le Québec… libre ! » J’avais 30 ans, au RIN en 1960, nous n’étions pas bien nombreux. Mais en 1995 nous étions 60 sur 100 pour une patrie. Soixante sur cent des électeurs. Si on écarte les Anglos francophobes, des néos en masse et… 40 de nos branleurs. Au soir de cette quasi-victoire du « Oui », Jacques Parizeau, qui devait crier « On y est presque ! On remet ça dans six mois », eh bien non, il démissionne ! Si vous le croisez à Saint-Adolphe —avec ou sans sa Lisette— dites-lui que ce fut une erreur funeste.

Maintenant, la ferveur a diminué car les fédérats sont ultra-prudents. En hypocrites, ils ne font rien pour nous provoquer. Cette archi-prudence fédérate éteint la ferveur, éloigne nos jeunes des hustings pour la « cause sacrée », une patrie. Trop de jeunes se taisent, dégriffés, muets et immobiles. Ces silencieux suivront-ils la course, écouteront-ils ceux qui veulent devenir chef du parti-des-indépendantistes ? Au nouvel essai, L’Écosse —pas encore libre— deviendra-t-elle exemplaire, partout la peur est-elle cette liberticide matraque ? On doit se souvenir des fortunes dépensées par des Libéraux fédérastes — cette dégueulasse inondation en publicité du pays. Et ce juge Gomery, lucide pour condamner mais, hélas, nul pour punir.

Jeunesses, écoutez les propos d’un solide entrepreneur —conseillé par Landry. Un jeune millionnaire désire devenir chef du « parti des patriotes ». Il sait compter les avantages de notre liberté. Je vote pour ce compétent Pierre-Karl Péladeau, le digne fils de mon ami feu Pierre Péladeau —du Chemin Sainte-Marguerite à Sainte–Adèle. Et foin des anciennes peurs. Bien finie la frousse via les convoyeurs de la Brink’s, terminé d’exploiter l’ancienne fragilité car, désormais, des preuves « économiques » reluisent dans le monde entier —de Bombardier à Lavalin, etc. À la prochaine, tous nos intellectuels, vont se lever, avec tous nos artistes, écrivains, tous ceux qui pensent et qui ont la fibre libertaire. Ils ne feront pas comme trop de mes camarades « taiseux », grands peureux de 1980-1995, qui craignaient de perdre en « voyages aux frais de la Princesse-Ottawa », à Banff (salut la Petrovski!), ou à Knotte-le-Zoutte. Cachés et trembleurs, ils furent muets en engagement en 1980, en 1995, ma honte de ces pairs écrabouillés pisseux. Malgré l’aplatissement intéressé (ô subventions !) de proprios de certains médias (La Presse et Cie), examinons bien cette actuelle course et ayons l’espoir d’un vrai chef, vrai meneur en vue d’une normalité. Car l’ONU l’affirme toute nation a droit à une patrie.

(fin)

MORT DE RÉGINALD, JUGE EN CHEF

Il n’y a plus guère de ces critiques à la réputation redoutable, les Éthier-Blais, Marcotte et …Réginald Martel, hélas, mort lundi dernier.

Réginald, avec ses proses sobres et intelligentes, savait excellemment juger d’un ouvrage littéraire chaque samedi dans La Presse.

Il était craint avec raison, en un paragraphe Martel pouvait assassiner un roman nouveau né ou, pour longtemps, lui donner des ailes. J’ai eu la chance d’obtenir le plus souvent des « papiers » élogieux.

Réginald était discret, fuyait les « chapelles », se dévoua durant trois décennies, avec gravité, à son difficile métier. Pas du tout du type rigolo ou blagueur, il semblait une sorte de prêtre dans le milieu des livres. Son métier délicat, parfois cruel, lui était un vrai sacerdoce. Quand je lui ai dit un jour que ses articles —brillants, documentés, intellectuels— n’invitaient guère son lectorat à courir chez le libraire, il me rétorqua : « Tant pis, je tiens que « écrire et publier » est une affaire grave et importante, que ça mérite tout mon sérieux ».

