MON VILLAGE CHÉRI !

J’aurais jamais cru cela : que je m’attacherais —après quelques décennies à Ste Adèle— à ce point; c’est rendu que je déteste retourner à Montréal, la métropole ! Vendredi dernier, bien obligé (mon éditer XYZ) d’aller Au Salon du livre. Je tempêtais dans ma Honda et mon « chauffer privé » —une femme dont je suis fou— en rigolait. Mais je sais qu’elle est comme moi et que de… «  descendre en ville » ne la réjouit plus du tout.

Ce « Saloon… » à la Place Bonaventure, ouf !, quelle belle grande fête hein ? Illusion car les gens lisent de moins en moins, hélas, une sale vérité souvent niée tant on refuse le fait. Il est têtu pourtant : le monde ne lit plus. Les cinq chers petits-fils du « grand écrivain » ( Louis Cornellier dixit) ne sont pas « des gens à livres ». Ils « très » branchés et foin du papier imprimé et relié. C’est : Vive le Web, vive le Net, google, wikipédia et cie ! Vive l’ère de l’électronique, y compris ses jeux. Quand la pub du Saloon dit : 150 000 visiteurs, comprenez bien qu’il s’agit d’un infime minorité de Québécois car de St Jérôme à St Jean Iberville, vivent 3 millions des nôtres !

À mon kiosque XYZ, néanmoins grand plaisir d’y recevoir quelques chaleureux « fans », dont pas mal d’adèlois ! Ces chaleureux sont venus me serrer la pince, bavarder et m’encourager parfois en se procurant ce « chef d’œuvre » dont parlait « Le Devoir » en début de mars: « Anita, une juive numérotée. » À ce propos, dimanche, au Saloon, Place de l’Agora, l’on m’organisait une sorte de débat entre Dame Ravary, ex-convertie aux juifs Hassidims, et l’éditeur et auteur, Vanasse. Ce dernier publie un bouquin de sa généalogie, cela jusqu’à des ancêtres juifs en Hollande (les Van Hasss), même en Pologne ! À la fin, du petit « show », une vieille dame —de confession juive— est venue aux micros pour m’agonir d’injures (si j’en crois une jolie guide qui en riait). Le malentendant que je suis devenu n’a rien compris, voulant savoir, on m’a dit que « la madame » était toute confuse dans ses griefs, peu claire dans ses horions. Mais la chroniqueuse de Journal de Montréal, Dame Ravary, doit savoir quand elle vante les meilleurs rapports désormais entre sa chère secte et nous (à Outremont sinon ici, à Ste Agathe) que je m’en attribue volontiers les mérites. En 1988, il y a 25 ans, quand tous se taisaient, rectitude de cons, j’ai protesté dans l’hebdo d’Outremont face à un vrai racisme juif. Je fustigeais l’écœurant racisme des orthodoxes juifs. La Ravary a raison, leurs chefs ont compris et ils changent assez vite, une des leurs deviendra même candidate aux élections !

En ce moment, mardi matin, je vois le lac tout proche qui va se figer. Pour des mois. J’observe de la fenêtre de mon petit bureau une virtuelle glace, c’est de l’ardoise, mi vitre, mi pierre, vaste miroir d’un noir d’enfer, recouvert d’une espèce de glauque pellicule. Ça y est, c’est l’hiver qui entre. Il va vraiment neiger. Alors, spectacle magique réjouissant, sur la glace du lac, les samedis, les dimanches ensoleillés, on viendra nombreux. Les promeneurs sur les anneaux balisés vont venir tourner dans la lumière « la plus belle de toute la planète ». Oui, la science l’affirme : au sud, ils n’ont pas cette beauté lumineuse. Ni en Floride, ni aux Antilles. C’est chez nous, par ici, la luminescence vibrante… vive le boréalisme ! Cette luminosité éclatante s’en vient donc, dire merci alors aux millions de millions de cristaux de neige qui la reflète. Ah oui, on se baignera de lumière très bientôt, accompagnés de belles compagnes. Parfois avec, en laisses, les plus jolis spécimens de la race canine. Enfant, j’aimais l’hiver, ses jeux, forts, labyrinthes, traîneaux, patins et skis— vieillard, j’aime de nouveau l’hiver, pour sa lumière.

 

 

JANETTE BERTRAND EN DÉRAPAGE !

