Francophobes, si vous n’aimez pas le Québec…

Je viens de refuser ma participation à un panel-radio au 98,5 pour débattre sur « notre racisme »; il y aurait eu en studio ce Jack Jebwad, un paranoïaque qui attaque tous azimuths : un Foglia, un Chapleau, un Martineau. Ce refus ? C’est qu’à demi-sourd, j’ai du mal à bien discuter entouré de trop d’interlocuteurs. Il y a peu, j’ai gueulé à cette radio : « Débarrassez la place ! » Je m’adressais -en vain because they don’t speak french– aux orthodoxes hassidiques d’Outremont. Leur racisme consiste à refuser la moindre intégration québécoise, cloison étanche avec 85% de notre population ! Pauvre « majorité », nous, trop souvent traité en minorité invisible. J’ai martelé à cette radio popuplaire : « Qu’ils imitent les Hammish en Pennsylvanie (voir le film Withness) qui se sont organisés fort logiquement pour pouvoir vivre en marge. Leur droit, ais-je avancé au tribun populiste Gilles Proulx.

Autre chaude actualité bien répugnante : ce jugement écoeurant, tout récent, d’une cour idiote et aveugle pour permettre à des émigrants « en moyens » de payer à leurs enfants une année en anglais (« au privé ») et, ensuite, filer aux écoles anglophones. Un racisme cela, un grave, une haine viscérale du français, du Québec majoritaire sans cesse bafoué. Un commentateur borné affirmera à la télé : « Ah, que voulez-vous, la « Chartre d’Ottwawa » l’emporte sur celle de Québec ». Merci ! Vont-ils se réveiller bientôt ces -quatre sur dix- rêveurs de « bonne-ententisme » néfastes et qui se votent « non » à eux-mêmes ? Non mais…

L’astuce « d’une année en anglais » de petite école pour éviter à leurs enfants chéris la très normale intégration est un héritage pernicieux. Dangereux, car comment ces parents d’émigrants québécois FRANCOPHOBES peuvent-ils ignorer qu’ils vont faire de leurs chers rejetons des « apatrides permanents » au Québec ? Ces enfants-otages innocents de leur méprisante francophobie pourraient un jour, grandis, leurs faire d’amères reproches à ces géniteurs anti-Québec-français. C’est prévisible, non ?

Heureusement, il semble bien que le régime Charest a compris et il proteste publiquement. Cet infamant jugement de cour est une vacherie, une insulte au Québec tout entier qui veut garder sa personnalité. Son âme même, au sein de la mer anglophone de ce continent. Même le tout-puissant pays voisin craint l’envahissement de l’espagnol sur ses terres de l’ouest et vote des lois « english only ». Le gouvernement actuel, pas souvent perçu comme un défenseur de la nécessaire Loi-101, a pourtant ouvert une utile barricade face à ces « petits juges » inconscients. « Nous irons, clame-t-il, jusqu’en Cour suprême », à Ottawa ! Hum… ! Les Pères-Noël rouges à toges d’hermine, inventeurs de la très vicieuse « Loi-Clarté » inspiré par Stéphane Dion, sont-ils de bon jugement ? Est-ce permis d’en douter ?

Face à ces migrants « en moyens » mal inspirés on a très envie d’imiter le Président actuel de la France qui s’écriait : « Ceux qui n’aiment pas la France , quittez-la ! » Oui, oui, ceux qui n’aiment pas le Québec, quittez-le ». Abandonnez votre petit truc d’une « année in english ». Il y a vaste choix, tant d’autres provinces dans la confédération. Monsieur Charest, la loi existe, il n’y qu’à s’y conformer. Annoncez que le Québec n’est pas du tout obligé d’obéir à ce nocif « jugement d’appel ». Soyez clair, net et courageux. Un légalisme exagéré confine en cette matière vitale pour notre survie nationale, confine, dis-je, à une prudence malodorante. Instructif de voir le silence prudent des Mario Dumont et ses suiveurs. Ceux qui se tairont seront sévèrement jugés car voici un combat essentiel.

Tout le monde veut la paix sociale, ça va de soi. Cette paix est-elle monnayable, cette paix-à-tout-prix signifie-t-elle, abandon et trahison de notre avenir ? Qui sera toujours fragile. Plein de pleutres, de couards, se terrent par calcul sordide. Borduas reviens ! La peur est un serpent venimeux qui se redresse ces temps-ci. De « vénérables » petits juges mesquins se métamorphosent en carpettes dociles et l’hideuse hydre reprendrait du poil de la bête ? Ces « votre honneur » viennent de se salir aux yeux des Québécois le moindrement patriotes, ils se noient volontairement dans des eaux putrescentes, se griment au dessus de la providentielle loi de Camille Laurin dont on a pourtant tenté si souvent (chez les Santa Claus d’Ottawa) de charcuter, parfois, hélas, avec succès. Si nous ne voulons pas transformer tragiquement en un affreux gaspillage les milliards et les milliards d’argent public investis depuis des décennies pour garder le français vivant, rentable, au pays de Québec, il faut nous dresser. Citoyens aux armes, la patrie est encore une fois menacée.

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