UNE COURSE POUR UN CHEF !

Des fées existent ? Oui. Dans mon village, surgit soudain une fée —Annie Depont— qui me dit: « Venez à Traces, Jasmin, parlez sur la patrie à faire advenir. » Je ne rêvais pas ! Alors, de mon balcon, j’inaugure ma neuve chronique ouvrant des bras gaulliens : « Vive, le Québec… libre ! » J’avais 30 ans, au RIN en 1960, nous n’étions pas bien nombreux. Mais en 1995 nous étions 60 sur 100 pour une patrie. Soixante sur cent des électeurs. Si on écarte les Anglos francophobes, des néos en masse et… 40 de nos branleurs. Au soir de cette quasi-victoire du « Oui », Jacques Parizeau, qui devait crier « On y est presque ! On remet ça dans six mois », eh bien non, il démissionne ! Si vous le croisez à Saint-Adolphe —avec ou sans sa Lisette— dites-lui que ce fut une erreur funeste.

Maintenant, la ferveur a diminué car les fédérats sont ultra-prudents. En hypocrites, ils ne font rien pour nous provoquer. Cette archi-prudence fédérate éteint la ferveur, éloigne nos jeunes des hustings pour la « cause sacrée », une patrie. Trop de jeunes se taisent, dégriffés, muets et immobiles. Ces silencieux suivront-ils la course, écouteront-ils ceux qui veulent devenir chef du parti-des-indépendantistes ? Au nouvel essai, L’Écosse —pas encore libre— deviendra-t-elle exemplaire, partout la peur est-elle cette liberticide matraque ? On doit se souvenir des fortunes dépensées par des Libéraux fédérastes — cette dégueulasse inondation en publicité du pays. Et ce juge Gomery, lucide pour condamner mais, hélas, nul pour punir.

Jeunesses, écoutez les propos d’un solide entrepreneur —conseillé par Landry. Un jeune millionnaire désire devenir chef du « parti des patriotes ». Il sait compter les avantages de notre liberté. Je vote pour ce compétent Pierre-Karl Péladeau, le digne fils de mon ami feu Pierre Péladeau —du Chemin Sainte-Marguerite à Sainte–Adèle. Et foin des anciennes peurs. Bien finie la frousse via les convoyeurs de la Brink’s, terminé d’exploiter l’ancienne fragilité car, désormais, des preuves « économiques » reluisent dans le monde entier —de Bombardier à Lavalin, etc. À la prochaine, tous nos intellectuels, vont se lever, avec tous nos artistes, écrivains, tous ceux qui pensent et qui ont la fibre libertaire. Ils ne feront pas comme trop de mes camarades « taiseux », grands peureux de 1980-1995, qui craignaient de perdre en « voyages aux frais de la Princesse-Ottawa », à Banff (salut la Petrovski!), ou à Knotte-le-Zoutte. Cachés et trembleurs, ils furent muets en engagement en 1980, en 1995, ma honte de ces pairs écrabouillés pisseux. Malgré l’aplatissement intéressé (ô subventions !) de proprios de certains médias (La Presse et Cie), examinons bien cette actuelle course et ayons l’espoir d’un vrai chef, vrai meneur en vue d’une normalité. Car l’ONU l’affirme toute nation a droit à une patrie.

(fin)

DE TOUT ET DE RIEN ?

Par hasard, je viens de lire une bio (Charles Aznavour) et je découvre des tas de faits très intéressants et qui concernaient Linda Lemay ou Diane Tell, Isabelle Boulay ou Garou… des infos captivantes que j’ignorais et dont, hélas, nos journaux ne parlèrent pas ! Nos commentateurs, ces « demi-assimilés » n’aiment que la culture pop des USA.

Ma lecture de cette bio est un fait patent, une preuve flagrante. Les « échotiers » de nos médias sont à la solde « exclusive » de la culture US, comme dans dollar US. Lisez les cahiers « spectacles-culture » de « La Presse » pour seul exemple : ses chroniqueurs, courroies de transmission dociles, y jouent les scripteurs-esclaves de l’Empire anglo-saxon. Paresse, inconscience. Qui conduit à davantage d’assimilation. Un lècheculisme au mépris de la culture francophone qui nous concerne.

Je me souviens : années ’90, chroniqueur à Verdun (CKVL) je co-animais des « midis-arts-et-spectacles. Y collaborait un aimable bavard blondinet. Girouard. Sans cesse, il ne faisant écho qu’aux potins et nouvelles des USA. Je l’avais dénoncé en ondes : « Pourquoi, Girouard, aucun écho d’Europe, de France, de Paris et toujours seulement Holywood ? Le Girouard en fut enragé, très furieux et me couvrit de bêtises. Cette attitude « masochiste  » participe à l’actuelle et galopante « colonisation » anglo-saxonne. Ce qui est « la tragédie des Anglais d’ici » ( à cause de la langue commune, ces derniers sont étranglés net par USA) est stimulé par tous nos cons finis.