Sommes-nous nombreux à avoir été choqué comme je le fus face aux attaques virulentes, de Janette Bertrand à l’émission de Guy-A. Lepage ? La « vieille dame indigne » s’emporte : « toutes les religions sont des machines à dénigrer la femme » ! Quelle inculture sur le plan historique. Jadis, avant les religions, la chrétienne en particulier, le sort des femmes était autrement dégradé. Certes, des chefs religieux ont commis de graves erreurs dont les horribles feux de L’inquisition. Il n’en reste pas moins que « la » religion —quel qu’elle soit— fut d’abord et avant tout un progrès. Une sortie des barbaries. Pour les hommes et pour les femmes.

Crier devant caméras et micros, comme Janette, que tous les prêtres méprisent les femmes est une triste niaiserie, pauvre et ignare Janette. Un mensonge grossier. La laïcité sans fanatisme respecte les religions. Surtout la chrétienne qui a été tout au long de l’Histoire salutaires aux femmes et même occasion fréquente de progrès. Un féminisme débridé n’a rien à gagner en crachant sur les religions. À « Tout le monde en parle », Janette —qui dit craindre l’infirmière voilée lui raccourcissant (!) sa fin de vie, déconnait gravement.

Mais non, consolations indispensable, la religion restera indispensable à bien du monde, respectons cela. Parler de  « poison mortel pour la femme » relève d’un militantisme athée très dépassé en 2013, d’un athéisme infantile. Moi, l’écrivain agnostique —croyant sans adhérer à aucun dogme religieux— j’affirme : ma « bonne vieille religion catholique » défendait et valorisait la femme, la protégeait aussi. Chère Janette, profiter du « débat sur la laïcité » pour proférer à la radio et à la télé —agressivement— une telle sottise est d’un anticléricalisme puéril totalement écoeurant. Plus grave, c’est une injustice.

C’est sans doute le bon moment ici, de dénoncer tant de « grandes gueules » —chroniqueurs variés— qui sont mal équipés intellectuellement. C’est encombrant, aux tribunes d’opinions et l’espace public résonne de mille inepties. Ces incultes —et voyez tant de ces columnists improvisés sur les réseaux de l’Internet— comme madame Bertrand, répandent des fadaises et des foutaises insupportables. Les religions, la bonne vieille romaine catholique en particulier, a collaboré (à travers ses erreurs) au respect des femmes et à ses droits aussi. Alors, combien avons-nous été, comme moi, gênés d’entendre « la Janette nationale » diffamer et si brutalement la religion de notre jeunesse ? Ce dimanche soir là, c’était embarrassant pour qui connaît l’histoire le moindrement, cela que l’on soit devenu incroyant ou que l’on soit resté croyant. Janette, dans un hôpital, une musulmane —une femme voilée— respecte comme tout être humain, « la fin de vie » parvenue au bout d’une existence. Craindre le contraire, ma pauvre Janette, relève d’un racisme niais.

Et puis cracher et baver sur ses anciennes croyances, même si c’était souvent « religiosité candide », fait voir au fond, une sorte d’auto-mépris déplorable. Cela m’a gêné vraiment à « Tout le monde en parle » et cela m’a navré venant d’une femme courageuse sur tant d’autres plans.

 

 

RACISME DE QUATRE SUR DIX QUÉBÉCOIS (ou le racisme inverti)

 

C’est ma trouvaille : « Le Racisme inverti ». Qui signifie un racisme « à l’envers ». Car le raciste est un xénophobe, il hait une autre race. Parfois plusieurs, le xénophobe déteste cohabiter avec des « étrangers ». Le « raciste inverti », lui, hait ses propres concitoyens, déteste les gens de sa race.

Beaucoup de Québécois sont des racistes invertis. Combien ? Des millions, hélas ! Quatre Québécois sur dix. Je me base sur les voteurs de  « non » à leur propre patrie. Si vous ajoutez à ces quatre, les anglos bornés —(qui vivent depuis des générations parmi nous et ne parlent le français. Plusse les assimilés plus ou moins anglaisés, nos émigrants rêvant de « l’american dream », ça fait un sacré bloc. Bloc qui se joint à nos quatre « invertis « . Et voilà le pays à faire advenir qui n’advient pas !

Comment reconnaître un tel type ? Facile : ils n’ont aucune confiance en nous.

Ni en eux, forcément.

Ils méprisent leur propre nation et vont répétant médisances emmêlés aux calomnies.

