En ce blanc mercredi 17 (l’inaccessible Angela)

 

notes : lectorat cher , pas facile de continuer ce récit. Sans cesse je cherche des…situations ? un lieu, un fait…amoureux, comment « continuer » Ma grande peur de l’échec. De devoir abandonner ANGELA, ce serait quoi ? un avorton de plus. Car il y en a eu en cours de carrière.

Ce tout premier amour, adolescent, en une contrée, le Québec de 1947, en un temps plein de puritanisme ambiant. Triste époque. Bien savoir aussi, et bien me souvenir, des prudences obligées pour ne pas trahir las vérité. Ne pas oublier ce strict moralisme chez les Canadiens-français catholiques (comme on s’appelait) du temps. Une morale omniprésente. Une dictature du clergé présent partout. Une censure (et autocensure donc) fort capricieuse. Avouer aussi ma crainte du péché. Ma crainte d’entrainer celle que « j’aime comme un fou » dans le péché. Mais oui, c’était cela jadis. La découverte inopinée des sens s’imposait comme malgré moi. Oh, le bonheur anticipé —si coupable—, de s’y laisser prendre. Songer en cachette à passer à l’acte. Cela, oh oui ! La masturbation, honte solitaire, onanisme détesté, en compensation adolescente. Envie forte donc de transgresser les tabous répandus, le prêche perpétuel dans nos entourages contre « la chair ». Envie chaque fois, à chaque rencontre, de casser le diktat convenu. « Pas avant le mariage ! »

LE VENDREDI 5 décembre – Sur elle toujours Angela

LE VENDREDI 5 décembre
Sur elle toujours Angela :
Difficile de bien mener (continuer) mon récit nouveau. La lecture tous les matins des journaux me dérange. Si troublé par certaines « actualités ». D’ici et du monde entier. La Presse, devenu très « magazine » offre de bons reportages. Sur « le déni » terrible des parents aveugles face à un enfant révolté et dangereux. Cachant mal une arme dans sa chambre. On parle de deux millions de « bénévoles au Québec. Énorme ! Je fus invité à parler avec Paul Arcand, à un immense congrès de ces bénévoles.
J’y avais découvert l’immense chantier de ces « charitables » citoyens. Je lis des dérives.
Moi si inquiet de cette vie qui change.
Relu hier l’étonnant merveilleux premier chapitre du fameux routier et anthropologue, Bouchard ( « Au temps des mamouths laineux », chez Boréal) ) où il fait voir à ses petits-fils éberlués face à son temps à lui. Un monde de différences et il est dix ans plus jeune que moi.
Angoisse ici et là. De terribles pertes…Grande anxiété, et puis « Bof ! « Je me dis : « Oublie ça mon vieux. Tous, ils s’adapteront, pas vrai ?
Me répéter : « Moi, je m’en vais. Ça sera plus très long. Je serai parti bientôt, mon temps s’achève. Ne plus m’en mêler.»
Mourir ? Me retenir de lettres ouvertes vindicatives (mon ancienne manie).

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LUNDI PREMIER DÉCEMBRE 2014 – PROPOS LIBRES sur la facturation (?) d’ANGELA

LUNDI PREMIER DÉCEMBRE 2014

PROPOS LIBRES sur la facturation (?) d’ANGELA

Je veux maintenant attaquer un pan du projet Angela : l’Italie et moi

Je songeais avant de débuter à bien faire savoir et voir une sorte d’attrait chez moi (mystérieux) pour l’Italie et les Italiens.

Certes il y avait le quartier voisin.

Mais…c’était très fort, j’aimais démesurément la langue italienne.

Comment insérer tout cela dans ANGELA ? me dis-je.

J’y jonglais avant même de partir le récit….

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Ma joie d’aller, par exemple, l’été, d’assister aux messes dans la paroisse voisine italienne. La parlure. Musique à mes oreilles.

Bizarre non ? Les sermons. (Que je tentais de décoder) Du feu…parfois, des menaces : j’entendais : «  peccatorés…flamma… per brularé… per éternella… in inferno et les démonés…etc.