Parler de tout et de rien ? C’est qui ça au juste que ce « mort vivant » —Pierre, Comte de Saint-Germain ? Paraît que ce mort du temps de Versailles (!), revit ici, entre Ste-Lucie et Val David et converse par la bouche d’un certain Pierre Lessard qui s’entoure de zélotes fidèles, dont Guy Corneau, un populaire psy. Ce Lessard grand confident du zombie St-Germain sent la bonne vieille sauce « Esprit-es-tu-là ? Frappe deux coups ! ». Cette soupane a sévi à la télé un temps. Pour se ridiculiser. Parapsycholgie ? « Canalisation ? » Allez à Google pour M. le Compte. S’agit-il d’une sorte de secte ?. Qui questionnera le docteur Corneau, « un professionnel » du monde de la santé ? (En passant, lecture captivante que son récit d’un cancer guéri). Qui voudra nous renseigner sur « le csanal-Lessard ?

Jaser de rien et de tout ? Causer de vivre en paix par ici et entendre des braillards aux futiles lamementations, la bouche et le ventre plein…quand les actualités racontent la pauvre Kiev en flammes, en Ukraine. Ou la Syrie fumante, les quartiers de Damas en feu, les enfants ne sachant plus où se cacher ! Ou au Caire, en Égypte, où les bombes tombent sans cesse, u à Bangkok, en si joli pays asiatique avec ses rues pleines de pièges soudain. Partout l’orage des obus erratiques, des bombes lacry, les bombes sonores et les matraques à casser le os ! Alors lire avec joie ce Simon Lacombe. Il écrit aux journaux qu’il a 47 ans et deux enfants, composte ses restes, loue des films un peu quétaines, tente d’oublier les grandes causes humanitaires, qu’il marchande rue Mont-Royal autour de chez lui et qu’il ignore les Costco et autres Wallmarde…bref, dit qu’il a changé. Ce modeste bobo, avec talent, raconte sa mue mutation : jeune, étudiant en communication, très idéaliste, il crachait sur tout, n’adorait que les avant-gardistes et bavait sur le commun des mortels. Il fit, ironise-t-il, un seul film. Simon s’auto-juge : « C’était bien entendu génial et ce fut ignoré, écarté, oublié. » Désormais plongé dans la masse du monde ordinaire, il jette de francs beaux cris… du cœur. Enfuient tous ces rêves de jeunesse ! Vieilli, on a mal ? Mon Dieu quel hymalaya, que nos révoltes et illusions juvéniles, n’est-ce pas tout le monde ? Lacombe dit « j’accepte ce jovial Maire Coderre et je plains les Bergeron. J’affirme que la belle cité de Brasilia est froide et plate quand « la sale » Rio de Janeiro, qui pue, est si vivante et si chaude. » Ah oui, sa lettre ouverte (La Presse) m’a fait mal et m’a réjoui à la fois. Ah ! nos jeunesses candides.

LES PIEDS DANS L’EAU AU BOUT DU QUAI !

J’ai un voisin —et ami— Jodoin. Il a été un grand commis-voyageur (une firme en alimentation) et cela, toute sa vie active. Retraité, le voilà métamorphosé en sage philosophant. En autodidacte. Orphelin de père à douze ans, l’adèlois a dû aller sur le marché du travail à seize ans. Il n’a pas pu s’instruire dans nos écoles prestigieuses alors il me parle sans le vocabulaire abscond. Avec son cœur. Il parle vrai. Émergeant du lac en fin d’après-midi, j’aime aller grimper sur son quai de planches pour bavarder avec cet ex-skieur. Sur quoi ? Tout et rien.

Ex-voyageur donc—un million de kilomètres ?— mon Jean-Paul connaît les Laurentides comme le fond de sa poche. Moi l’implanté « dans le nord », je me renseigne. Ses trois enfants grandis et partis du foyer depuis longtemps, il est un esprit libre. Oui cher Vigneault : « tous les humains sont de sa race ». Sa sagesse bonhomme m’est une récréation. Potinage ? Oui mais il arrive que Jodoin aborde des sujets graves : l’horrible corruption, « le » curieux projet Valeurs Q., ce Proche-Orient ensanglanté; son spectre d’intérêts est large dont Paris (tout comme Berlin) s’américanisant avec complaisance, nos jeunes et certains us et coutumes. Si Jodoin est parfois sévère, c’est jamais à outrance, faisant voir la tolérance de ceux qui ont « du vécu ».