« Nous autres, les canadiens-frança (sic) on est rien qu’une bande d’incapables ». On est poche, on est des minables, des « pas bons », on vaut rien, on vaut pas cher, on a pas de talent, on a pas ce culture, on a pas de force, pas d’imagination, aucun ressort, on est né pour notre pauvre sort, collectivement nous sommes des perdants, des paresseux, des imbéciles, des insignifiants, un tas d’imbéciles indécrottables, des ploucs, des arriérés, paquet de sans-dessein, un groupe ethnique d’impuissants, dénué de toute initiative, on a aucun sens de l’entreprenariat. Bref, on est des cons bornés, des idiots congénitaux, des mal nés, les trous du cul de la terre !

Nos « racistes invertis » —préférez « autoracistes »?— sont une plaie dans une nation. Il y en a partout. Mais au Québec, ils sont nombreux à cause du passé historique souvent humiliant. La lutte des « six » Québécois sains en est freinée. Nos méprisants font l‘affaire de nos adversaires. Nos autoracistes sont utiles aux ennemis de notre émancipation. En cas de consultation cette mince cohorte s’associe aux saboteurs de notre liberté nationale. Si chacun de nous arrive à soigner un seul de ces malades —le racisme est une maladie— oui, un seul ramené à la raison et tout changera. Notre avenir nous appartiendra, comme pour les 250 nations de cette planète. Allez-y doucement, ce sont des fragiles. Essayez en parlant du Cirque du Soleil, de Céline Dion, de Riopelle, de Tremblay et d’Antonine Maillet (Prix Goncourt). De nos cinéastes, designers, modistes. Parlez de nos entrepreneurs à succès —jusqu’en Chine— de M. Bombardier à M. Pierre Péladeau, de Cascades à Lavalin, le choix est vaste désormais. Au boulot : un, juste un, et « à la prochaine fois » ce sera la victoire. S’il vous dit : « nationalisme-égale-chauvinisme », répondez : Norman Braitwaithe, Grégory Charles, Kavanagh, Diouf, Corneille, Mumbara ! Il en aura le sale bec d’inverti bien cos !

 

 

« POING À LA LIGNE » …

À LIRE POUR PAS MOURIR IDIOT

 

« POING À LA LIGNE » …est un bouquin captivant du Norman Lester ( Intouchables, éditeur) Vous lirez :

1-que le juge Gomery n’a fait mettre en prison AUCUN politicien libéral pourtant mêlé aux « Commandites »; pas un seul

2-que les « Truthers-à-complots » affirment les chefs de la CIA ont versé 700 millions ($) à Al Qaïda pour septembre 2001

3- que nos policiers dirigent souvent une entreprise privée en plus de leur job de flic

4- qu’il y a « une maffia amérindienne » à Akwasasne, nous privant de 2 millions et demi ($) de revenus en impôts

5- qu’un demi-million de francos hors-Québec ne font rien pour combattre à nos côtés (pour le français en péril)

6-qu’au Pentagone —où l’on aurait  initié l’Internet et le GPS— des scientistes planchent sur un avion capable aussi de naviguer sous la mer, aussi à « comment réussir à hiberner »,  avec essais actuels sur des cochons

7- que l’on taisait qu’il y a quatre ans, le frère de Mitterrand, africaniste, Jean-Christophe fit 90 jours de prison pour fraudes

8- que ces Grecs paressent et détestent payer des impôts, victimes « gâtés-pourris » de la longue domination par les Ottomans,

9- qu’Israël, jadis, vendait des armes ($) aux racistes de l’Afrique du Sud solidifiant ainsi leur racisme

10-que l’Ontario (et la Colombie) deviennent bilingues… mais « Anglais-Chinois ! »

11- que des 20 villes les plus polluées,16 sont en Chine

12- que les Mohawks d’Oka, originaires du nord de New York, n’ont pas de « terre ancestrale », installés là par les Messieurs de Saint-Sulpice

13- qu’il y a une milice armée Mohawk, les Warriors, des vétérans du Viêt-Nam souvent et que la population les déteste

14- qu’à Outremont on trouve vingt synagogues juives (20 !) et que seule la ville de  Jérusalem en aurait autant

15- que désormais la police peut vous espionner à volonté via les Blackberry et Cie, ces machins comme centrale d’écoute

16- qu’une fois les Marines partis en Irak—après un demi million de civils tués— il y aura alliance ( des Chiites) avec l’Iran; ainsi la ruineuse « guerre de Bush « …un gaspillage favorisant l’Islamisme

17- que Lise Payette a commis une énorme bêtise en 1978  avec sa « no fault law », des tueurs » au volant riches se retrouvent avec rien à payer en dommages

18- qu’au Rwanda, le protégé des USA, Kagamé, a lui aussi commis un génocide avec l’aide de Congolais

19- que le reporter Bob Woodward (Affaire Watergate) révèle dans son livre « VEIL » :  dès 1984, sous Reagan, la CIA enseigna le terrorisme anti-Urss à de futurs Talibans

Ah oui, lisez ce « Poing à la ligne » révélateur et vive Norman Lester qui fut congédié de Radio Canada quand il fit éclater le scandale des « Minutes du Patrimoine » propagande avec Guy-R. Scully. Ajoutons : cher Pierre-Karl Péladeau, la CBC-SRC mérite du questionnement, c’est plus de 999 millions ($) par année de notre fric public.

 

QUEL PRIX LA LIBERTÉ ?

Un courriel d’un fidèle lecteur : « Cher M. Jasmin, facile d’encourager les jeunes à l’engagement politique quand on est un décorateur retraité de Radio-Canada à la belle pension. »

Oh ben là !

Pour la première fois, publiquement, je vais détailler les promotions perdues. Des jeunes lecteurs appendront le prix de la liberté quand on s’engage. 1966, j’ai 35 ans et je veux  devenir journaliste permanent. J’offre ma candidature à La Presse, là où je suis pigiste depuis cinq ans. Me reçoit un boss, M. Desroches. Il me jette : « Non. Pas question ! » Pourquoi ? Pour cause de militantisme. La cheffe éditorialiste,  Renaude Lapointe, qui sera promue sénatrice à Ottawa, fut ma pire ennemie. Et de un.

Et de deux ? 1969, j’ai 38 ans, scénographe à Radio Canada, je veux devenir réalisateur. Pas à l’Information, pas fou, aux émissions pour enfants. J’avais fait La Roulotte de Buissonneau, travaillé trois ans au Service des Parcs. Claude Caron, chef de ces émissions,confiant, me nomme. Mon bonheur et je fais mes boites. Soudain Caron m’annonce que la Haute Direction refuse ma nomination. Pourquoi, pensez-vous ?

1970, je récidive. Aux émissions dites de Variétés. Son directeur, Jacques Blouin, pas moins enthousiaste que Caron, me nomme réalisateur et je fais mes cartons de nouveau. Quelques jours plus tard, Blouin me fait part que la Haute Direction rejette sa nomination. Vous devinez la raison et de trois. En 1971, je réussis à convaincre Michelle Lasnier, cheftaine du secteur Émissions Féminines, c’est « oui ». Elle est ravie de sa nouvelle recrue et, comme on dit, je pacte mes petits une nouvelle fois. Humiliée, madame Lasnier m’annoncera le nouveau refus des grands patrons (Raymond David, Jacques Landry, Jean-Marie Dugas. Et de quatre.

Oui, La liberté a un prix, sinon où seraient les mérites de s’engager. Jeunes gens, vive la liberté, l’engagement, mais il y aura un prix. De là le silence de tant de nos intellectuels connus : la peur de perdre des subventions, des colloques à « voyages payés » par l’argent public. De là tant d’écrivains muets sur la place publique québécoise.

Et de cinq ? Je n’oublie pas l’automne de 1989, retraité, je veux devenir député du P.Q. dans Outremont. Les  timorés (Royer, Boileau) vont énerver Jacques Parizeau : « Dangereux, ce Jasmin qui vient de dénoncer le racisme inconscient des Juifs Hassidim ». Rejeté le candidat.

Oui, il y a un  prix à payer pour la liberté se s’exprimer, jeunes gens qui me lisez. Comme pour la vérité. Je reste, indépendant de tout parti, un indépendantiste libre.

MÉPRIS, RACISME, POISSONS ROUGES !

Beau matin encore, si beau soleil et découvrir le noir mépris envers nous tous, Québécois, quand un émigrant libanais d’ici, devenu, ici, un auteur choyé et bien installé s’ouvre le cœur, en France, à une émission culturelle. Le confus mais doué dramaturge, le Mouawad, nous fustige tous en nous décrivant à cette télé comme une nation d’arriérés mentaux qui crache sur les intellos, la pensée, les idées et le reste. C’est aussi dégueulasse que les écoeuranteries colportées sur nous tous par Mordecaï Richler ! Ça fait mal mais me voilà un peu calmé, en canot avec ma mie («  envoyons de l’avant nos gens »)  découvrant plein de jolis poissons rouges tant du côté est proche de la plage publique qu’à l’ouest face au Chantecler. Belles taches mouvantes d’une lumière érubescente et qui console un peu des noirceurs colportés par l’auteur tant fêté, devenu raciste.