Je songeais même à emmêler dans mon texte avec-sur-dans ANGELA…ce grand amour fou innocent et mes cours chez les Sulpiciens, sur ROME, sur les Césars, à ce collège de futurs prêtres…hum…

où pigewre…oùj’entendajks… : et cette affection totale pour l’ITALIE.

Parler donc de cette belle Angela et mon cours classique… quoi ! Nos traductions du latin; cette version-lecture de « DE BELLA GALLICA » du général Julius C.…hum… FOLIE ?

Comment faire ? Cela…

Je songeais à y mettre le FLAUBERT, non, c’est Stendhal je crois (voir Google vite) fou de l’Italie.

« La Duchesse de… « ou bien LE ROUGE ET LE NOIR. ( le titre?)

Comment…trouver un filon, comment raccorder tout ça avec naturel (et grâce!)…Me servir de papa et sa recherche du VATICAN sur notre vieux radio Marconi …il écoutait son cher pape parlant italien…pourtant.

Vrai que j’aimais écouter longuement =et comme en cachette des voisines italiennes (Mad Diodatti et mad. DiBlasioi) qui causaient sur leur balcon St Denis Street. Oui, une musique.

Buissonneau, mon premier employeur (aux Parcs de la Ville, La Roulotte) à 22 ans, avant la SRC, et qui vient de mourir. Merde.

Écrire un petit requiem. Retrouver mon texte de Radio-Québec.

Marco mon dévoué webmestre, va me retrouver ça, il est bon recherchiste.

De retour à tant de ces archives : déception…

et puis…NON, pas de Stendhal, (Ni Balzac, ni Flaubert) ni rien ! Pas de ses romans, et pas d’Italie littérature,,,pas de bribes de cette CHARTREUSE DE PARME. Ce récit bizarre, flou., louangé par tous de Gide, à Julien Green)

C’est trop complexe, trop écrit,

et ça n’irait pas avec cette limpidité (naïveté aussi )que je veux partout dans Angela.

Fin de cette idée d’une Italie d’auteur du 19 e siècle.

GARDER quoi

trouver quoi, de nouveaux thèmes; lieux, actions, etc.

En somme me replonger, et surtout ravoir 17 ans, ou 18 si on veut.

Je m’y frotte à la prochaine occasion.

Entendu tantôt à la radio : la mort encore, celle une ancienne du burlesque, du vieux music-hall, Murielle Millard. MA mère admirait son…chien.

Souvenir d’une visite à la maison : « Maman, j’ai passé la journée avec ta chère Millard, elle va chanter dans mes décors dimanche À Musiuc-Hall. . » Ma mère : « Chanceux, c’est un grosse vedette tu sais ! »

À y revenir…

QUEL EXIL À OTTAWA ?

 

CLAUDE JASMIN

Étrange réflexion du fédéraliste Laforest (à Laval) à propos d’un « Québec qui serait en exil (!) de lui-même à Ottawa » , aux éditions Québec-Amérique). On a lu ça et on reste perplexe. Son pressant appel « à la jeunesse d’ici » de « mieux participer à la vie politique fédérale » est un aveu de Laforest face à l’indifférence des jeunes. Il en est fort marri. Avec nos luttes ( de Jean Lesage à René Lévesque et Parizeau ), avec la puissance gagné du Québec actuel, oui, pour les jeunesses « on l’a notre pays !, c’est un fait. Et ils ont raison par rapport à cet ancien Québec, petite province timorée de jadis !.

Une photographie du renégat, G.-É. Cartier illustrait son article, j’y reviens, Cartier que le régime-Harper veut nous voir fêter, qui fut l’adjoint (toutou docile) du Grand Manitou, Macdonald. Jeune Cartier fut un des fiers Patriotes de 1837-38. Vieilli, il défroque et se fait un des « pépères » de la machine à diluer notre nation, cet engin pernicieux nommé Confédération. Cartier donc fut un vire-capot, on dira un infâme « collabo »de notre noyade. De notre minorisation.