Il finira par avoir cent ans et s’il en a vu des « vertes et des pas mûres », il a vécu aussi des joies fécondes comme des chagrins profonds. Héliotrope comme moi, la nature par ici le fait s’exclamer, bronzé, mon Gandhi local, presque tout nu dans sa chaise me répète: « Claude nous avons dans nos collines la chance d’habiter un petit « paradis terrestre » ! Jadis, il a milité pour la cause sacrée c’est à dire « obtenir une patrie pour notre nation » mais, fier patriote, son nationalisme n’empêche pas ses cruels verdicts. Le fanatisme lui répugne. De sa petite voix, (moi, à demi sourd, j’en bave) il peut être cinglant ou doux mais lucide, il se sait « en fin de parcours humain ». Alors, il reste un « spiritualiste » athée (ça existe). La rage ostentatoire d’un certain « clergé d’incroyants » l’ennuie.

Son enfance s’est déroulé, à l’est de la rue Laurier puis à Ahuntsic, dans l’épouvantable religiosité du tyranneau Maurice Duplessis, dans la bigoterie ultra-puritaniste qui —avant 1960— empoisonna nos sources de vie avec le triomphalisme des « rongeurs de balustres ». De nos Pharisiens —condamnés par le prophète Jésus, Jodoin assistera donc à la disparition brutale des « grenouilles de bénitier ». Son sens de l’humour tempère ses colères. Un vrai sage. Si j’aime écouter les enfants, j’estime nos « conversations-sur-le-quai ».

Existe donc un vaste sénat de « vétérans-de-la-vie » et ils sont gardés toujours loin des micros et caméras; les médias, accaparés par les gueulardes tonitruantes éphémères de l’actualité, ignorent les sages. Hélas, à ne regarder que RDI ou LCN on nous plonge dans le radotage, redites et étirages. Par exemple ? le « cas-Mégantic ». Écoeurant de redondances. La plaie des « nouvelles continues » conduit à cela, assommants radotages.

Mais « au bout du quai… » de mon ami Jean-Paul Jodoin, c’est vif, neuf, inédit !

 

 

JEUNES GENS, LE MONDE EST BON !

« Il était une fois des gens heureux… », dit la belle chanson de Venne pour le film Les Plouffe. Vu le flot de pourriture chez la Juge Charbonneau, des téléspectateurs glissent dans la morosité : « Tout est corrompu! » Une saveur de boue à cochon dans la gorge. Je dis que les médias —journaux, radio, télé— intéressés avant tout par ce qui va mal, ce qui pue, sont coupables de ces foules désespérées. Les bonnes nouvelles —découvertes utiles comme intéressants progrès— n’amènent pas d’importantes audiences. Montrons les pourritures citoyennes et, alors, des lots de belles jeunesses sont dégoûtées.

Non, non, chers jeunes futurs citoyens engagés, résistez à cette image truquée, unidimensionnelle. N’écoutez pas seulement ces noirs tableaux mais oui, au delà des manchettes de sang et de crotte, le monde est beau. Il faut me croire, le monde est bon et il y a des gens heureux. Jeu sordide, nos informateurs n’illustrent que pourritures et turpitudes car « Les monstres attirent la foule ». Le monde des gazetiers ( même via internet !) veut cela, la foule ! Ensuite, vendons nos espaces bourrés aux tonitruants marchands !Ils mettent des nappes imbibée de sang sur leur table d’ignominie, détaillons le dépeçage d’un étudiant chinois par ce dément gravement aliéné, Luka Rocco Magnotta.

Yam,yam !, se pourlèche l’annonceur des désespoirs, des noirceurs, maniaques à gages pour divulgation morbide, pour agrandisseur des images du « mal » ! Au boulot, besogneuses courroies dociles, la Galipeau, le Bruneau, la Thibault, la Nadeau ! Volontariat sordide du « noir », à sa seule affiche le Frankenstein Hannibal Lecter ! Il y aura foule, prévisible. Non, non, jeunes gens, ces moulins aux horreurs sont rares, partout autour, observez bien : le monde est bon, avant-hier, il y a la couturière à mi-côte-Morin, d’un dévouement charmant, hier, ce vendeur itinérant aux frais scampis me fait voir sa joie, ce matin, cette maîtresse d’école en congé aide ses voisins très âgés, mon vendeur d’imprimés au Calumet me sourit chaque jour, Robert de l’École Hôtelière, si serviable, tout dévoué, madame Groulx et sa fille, indispensables auprès des grands « aînés » de ma sorte, Tom du Pine, généreux en infos, son voisin Desjardins, sans cesse courtois, l’héritière du quincaillier Théoret s’offre sans restriction à son magasin, enfin, à ma pharmacie, on s’efforce de concocter remède utile à mon glaucome ! Sachez résister, chères jeunesses. On veut vous noyer au fleuve glauque du « journal » et « téléjournal », dans son courant putride, chargé que d’infos véreuses, Oui, oui, le monde est bon.