Un samedi magnifique, souhaiter montrer ces soucoupes rouges joyeuses à un Antoine, deux ans et demi, et voir une barbotte soudain à ses petits pieds. « Il nage pas vie hein ? » Non, ce poisson noir, tout lent,  va crever c’est évident. Le capturer puis le mettre dans une chaudière. Antoine admire sa prise facile. Et puis… « il va pas bien, il faut le libérer, hen ? ». Oui. Remise à l’eau, la barbotte s’éloigne de nous bien péniblement. Dans les eaux grecques, on ramène à quai, de force, des défenseurs de Gaza, ennemis du blocus. Ce territoire palestinien très surveillé par Israël sa riche voisine menacée. Dans « la bande » il y a ce Hamas aux enragés antisionistes et antisémites. Faction qui détient tout un peuple araboïde innocent comme otage !

Comme toujours nous vivons partagés : d’un bord, notre paix, notre bonheur, nos doux conforts; on a envie de rire et de remercier la Providence, mais, de l’autre bord, ces actualités : la laide bave « théâtrale » de Mouawab, les innocents secouriste en bateaux retenus militairement au port d’Athènes. Pas loin d’ici, à l’heure où j’écris, un jeune assassin, un savant médecin,  meurtrier de ses deux enfants innocents, attend… un sort effrayant. À Paris, une jeune reporter-auteure se décide à faire payer en cour de justice un « vrai chimpanzé en rut » (dit-elle) qui voulait la « sauter » …il y a huit ans ! Soudain, revoir le gros chat pourpre, Valdombre,  qui s’étale en rond,  paressant au soleil sur la table de pique-nique. Ma Raymonde qui fait des balounes —avec un petit calumet— pour amuser Antoine.

Antoine parti chez lui à Fabreville, au petit matin, mon flotteur de foam autour du cou, apercevoir de nouveau, émerveillé, ces rouges poissons d’une telle si luminosité, quasi translucides !  Merci de cet ensemencement, merci pour la beauté sans-cœur qui videz votre aquarium au moment de déménager chaque fin d’été ! Mais Pauline ma voisine, une incroyable jeunesse de 85 ans :  « Claude, est-ce bon ça ? Dangereux peut-être pour notre faune aquatique ? » Toujours se questionner. Est-ce vrai ces fêtes sexolistes de prêtres homos échangistes au Vatican ? Bien vraies ces tueries en pleines rues de Damas la Syrienne ? Vrai, l’artiste Mouawab en cracheur d’un venin furieusement anti-Québécois, dit Patrick Lagacé. Envie de se boucher les oreilles mais pas les yeux car, rue Richer, un tout jeune raton-laveur grignote avec tant de véhémence un bout de bois… qu’on dirait un castor ! L’effrayant despote Kadhafi sera-t-il un jour traîné au tribunal des tyrans ? La vie est si belle l’été. Une envie de fermer la radio, la télé, de ne plus lire les gazettes, tiens !

 

 

LES YEUX DANS LES YEUX

À ma quotidienne saucette hydrothérapique, à cette auberge L’Excelsior, une fin d’après-midi : un face à face rare. Je cuisais en homard dans les tourbillons de la ronde cuvette et qui j’aperçois par une bow window ? Un raton laveur bien grassouillet qui gratte dans la vitre. Je sors du bain et je cours vers lui. Je me penche et, les yeux dans les yeux, nous avons échangé. Monsieur Raton Laveur avait son fatal loup  noir, masque vénitien sobre, comme baissé sur les joues, on aurait dit qu’il avait les yeux comme un peu sortis de la tête. Lassé de ne pas pouvoir me gruger les doigts que je lui tendais volontiers, il se détourna du vieil homme en maillot de bain  pour aller et venir dans la neige juché sur un podium ce service où se voyait une poubelle au couvercle branlant. Hélas pour lui, vide !