Nos lecteurs doivent se questionner sur ce que signifie ce : « Un Québec « exilé » dans la fédération » ! Ce prof d’université écrit «  le Québec est un joyau pour le Canada ». Quoi ? Notre pays le Québec, une bébelle ? Un colifichet, une parure ? En réalité, face à l’énorme pays étatsunien, les Canadians (de Toronto à Vancouver) utiliseraient le Québec comme simple « caution » !!! Tous ces anglos, faisant hypocritement mine de « tolérance du français », farcesque, on a vu et on voit : c’est notre « l’assimilation » qui fut en marche, elle l’est encore, partout, pas seulement en Ontario ou en Manitoba.

Ce M. Laforest est-il aveugle : voyez les hordes de migrants, venus d’Asie ou d’ailleurs, s’ajoutant à cette dilution. « A mare ad mare ». En effet professeur, les jeunes sont mieux instruits, clairvoyants même : en 1974, les nouvelles générations sentent qu’ils l’ont déjà leur pays, le Québec, qu’ils forment une nation et, surtout, plus lucides, que le Canada désormais peut se passer de nous, faire élire un chef à leur gout tel M. Harper.

Nos jeunes ne s’intéressent même plus à la vieille bataille des référendums car nous ne sommes plus 30 %, nous serons à Ottawa bientôt un petit 10% ? Donc sans plus aucun pouvoir. Au Québec, nous restons majoritaires, plus de 80 % Alors, quoi cet exil ? Aucun exil, c’est un refus un rejet, même pas, une indifférence et cela crucifie ce cher bon vieux bonze de Laval. Son grave « déni » —d’ordre sentimental ?— est pathétique. Sniff, sniff… on va interdire aux blokes —rednecks ou pas — « leur « bébelle » nommée « joyau ».

Une réalité ? Le Canada n’existent pas à fond, c’est un pays artificiel (Duhamel dixit). Ses gens sont totalement engloutis, envoutés par la populaire culture-USA. Un nation abonnée à… magazines, films, radio et surtout télé, exclusivement étatsuniens ». Un fait patent. Vérifiable. Allez visiter ça un moment, vous le constaterez, Toronto est jumelle, sosie, de Chicago. Ou de Boston. Ce qui désole leurs élites.

Québec, simple « joyau » est vraiment une molle, inefficace parure. Oui, de Toronto à Vancouver, les Canadians ignorent complètement, notre culture. Ne connaissent nullement nos écrivains, notre théâtre, même la riche chanson populaire du Québec. Même nos plus grandes vedettes. Ah non, cette niaiserie des « deux solitudes », assez ! Il y a vraiment deux pays et l’un des deux est totalement colonisé par les USA.

LA SQ EST-ELLE LIBRE?

 

Le 8 octobre, le chroniqueur de LA PRESSE, émérite à mon avis, raconte une pression d’enquêteurs de la S.Q. Il donne aussi deux preuves que la S.QF. n’est pas libre. Le journal publie aussi une rétorque de M. Forget, directeur de la S.Q. mais celui-ci ne pipe pas mot, pas un seul, sur les graves accusations de Lagacé. À savoir que, en 2002, la police part enquêter sur le maire Vaillancourt —qui est aujourd’hui accusé de « gangstérisme » !— et qu’il il n’y aura aucune suite; aussi, lors qu’une autre enquête de la S.Q. sur la FTQ a totalement foiré il y a quelques années. Depuis on a su —via la Commission Charbonneau— de bien crapuleuses machinations.

Tout s’est déclenché quand la rumeur du milieu répandait (selon Félix Séguin de TVA) disait que Patrick Lagacé, était un « un stool ! car le 23 septembre dernier, un de la S.Q., Michel Comeau, exige une rencontre pour lui faire cracher les noms de ses sources à propos du policier S,.Q., le « ripou » Ian Davidson.