Je ne favorise pas l’autruche, oh non, c’est essentiel de tout savoir mais je conspue l’abus et le sens unique, le silence sur « ce qui fonctionne bien ». Je l’ai proclamé publiquement : s’il y a 7 % de pédophiles dans le clergé, il y a donc 93 % de gens de bien et dont on ne dit…rien, justement. C’est la même exploitation des foules au cinéma, le choix est touffu. À la télé, au menu sensationnaliste varié. Au théâtre, voir « Les morbydes », au 4-Sous. Ça vient de loin, Quoi pour remplir les amphis chez les anciens Grecs ? Meurtres, assassinats. Cher Sophocle. Au TNM, Reine Jocaste crie :« Te crève pas les yeux Œdipe, mon fils, mon amour ! » Les monstres attirent les foules. Bon le monde ? Près de moi, j’ai vu Lynn, Murray, Claire et Daniel, tout faire pour ma Denise —vieille comme moi— lui installer un nouveau foyer à Saint Jérôme, loin de sa demeure abandonnée rue Saint Évariste. Que de soucis et de bons soins…le monde est bon ?

 

 

365 BEAUX JOURS ?

 

Tous beaux ? Je nous le souhaite; relativement, c’est faisable par ici où i n’y a pas de guerres. Ô Damas, martyre sous les tirs croisés ! Nous vivons en paix, loin des Syrie. On n’a qu’à lire nos chères gazettes, écouter la radio ou regarder les actualités télévisées, tel le viol, une banalité en Inde ! Tel emprise religieuse en Tunisie ou en Libye. Régions pourtant fraîchement débarrassés des dictateurs. Pays où— ô la politique des Frères musulmans !— l’on milite pour la religion liberticide (anti-féministe, anti-avortements libres, anti-homosexuels, anti-libre-pensée). Monde à Ayatollahs scrupuleux, Iran bafoué, monde à stupides charias !

Alors, facile à prévoir : dans nos régions, ce sera une belle et bonne année, tous mes bons vœux mes très chers lecteurs. Certes il y aura des morts. Il y aura des maladies, des bénignes et des ravageuses hélas. Mais il y aura aussi de grands bons moments avec des succès espérés, des victoires. Des grandes. Aussi des toutes petites : ne plus fumer. Pas si petite chose que d’arriver à nous séparer de cette manie, chez moi, nous ne le savons que trop. Des espérances enfin livrées ? Ce diplôme tant souhaité, cette promotion méritée, ce juste profit chez tant de développeurs, commerçants, industriels honnêtes, droits, travailleurs, oui, oui il y en a.

Dangereux, malgré enquêtes révélatrices indispensables, de ne voir que le monde en noir, nocif, malsain, carrément morbide de s’y couler, de ne voir que les travers des gens, les lascars, filous, malandrins, voleurs, corrupteurs et corrompus. Ne mangez pas de ce pain de désespoir. Fuyez les vision des tordus pour qui le monde n’est que monstres, abuseurs. Le monde est bon, criait un joli chanson de Stéphane Venne. Mais oui, le monde est beau et souvent, chaque jour nous fait voir ce bel aspect de l’humanité modeste, des moments d’humanité ordinaire, ici même, dans nos alentours; voyez celle-ci ou celui-ci, agent précieux et bénévole indispensable, tous ces soignants à cet hôpital laurentidien, à cette clinique débordée, dans ce refuge paisible, à cette institution pour grands aînés. Mille et mille gestes seront posés à chaque jour de cette année nouvelle.

Voici donc venir, lectorat aimé, une joyeuse belle grappe de 365 jours. 52 semaines, 12 mois offerts à nos bons soins envers notre prochain. Offerts à nos générosités en toutes dimensions, à défendre valeurs familières. Nouvel an bienvenu que ce naissant 2013 avec les bouquets bienfaisants de mille et mille attentions, pour parents, amis, voisins.

Oui, le monde est bon, jeunes gens, fuyez ces chevaliers-aux-tristes-figures (salut Cervantes !) , ceux qui pissent sans cesse de sombres jets misérabilistes sans cesse appréhendés, on dirait souhaités. Rassemblons-nous, humains de bonne confiance, de bonne volonté, capables d’optimisme. Cette sordide habitude du « monde au noir » ( salut Yourcenar !), maladivement adoptée ici et là, est un poison utile aux médias affamés (jamais de bonnes nouvelles de ce côté !). Le noir est complaisamment adopté pour ces gros « yeux de vitre » sado-macho des cameramen postés à tous les carrefours-de-la-malchance. Résistants à cette complaisance infectieuse, souhaitons-nous, sereins et confiants, une sacrée bonne année !

DE MARILYN MONROE À SOPHIE THIBAULT !