Les écrivains de ma génération, nous le respections et, retraité soudain —parti dans sa chère campagne du Bas du Fleuve, nous le regrettions.

Nos condoléances à ses proches et à tous ceux qui l’aimaient.

Claude Jasmin
Écrivain, Ste-Adèle

LE VENDREDI 5 décembre – Sur elle toujours Angela

LE VENDREDI 5 décembre
Sur elle toujours Angela :
Difficile de bien mener (continuer) mon récit nouveau. La lecture tous les matins des journaux me dérange. Si troublé par certaines « actualités ». D’ici et du monde entier. La Presse, devenu très « magazine » offre de bons reportages. Sur « le déni » terrible des parents aveugles face à un enfant révolté et dangereux. Cachant mal une arme dans sa chambre. On parle de deux millions de « bénévoles au Québec. Énorme ! Je fus invité à parler avec Paul Arcand, à un immense congrès de ces bénévoles.
J’y avais découvert l’immense chantier de ces « charitables » citoyens. Je lis des dérives.
Moi si inquiet de cette vie qui change.
Relu hier l’étonnant merveilleux premier chapitre du fameux routier et anthropologue, Bouchard ( « Au temps des mamouths laineux », chez Boréal) ) où il fait voir à ses petits-fils éberlués face à son temps à lui. Un monde de différences et il est dix ans plus jeune que moi.
Angoisse ici et là. De terribles pertes…Grande anxiété, et puis « Bof ! « Je me dis : « Oublie ça mon vieux. Tous, ils s’adapteront, pas vrai ?
Me répéter : « Moi, je m’en vais. Ça sera plus très long. Je serai parti bientôt, mon temps s’achève. Ne plus m’en mêler.»
Mourir ? Me retenir de lettres ouvertes vindicatives (mon ancienne manie).

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LA SQ EST-ELLE LIBRE?

 

Le 8 octobre, le chroniqueur de LA PRESSE, émérite à mon avis, raconte une pression d’enquêteurs de la S.Q. Il donne aussi deux preuves que la S.QF. n’est pas libre. Le journal publie aussi une rétorque de M. Forget, directeur de la S.Q. mais celui-ci ne pipe pas mot, pas un seul, sur les graves accusations de Lagacé. À savoir que, en 2002, la police part enquêter sur le maire Vaillancourt —qui est aujourd’hui accusé de « gangstérisme » !— et qu’il il n’y aura aucune suite; aussi, lors qu’une autre enquête de la S.Q. sur la FTQ a totalement foiré il y a quelques années. Depuis on a su —via la Commission Charbonneau— de bien crapuleuses machinations.

Tout s’est déclenché quand la rumeur du milieu répandait (selon Félix Séguin de TVA) disait que Patrick Lagacé, était un « un stool ! car le 23 septembre dernier, un de la S.Q., Michel Comeau, exige une rencontre pour lui faire cracher les noms de ses sources à propos du policier S,.Q., le « ripou » Ian Davidson.

Tout cela publié le 8 octobre dernier, ma stupéfaction, ni le directeur de la S.Q., Forget, ni aucun des commentateurs de la sordide démarche policière du policier Comeau n’a exigé la lumière sur les deux faits révélés par Lagacé, S.Q. manipulés par le pouvoir. Ô grand Shakespeare, « Someting roting in the kingdoom » ! En écho, l’éditorialiste Paul Journet, tout comme Tommy Chouinard, et tous les autres chroniqueurs, n’en eurent que pour l’affaire de la « révélation forçée » des sources  » Une affaire dégueu mais bien moins grave que les affirmations de Lagacé sur le contrôle politique de la S.Q. (Maire Vaillancourt et FTQ.) Déplorable narcissisme journalistique, complaisance corporative ? Oui ou non, directeur Forget : « la police du Québec est-elle vraiment libre ? »

« ANNUS HORRIBILE » !

Nettoyant encore mes paperasses, le vidangeur découvre une année noire : 1987. En un bien beau mois de mai, l’Édouard de ma vie, papa, meurt. 84 ans, mon âge en novembre. Même année, en novembre, c’est ma dévouée Germaine qui s’en va le rejoindre au ciel, que moi je nomme :la lumière des lumières (« lumen de lumine »). 1987 : je viens de prendre ma retraite de scénographe après 30 ans à la télé publique, là où ma compagne de vie, Raymonde, plus jeune, va travailler encore de nombreuses années comme réalisateure. Me voilà donc vieil orphelin et tous les jours, bien seul chez moi.