Tout cela publié le 8 octobre dernier, ma stupéfaction, ni le directeur de la S.Q., Forget, ni aucun des commentateurs de la sordide démarche policière du policier Comeau n’a exigé la lumière sur les deux faits révélés par Lagacé, S.Q. manipulés par le pouvoir. Ô grand Shakespeare, « Someting roting in the kingdoom » ! En écho, l’éditorialiste Paul Journet, tout comme Tommy Chouinard, et tous les autres chroniqueurs, n’en eurent que pour l’affaire de la « révélation forçée » des sources  » Une affaire dégueu mais bien moins grave que les affirmations de Lagacé sur le contrôle politique de la S.Q. (Maire Vaillancourt et FTQ.) Déplorable narcissisme journalistique, complaisance corporative ? Oui ou non, directeur Forget : « la police du Québec est-elle vraiment libre ? »

QUEL EXIL À OTTAWA ?

Étrange réflexion du fédéraliste Laforest (à Laval) à propos d’un « Québec qui serait en exil (!) de lui-même à Ottawa » , aux éditions Québec-Amérique). On a lu ça et on reste perplexe. Son pressant appel « à la jeunesse d’ici » de « mieux participer à la vie politique fédérale » est un aveu de Laforest face à l’indifférence des jeunes. Il en est fort marri. Avec nos luttes ( de Jean Lesage à René Lévesque et Parizeau ), avec la puissance gagné du Québec actuel, oui, pour les jeunesses « on l’a notre pays !, c’est un fait. Et ils ont raison par rapport à cet ancien Québec, petite province timorée de jadis !.

Une photographie du renégat, G.-É. Cartier illustrait son article, j’y reviens, Cartier que le régime-Harper veut nous voir fêter, qui fut l’adjoint (toutou docile) du Grand Manitou, Macdonald. Jeune Cartier fut un des fiers Patriotes de 1837-38. Vieilli, il défroque et se fait un des « pépères » de la machine à diluer notre nation, cet engin pernicieux nommé Confédération. Cartier donc fut un vire-capot, on dira un infâme « collabo »de notre noyade. De notre minorisation.

Nos lecteurs doivent se questionner sur ce que signifie ce : « Un Québec « exilé » dans la fédération » ! Ce prof d’université écrit «  le Québec est un joyau pour le Canada ». Quoi ? Notre pays le Québec, une bébelle ? Un colifichet, une parure ? En réalité, face à l’énorme pays étatsunien, les Canadians (de Toronto à Vancouver) utiliseraient le Québec comme simple « caution » !!! Tous ces anglos, faisant hypocritement mine de « tolérance du français », farcesque, on a vu et on voit : c’est notre « l’assimilation » qui fut en marche, elle l’est encore, partout, pas seulement en Ontario ou en Manitoba.

Ce M. Laforet est-il aveugle : voyez les hordes de migrants, venus d’Asie ou d’ailleurs, s’ajoutant à cette dilution. « A mare ad mare ». En effet professeur, les jeunes sont mieux instruits, clairvoyants même : en 1974, les nouvelles générations sentent qu’ils l’ont déjà leur pays, le Québec, qu’ils forment une nation et, surtout, plus lucides, que le Canada désormais peut se passer de nous, faire élire un chef à leur gout tel M. Harper.

Nos jeunes ne s’intéressent même plus à la vieille bataille des référendums car nous ne sommes plus 30 %, nous serons à Ottawa bientôt un petit 10% ? Donc sans plus aucun pouvoir. Au Québec, nous restons majoritaires, plus de 80 % Alors, quoi cet exil ? Aucun exil, c’est un refus un rejet, même pas, une indifférence et cela crucifie ce cher bon vieux bonze de Laval. Son grave « déni » —d’ordre sentimental ?— est pathétique. Sniff, sniff… on va interdire aux blokes —rednecks ou pas — « leur « bébelle » nommée « joyau ».

Une réalité ? Le Canada n’existent pas à fond, c’est un pays artificiel (Duhamel dixit).Ses gens sont totalement engloutis, envoutés par la populaire culture-USA. Un nation abonnée à… magazines, films, radio et surtout télé, exclusivement étatsuniens ». Un fait patent. Vérifiable. Allez visiter ça un moment, vous le constaterez, Toronto est jumelle, sosie, de Chigago. Ou de Boston. Ce qui désole leurs élites.