 

Ma peur de perdre, —non pas l’ouie, ni même mes jambes pour circuler— la vue ! Ne plus pouvoir lire, ? J’en crèverais. À tous ceux qui ne lisent aucun livre, je vous implore de changer. Lire c’est ne jamais s’ennuyer. Jamais. C’est si facile et ça ne coûte rien; grâce aux biblios publiques. Mes lectures, depuis longtemps, ont souvent une fin tragique :la mort. Je lis tant de biographies. Quatre ou cinq « histoires » par semaine. Voici un échantillon de mes lectures récentes, suggestions parmi des milliers « à pleines tablettes » !

USA : « La chute de la CIA ». Quelle chute ? Un espion retraité, (Robert Bauer) raconte ses périlleuses missions et déplore que la CIA actuelle se consacre dorénavant à la technologie (drones, etc.), congédiant les agents « humains ». Lecture captivante. « Marilyn et JFK », sur la chute d’une bien jolie « tête de linotte », phamaco-alcoolique psychosée. Une star d’Hollywood qui rêvait de devenir « First Lady », à la Maison Blanche ! Lecture fascinante.

France : « Françoise » (Giroux, un faux nom) par Laure Adler, le récit poignant d’une turco-juive qui reniait sa judéité et qui deviendra vedette des médias. À vingt ans, elle fêtait avec des officiers SS nazis au Ritz puis sera une Résistante molle. Elle fonda L’Express avec son « homme marié » (JJSS). Si ambitieuse qu’elle sera ministre. Lire aussi « Christine Ockrent ». L’autobiographie d’une Belge émigrée à Paris, s’exilant d’abord à New York (sera de la prestigieuse émission « Sixty minutes »). Elle rentre à la télé de Paris pour y devenir la Sophie Thibault. Cette autobio raconte l’effrayante « jungle » du milieu. Les « coups de jarnac » pleuvent. Lisez cet instructif plaidoyer.

Québec : « La Fille du secret », effrayant « récit de vie » de Jill Côté narrant un père indigne, musicien raté, drogué, ex-beatnik de province (Gaspésie) exilé montréalais. Un bohémien détraqué et lié à la secte des « Rose-Croix ». Vie écrasée avec une mère alcoolique dans un taudis d’Hochelaga. Un conte noir, hélas, pas toujours cohérent. L’écrasement en jeunesse. J’ai lu aussi lu cette semaine, deux bouquins d’entretiens  : « Paroles d’hommes » et « Paroles de femmes ». On y entend Denis Arcand, son pessimisme et sa lucidité « noire ». On y trouve le chroniqueur emeritus, Pierre Foglia, culpabilisé « jusqu’à l’os » d’avoir négligé sa progéniture, papa sans aucune fibre paternelle. Y jase aussi l’animateur de télé, Guy A. Lepage, franc et décapant. L’autre volume (femmes) confesse une Michaëlle Jean blessée à mort par sa patrie abandonnée, Haïti, dont elle désespère. Ses propos font voir une intelligence hors du commun. S’y trouve notre vaillante « Pauline 1ère » qui y tient des propos significatifs en diable. Enfin, lisez sur une Diane Dufresne qui s’y montre une « femme de caractère » revenue de loin. De très loin.

Lisez « Se guérir » de la célèbre naturopathe M.-L. Labonté. Ça verse hélas dans le verbiage connu. Mais la brillante « questionneuse », Denise Bombardier, « Tête froide et coeur tendre », pose une autre brique à sa fameuse statue. Des aveux francs comme à l’accoutumée. L’ouvrage préféré ? « Telle mère, quelle fille ! ». Jamais, jamais vous ne la verrez (aux Actualités de TVA) comme avant d’avoir parcouru ce livre ! Sophie Thibault, populaire présentatrice, raconte une jeunesse écrabouillée, déboussolante vu l’infirmité de sa maman en fauteuil roulant (sévère sclérose en plaques). Sa drôle de mère, auteure, participe au bouquin, un livre « mère-fille » très bien écrit, décoré de traits d’humour noir, un destin tragique.

Si un seul (ou une) de mes lecteurs décidait d’aller emprunter un livre (ou des) en bibliothèque pour une première fois, qu’il m’écrive un mot au journal. J’en serais si heureux !

 

AOÛT : ÉTÉ QUI FILE ET SAGESSE

 

 

« Ah vous! On vous entend plus gueuler. Terminées le polémiste ? » Ça m’arrive de telles rencontres car on s’étonne de me lire, ici, gentil et affable. Chantre béat de la nature laurentidienne. Il y a eu d’abord cette relative surdité qui m’a frappé il y a une dizaine d’années, forcément, ce sera la fin des invitations en médias de « M’sieur-grande-gueule ».

