LE CIEL À OUTREMONT !

Voilà mon cher beauf, devenu veuf, qui s’installe rue McMachin en ces tours à logements divers, le Manoir. Il me semble content. Il découvre, loin de son cher Saint-François Vincent de Salles,  ce quartier que nous chérissons depuis 1986, Outremont-sur-arbres !

C’est par ses yeux neufs, son regard qui s’initie, ses mots qui nous résument ses impressions que Raymonde et moi, on re-découvre le coin. C’est classique. Tous, un jour, aux côtés d’un visiteur étranger, surpris, écoutant son discours, nous revoyons cela autour de nous avec des yeux neufs car : « la familiarité engendre du mépris ». Vieux proverbe pas nécessairement arable ! C’est si vrai.

Jacques donc, ce bon beauf, un prof au secondaire (à Terrebonne) de physique-chimie, retraité depuis peu et qui nous vante généreusement son nouveau gïte, Outremont : « C’est bien beau, très naturaliste, et si peu éloigné… de tout, du Plateau comme du Centre ville. » C’est vrai.

Il aime bien examiner les vieilles demeures « i800 », il est servi par ici. Il aime bien « la petite histoire », alors je lui prête mes bulletins, ces documents parfois illustrés de notre vaillante modeste petite Société d’Histoire d’ici. Il a bien ri de cet antique  chasse-neige, sur la Côte Ste-Catherine, attelé à des percherons bien poilus ! Comblé, mon beauf !

Ce « p’tit frère » de ma « blonde », venu comme elle, de sa rue Rachel, surdoué et boursier, étudia ici, au vieux « Collège classique » des Clercs de Saint-Viateur. Collège vendu et devenu Gérin-Lajoie. Alors, ado, il s’était déjà un peu familiarisé avec l’est d’Outremont et ses deux jolis parcs. Pas loin, la bigarrée vieille Avenue rue du Parc avec, à l’époque, du ravitaillement pas cher pour ses midis-étudiants. Il m’en jase avec une nostalgie teintée de cette « pauvreté » de cette époque.

Jacques B., un fou de Georges Brassens, est donc devenu notre voisin et notre Chemin Bates d’à côté de Rockland, s’en trouve comme habité plus chaudement. L’autre midi, entre des cadavres de Corona et de Molson, il m’a donné une brève leçon de gemmologie, qui est un de ses dadas. Il est très curieux des pierres, les rares et moins rares, il m’enseigne les « fines », une sorte prétentieuse mais qui ne fait partie des vraies « roches rares », diamant, rubis, turquoise, jade, opale, etc. Hélas, ma pierre de naissance, le topaze, (novembre) n’est qu’une « fine ». Bon, oui, il y a de tout à Outremont, seule une mine de diamant reste à découvrir, non ?

Une réponse sur “LE CIEL À OUTREMONT !”

  1. Mon Dieu monsieur Jasmin, c’est votre mois d’écriture, beaucoup beaucoup de p’tits billets virtuels, laissez vous aller, j’aime assez ça et puis vous me faites découvrir des p’tits coins du grand Montréal……………..(qui me fait dont peur ce grand Montréal)
    Bonne journée toute grise
    ;o)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *