VIVE LE FÉDÉRALISME !

Voilà que le chef édito stipendié du clan « Gesca et coetera », Alain Pratte, s’embarque dans un nouveau combat nommé «l’Idée fédéraliste». Quand vont-ils comprendre ? Qui est contre la vertu ? Le fédéralisme peut être en effet une bonne idée. Les patriotes actuels d’un «Québec-pays» n’ont rien contre.

Moi, j’aime cette idée. Je sais bien que le fédéralisme peut être fort commode et même fort avantageux en certaines contrées, certains territoires. Ces jeunes et vieux énervés de notre patriotisme finiront-ils par comprendre? La fédération actuelle au Canada ne peut pas, à nous, Québécois, donner bonne et juste part. Encore moins nous favoriser, nous avantager. C’est tout simple: une fédération efficace doit être constituée avec divers éléments (nations) de forces semblables. Sinon? Chicanes.

Faisons face à la réalité mossieur John —fils de Red— Charets et Cie: au Canada, nous serons bientôt vraiment des minoritaires. Au Québec, nous restons toujours 84%. Devenus ombrages à Ottawa, cette fédération n’aura pas à nous considérer comme partenaire important.

Simple et clair à constater, non? Rien à voir avec les «maudits anglais» de 1837-38. L’anormalité est là, en fédération qui cloche quoi! C’est inévitable. Au 19e siècle (1867), on pouvait parler d’une vraie fédération. C’est bien terminé en 2009. Notre nation québécoise (mot admis désormais) ne peut profiter d’un ensemble où nous ne représenterons plus très bientôt qu’un petit 20% (en 2020?) voire 15% (en 2030?) de l’ensemble fédératif  »canadian ». Est-ce assez clair les p’tits bonshommes Pratte? Vite sortons de ce piège.

«Va, Ottawa , je ne te hais point», dirait un jeanracinien. Il y a que, fait têtu, notre avenir dans cette vaste contrée —ad mare usque ad mare— est nul. Cher Alain, et autres rêveurs timorés, nous sommes une majorité, ici chez nous, au Québec. En la fédération, nous devenons (et vite) une toute petite minorité.

Partant, la nation québécoise, nous tous, y sera de plus en plus desservie, une quantité négligeable dans les débats importants à Ottawa. Nous devenons perpétuellement des «faciles à battre et lors de la prise démocratique d’un vote nuisible à notre nation, ce sera le fatal score: 80 à 20. Battus sans cesse: tac, coup de maillet fédéral, notre sort commun davantage fragilisé!

«Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu pas rien venir», questionnait l’épouse de Barbe-Bleu-Ottawa. Rien ne viendra nous sauver hors l’indépendance. Pendant que les non-politisés paresseux ouvrent enfin un œil, commencent à s’inquiéter, à Ottawa, MM. Harper et Ignatieff crient à l’unisson: «On a absolument rien à offrir à Québec, que cette nation se tienne tranquille!» Et, suicidaires, les  »fédérastes » charestiens se taisent.

Concluons: le projet d’action nommé «L’idée fédérale» est condamné d’avance, «idée» bien secouée jusqu’en Angleterre, «Vive l’Écosse libre» et en Belgique, «Vive les Flamands libres!» C’est de cette même sauce clairette que (ô souvenir!) l’idée bouchardiste «des lucides». Du niais «wihisfullthinking». La dénatalité, l’émigration (asiatique) jouent contre nous davantage chaque année qui passe, jouent contre notre nation majoritaire ici. Le temps va vite et le temps est pressé. Avant que nous devenions 15, 12 ou 10% de cette «Canadian federation», sans haine ni agressivité, notre nation, originale, unique, et fièrement française d’Amérique a tout intérêt à former un pays. Libre, indépendant et fort capable de coopérer avec tous les pays (ou fédérations fonctionnelles) de cette planète.

Une réponse sur “VIVE LE FÉDÉRALISME !”

  1. Bravo ! Que votre texte est doux à lire ! J’aime entendre des Québécois défendre vigoureusement l’idée de l’indépendance du Québec. Je suis en train de lire la biographie de Jacques Parizeau; quel homme ! et dire qu’on a failli devenir indépendants en 1995 grâce à lui ! On s’est fait voler des dizaines de milliers de votes et personne n’a protesté !
    Comme vous dites : Ça presse !

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