Rentré, je fouille dans les coupures que m’expédie Marielle, ma sœur et documentaliste. Seigneur ! Patrick Lagacé —de l’Empire convergent La Presse-Desmarais— patauge en « citoyen du monde », vous savez cette niaiserie à façade mondialiste pour s’engluer au fond dans le monde anglo-américain —qui est $$$, tout puissant. Lagacé joue le surpris quand la SSJB —Luc Savard, patron— affirme que « Arcade Fire », groupe anglo qui vit et enregistre à Montréal (louangé à Los Angeles et à Londres) ne serait pas accepté au spectacle national du 24 juin. Bébé-Pat est très choqué. Tous les connaisseurs de ce milieu « rock-pop-rap-etc » savent que, désormais, ce groupe va filer vers les grandes messes sauce anglo-américain. Et tant mieux pour eux. Tout le monde sait bien aussi  que le 24 juin fête la résistance française sur ce continent de 350 millions d’anglo-américains.

C’est clair mais le Lagacé, déguisé en mondialiste à gogo,   préfère singer le grand étonné et  sort « maudite ceinture fléchée ». Il sermonne des gens simplement logiques, raisonnables. Lagacé —un franc-farceur— va jusqu’à comparer la SSJB avec le racisme anglo qui nous jetait jadis « Speak white ». C’est tout simple et normale que la fête soit française le 24 juin. À 100 %. Ces tarlais, ces bêtas de la tolérance « zozo »  et de l’accommodement « toto » me font ch… suer.

Même Empire-Gesca : Alain Brunet avance que notre gala québécois  —ADISQ—  n’est qu’un spectacle de paroisse qui nie la réalité « cosmo » de Montréal. Paul Arcand le regrette aussi, dit Brunet-Courroie-USA. Ce docile publiciste des amerloques en devient un raciste inverti. Il se méprise. Le reporter Émilie Côté —même Empire—  flatte ce cultural businessman à « branding commercial », Simon Brault,  qui jouit de ce  « Montréal, ville cosmopolite ouverte. » Faux : rien des autres cultures du monde, c’est toujours l’aliénante foire anglo-saxonne. « Cosmopolite » mes deux fesses !

Ajoutons ce petit boss colonisé aux lettres ouvertes de La Presse —il pense qu’on s’en aperçoit pas, cher Vigneault— qui publie surtout les aliénés, place aux Michel Lebel ( des Laurentides hélas) affirmant qu’on est « tous des  xénophobes déguisés ». On dirait le québéphobe Mordecaï Richler. Lire un  certain J.F. « Imitons nos émigrants et parlons notre langue en famille ». Tel quel ! On s’incline pas par respect mais par envie de vomir !

NOS COLLINES S’ALLUMENT !

« Que c’est beau…la vie », chante le bonhomme. C’est parti. On va revoir des cars remplis d’asiatiques étonnés de nos arbres allumés ! Il y a aussi l’actualité : il y a commémoration du terrorisme d’octobre 1960. Souvenir : candide, j’embarque dans un neuf parti de gauche pour me faire élire échevin à Montréal. Les enlèvements (Cross, Laporte) vont faire en sorte que notre campagne s’écrasera. Les électeurs fascinés par les nouvelles collent aux téléviseurs et oublient ces élections, Annulation de toutes nos assemblées. Ville désertée. Jean Drapeau, démagogue,  gueule : « Avec le FRAP, le sang va couler dans nos rues ». Ça aide hein ? Jean Marchand s’époumone : « Le FRAP est la façade du FLQ ». Ça aide ! En octobre 1970, des artistes mis en prison, les arbres se métamorphosaient néanmoins en lumineux plateaux de fruits, gigantesques palettes de peintre, terreur ou non, c’est comme chaque automne.

Ce brave maire Gérald Tremblay vu, pas loin du Marché Métro-Chêvrefils, qui marchait sous les toutes neuves couleurs. Souvenir encore : toujours candide, moi le pamphlétaire qui avait vertement critiqué les Juifs Hassidim —« au racisme tout inconscient »— d’Outremont, je veux devenir candidat dans… Outremont. Octobre, 1989. Le cher « Gérald » serait mon adversaire. Mais le «  bureau »  de « Monsieur », sur la Plaza,  doute de ma victoire. Et branle. : « Jasmin ? On le vire ? »  Je fuis. Plus tard, face à face lors d’un lancement, il rigolera : « Ah c’est vous, mon redoutable adversaire de 1989 ? » Il ricane gentiment. Dehors le rituel inouï d’octobre, les beaux bouquets couleurs citron, cerise, bleuet, orange, pommes.