Bien savoir que dans notre petit marché, un écrivain ne peut tout de même pas publier plus d’un roman par année; et cela me prend un mois seulement, alors 11 mois à faire quoi ? Le temps me sembla bien long en 1987. Je présente en 1987 mon dernier « téléthéâtre », mon dixième, réalisé par feu André Bousquet, il s’intitule « On est tous des orphelins », un combat. Dans une arène, un père en courroux, « un homme de peu de mots », comme tant de nos pères, force son fils à mettre des gants et c’est alors un combat cruel, cet ex-champion boxeur (bien joué par Jacques Godin) s’exaspère d’un fils coureur-automobile en Formule 1, qui refuse de suivre ses traces. À la fin épuisés, ils pleurent ensemble.

Sur son lit de mort à Jean-Talon, en mai 1987, papa me reprochait encore de n’avoir pas fait un prêtre ! Puis, deuxième carrière, me voilà animateur de télé à TQS, un neuf canal. Ensuite la radio. À CKAC avec, disparue !, Suzanne Lévesque. Et ce sera cinq ans à CJMS avec Arcand. Enfin un an avec Serge Bélair, disparu aussi. À la fin, me voilà « débater » polémiste. À TVA avec Bureau. Cette fois ce sera mon « adieu aux armes » cher Hemingway. Devoir descendre à St-Jérôme, tard le soir, et faire face au camion-antenne de TQS au garage de « La porte du nord » À ma piscine du Excelsior : « On voit plus M. Jasmin, nulle part ! »  Oui, stop et fin car, misère humaine, je devenais de plus en plus sourd ! Désormais, consolation, je pris vite conscience que « vraiment retraité », c’était la belle vie. Bon débarras, régisseurs énervés, minutages serrés et devoir trouver des arguments de polémiste. La sainte paix et regarder pousser les fleurs, mes arbres, observer les oiseaux, les écureuils, mes rats musqués. Amusé, guetter les sorties de ma grasse marmotte !

1987 était loin. Les années 2000 promettaient de nouveaux progrès quand, à New York, ces deux avions dans des tours ! Conduites par des jeunes d’Arabie saoudite, étudiants en Floride, fanatisés par des imams illuminés à Hambourg en Allemagne. 2001, oui, vraie « annus horribile » et qui se continue actuellement en Irak du nord : ces décapitations par des fous d’Allah. On regarde ces affreux, confortablement assis au salon. Notre impuissanc.t Tous ces alliés ne sachant trop au fond où, exactement, bombarder ces planqués, des musulmans veulent-ils se conformer à leur « Jésus » à eux, ce Mahomet farouche guerrier à cheval du saint Coran, armé qui serait monté en paradis à cheval et armé; rien à voir avec notre Mahomet à nous, ce certain Jésus, prophète à pied, prêchant paix et amour en Galilée.

2014, c’est cette nouvelle guerre mondiale. Enfin des musulmans se lèvent condamnant ces coreligionnaires malades mentaux. Il était temps et la sotte Rima Elkouri (La Presse) qui ne saisit pas bien : « Quoi, écrit-elle, nous tous, Araboïdes, on doit dénoncer ? » Oui. Souvenons-nous de cet Allemand qui écrivait : «  Quand on a vu des communistes, on se disait, moi, je suis pas communiste, on bougeait pas, quand on a vu des socialistes, même indifférence et quand les nazis allemands antisémites sont arrivés au pouvoir, il était trop tard pour agir ». « Debout les morts !, criait-on, gamins, debout les prudents muets, ici au Canada, pays maudit par les djiadistes », certains jeunes fous vont rentrer au pays ( d’origine oui d’adoption) revenant —en Syrie surtout— de certains camps idéologiques. Oh, çà pourrait être —métro, gare, place publique— autre annus horribile, l’horreur.