Il y a eu aussi —ô vieillir— la découverte du bon statut de « sage » (relatif cela). Arrivé à un certain âge, les grands combats, les farouches luttes se relativisent —c’est le mot clé. En vieillissant une personne un peu équilibrée se rend bien compte de la vanité de maintes querelles; du côté « éternel retour » oui, cher Frederich Nietzsche !

Alors, oui, plaisir fécond nouveau chez l’ex-batailleur, la découverte de petites joies bienveillantes, ressourçantes stimulantes aussi. Oui, oui, ce bon bonheur bien vrai de chanter —en chroniques paisibles— les beautés, modestes ou grandioses, de la p’tite vie ordinaire : la nature, les petites gens, les us et coutumes de son entourage quotidien.

Jeunes gens qui manifestez —enragés noirs ou seulement scandalisés— bravo ! Sortez dans la rue et criez, dénoncez, enflammez-vous, c’est un signe de vraie jeunesse, de bonne santé civique. Ne lisez pas ceci : vous aurez 80 ans un jour et vous sourirez de vos emportements. Sans les renier. Une vie comporte des moments, des stades, des tempos mais malheur aux jeunes gens amorphes, indolents, jamais inspirés, jamais fouettés, jamais emportés le moindrement, jamais révoltés, ils auront une fin de vie à la mesure de leur triste désintéressement; ils feront « de vieilles âmes » tristes, mornes, vivant « leurs vieux jours » dans une sorte de limbes, de vie plate, d’existence incolore. Le salaire, la pension des mous !

Le bonhomme Charest a donc osé « jouer aux cartes » en plein été et voilà la nuée des vains commentateurs en liesse.

Ouash !, la redondance effroyable. RDI et LCN, une vraie farce plate où l’on répète jusqu’ à la nausée le moindre pet lâché, le moindre rot, la moindre grimace, le moindre petit mouvement. Quelle pitié. Les citoyens, pas fous, constatent ce vide, ce faux remuement.

La vie actuelle par ici, en pays développés, partout en occident, est une affaire d’administration. Adieu idéologies ! Adieu idées neuves. Une simple affaire de budget, d’impôts et de taxes à contrôler ou non. La nation offerte aux comptables, et, pour colorer le tableau, avec des petits cris, de soudaines accusations, un mot de travers… Mais pas de place pour les idées, alors le socialiste Québec-Solidaire semble obsolète, hors circuit et sympa. Les Libéraux de Québec, empêtrés de corruption, promettent calme et développement, c’est tout entendu. La CAQ de l’ex-péquiste et entrepreneur Legault fait voir « les deux pieds sur terre » et je voterais bien pour eux mais, rien à faire, un vieil indépendantiste comme bibi va chez Marois ou chez le petit nouveau. Une cause est sacrée. Mais le reste c’est la niaise foire. Criailleries qui me dérangent, cirque ennuyeux.

Vite, le 4 septembre, Seigneur ! Comptez-vous les « administrateurs » et la paix ! Silence, j’ai mes livres à lire (et à écrire), moi, mes bons films à visionner (Télé-Québec et ARTV). Mes petits bonheurs : oiseaux fous, fleurs folles, canards, tous nos vifs nageurs sillonnant le lac de bord en bord en combinaison noires, vrais Spidermen, Batmen ! En ce moment, on roule, rentrant —rituel annuel— du si bel Atlantique en Maine, j’avais l’ennui de mon village me taraudait.

SATAN, COMBIEN ÇA VAUT ?

