Journal – 8 Janvier 2003

jeudi, 2 janvier, fin des bouffes-fêtes, digérer désormais; ma chère Aile et moi en promenade sur le bel anneau blanc du lac Rond sous un soleil d’hiver ; le soir, chez l’arméno-québécois tom, vision de « hable con ella », extraordinaire film d’almadovar que ce « parle avec elle » : un infirmier « sublimise » tant sa patiente madrilène comateuse qu’il lui fera un enfant (!), un film inoubliable et, hâte, mon tom nous annonce la venue prochaine du « le pianiste »

vendredi, 3 janvier
, narcisse-raël fait les manchettes, il aura permis les législations s’élaborant partout sur la planète, merci au clown; chère Aile a détesté le dernier Irving « la 4 ième main », « infect », elle lis « la brèche » et dit déjà : « fort bon talent, on dirait de l’autofiction avec une sotte étudiante éprise de son prof bedonnant »; je termine le 3 ième « bouscotte » de mon éditeur actuel, stupéfait de ses charges envers ses collègues feuilletonnistes

samedi, 4 janvier, dernier « bouffe-ouf » chez nicole, la soeurette de rosemont; glouton, j’ai dévoré deux magazines français, stimulants, pourquoi, au québec, n’avons-nous pas une telle sorte de revue; « l’actualité » si peu « actuel », six québécois sur dix votaient « oui » à l’indépendance en 1995 et aucune publication pour soutenir ce lectorat, anomalie

dimanche, 5 janvier, diffusion de ma visite chez « madame b », pour « parler des femmes », « l’avenir de l’homme » selon le poète aragon, regrets de n’avoir pas dit ceci et cela; dany la ferrière, chronique dominicale de « la presse », raconte son intérêt pour notre histoire et en profite pour conter les libérateurs de son haïti natal… qu’il a fui : lâcheté d’un jeune journaliste ou sauvegarde

lundi, 6 janvier, m’ayant vu bombardé chez miss bombardier, ma « poucheure » de cigarette me gronde vertement : « pas fin de rigoler sur une ex-blonde devenue obèse », le risque des entrevues impromptues; suis allé au magasin de notre « école hôtelière » : bœuf au bleu (!) et fameuse tarte aux poires; j’ai mis sur mon site deux récents débuts de romans avortés, casser l’illusion que c’est facile d’accoucher

mardi, 7 janvier, journée à barbouiller des aquarelles pour un projet d’album illustré de ma « petite patrie », parution chez un artisan-éditeur de beauce, rené jacob, une seule me semble vraiment réussie : trois gamins changés en bonshommes de neige; avons loué « signs »-« signes », un film raté, navet

mercredi, le 8 janvier, oh !, ce matin, frédérique david me dit « oui » pour mon journal dans le sien, « accès » au bonheur, mon ex-voisin, claude-henri grignon, débutait dans un hebdo régional à saint-jérôme, moi itou dans « le progrès de villeray » en 1950, retour au sources ?; ah !, le critique louis cornellier du « devoir » aux courriels : il va lire et commenter « à cœur de jour », mon journal pour 2002, frais paru chez « trois-pistoles, éditeur », il m’a dit : « je dégaine », un vrai cow-boy !

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