GRAND ALLAH DE MES DEUX FESSES !

Nos chefs politiques sont des peureux politiques, des pleutres dégueulasses, des mauviettes immondes. Ne rien faire face à d’innocents « enfants juifs » victimes des conneries fascistes de groupements Juifs, extrémistes de Jéhovah; dont Sainte Agathe fut infestée. Ces super-hassidims assassins d’âmes d’enfants, leurs leaders juifs, pas moins froussards et lâches, ne condamnent pas non plus ces dérives atroces.
Il en va ainsi des Musulmans. Par une sorte de puante solidarité, c’est aussi le silence face à leurs « fous » d’Allah. On ne les voit pas, on ne les entend pas, se dresser avec bon sens, par santé mentale aussi, pour condamner leurs congénères maniaques et dégénérés. Ces désaxés qui entraînent les jeunes gens —fragiles toujours— dans des actions meurtrières au Moyen-Orient. Quelle horreur pour cette mère de chez nous (La Presse) qui, impuissante, voit son grand gars sombrer dans l’horreur des extrémistes de l’Islam —une religion de paix au départ.
Mon Dieu, mon Dieu, comme je me serais battu furieusement, avec toute la force inimaginable d’un père révulsé, révolté par ces « tabarnacs » de prédicateurs de haine, voyant mon fils —ou un des mes petits-fils— fréquenter (rue Jean-Talon ?) une satanée mosquée extrémiste. Mon garçon , écouter pieusement un ces « kalices » d’immams » fous. Excusez, je sacre quand je suis en colère, hélas ! Je deviendrais fou de douleur, pauvre mère éplorée de La Presse, découvrant mon enfant aux mains de ces maudits religieux radicaux, ces sales « curés d’Allah », déboussolés. Oh mon Dieu, ma totale désolation : voir un des miens vouloir soudain apprendre l’Arabe et pire, le savoir parti pour, par exemple, la Syrie.
Mon fils parti pour tuer au nom de Mahomet, salade d’horreur, pauvres mamans perdues et désolées, ici comme à Berlin ou à Londres, enfant s mal grandis et victimes de ces prédicateurs de haine. Je les maudis tous ! On a eu, jadis, de ces troupes de connards enflammés —la Gilberte Coté- Mercier et ses sbires !—, tous avec drapeau au vent, un saint missel sous l’aisselle. le chapelet vissé aux pinces, portant le béret blanc et cherchant à enrôler d’autres naïfs québécois. Ces bandes disparues, autrement plus zélés que ces Témoins de Jéhovah pacifiques a nos portes le samedi ou dimanche. Tous, alors, nous avons caricaturé, vilipendé et injurié ces affreux zélotes-Bérets-blancs. On a eu ce courage, pas comme les muets et prudents complices « des fous » qui se taisent. Juifs ou musulmans. Triste sordide solidarité. Oui, des pleutres et des lâches. Une religion souvent dé-vie, (hors vie) devient folle. Le christianisme a connu ces horreurs, songeons par exemple au fascisme de l’Inquisition. Aux bûchers assassins partout pour éliminer « les tièdes » ou « les sorcières », une horreur du Vatican d’antan au nom du Dieu catholique.
Agnostique mais croyant, je fuis toute gnose, je me sauve des dogmes. Dogme, cette lie du monde spirituel, ces écrits de qui font du besoin humain de transcendance souvent une ignoble porcherie. Combien de jeunes garçons —les filles sont raisonnables davantage ?— aujourd’hui, au Québec ou aux des États-Unis, en Allemagne ou à Londres (tellement) partent pur le Moyen Orient pour y cueillir un obus, une bombe, une mitraillette. Ici même, à Sainte Adèle, venant d’apprendre l’affreux voyage d’un fils perdu, une mère pleure peut-être…