Ébranlé, écoeuré, aller vite à Val David pour voir de l’art. Comme pour me laver. De quoi ? Des petits sourds et muets salis par une satanique tribu de « robes-noires ». Se purifier en visitant ces statues en pétrifications étonnantes. Singés : Laurent Pilon, un créateur originaire de St-Donat et qui enseigne à l’Uqam. C’est à Val David, rue de l’Élise, c’est fabuleux, silhouettes de faux coraux, créatures de résine, monuments fantomatiques d’un surréel très fort.
Donc, encore un coup reçu : apprendre en médias que dans ma chère « petite patrie », il y a eu l’enfer « catholicard ».  À « L’Institut des sourds », coin De Castelnau et St-Laurent, de jeunes infirmes plongés en bacchanales nocturnes tout près de chez moi, au parc Jarry. Vaste manoir mué en dépotoir pour pervers ensoutanés ! Ce noble « INSTITUT DES SOURDS ET MUETS », mots gravés au fronton à colonnades de pierre taillée cachait donc des bals diaboliques pédophilique. Envie de vomir
Alors, oui, ayez recours à l’art et allez vite admirer, à l’étage, les amusants petits « portraits » de Yannick De Serre à ce Centre des expos. Vous découvrirez des visages crayonnés sous des fourrures variées ! (On pense à certains Séguin vus à St-Jérôme). En bas, bonhommes renversants de Pilon, en haut, De Serre avec sa surprenante série « fourrée » de peaux soyeuses. .
Je tentais d’oublier, d’effacer… des religieux à la vie consacrée « au bon Dieu », n’est-ce pas ?, abusant de jeune handicapés, muets, donc silencieux ! En bande, on y allait certains dimanches de pluie pour voir les bêtes empaillées, au vaste grenier. Lieu de charité respectable refuge d’enfants infortunés…non, l’horreur. Ce sort… « empiré » ? D’où sortaient donc ces démons ? De vigoureux pauvres jeunes gens venus de nos campagnes catholiques, de jeunes rustauds pleins de sang, qui débarquaient, rue St-Laurent, de nos province catholiques, de jeunes forcenés mis au célibat forcé, obligé. Intenable chasteté ! Des « Mister Hyde » changés en frustrés lubriques. Mes « chers » Clercs de Saint-Viateur (de ma petite école De Gaspé), des démons ! Pas tous, hum, il y a eu une tolérance écoeurante, une complicité pourri.
Aller donc vite voir Pilon et De Serre. Bain de jouvence, bel oasis ! Hélas, cela me hante, cela me ronge : voir approcher des avocats « à  fric », à percentage intéressé. L’horrible commerce ! Putasserie de maquereaux jouant les pieux défenseurs de ces anciens-enfants (devenus vieillards) prostitués involontaires, forcés, obligés. Est-ce que l’avocat va avouer le chiffre d’affaires ? Gros pactole chez ces dévoués « collecteurs » ! Un marché lucratif ? Oui, faire jeter en prison (et à perpétuité ) ces enrobés de noir. Chiffrer l’inchiffrable…
Avocat en « entreteneur », « maq », « pimp »…une gène, non ? Au cachot, oui, ces vieilles fripouilles en robe noire mais chiffrer —avec argent précis— l’horreur ? Une petite gène, non ?

MOI, L’HANDICAPÉ SOCIAL !

       Vous avez bien lu ce titre. Et, le pire, c’est que je ne le savais pas. Devrais-je remercier de ce « diagnostic » de Gendron  un p’tit maire à grande gueule (ce qui ne me déplaît pas, en étant une autre !). Donc je serais un handicapé social ? Ce savant pseudo-sociologue, aussi élu maire d’Hundington (et chassé du Canal V), déclare —urbi et orbi, tel un pape— que : « Les Québécois qui ne parlent pas couramment la langue des Étatsuniens sont tous des handicapés sociaux ». B’en du monde à messe, je ne me sens pas trop seul.

Ce handicap ne m’affecte pas du tout.  L’inverse tient-il la route, bonhomme Gendron ? Tous ceux qui ne parlent pas français aux USA sont-il des handicapés ? « Ah b’en non », dira ce coco : « Eux, ils sont une majorité ». Nous sommes majoritaires au Québec, plus de 80 % ! Le bilinguisme « institué » dans un pays, c’est la porte grande ouverte à l’assimilation. Avant l’adoption de l’indispensable loi 101, ici c’était parti. « Une loi raciste »,  tonne le fou d’Hundington, aussi amateur de nécromancie. Ce maire exhibe un cercueil dan son salon !

Certes je baragouine l’anglais quand je vais me baigner dans le Maine. Or, j’ai survécu à mon handicap social, je n’ai  parlé que le français durant « mes » carrières —un demi siècle— et n’en ai aucunement souffert. C’est même ma fierté, et ma normale francophilie fait que je ne m’intéresse pas du tout à la culture populaire des USA, ce gros machin à poutines rock. Que La Presse promeut sans cesse dans ses cahiers-spectacles, hélas ! Chauvinisme disent des Gendron ? Non, je regrette infiniment le peu d’intérêt de nos médias pour la culture hors-USA, allemande, espagnole, italienne, etc.

Ma (relative) notoriété, je l’ai acquise « avec » mon handicap social, toto-Gendron. On peut certainement apprendre l’anglais s’il y a besoin urgent. Chez Berlltz ou ailleurs, en peu de temps, n’importe qui (pour un job intéressant par exemple), saura la parler correctement. Perte de précieuses heures scolaires que ce projet idiot du régime Charest : l’anglais intensif dès la deuxième année, l’immersion en sixième année. De savants pédagogues l’affirment.

Les gens de ma génération a connu ces cours d’anglais,. Onze années de cours avec un résultat nul. Sauf l’empiration, pardonnez ce néologisme, des anglicismes. En onzième année (après je suis allé dans une école technique), je ne savais pas du tout parler la belle langue de William Shakespeare. Pas plus belle que celle de l’immortel Cervantès ou du génial Aliguieri Dante. Hypocrites, les Gendron font mine de ne pas voir l’attraction fatale du gros-puisant-riche voisin du sud. Déraciné, déculturé, ce monde-là se complait dans l’assimilation lente; voyez le désastre actuel dans Montréal-Centre-Ville !