Rancunier ? Oui ? En 1980, une veille de Noël, sur une plage de Floride, face à face avec le Marchand « retraité, déçu —la bataille du français aux Gens de l’air— les yeux ouverts désormais sur la « francophobie » fédérate. Il me sourit mais je lui tourne carrément le dos. Moi en façade du FLQ ? J’oubliais pas. Cette beauté dehors, hum, je viens d’un quartier populaire sans couleurs en automne. Béton, ciment, bitume,  asphalte, macadam autour de nous dans Villeray. Seuls, rue St-Denis, et Jean-Talon, deux peupliers mais sans coloration. Enfant, je ne saurai rien de cette lumineuse avalanche dans nos arbres de nos collines. On ne sortait jamais de son quadrilatère. L’église, l’école, le marchand de bonbons à la cenne et… la rue St-Hubert. Cela a bien changé, Dieu merci !

Souvenir : tout jeune, être venu « dans l’nord », un jour, pour vérifier les félicitations à la nature d’ici. Ravissement des yeux : c’était vrai. Collines d’octobre en vitraux fantastiques ! Le soir venu, goûteuses viandes au populaire « Quidi Vidi » (près de la clinique) démoli désormais. C’était vrai, partout de gigantesques bouquets. Tenez, près de chez moi, juste au haut du parc-amphithéâtre, premier sorti, un érable géant en feu ! Des roses d’une intensité ! Cette sorte de rose tout rouge ! Au tronc de ce champion, j’ ai accroché un bout de ruban, jaune, trouvé à terre.

« THEY ARE BACK »

À Miami, à l’automne de 1994, un journal se moquait du retour des Québécois sur leurs plages. Et une caricature montrait un bedonnant, bière à la main, on lisait »They ‘re back! ». Colère des Chambers of commerce » floridiennes. Elles savaient les revenus que ces exilés du nord apportaient. Imaginez aussi les protestations des habitants des « mobils homes » là-bas ! Le choc ! Ma station-radio, CJMS, m’expédia illico pour enquêter à Hollywood et Sunny Islands. J’en fis des aquarelles « à bedaines » et un roman : «  Pâques à Miami ».

Je pourrais écrire de nouveau « There are back » en voyant dans le ciel du village ces noires bestioles nommés corneilles. L’horreur pour certains dont ma Raymonde qui éprouvent une sorte de répugnance. Pire encore que celle provoquée cette semaine par une chauve-souris qui papillotait sous nos plafonds toute une soirée. Elle voit un vampire, un Dracula, un Batman menaçant. J’ai fini par l’abattre d’un raide coup de balai.

Bien vrai que ces cris des corneilles n’ont rien de mélodieux, plus riien à voir avec les turlutteries de nos  merles tout l’été. Quoi de pire ? Bon. On a le choix en matière de « retour ». Ainsi la reporter Elma Elkouri (La Presse du 20) nous ramène cette sottise des « deux solitudes ». Cette connerie. Y a-t-il deux solitudes en un autre pays ? Nulle part. La dame Rima jasait sur les anglos du Québec qui ont « grand peur » d’être dilués, on connaît ça, on a tellement essayé à Londres et, plus tard à Ottawa, de nous diluer. Ce fut un échec, on est désormais une nation avec un pays à faire naître et les jeunesses moins molles y verront sans doute.

La loi 101 (qui nous a sauvé) pour le « Globe and Mail », c’est la coupable des tueries de Dawson et de Polytechnique ! L’épais quotidien publiait volontiers cette connerie. Voici donc un loi 103 pour permettre aux riches (anglos et assimilés) d’éviter notre « maudite » langue nationale. Comme si c’était un patois, un créole, un jargon ! Au Québec, il y a une culture ultra-vivante, et on est plus de 80% à en vivre, il y a aussi une petite minorité qui montre un refus (racisme inconscient?) de s’intégrer à nous, la majorité. Une fatalité inévitable dans tous les pays. Dame Elkouri  écrit : « Hélas, la tradition des « deux solitudes » se poursuit » et elle affirme que si nous avons (davantage que les anglos) d’écoliers décrocheurs, c’est que l’on se prive, par manque de communications (!),  de l’expertise du « monde anglo ». Entendez, les USA ! Non mais ! En France, il n’y a rien sur ce sujet ?