Québec, simple « joyau » est vraiment une molle, inefficace parure. Oui, de Toronto à Vancouver, les Canadians ignorent complètement, notre culture. Ne connaissent nullement nos écrivains, notre théâtre, même la riche chanson populaire du Québec. Même nos plus grandes vedettes. Ah non, cette niaiserie des « deux solitudes », assez ! Il y a vraiment deux pays et l’un des deux est totalement colonisé par les USA.

« J’IRAI PISSER SUR VOS TOMBES », BORIS VIAN.

À la première occasion, moi aussi, j’irai pisser « au pied » du monument de l’ange « au pied » du mont Royal. Monument en faveur de ce maudit verrat de Cartier. Pas Jacques le découvreur mais Louis Hyppolite Georges-Étienne, Celui que le « con-servateur » Harper veut nous voir fêter face à son 200 e anniversaire de naissance.

Ce triste vire capot, ce Cartier, fut d’abord un actif Patriote de 1837-38 souhaitant une république libre mais il va défroquer et se convertir à l’idée d’un beau grand Canada ! Il dira « Bonjour et bienvenue » à l’assimilation en se joignant aux blokes, le grand manitou chef des fédérats, John Macdonald. Avons-nous le goût, Québécois, de fêter le traître Cartier?

Il y eut d’abord « l’Acte d’Union » en 1840, faisant de nous, l’autre nation… qui doit fiancer les anglos, alors nation minoritaire. Merde : 27 ans plus tard, en 1967, voici donc la nouvelle offre : ce projet de « confédération ». Résultat : notre nation sera emmêlée avec les autres provinces anglos. Une crasse dilution, une noyade planifiée et on aura une seule petite voix, devenant des minoritaires en ce neuf pays. Cela à jamais.

L’homme accroché à l’ange du mont Royal, bronzé, ce Cartier de malheur, va donc contribuer à étouffer l’idée même que nous formons une nation, tentative « d’assassinat politique » quoi ! 1867, effroyable date, pas à commémorer mais à bannir, à détester, à regretter. À Ottawa, l’Harper éructe : « Musique, drapeaux, hourrah pour Cartier ! » Le signataire empressé de cet horrible pacte; les « Père de la Confédération » furent des « les meurtriers politiques des Québécois.

Non mais…Harper et ses sbires fédérats comptent bien sur l’ignorance de tant des nôtres en histoire.

Musique : premier mouvement donc en vue de notre minorisation, à Charlottetown en 1864, en septembre, un mois plus tard, le faux jeton de Cartier est à Québec avec le renforcement du sinistre « pacte ». À diluer » notre peuple. Sans Cartier, zélote diabolique, il n’y aurait pas eu cette « sauce anglaise », épaisse, nommée Confédération, Harper le vante donc. 1867 et on se retrouvait une simple province, une seule, parmi toutes les autres. Combat inégal.

Maxime Laporte, président de la SSJB, a tout à fait raison de crier au scandale, ce Harper, qui pisse lui aussi, par exemple, sur le Prix Thérèse Casgrain, veut organiser la commémoration. Il le sait : sans la fougue fédérastique du Louis Hyppolite Cartier, pas de confédération ! Cette union maudite fait qu’à l’avenir, 2018 ?, Harper pourrait être réélu, cela sans aucun apport du Québec. Terminé désormais, on l’a bien vu, notre ancien poids politique, fini. Ouvrez les yeux les innocents Québécois, on vaut plus rien à Ottawa, au bord du Canal Rideau, in Ontario.

Nos plus jeunes voteurs doivent apprendre qu’être « une simple province sur dix », là-bas, à Ottawa in Ontario, n’offre plus aucun pouvoir. Et que nous serons bientôt quoi ?, 20% parmi les Canadians fédérés. Une insignifiante minorité alors que nous sommes majoritaires chez nous au Québec. Bientôt, dans cette Confédération-à-Cartier nous ne vaudront vraiment plus rien du tout. Les jeunes, face à cette nouvelle situation saisiront, c’est certain, que seule l’indépendance sera notre issue salutaire. Ouf ! Il sera temps !