L’indifférence face à a perte de leur identité profonde est un mépris, de soi, une lâcheté. Français d’Amériqe, notre identité « différente » est indispensable à l’épanouissement de la jeunesse québécoise. Imbécile-Gendron : vive les différences et vive la diversité ! La Chine devenant la « deuxième puissance » du monde, imposera-t-elle partout le mandarin ? Mais non. À Rome, ne craignez rien italophiles comme moi, on gardera l’italien. Et à Berlin, l’allemand. Ceux qui auront besoin de parler comme les Chinois —pour un job intéressantiront chez un Berlitz. Mon vrai handicap est ma demi surdité, ça me suffit, maire Gendron-le-tit-coune,le bozo,le baluet, le demi assimilé.

 

 

ENCORE LES POLICES EN BASSES LAURENTIDES, À OKA ?

Oka c’est pas si loin, en basses Laurentides, avec ces si jolies collines et ce lac immense.  Jeune, villégiaturant à Pointe Calumet, voisine d’Oka (qui veut dire en iroquoien : « poisson doré »), c’était ces excursions en vélo…ô champêtre rang Ste Germaine !, vers le St-Benoit de Claude Léveillée. Ou l’achat des fromages des Trappistes, qui puait tant et goûtait si bon). Ados, nous allions louer des vieilles picouilles à une piastre de l’heure, chez les Gabriel. Équitation d’amateurs dans les si beaux sentiers de la vaste pinède. Vaste projet des Sulpiciens du village pour retenir le sable qui déboulait des collines, envahissant les rues d’Oka. Peut-être vers 1800 ?

Premier job d’été ? Là, à Oka, waiter au « Baronet », petit hôtel de luxe. Édifice, disait-on, saisi par l’État vers1940, car la propriété du riche Baron Ampin. Qui avait de fastes projets «  immobiliers »  —après Ste Marguerite—  pour ce coin des Deux-Montagnes et qui fut soupçonné de « collaboration » avec les Nazis maudits.

Bien plus tard, un innocent coco, maire d’Oka, projetait d’agrandir un golf. Un lieu empiétant sur un terrain qu’on disait « amérindien ». La crise éclate. 1990. Moi, quittant TQS, je viens d’entrer avec Paul Arcand sur CJMS-tous-les-matins. Je me dis que Léveillée, Vigneault et surtout Gratien Gélinas vont collaborer à mes commentaires sur les…sauvages de leur région. Non. Pas du tout. Leur silence prudent. Niet ! Rien ! Pas un signe de vie, mon trio ne répondra pas à mes coups de fi. Oh, les vilains artistes peureux !

Boubou-le-mou et son ministre « Chiachia », va dialoguer volontiers avec de louches meneurs. Qui se disent des Warriors. Avec, oui, des encagoulés ! Quand à moi aux micros du matin, j’ai vite bien compris que furent manipulés et trompés et entraînés, de braves, bons et gentlls  Amérindiens d’Oka ! Victoire de la « pègre Rouge », que l’armée froussarde —et la police-SQ peureuse— laissera fuir. Profitant du coco maire, ils organisèrent le soulèvement. Venus, tous, de Saint- Régis, cette « réserve » qui fait encore les manchettes des temps-ci, qui est  commodément à cheval sur trois frontières ( Québec, Ontario et surtout USA) pour leur payant commerce des armes, du tabac, des alcools et de  la drogue.

Plein d’artistes de mon UNION, sensiblards et nuls en questions politiques, se firent les complices de ces dangereux pégrieux, allant même en défilé à Oka-la-martryre, André Lachapelle en tête de ce stupide  cortège, pour porter du maïs aux « pauvres » otages ! Je rigolais ferme. Les nobles machines internationalistes (du genre aveugle). Le Noir « monseignor » Tutu, en tata inouï, garni de pourpre joignait cette racaille de Rouges. Une farce ! Nous étions en 1990 tous devenus des affreux Québécois, des racistes immondes. Les médias anglophones s’y jetèrent comme toujours. Ne pas oublier :  en 1990, à Saint Régis, les maffieux Rouges devaient se taper sur les cuisses !  Une bonne part du populo avait tout compris mais pas nos lâches gouvernants culpabilisés par le passé encombrant. Aujourd’hui, en 2011, on a compris enfin qu’il y a des autochtones citoyens tranquilles et de ces « sauvages » intéressés aux trafics clandestins et illégaux : armes, drogue, alcools, tabac. Seul, en 1990, le reporter Robin Philpot avait vu clair. Allez chercher à votre bibio : « Oka, dernier alibi ».