Ouf ! Bon, je préfère, « retour encore », rouler à l’entrée de Saint Sauveur et contempler ces admirables murailles minéralisés. C’est Percé, son rocher, cent fois,  chaque fois, j’aime contempler cette marque pérenne du temps immémorial, de l’époque des moraines et de la fonte des glaces. Ah oui, ce retour des lugubres coassements annoncent l’automne comme le lugubre racisme de notre minorité refusant de s’intégrer à nous. Voyez cette petite école-à-part, joli ghetto, ici à Sainte Adèle avec enfants « mis à part » à cause du racisme francophobe, quelle malheur !

LES QUÉBÉCOIS EN RACISTES DOMINANTS ?

Un jeune cinéaste anglo-québécois vivant au Québec ( mal intégré et mal informé), se confie à un reporter : « La culture au Québec, son cinéma, c’est « tout blanc et franco, rien, jamais, pour ses minorités, pour nous les anglos. Ou les Haïtiens ».  Sa stupide lamentation étonnera grandement une vedette québécoise comme l’excellent Norman Brathwait —ou le surdoué Gregory Charles— et tant d’humoristes à succès. Au Québec, nous sommes évidemment majoritaires (comme des Italiens en Italie, etc.). 80 % de la population. La culture est forcément blanche et franco. Le fou-cinéaste y voit du racisme, un nombrilisme, de l’injustice.

Je lis ces conneries, comme toujours, pour nous diffamer et j’ai besoin d’air. Au rivage, des canards visitent les labyrinthes de l’imposant dôme noyé du vieux saule frais tombé. Un rat musqué, gras comme un brigand, trotte vers le quai, son abri. Une marmotte (ma Donalda ?), grasse comme une voleuse, traverse le terrain, nez fouineur collé au sol. Belles visions qui consolent de ce  fabriquant du film  « Je suis Lénine », ou Trotski, peu importe hein ?, une fable jugée médiocre, continuait de baver sur les Québécois. Mon Dieu, que je suis inquiet pour l’épanouissement de la minorité anglo ! J’en dors p’us ! Comme s’il y avait pas trois cent millions d’anglos (300,000, 000) sur le continent ! Comme si nous n’étions pas que 2% de résistants sur ce continent. Si notre culture « blanche et franco » vit bien, s’épanouit fort, eh bien, ce fait en Amérique du Nord ne cesse de susciter l’admiration. Tous les observateurs de l’univers et nos visiteurs du monde entier ont le chapeau bas ! Notre surprenante survivance, notre farouche résistance est prodige. On a bien raison de nous en féliciter sans cesse. Partout ailleurs sur la planète (et en Louisiane donc) ce sera le souhait « de nous assimiler » selon Lord Durham venu nous enquêter en 1839. Québec français est un miracle ! Et que ceux qui refusent de s’intégrer normalement à nous —80 % du peuple québécois— aillent pisser dans les fleurs !

Ô, tellement plus rafraîchissant de revoir soudain ce grand papillon, belle couleur chocolat avec arabesques blanches aux franges. Foufou, il volette entre les corbeilles rubescentes de Raymonde.Tellement plus ravissant d’observer ces vives mésanges-à-têtes-noires qui s’agrippent au bord des feuilles pour attraper des pucerons ravageurs, un vrai numéro de cirque !

Bon, vive l’été et sus aux diffamateurs malgré la canicule et cette cuisse ankylosée. Je vais revoir « le » Grand Saint-Pierre du Paradis à la clinique). Je souris à ma vie. Une équipe, armée de scies, va réduire en bûches le vieux saule tombé. Eh bien, non !, voilà encore un coco fêlé ! Un autre con qui joue le prophète de malheur : Québec, comme nation libre, normale, c’est terminée depuis, exactement, octobre 1970 ! » Qui parle à un magazine de Paris ? C’est la vieille « queue de veau », le faux-Prince consort. Ô con sort de ce corps. Celui  de notre Reine-nègre à Ottawa. Ce parasite culturel exilé de France, ex-documentaliste de cinéma, joue la devineresse à boule de cristal.  « Notre lutte pour une patrie souveraine, faut plus y penser, un  rêve à enterrer « drette là ». Pourtant voilà qu’une indépendantiste vient de gagner aux élections, proche de la métropole ! Pépère Lafon, qui a fréquenté des vilains séparatistes, de Vallière en Jacques Rose, de Godin en Miron, achevant sa figuration de valet muet de la Vice-Reine stipendiée, devait avaler de travers cette semaine.