UN DRAGON M’A FAIT PLEURER : Danièle HENKEL

Vous savez mon plaisir de lire « des vies ». La non-fiction, ces biographies nourrissent l’imaginaire. Il y a même une mode : des gens souhaitent publier les bonheurs et malheurs de leur parcours terrestre, des marques pour témoigner d’une existence, un besoin de se raconter à leurs enfants, à leurs petits-enfants. Une voisine, Raymonde Lagacé, l’a déjà fait et s’en porta fort bien. Raconter quoi ? Sa petite enfance, sa jeunesse, son temps d’apprentissages, la fondation de sa famille, les premiers emplois, la maturité, enfin la vieillesse. Souhaiter un maillage des générations. Ah la famille, « clan », « tribu », pas toujours « un misérable tas de petits secrets » selon André Malraux.
Ce genre d’édition, au tirage forcément confidentiel, peut être riche de sens, de révélations à la condition de ne pas servir qu’à un vain narcissisme; de tels écrits peuvent humaniser nos proches qui ignorent tous nos efforts pour se fabriquer « une vie bonne », mots de Nietzsche. C’est la question du célèbre tableau de Paul Gauguin : « D’où venons-nous. Qui sommes-nous ? Que devenons-nous ? » Eh bien, parmi toutes ces biographies lues ces derniers temps —de Ginette Reno à un Marcel Béliveau, d’un Frigon à Marcel Chaput, voilà un bouquin, signé Danièle Henkel (Éditions La Presse) et qui m’a fait éclaté en sanglots. Quelle mère étonnante elle a eu la chance d’avoir ! Je ne suis pas d’un type braillard mais la vie passée de cette millionnaire, « dragon » à la télé, amuse aussi. Ses saillies drôles, spontanées font mouche. Dans son fauteuil de « dragon » jusqu’à ses émouvants confidences, elle vous fascinera. Vous serez étonné comme moi de voir grandir cette petite fille du Maroc dont le papa —un beau militaire allemand, il y a photo— va fuir femme et fillette. « Il lèvera les feutres » comme on dit, disparaissant à jamais. Ô cette pathétique quête muette de Danièle Henkel, elle arrache le cœur !
On assiste —avec cette lecture qui prend aux tripes souvent— aux tiraillements d’une mère abandonnée et si courageuse pour tenter de vivre avec un minimum d’épanouissement. Oh, madame Henkel, que j’aime votre vaillante maman ! Avec son écriture vivante, vous saurez tout sur sa périlleuse existence; d’abord en cette Afrique du nord française, cette jeune et jolie femme est un modèle de résilience. Elle nous fait lire un exemple flagrant de courage, de ténacité totale; lisez ce récit franc, il est aussi un fameux document. Et vous, les malchanceux du sort, ce « vrai roman » saura vous consoler aussi en maints passages; surtout, vous faire « relativiser » vos regrets, vos remords. Si, comme pour moi, la vie vous a été plutôt facile, c’est instructif, cette autobiographie va vous secouer. En librairie elle coûte quelques dollars. Mais rien du tout à votre bibliothèque publique.
Merci donc à vous, Danièle Henkel, du « petit écran », où elle se présente en « dragonne » au milieu des « dragons » chaque semaine à la SRC, amusant et bizarre tribunal de juges « financiers ». J’avais remarqué l’humeur sereine, l’humanité ardente de cette « dragon », je sais maintenant pourquoi il se dégage d’Henkel une telle chaleur au milieu d’un jury forcément affairiste et « obligé de cruauté » à l’occasion. Lisez vite sa vie, découvrez une femme qui revient de loin. De très loin. Qui débutera à Montréal auprès d’un manufacturier raide, un « businessman » qu’elle saura séduire. Cette femme devenue multi-milionnaire a-t-elle, inscrit dans son héritage génétique, le don du bonheur ? Courez lire ces pages qui vont de la misère, de la détresse, à la maîtrise heureuse d’un destin, succès qu’Henkel méritait mille fois. Chapeau bas madame !

DE TOUT ET DE RIEN ?

Par hasard, je viens de lire une bio (Charles Aznavour) et je découvre des tas de faits très intéressants et qui concernaient Linda Lemay ou Diane Tell, Isabelle Boulay ou Garou… des infos captivantes que j’ignorais et dont, hélas, nos journaux ne parlèrent pas ! Nos commentateurs, ces « demi-assimilés » n’aiment que la culture pop des USA.