GRAND ALLAH DE MES DEUX FESSES !

Nos chefs politiques sont des peureux politiques, des pleutres dégueulasses, des mauviettes immondes. Ne rien faire face à d’innocents « enfants juifs » victimes des conneries fascistes de groupements Juifs, extrémistes de Jéhovah; dont Sainte Agathe fut infestée. Ces super-hassidims assassins d’âmes d’enfants, leurs leaders juifs, pas moins froussards et lâches, ne condamnent pas non plus ces dérives atroces.
Il en va ainsi des Musulmans. Par une sorte de puante solidarité, c’est aussi le silence face à leurs « fous » d’Allah. On ne les voit pas, on ne les entend pas, se dresser avec bon sens, par santé mentale aussi, pour condamner leurs congénères maniaques et dégénérés. Ces désaxés qui entraînent les jeunes gens —fragiles toujours— dans des actions meurtrières au Moyen-Orient. Quelle horreur pour cette mère de chez nous (La Presse) qui, impuissante, voit son grand gars sombrer dans l’horreur des extrémistes de l’Islam —une religion de paix au départ.
Mon Dieu, mon Dieu, comme je me serais battu furieusement, avec toute la force inimaginable d’un père révulsé, révolté par ces « tabarnacs » de prédicateurs de haine, voyant mon fils —ou un des mes petits-fils— fréquenter (rue Jean-Talon ?) une satanée mosquée extrémiste. Mon garçon , écouter pieusement un ces « kalices » d’immams » fous. Excusez, je sacre quand je suis en colère, hélas ! Je deviendrais fou de douleur, pauvre mère éplorée de La Presse, découvrant mon enfant aux mains de ces maudits religieux radicaux, ces sales « curés d’Allah », déboussolés. Oh mon Dieu, ma totale désolation : voir un des miens vouloir soudain apprendre l’Arabe et pire, le savoir parti pour, par exemple, la Syrie.
Mon fils parti pour tuer au nom de Mahomet, salade d’horreur, pauvres mamans perdues et désolées, ici comme à Berlin ou à Londres, enfant s mal grandis et victimes de ces prédicateurs de haine. Je les maudis tous ! On a eu, jadis, de ces troupes de connards enflammés —la Gilberte Coté- Mercier et ses sbires !—, tous avec drapeau au vent, un saint missel sous l’aisselle. le chapelet vissé aux pinces, portant le béret blanc et cherchant à enrôler d’autres naïfs québécois. Ces bandes disparues, autrement plus zélés que ces Témoins de Jéhovah pacifiques a nos portes le samedi ou dimanche. Tous, alors, nous avons caricaturé, vilipendé et injurié ces affreux zélotes-Bérets-blancs. On a eu ce courage, pas comme les muets et prudents complices « des fous » qui se taisent. Juifs ou musulmans. Triste sordide solidarité. Oui, des pleutres et des lâches. Une religion souvent dé-vie, (hors vie) devient folle. Le christianisme a connu ces horreurs, songeons par exemple au fascisme de l’Inquisition. Aux bûchers assassins partout pour éliminer « les tièdes » ou « les sorcières », une horreur du Vatican d’antan au nom du Dieu catholique.
Agnostique mais croyant, je fuis toute gnose, je me sauve des dogmes. Dogme, cette lie du monde spirituel, ces écrits de qui font du besoin humain de transcendance souvent une ignoble porcherie. Combien de jeunes garçons —les filles sont raisonnables davantage ?— aujourd’hui, au Québec ou aux des États-Unis, en Allemagne ou à Londres (tellement) partent pur le Moyen Orient pour y cueillir un obus, une bombe, une mitraillette. Ici même, à Sainte Adèle, venant d’apprendre l’affreux voyage d’un fils perdu, une mère pleure peut-être…