Ma lecture de cette bio est un fait patent, une preuve flagrante. Les « échotiers » de nos médias sont à la solde « exclusive » de la culture US, comme dans dollar US. Lisez les cahiers « spectacles-culture » de « La Presse » pour seul exemple : ses chroniqueurs, courroies de transmission dociles, y jouent les scripteurs-esclaves de l’Empire anglo-saxon. Paresse, inconscience. Qui conduit à davantage d’assimilation. Un lècheculisme au mépris de la culture francophone qui nous concerne.

Je me souviens : années ’90, chroniqueur à Verdun (CKVL) je co-animais des « midis-arts-et-spectacles. Y collaborait un aimable bavard blondinet. Girouard. Sans cesse, il ne faisant écho qu’aux potins et nouvelles des USA. Je l’avais dénoncé en ondes : « Pourquoi, Girouard, aucun écho d’Europe, de France, de Paris et toujours seulement Holywood ? Le Girouard en fut enragé, très furieux et me couvrit de bêtises. Cette attitude « masochiste  » participe à l’actuelle et galopante « colonisation » anglo-saxonne. Ce qui est « la tragédie des Anglais d’ici » ( à cause de la langue commune, ces derniers sont étranglés net par USA) est stimulé par tous nos cons finis.

Parler de tout et de rien ? C’est qui ça au juste que ce « mort vivant » —Pierre, Comte de Saint-Germain ? Paraît que ce mort du temps de Versailles (!), revit ici, entre Ste-Lucie et Val David et converse par la bouche d’un certain Pierre Lessard qui s’entoure de zélotes fidèles, dont Guy Corneau, un populaire psy. Ce Lessard grand confident du zombie St-Germain sent la bonne vieille sauce « Esprit-es-tu-là ? Frappe deux coups ! ». Cette soupane a sévi à la télé un temps. Pour se ridiculiser. Parapsycholgie ? « Canalisation ? » Allez à Google pour M. le Compte. S’agit-il d’une sorte de secte ?. Qui questionnera le docteur Corneau, « un professionnel » du monde de la santé ? (En passant, lecture captivante que son récit d’un cancer guéri). Qui voudra nous renseigner sur « le csanal-Lessard ?

Jaser de rien et de tout ? Causer de vivre en paix par ici et entendre des braillards aux futiles lamementations, la bouche et le ventre plein…quand les actualités racontent la pauvre Kiev en flammes, en Ukraine. Ou la Syrie fumante, les quartiers de Damas en feu, les enfants ne sachant plus où se cacher ! Ou au Caire, en Égypte, où les bombes tombent sans cesse, u à Bangkok, en si joli pays asiatique avec ses rues pleines de pièges soudain. Partout l’orage des obus erratiques, des bombes lacry, les bombes sonores et les matraques à casser le os ! Alors lire avec joie ce Simon Lacombe. Il écrit aux journaux qu’il a 47 ans et deux enfants, composte ses restes, loue des films un peu quétaines, tente d’oublier les grandes causes humanitaires, qu’il marchande rue Mont-Royal autour de chez lui et qu’il ignore les Costco et autres Wallmarde…bref, dit qu’il a changé. Ce modeste bobo, avec talent, raconte sa mue mutation : jeune, étudiant en communication, très idéaliste, il crachait sur tout, n’adorait que les avant-gardistes et bavait sur le commun des mortels. Il fit, ironise-t-il, un seul film. Simon s’auto-juge : « C’était bien entendu génial et ce fut ignoré, écarté, oublié. » Désormais plongé dans la masse du monde ordinaire, il jette de francs beaux cris… du cœur. Enfuient tous ces rêves de jeunesse ! Vieilli, on a mal ? Mon Dieu quel hymalaya, que nos révoltes et illusions juvéniles, n’est-ce pas tout le monde ? Lacombe dit « j’accepte ce jovial Maire Coderre et je plains les Bergeron. J’affirme que la belle cité de Brasilia est froide et plate quand « la sale » Rio de Janeiro, qui pue, est si vivante et si chaude. » Ah oui, sa lettre ouverte (La Presse) m’a fait mal et m’a réjoui à la fois. Ah ! nos jeunesses candides.