LA CÉRÉMONIE ANNUELLE DES ANCIENS GAMINS

Une fois par année, retrouvailles. Un midi. Un repas. Nous retrouver. Nous revoir… Sauf les morts. Nous avions 13 ans d’abord et nous marchions, vigoureux gamins …au catéchisme, aussi au latin et à l’ancien grec. Nous traversions la rue Saint-Hubert au coin de Crémazie. Dans un champ, il y avait ce collège tout neuf. Oui, nous avions 13 ans il y a bien longtemps…

Une fois chaque année, un d’entre nous, Jean-Guy Cadotte —qui n’a plus 13 ans— nous téléphone. Nous : la bande d’anciens petits garons qui débutaient en études dites classiques, on disait aussi « faire ses humanité ». Un coup de fil à la fin de chaque été et ce vieux curé Cadotte, rituel, qui me questionne : « Seras-tu là, Claude, vendredi à midi, boulevard Gouin, au restaurant Le Bordelais », cette année, oui ou b’en non ? » Hésitation chaque fois. À quoi ça sert ? Envie de cesser cette —futile?— cérémonie-des-retrouvailles… un peu vaine, non ? À quoi bon ? Ma crainte de décevoir cet « ancien » et dévoué abbé Cadotte ? Alors lui dire « oui ».

J’en reviens. On était à peine une quinzaine, nous étions plus de 30 au début. On meurt. On meurt. Oui, j’en reviens, jour de beau soleil, ce midi-là, au bord de la Des Prairies. Le boulevard Gouin, vieille rue montréalaise toute ombragé, zigzaguait tranquille et j’ai revu le vieux pont du « CPR ». Montréal-Québec. Papa a grandi de l’autre côté, au rivage des Rapides sur une ferme, Rang du Crochet. Il entendait siffler les trains, enfant. Il m’en parlait de pont, avec son petit trottoir accroché à son flanc ouest, quand il allait à l’école d’en face, à St-Joseph de Bordeaux. Hasard, mes deux enfants fréquenteront aussi cette « petit école » longtemps plus tard !

Parking du Bordelais donc et paquet de têtes blanches. Toujours s’efforcer de reconnaître les ex-petits camarades d’il y a si longtemps. Jasettes. Rires. Tristesse aussi : encore un qui vient de crever. Merde. Nous serons combien bientôt ? Douze et puis 10…et puis cinq? Oh misère ! Un autre qui ne viendra pas : il ne peut plus marcher. Sur un trottoir, un blond garçon échevelé, les dents sortis, pédale farouche et rieur sur son un skateboard… Vitesse ! La santé insolente. Notre silence. Des voiles dans nos regards. Envieux, on le regarde s’envoler. Nous aussi, nous avons eu, tous, treize ans ! À la soupe ! Nous montons à l’étage du Bordelais. Joli menu. Des apéros. Pour ceux qui peuvent encore absorber de l’alcool ! Du jus de raisin pour certains. Immanquable : piques et horions sur nos profs morts : le sosie de Fernandel en géographe, le raide père Langis, « sulpicien vrai supplicien », Allard le directeur onctueux. Fusent nos farces. Aussi nos regrets. Envers Piquette-l’idéal, Méthot le sportif, le bon père Legault. Nos moqueries : ce bizarre « moine » Aumont, ce furieux « matheux », Mathieu ! Viendra le tour —fatal— d’énumérer maux, maladies, douleurs. Soudain : « Claude, j’avais un terrible béguin pour Marielle, ta si mignonne soeur, qu’est-elle devenue ? » J’avoue : « Écoute, cher Thérien, comme pour Laurence, Gauthier, les autres, mes soeurs se méfiaient : « Claude, ta gang d’intellectuels du Grasset, on en veut pas ! » Les rires éclatent. On parle flirts, jolies couventines au champ de cenelliers derrière le collège. On sent des remords, nos coups pendables puis, « on le ferait plus » bon, on bouffe de bien bonne humeur pour une 83 ième année d’existence. Tous. Les « anciens gamins » reviendront l’an prochain ?